GÉANTS DE FER

L’ambition de PACIFIC RIM n’est pas seulement dans son gigantisme et l’incroyable intensité qui se dégage du spectacle inédit qu’il propose. Elle est dans le cœur même du projet, un mariage inédit entre deux cinématographies qui se sont longtemps cherchées sans jamais vraiment se trouver. C’était sans compter Guillermo del Toro, qui signe enfin son grand retour à la réalisation,  après cinq ans d’absence sur le grand écran !

« Ce film est dédié aux maîtres des monstres Ray Harryhausen et Ishirô Honda ». Si vous êtes restés jusqu’au-bout du générique de fin de PACIFIC RIM en attendant que l’adrénaline retombe tout doucement, vous avez certainement été cueillis par cette sobre et émouvante dédicace de Guillermo del Toro à deux de ses maîtres à penser. Certes, elle peut sembler circonstancielle puisque nous venons de perdre l’auteur de JASON ET LES ARGONAUTES (le créateur de Gojira nous a quitté voici vingt ans déjà). Pourtant, cette simple phrase résume à elle seule le projet complètement dingue que représente PACIFIC RIM au sein du système hollywoodien actuel. Vous avez lu ici et là que le nouveau film de Del Toro est le seul blockbuster de l’été qui ne soit ni une suite, ni un remake, ni même l’adaptation d’un roman, d’une BD, d’un jeu vidéo, d’une attraction ou que sais-je encore, d’un ticket de métro usagé. C’est vrai, c’est un concept totalement original (comprendre : qui n’a jamais vu le jour en live, sur grand écran, avec une exécution à la mesure des moyens) et il faut reconnaître qu’Hollywood est tombé bien bas s’il s’agit-là d’un argument de vente imparable. Reste que le gros de la presse ciné s’est empressé de réduire le projet à un TRANSFORMERS vs GODZILLA, ce qui dénote clairement d’un manque cruel de connaissance en matière du genre abordé.

Car on ne le répètera jamais assez : PACIFIC RIM est un kaiju eiga, un film de monstres japonais, un vrai de vrai. Et oui, très objectivement, c’est une première dans le cadre du cinéma américain car les fans savent à quel point les kaijus ont été malmenés par Hollywood. On pense évidemment au GODZILLA de Roland Emmerich qui reste – quinze ans après – le film catastrophe qu’il a toujours été, mais pas seulement. Car avant d’en arriver là, il y aura eu des centaines de doublages merdiques, des montages revus et corrigés et évidemment, cette fameuse version américaine du GOJIRA original d’Ishirô Honda, dans laquelle Raymond Burr avait tapé l’incruste ! Bref, autant dire que le kaiju n’a jamais été le genre le plus populaire à Hollywood, loin s’en faut. Et dans ce contexte précis, oui, on peut effectivement accorder à Guillermo del Toro le fait qu’il ait posé ses cojones sur la table pour produire une véritable œuvre de passion, une nouvelle ode aux monstres dont il a le secret, avec un budget pharaonique à la clé. Pour son premier vrai blockbuster à 200 patates, le cinéaste de BLADE II et LE LABYRINTHE DE PAN n’aurait su jouer la carte de la sécurité, et il est assez malheureux de constater qu’il en paye le prix en ce moment même au box-office. Mais heureusement, le réalisateur n’en reste pas au stade des intentions…

Pour reprendre les termes de l’ami Julien Dupuy, PACIFIC RIM est une œuvre de mécène, un film dont le but est de faire connaître et revigorer le kaiju eiga, un genre autrefois fertile mais actuellement moribond dans son propre pays d’origine. Un genre pur selon Guillermo del Toro, à cause de la candeur qu’il dégage et qu’il exige d’ailleurs de ses spectateurs. Il n’est pas étonnant de voir les grands narrateurs japonais, les Hideo Kojima et autres Fumito Ueda, s’enflammer sur la toile après avoir vu le film car, par bien des aspects, PACIFIC RIM représente ce que le genre n’a jamais pu se permettre en restant ancré dans le cinéma local, avec ses budgets forcément limités. C’est d’ailleurs là que la dédicace en fin de générique fait totalement sens, dans la façon dont les porte-étendards de deux grands idéaux cinématographiques vont se retrouver sur un pied d’égalité, dans un projet totalement fou et par bien des aspects personnel. D’aucuns prétendront que Guillermo del Toro est plus à l’aise dans le versant latin de sa filmographie, mais nous ne sommes pas vraiment enclins à faire ce genre de distinction : qui d’autre que lui pouvait faire le rapprochement entre ces deux figures, l’une occidentale et l’autre orientale, en incluant cette ambition cinématographique au cœur même de sa narration ?

On s’explique : dans PACIFIC RIM, la manipulation d’un Jaeger nécessite l’association de deux pilotes, qui agissent comme les deux hémisphères cérébraux en quelque sorte. Le procédé s’appelle « Jonction neuronale » et consiste en une connexion très forte entre les deux pilotes, qui partagent ainsi la mémoire et la pensée de l’autre, au point de ne faire plus qu’un : le Jaeger en somme (comme dans TRANSFORMERS ? Ah bah non tiens !). L’idée est forte, car elle permet de signifier en très peu de temps l’importance dramatique de la perte d’un pilote, les enjeux physiques du pilotage de Jaeger ou encore le lien qui connecte l’homme à la machine et en cela, l’ouverture de PACIFIC RIM résonne déjà comme l’une des introductions les plus efficaces dans un blockbuster de récente mémoire, et ce avant même que le titre du film n’apparaisse sur grand écran ! Et la mort brutale de Yancy, le frère du pilote Raleigh Becket, se ressent comme une crise d’identité à deux niveaux de lecture : d’une part, il y a la perte viscérale d’un être cher, en pleine connexion mémorielle, avec le partage des émotions liées à la mort. D’autre part, il y a la défaite d’un certain idéal hollywoodien présenté non pas dans toute la splendeur d’un CinemaScope, mais dans de fausses images d’archives qui expriment à quel point l’humanité s’est gonflée de sa propre importance, face à ses victoires de courte durée. Comme s’il fallait impérativement se distancer des ID4, des ARMAGEDDON et autres blockbusters catastrophes qui ont fait péter le box-office ces 15 dernières années, tout en se réappropriant leurs codes pour mieux les détourner. Mais évidemment, l’exercice serait totalement vain si Guillermo del Toro n’avait pas une cause bien plus noble à défendre, qui semble très chère à son cœur.

Et justement, le cœur de PACIFIC RIM tient dans une scène clé, un superbe flashback chargé d’une incroyable puissance émotionnelle, car elle est intégralement filmée à hauteur d’homme. Ou plutôt à hauteur de petite fille. Cette scène, c’est bien évidemment la destruction de Tokyo, un événement qui a forgé la personnalité de la jeune Mako, qui se retrouve « bloquée » dans le souvenir de la perte de sa famille. De manière assez judicieuse, Guillermo del Toro cale donc toute la structure du film autour de ce flashback, qui intervient durant la première « jonction neuronale » de Mako avec Raleigh. Ce dernier partage alors le trauma de la jeune Japonaise et parvient à comprendre ce qu’elle a traversé, et ce que son pays a perdu. L’idée est brillante, car le kaiju eiga a toujours puisé son émotion dans l’Histoire (avec un grand H) du Japon, Gojira étant lui-même une représentation physique, symbolique et monstrueuse des retombées de la bombe A sur Hiroshima et Nagasaki. Et dans la structure même du film, le message de Guillermo del Toro semble clair comme de l’eau de roche : de la même manière qu’il est impossible pour les personnages de s’unir et de combattre les Kaijus sans avoir pris conscience de la souffrance de Mako afin de l’aider à se surpasser, il est difficile d’appréhender PACIFIC RIM au-delà du formidable spectacle qu’il propose, sans avoir le bagage culturel qui l’a précédé. Preuve en est que c’est dans cette scène que del Toro teste littéralement la suspension d’incrédulité de ses spectateurs, en optant pour le choix de design le plus radical du film : l’espace de quelques plans, le cinéaste dévoile Onibaba, le Kaiju responsable de la destruction de Tokyo, et son étrange design de crustacé géant renvoie directement à Ebirah, l’une des créatures les plus étranges du bestiaire nippon (pour faire plus bizarre, il aurait carrément fallu taper dans le « Watermelon Kaiju » de Keita Amemiya !). Ce moment clé révèle à quel point Guillermo del Toro souhaite que les spectateurs potentiels de PACIFIC RIM adhèrent totalement au concept du film sans se poser de questions, en laissant leurs appréhensions et leurs grilles de lecture à l’entrée de la salle. Comme des gamins de 12 ans en somme ! En ce sens, PACIFIC RIM n’est pas AVATAR, puisqu’à partir de ce point, il n’assiste jamais le spectateur pour l’aider à rentrer dans cet univers si particulier, et totalement étranger du grand public. L’émotion de la scène est cependant bien réelle, et un simple changement de perspective, avec un volet bien placé, révèle à quel point l’histoire de la petite Mako est également celle d’un pays tout entier. Il ne faut donc pas se tromper : s’il y a bel et bien un héros dans PACIFIC RIM, c’est avant tout une héroïne, et elle s’appelle Mako.

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Les véritables enjeux dramatiques du film sont donc liés à ce personnage typique du cinéma de Guillermo del Toro, qu’il s’agisse de la mort en sursis de la grande figure paternelle Stacker Pentercost (l’excellent Idris Elba, qui a bouffé du charisme au petit déjeuner et le recrache dans tous les coins de l’écran), comme la perte physique de Raleigh, qui retrouve ici un alter ego psychique. Ces relations semblent tellement évidentes, d’autant qu’elles sont liées de près ou de loin à la « jonction neuronale », que le reste de la caractérisation du film souffre forcément de la comparaison. En soit, les divers personnages secondaires remplissent parfaitement leurs rôles dans l’intrigue, mais ne véhiculent pas la même émotion, y compris quand c’est censé être le cas (voir la séquence ratée des Australiens, père et fils, qui se disent adieu la larme à l’œil). Et même si leur relation est amusante, le parcours des deux scientifiques (l’un est théorique, l’autre est émotif) ne fait que souligner la radicalité de l’approche de Guillermo del Toro, qui exige que ses spectateurs se  » connectent  » aux Kaijus pour en comprendre l’essence, insistant ainsi sur le besoin vital de ressentir les choses plutôt que de les analyser. Il y a d’ailleurs quelques manques qui sautent aux yeux dans PACIFIC RIM : on aurait aimé en voir un peu plus sur les Jaegers chinois et russe, dont les caractéristiques sont exposées sans être pleinement exploitées. On aurait aimé que la musique nous transporte dans l’espace, dans les fonds marins et de l’autre côté de la brèche avec les Jaegers, en restituant le combat mythologique qui se déroule sous nos yeux, plutôt que de nous servir la soupe habituelle, mâtinée de riffs de guitares et de percussions qui semblent – de très loin – rendre hommage aux musiques de Toku et de Kaiju Eiga. En fait, on aurait aimé que PACIFIC RIM s’impose aux yeux des spectateurs comme une évidence, qu’il soit un roc imperturbable, un film impossible à attaquer, même avec la plus grande mauvaise foi au monde. Ce n’est évidemment pas le cas. Au contraire, PACIFIC RIM est une véritable œuvre test, au même titre que BLADE II avait pu l’être en son temps : un film qui demande clairement à ses spectateurs de choisir leur camp, qui favorise les adeptes du lâcher prise cinématographique et qui risque bien de laisser sur le carreau ceux qui ont besoin d’emprunter le chemin balisé du sens bien étalé et de la narration assistée, surtout quand celle-ci se pare d’une fausse complexité, mais surtout d’une véritable confusion. En d’autres termes, PACIFIC RIM s’adresse à ceux qui regardent les films avec le cœur et les tripes, sans la distanciation généralement de mise dans le cinéma actuel. Si c’est votre cas, préparez-vous à vivre l’une des expériences physiques les plus éprouvantes et les plus jouissives de l’année. Et quand l’adrénaline sera bien retombée, vous pourrez y retourner une seconde fois !

TITRE ORIGINAL Pacific Rim
RÉALISATION Guillermo del Toro
SCÉNARIO Guillermo del Toro & Travis Beacham
CHEF OPERATEUR Guillermo Navarro
MUSIQUE Ramin Djawadi
PRODUCTION Thomas Tull, Guillermo del Toro, Jon Jashni & Mary Parent
AVEC Charlie Hunnam, Idris Elba, Rinko Kikuchi, Charlie Day…
DURÉE 2h12
DISTRIBUTEUR Warner Bros France
DATE DE SORTIE 17 juillet 2013

14 Commentaires

  1. FAUSTIN

    Très bonne critiques, bien que j’aurais aimé qu’elle soit plus longues et aborde plus de thèmes.

    Le film est tellement riche 🙂

    Merci à vous !!

  2. Jul

    « PACIFIC RIM s’adresse à ceux qui regardent les films avec le cœur et les tripes »
    donc, on est en plein dans le cliché du « laisser son cerveau à l’entrée »
    dire qu’il faut le voir avec le coeur me laisse à penser qu’on oblige le cerveau à occulter les nombreux et énormes défauts du film…

    en effet, c’est bien partisan, comme approche

    J.

    • Stéphane MOÏSSAKIS

      Il ne me semble pas avoir dit qu’il fallait laisser son cerveau à l’entrée Jul, surtout avec les cinq feuillets qui précèdent, mais libre à toi de le penser. Surtout que je ne vais pas mentir, je préfère effectivement les films intelligemment faits aux films qui veulent paraître intelligents.

      • koff

        « je préfère effectivement les films intelligemment faits aux films qui veulent paraître intelligents. »

        Ah ah, magnifique. Je la citerais celle-là…

        Sinon je te suis sur ce coup là. Le film a des défauts, certes, mais bon, j’ai cru que ma tête allait exploser : la scène où le Jaeger vient s’écraser sur la plage de glace, là, bondious, j’avais pas autant pris mon pied, visuellement, depuis Avatar. Et puis le Kaiju qui se met à voler et à éclater le robot sur le haut d’un building. Et puis, et puis.
        Allez hop, j’y retourne…

  3. Jul

    ah mais pas de souci, hein, et rassure-toi, j’ai tout bien lu, même, sauf erreur de ma part, quelques réserves de-ci de-là

    quant à « intelligemment fait », je cherche en quoi : au risque de passer pour un rustaud (que je suis et que j’assume), je n’ai pas vu un blockbuster si différent du tout-venant
    quand j’ai une heure et demi de bla bla quelconques en sus d’un humour lourdaud pour ceindre trois pauvres séquences d’actions quasi en gros plans (oui, ok, y a trois plans larges d’une seconde, j’avoue), de nuit et dans la flotte, désolé de penser que je me suis fait flouer, ou alors, j’ai mal lu les notes d’intentions

    bref, vous je sais pas, mais vivement le Wright, et « Cloud Atlas » peut dormir tranquille

    J.

  4. Renan

    J’avoue que je ne comprends pas Jul. Les combats Jaegers vs Kaijus dans Pacific Rim sont ultra lisibles, le découpage, le choix des cadres et la durée des plans fait qu’on comprend tout ce qu’il se passe à n’importe quel moment et qu’on peut vraiment apprécier ce que l’on voit à l’écran. Je dirais qu’environ 70% de ces scènes d’actions sont composées de plans larges, ou au moins de plans où l’on peut voir la quasi totalité des Jaegers et des Kaijus dans le cadre. Et le fait que cela se passe en pleine nuit et sous des trombes d’eau ne change rien à cela, en plus l’éclairage met énormément en valeurs les scènes d’actions. Enfin ce n’est qu’un avis personnel bien sûr.
    Est-ce que tu as trouvé que les combats « humains » c’est-à-dire entre Raleigh et Mako et entre Raleigh et Chuck sont aussi foutraques ? Car là au contraire Del Toro utilise beaucoup plus de gros plans et un montage plus cut mais ça n’empêche qu’on comprend toujours ce qu’il se passe, c’est ultra fluide dans l’enchaînement des plans ce qui fait que l’on peut vraiment apprécier la chorégraphie des combats.

  5. Oui Renan, mais la mauvaise foi pullule concernant ce film…
    En tout cas, merci pour cet article !

  6. Malastrana

    Excellente chronique: je n’adhère pas toujours au cinéma de del Toro, mais j’apprécie que ses défenseurs versent dans la même verve jusqu’au boutiste, car ça fait toujours du bien de lire de l’enthousiasme aussi débordant, d’autant plus que dans le cas présent je me range dans le camps des conquis, malgré quelques réserves sur ce film imparfait. Quasi comme BLADE II en son temps, ce qui est bon signe 🙂

    « Wollt ihr den totalen kaiju eiga ! »

  7. lil jon

    Ouai bonne critique, juste un truc:
    Il est difficile d’appréhender PACIFIC RIM au-delà du formidable spectacle qu’il propose, sans avoir le bagage culturel qui l’a précédé: Ca veut dire qu’il faut déjà être une bête en kaiju-eiga c’est risqué pour du 200 millions un peu style écouter du dirty sans les écouteurs de dre.

  8. hellkaiju

    En un sens oui après bien sur il faut avant toute chose etre ouvert à l’imaginaire mais le vrai ! Pas l’imagerie réaliste surexpliquer pendant des plombs.
    Et ça coule de source : Si tu arrives à apprécier les kaiju à les voir comme des films de qualités (ce qu’ils sont en grande partie) fait avec des effets traditionnels (et non bas de gamme) représentant une imagerie différente de celle des américains, déjà tu peux etre sur que tu es une personne qui sait comment appréhender l’imaginaire.

    Après bien sur le top de Pacific Rim c’est de le voir après avoir vu des kaiju eiga et des tokusatsu (par pitié PAS DE POWER RANGERS !!!!) pour y déceler les références le sens qu’ont les personnages et certaines scène (notamment la romance entre Mako et Raleigh renvoyant à celui d’un pur tokusatsu pas besoin de sexe pour ressentir ces choses là)

  9. CastorTroy01

    Pacific Rim est quand même remplie de clichés et de facilité : le héros qui erre depuis 5ans et 4mois qui a besoin de quelques phrases pour changer d’avis, le système à la fin qui doit se lancer manuellement, a-t-il survécue ou pas…?
    Le côté international expédié, le final qui efface toutes références au gigantisme… Del Toro n’a pas su gérer le temps qu’il bénéficie et en 2h 11 il y a de quoi faire.

    A part la scène de Hong Kong (si on omet la disparition des russes et des chinois), le plan marquant est cette gamine derrière une poubelle : plan excentré qui dure, qui dure…

  10. fabe

    Séance de rattrapage lundi aprem et je dois dire que 2h durant j’ai retrouvé mon âme d’enfant. Tout le cinéma de GDT est là et contrairement à ce que l’on a pu lire dans une presse soi-disant « spécialisée », le film n’est pas un Transformers sous stéroïdes ou un giga jeu vidéo décérébré. Je me suis laissé embarquer alors que j’avais peu de bagages sur le genre Kaiju Eiga. Guillermo a réellement réussi son pari et digéré ses influences nippones et pas seulement les films de monstres mais également l’univers des mangas, notamment les films de Mamoru Oshii: le chien est une citation de « Ghost in The Shell » et l’arrivée de Mako sous son parapluie sur le tarmac, le plan devant l’hélico rappelle un autre de ces anime « Skycrawlers ».
    Quand Stéphane dit que c’est un film qui se vit avec le « coeur », je partage son sentiment. La démarche d’un GDT au coeur pur vaudra toujours mieux que la vulgarité assumée d’un Michael Bay…enfin selon moi. 2ème séance en 3D cette fois programmée pour ce soir.

  11. 4evaheroesf

    Je suis allé voir ce film pour l’action et les effets spéciaux, j’ai été servi.
    L’histoire, la musique, les personnages, ses éléments étaient creux selon moi.
    Bref, c’est un blockbuster ni mieux ni pire qu’un autre film de ce genre.
    Comme je l’ai dit pour Man Of Steel, je l’ai vu une fois et ça me suffit, j’attendrais la sortie dvd.

  12. Khraya

    « la narration assistée »

    Vous vous foutez de qui ? Les premières minutes avec la voix off sont du non-cinéma. C’était de la narration assistée par excellence. Rien à voir avec les premières minutes d’un Speed Racer par exemple.

    Sérieusement, le script est horrible, la réal’ à chier (on ne ressent jamais les combats comme dans… Blade II), la musique à oublier, les acteurs en roue libre, etc.

    Plus jamais ça.

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