CAPTURE MAG N°5 : BANDE À PART
Après William Friedkin, Oliver Stone, John Woo et Tony Scott, notre collection change de formule. Pour la première fois, ce n’est pas un cinéaste qui tient la vedette, mais une bande tout entière ! Ce cinquième numéro pose une question simple : comment pratiquer son art – et exister – dans un système qui pousse au conformisme, aux valeurs sûres, voire au casse-pipe quand on a le malheur d’être en avance sur son temps ? Pour y répondre, CAPTURE MAG réunit des artistes d’hier et d’aujourd’hui qui placent leur création au-dessus de tout. Des trublions, des francs-tireurs, des iconoclastes… bref, une vraie BANDE À PART !
Au cœur du numéro, un dossier de plus de 110 pages célèbre des artistes qui plient le système à leur vision. En tête d’affiche, les quatre « Usual Suspects » de notre couverture se prêtent au jeu de l’entretien-carrière.
Arnaud Bordas et Julien Dupuy rencontrent tour à tour Mamoru Hosoda, celui que la critique surnomme sans cesse le « nouveau Miyazaki », sans prendre en compte que son passage chez Ghibli au début des années 2000 a justement tourné court. Avec LA TRAVERSÉE DU TEMPS, SUMMER WARS, LES ENFANTS LOUPS, AME & YUKI ou encore BELLE, il affirme pourtant sa singularité et défend son indépendance coûte que coûte.
Pendant près de deux ans, Piéric Guillomeau a couru derrière l’Espagnol Rodrigo Sorogoyen, qui lui a accordé énormément de temps – et en français dans le texte ! Au programme de ce copieux entretien-carrière, ils ont discuté de sa filmographie tout entière, de STOCKHOLM et QUE DIOS NOS PERDONE en passant par à EL REINO, AS BESTAS et le formidable L’ÊTRE AIMÉ, sans oublier de mentionner sa collaboration avec la scénariste Isabel Peña.
Avec Jonathan Zaurin, Stéphane Moïssakis interroge longuement Tarsem Singh, qui n’a pas sa langue dans sa poche. Du clip LOSING MY RELIGION de R.E.M. à THE CELL et LES IMMORTELS, il revient sur sa carrière, et surtout sur THE FALL, l’obsession de toute une vie, dans laquelle il engloutit sa fortune. Une situation qu’il retrouve aujourd’hui avec son nouveau film, DEAR JASSI, toujours sans distributeur.
Enfin, Julien Dupuy traque aussi S. S. Rajamouli lors de son passage à Paris. Chantre du cinéma télougou, le réalisateur de LA MOUCHE VENGERESSE, LA LÉGENDE DE BAAHUBALI et RRR nous livre quelques secrets de son cinéma incroyablement vivifiant.
Il faut préciser que ce numéro naît d’une frustration. Au fil des années, l’équipe a mené de longs entretiens destinés à d’autres médias, dont il ne reste, au final, que quelques minutes à l’écran. Steven Lisberger, le réalisateur de TRON, rencontré pour un documentaire sur le cinéma et le jeu vidéo ? Cinq ou six minutes à l’antenne. Mike Mignola, le créateur de HELLBOY, interviewé une bonne demi-heure pour l’émission BiTS sur Arte ? Une petite poignée de minutes. Il est donc grand temps d’ouvrir nos archives, et de les compléter par de nouveaux entretiens.
Autour du quatuor précité, la rédaction ressort des pépites jamais publiées dans leur intégralité. En plus des entretiens avec Steven Lisberger et Mike Mignola, Arnaud Bordas publie sa rencontre de 2014 avec Isao Takahata, au moment du CONTE DE LA PRINCESSE KAGUYA : l’autre figure de proue du studio Ghibli y revient sur LE TOMBEAU DES LUCIOLES, POMPOKO ou MES VOISINS LES YAMADA. Côté cinéma français, Sylvain Perret ouvre ses propres archives et redonne la parole au regretté Alain Jessua, réalisateur franc-tireur de TRAITEMENT DE CHOC, LES CHIENS ou PARADIS POUR TOUS, dans une interview-carrière inédite. Marie Casabonne rend hommage à Peter Watkins, disparu fin 2025 : elle s’envoie toute sa filmographie, avec des films de cinq à quatorze heures (!!), de LA BOMBE à LA COMMUNE en passant par PUNISHMENT PARK. Elle remonte aussi aux origines de C’EST ARRIVÉ PRÈS DE CHEZ VOUS, grâce aux archives personnelles d’André Bonzel.
Même à Hollywood, certains n’en font qu’à leur tête ! La productrice Gale Anne Hurd, complice des débuts de James Cameron (TERMINATOR, ALIENS, LE RETOUR, ABYSS), raconte son parcours de walkyrie, du PIC DE DANTE à ARMAGEDDON en passant par HULK et PUNISHER.
Steve De Jarnatt revient sur APPEL D’URGENCE (a.k.a. MIRACLE MILE), film étrange et envoûtant passé inaperçu à sa sortie, qui trouve enfin son public. Le scénariste W. D. Richter, qui se méfie des « plateformes intrusives comme Skype ou FaceTime », évoque le tour de force paranoïaque de L’INVASION DES PROFANATEURS de Philip Kaufman. Et Jared Hess, réalisateur de NAPOLEON DYNAMITE, fête avec nous les vingt ans de SUPER NACHO, sa comédie sur la lucha libre avec Jack Black, l’un des péchés mignons de Stéphane Moïssakis. Ça lui permet de foutre des catcheurs dans ce numéro !
Après une pause dans le numéro consacré à Tony Scott, le cahier CAPTURE MAGAZINE fait son grand retour, avec des articles de fond sur les tendances cinématographiques, ou tout simplement nos envies personnelles. L’ODYSSÉE de Nolan vaut-il vraiment le déplacement en IMAX 70 mm ? SPIDER-MAN: BRAND NEW DAY en 4DX, ça ne va pas un peu vous péter le dos ? Éric Fantone et Stéphane Moïssakis décryptent la guerre des formats premium, du Dolby Cinema à la résurgence du VistaVision, et son impact sur nos habitudes de cinéphiles.
Julien Charpentier dresse une fois encore l’anatomie d’un genre à part entière, cette fois le film catastrophe. Aurélien Noyer analyse le complexe du grand écran qui frappe les adaptations de jeux vidéo. Et Marie Casabonne nous fait (re)découvrir TALES FROM THE LOOP, série mélancolique inspirée des peintures rétrofuturistes de Simon Stålenhag.
Côté entretiens, Thomas Maksymowicz et Frédéric Ambroisine rendent hommage à Kenji Ōba, disparu en mai dernier, l’interprète du « shérif de l’espace » X-OR. Stéphane Moïssakis rencontre Andrew Davis, qui humanise Chuck Norris (SALE TEMPS POUR UN FLIC), révèle Steven Seagal avant de le coincer sur un cuirassé (PIÈGE EN HAUTE MER) et poursuit le manchot du FUGITIF : un cinéaste modeste et efficace, une denrée en voie de disparition.
Olivier Desbrosses retrace le parcours du compositeur Patrick Doyle, fidèle complice de Kenneth Branagh depuis HENRY V. Et Vincent et Barthélémy Guignebert se rendent chez Fortiche pour parler d’ARCANE et de transmission avec ses réalisateurs, Pascal Charrue et Arnaud Delord.
Enfin, la fine équipe partage ses coups de cœur manette en main dans MUST-PLAY (007 FIRST LIGHT, PRAGMATA, RESIDENT EVIL REQUIEM), puis fait le tri dans le catalogue VOD et streaming avec le deuxième volume de MUST-STREAM.
Depuis sa création, CAPTURE MAG a perdu quelques précieux collaborateurs en chemin, et en ce début d’année 2026, c’est notre chère Sandra Benedetti qui s’éclipse. Avec son autorisation, nous publions l’un des derniers textes qu’elle nous a confiés : sa rencontre improbable avec l’irascible Tommy Lee Jones. Du pur Sandra, comme d’habitude !
On vous laisse admirer le sommaire complet ci-dessous, et on en profite pour vous confirmer qu’à l’image du numéro consacré à Tony Scott, CAPTURE MAG #05 : BANDE À PART compte 176 pages, une superbe couverture signée Yvan Quinet et une couverture cartonnée avec tranche carrée.
Pour cette campagne, on vous propose une fois encore de compléter votre collection avec les exemplaires qui vous manquent. Mine de rien, certains numéros comme ceux consacrés à William Friedkin et John Woo commencent à se raréfier. certains étant peut-être encore perdu dans la nature. Nous avons fouillé l’inventaire de nos entrepôts, et il reste quelques exemplaires de chaque numéro, que nous vous proposons ici de commander avec ce nouvel ouvrage, dans divers packs variés.
La collection d’ouvrages que nous proposons ici est le fruit d’une coproduction avec les éditions AKILEOS. Cette collaboration et ce système de précommandes nous permettent d’amortir très rapidement l’édition de cet ouvrage (rédaction et impression), dont le coût est très lourd pour les p’tits indés que nous sommes. En précommandant cet ouvrage de CAPTURE MAG ici, vous nous permettez de doubler nos recettes, sans payer plus cher, et en étant livrés directement chez vous et avant tout le monde ! Que demande le peuple ?
Merci pour votre fidélité,
L’équipe de CAPTURE MAG