PAS MAL POUR DES HUMAINS

Depuis quelques semaines, une vidéo de promotion de TERMINATOR GENISYS (voir en fin d’article) circule sur le Net, montrant James Cameron en train de prendre la défense d’un film qui semble brûler au napalm l’univers qu’il a créé voici maintenant plus de trente ans. Certes, le réalisateur d’AVATAR n’en est pas à sa première déclaration étonnante, d’autant qu’il avait déjà défendu les deux suites de TERMINATOR qui ont été conçues sans lui, sans parler du pourrave ALIEN VS PREDATOR. Il faut le comprendre en même temps : en matant ces petits films du haut de son olympe cinématographique, il doit finalement se dire « Pas mal pour des humains » !

Les nombreux spectateurs de TERMINATOR 2 – LE JUGEMENT DERNIER ne le savent pas forcément, mais James Cameron a réalisé un autre TERMINATOR par la suite. Ou presque. Nous sommes en 1995 quand le réalisateur décide de produire une attraction en 3D pour les studios Universal, avec le concours d’Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton, Robert Patrick et Edward Furlong. Budget annoncé ? 60 millions de dollars pour un court-métrage d’une douzaine de minutes, qui se déroule après le jour du jugement dernier. La guerre des machines fait rage et John Connor doit échapper aux griffes de plusieurs Terminators, dont le gigantesque T-One Million, clou du spectacle qui fait trembler les sièges de la salle pour le plus grand bonheur des spectateurs qui viennent d’assister à une orgie d’action se déroulant également dans la salle, des cascadeurs exécutant une chorégraphie en corrélation avec ce qui se déroule à l’écran. Joué pendant plus d’une quinzaine d’années dans les différents studios Universal du monde entier, TERMINATOR 2 3D – BATTLE ACROSS TIME laisse espérer une réunion pour un TERMINATOR 3 longtemps annoncé par James Cameron. Plusieurs raisons poussent à ce que le film ne se fasse pas dans les conditions idéales. Tout d’abord, Carolco dépose le bilan à la fin de l’année 1995, avec le bide intergalactique du très couteux L’ÎLE AUX PIRATES (merci Renny Harlin) et les droits de la franchise partent ainsi dans la nature. Ensuite, James Cameron défie la chronique deux ans plus tard, avec le triomphe mondial de TITANIC, qui fait bel et bien de lui le « Roi du monde ». Enfin, le premier MATRIX sort sur les écrans américains en avril 1999 et devient un phénomène en proposant une autre vision de la science-fiction sur un pitch relativement similaire. C’est ce dernier film qui fait d’ailleurs dire à James Cameron que la franchise TERMINATOR est plus ou moins obsolète, car elle a été créée et reste ancrée dans une période plus analogique.

« Je suis l’actualité de chaque nouveau film TERMINATOR évidemment, mais je ne m’en inquiètes pas plus que ça non plus. J’ai lâché prise. À une époque, je me suis demandé si je devais chercher à récupérer les droits. Carolco Pictures venait de faire faillite et les droits étaient en jeu. J’en ai vaguement parlé avec 20th Century Fox, mais j’étais en train de terminer TITANIC à l’époque et je crois que je me suis dit que j’étais passé à autre chose en tant que réalisateur. Cela ne m’intéressait plus vraiment, car j’avais l’impression d’avoir raconté l’histoire que je voulais raconter. J’imagine que j’aurais pu être plus agressif et que j’aurais pu monter au créneau pour récupérer ma création mais sincèrement, je m’en suis désintéressé rapidement. À l’époque du premier film, j’étais camionneur et je voulais devenir réalisateur, et pour obtenir cela, il a fallu que je renonce aux droits de TERMINATOR pour un dollar symbolique et c’est pourquoi les producteurs ont accepté de me laisser le réaliser. Et ça s’est bien passé pour moi au final, puisque le reste de ma carrière a été défini par ce moment. Mais c’est vrai que je n’en ai plus le contrôle. Je me suis dit que je pouvais créer une nouvelle propriété intellectuelle que je pourrais contrôler de bout en bout. Donc, j’ai laissé partir ces droits et en faisant ça, je dois vivre avec les conséquences, ce qui signifie que je ne peux pas m’impliquer émotionnellement dans ces projets ».

TITANIC devient le phénomène que l’on sait, et James Cameron peut prendre le temps de choisir son prochain projet. En 1999 justement, il décline la proposition de Sony pour reprendre son projet d’adaptation de SPIDER-MAN (qu’il devait réaliser juste après T2) et en profite donc pour dire non à Mario Kassar et Andy Vajna, qui viennent de récupérer les droits de la franchise TERMINATOR et qui souhaitent lancer le projet avec leur nouvelle société C-2 Pictures (pour Carolco 2). Selon Cameron, il aurait pu accepter à une seule condition : celle de faire péter une véritable bombe nucléaire ! Les producteurs ne se découragent pas pour autant et partent à la recherche d’un réalisateur prestigieux pour prendre la suite de James Cameron. Ridley Scott et John McTiernan sont évoqués, mais c’est finalement Jonathan Mostow (U-571) qui est engagé en 2001. Mostow décide d’abord d’orienter cette nouvelle suite sur le personnage de Sarah Connor, avant de se rendre compte que tout a été dit dans T2. Le fait est que Linda Hamilton a refusé de reprendre le personnage, et c’est ainsi que John Connor se retrouve au centre de l’intrigue de TERMINATOR 3 – LE SOULÈVEMENT DES MACHINES. Edward Furlong n’aura pas l’occasion de reprendre le rôle, étant donné que ses problèmes d’addiction défraient la chronique et c’est le talentueux Nick Stahl qui le remplace. Les années ont passé, et le jugement dernier, programmé pour le 29 août 1997, n’a pas eu lieu. John Connor vit au jour le jour depuis le décès de sa mère, terrassée par un cancer. Alors qu’il erre sans but, il reçoit la visite d’un autre T-800 venu le prévenir que le jour de l’apocalypse est proche et qu’une redoutable T-X (contraction de Terminatrix) est à ses trousses. Avec l’aide de Kate Brewster (qui va devenir sa femme), il tente d’empêcher l’inévitable : la fin du monde, qui va bel et bien finir par avoir lieu.

La bande-annonce de TERMINATOR 3 – LE SOULÈVEMENT DES MACHINES

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TERMINATOR 3 – LE SOULÈVEMENT DES MACHINES s’inscrit dans la lignée des deux premiers films, calquant ainsi sa narration sur la première partie de TERMINATOR et la seconde partie de TERMINATOR 2 – LE JUGEMENT DERNIER. Mais si Jonathan Mostow dévoile un évident savoir-faire dans la narration et la pyrotechnie, il ne prend finalement aucun risque avec la mythologie créée par James Cameron et a du mal à se dépêtrer des figures imposées par les producteurs : d’une part, la fameuse T-X (incarnée par Kristanna Loken, qui doit son rôle aux refus de Carrie-Anne Moss et Peta Wilson) n’est finalement qu’une mise à jour féminine du T-1000 avec la capacité de se connecter en ligne. D’autre part, la relation entretenue par John Connor et le T-800 n’évolue pas d’un iota, à l’exception d’une excellente idée vaguement évoquée au détour d’un échange mortifère durant lequel John apprend que c’est précisément ce modèle qui l’a tué dans le futur. Autre point fâcheux, la fameuse guerre entre humains et machines, qui aurait été mise en avant dans la version imaginée par James Cameron, ne dépasse pas le stade de quelques images iconiques, présentées au début du film. La frustration est de mise, étant donné que le fameux « soulèvement des machines » reste une simple séquence d’action comme tant d’autres, qui souffre d’ailleurs de passer après une superbe course-poursuite particulièrement destructrice dans les rues de Los Angeles. Mais il n’en reste pas moins que malgré son humour bas du front et sa frilosité vis-à-vis de la mythologie initiale, ce TERMINATOR 3 est un spectacle honorable, rehaussé par une conclusion poignante et conçu avec un savoir-faire évident. Pendant longtemps, ce sera d’ailleurs le baroud d’honneur d’un Arnold Schwarzenegger (payé 30 millions de dollars pour l’occasion) parti taquiner l’électorat californien. Au moment de la sortie en 2003, James Cameron lui-même ne tarit pas d’éloges sur le film.

« En un mot : excellent. J’étais tiraillé entre le fait que je voulais que le film soit raté, mais aussi qu’il ne tire pas la franchise vers le bas et qu’il soit donc réussi. Et c’est le cas. Jonathan a vraiment fait un excellent film, Arnold est très en forme, j’ai vraiment aimé ce qu’ils ont fait du personnage. Si je l’avais réalisé, le film aurait certainement été différent mais c’est normal en même temps. Je ne l’aurais pas structuré de la même façon, et la fin ne serait peut-être pas la même mais pour Jonathan Mostow, le challenge était de taille et je lui donne déjà des points rien que pour ça ».

Mal reçu par la critique, TERMINATOR 3 – LE SOULÈVEMENT DES MACHINES rapporte 433 millions de dollars au box-office mondial. C’est un score honorable, mais en deçà des espérances de Mario Kassar et Andy Vajna. De plus, le film n’est pas vraiment populaire auprès du public et Arnold gagne l’élection et devient gouverneur de Californie à la fin de l’année 2003. Malgré ses honnêtes qualités (toutes relatives en regard de l’excellence des deux premiers films), TERMINATOR 3 tend ironiquement à dévaluer la franchise, et il n’est pas étonnant que celle-ci finisse par donner lieu à une série télé de facture médiocre quelques années plus tard. Nous sommes en 2008, et TERMINATOR : LES CHRONIQUES DE SARAH CONNOR connaîtra deux saisons menées par Lena Headley (la Cersei de GAME OF THRONES), et qui ne seront heureusement jamais prises en compte dans la mythologie générale de la franchise. Et pour cause, étant donné qu’on frôle dangereusement la série Z avec ce projet ni fait, ni à faire.

Quelques mois avant la diffusion de TERMINATOR : LES CHRONIQUES DE SARAH CONNOR, il se trouve que les droits changent encore une fois de propriétaire. Nous sommes en mai 2007, et la compagnie Halcyon récupère ainsi la franchise dans le but d’en tirer une nouvelle trilogie conçue comme des véritables blockbusters prenant la suite de TERMINATOR 3 et se déroulant ainsi après le jour du jugement dernier et décrivant le quotidien de la guerre entre les humains et les machines. Arnold Schwarzenegger est toujours gouverneur de Californie et ne peut pas faire partie du projet, qui reprend des éléments d’un précédent scénario écrit par John Brancato et commandé par C2-Pictures avant la sortie en salles de T3. C’est le réalisateur McG (oui, celui de CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES) qui est chargé de diriger TERMINATOR RENAISSANCE (TERMINATOR SALVATION en vo), le premier film de cette nouvelle trilogie, et pour lui, les enjeux sont conséquents car il doit faire oublier son passif cinématographique.

« Je pense que chaque réalisateur progresse dans sa carrière, film après film. Je suis très satisfait des deux CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES, car j’ai essayé de démontrer qu’il était possible de faire un film d’action féminin capable de plaire au public et d’être un succès. Mais c’était il y a très longtemps, et j’ai beaucoup évolué depuis, notamment en tant que réalisateur. Pendant longtemps, j’ai eu peur de prendre l’avion, et j’ai décidé d’affronter cette phobie pour pouvoir réaliser WE ARE MARSHALL, un film qui traite justement d’un accident d’avion. Aujourd’hui, avec TERMINATOR RENAISSANCE, je cherche à faire un film qui pose des questions éthiques au public, ce qui était loin d’être mon souci à l’époque de mes deux premiers films. Tout le monde doit faire ses preuves, et cela ne me dérange pas du tout. Ce que je veux dire par là, c’est que tous mes héros ont commencé quelque part, avec des projets moins bien considérés, avant de voir leur carrière mûrir avec le temps. Johnny Depp a fait 21 JUMP STREET avant de devenir l’un des meilleurs acteurs au monde. Clint Eastwood est capable de tourner des divertissements comme DOUX, DUR ET DINGUE, puis aujourd’hui de réaliser des merveilles comme IMPITOYABLE, L’ÉCHANGE et GRAN TORINO. Ce que je veux dire par là, c’est qu’il est légitime d’évoluer dans sa carrière. Si cette évolution est visible, alors la vision que les gens ont de vous peut changer du tout au tout. Je ne peux pas prêcher pour ma propre paroisse, tout ce que j’espère, c’est que le film va parler pour lui et montrer que je suis capable de faire autre chose que des films comme CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES ».

Malheureusement, TERMINATOR RENAISSANCE ne démontre pas les aptitudes de McG à faire des grands films de science-fiction influents à la mesure de ceux de James Cameron, et ce même si le jeune réalisateur prétend avoir eu l’aval de son idole.

« Nous avons longuement parlé au téléphone avec James Cameron. Il sait à quel point je le respecte en tant que cinéaste et en tant que créateur du matériau d’origine. Comme je l’ai déjà dit par le passé, je n’aurais jamais accepté de faire ce film si James m’avait envoyé paître en me disant que je n’ai rien à faire sur l’une de ses créations ».

James Cameron fera mieux : alors en tournage d’AVATAR, il conseille à McG d’engager l’inconnu Sam Worthington pour le rôle énigmatique de Marcus Wright. Car si TERMINATOR RENAISSANCE raconte comment John Connor (ici interprété par Christian Bale) va progressivement devenir le « leader de l’humanité », toute la mythologie technologique de cette nouvelle trilogie (qui n’en deviendra pas une) est portée par ce personnage mystérieux et hybride et sa connexion avec Skynet. Mais malgré les différents talents impliqués (Jonathan Nolan et Shawn Ryan, respectivement scénariste de THE DARK KNIGHT et showrunner de la série THE SHIELD réécrivent totalement le scénario original de Brancato), malgré la volonté de McG d’émuler le style visuel du chef d’œuvre d’Alfonso Cuarón, LES FILS DE L’HOMME, malgré un budget conséquent de 200 millions de dollars, TERMINATOR RENAISSANCE tombe totalement à plat. Il faut dire que même si les auteurs du film tentent d’étendre et mettre à jour la mythologie créée par James Cameron, ils ne parviennent finalement qu’à la rendre confuse, un comble étant donné que celle-ci est particulièrement cohérente à la base. Malgré ses nombreuses références constamment appuyées, le film ne semble finalement pas du tout s’inscrire dans la franchise de manière générale mais à la décharge de McG, il semblerait que son montage ait été revu et corrigé par le studio (des seconds rôles comme Terry Crews et Michael Ironside ne sont plus que des silhouettes dans le cut final) pour rééquilibrer le temps de présence de Christian Bale, qui sort tout juste du carton mondial de THE DARK KNIGHT. Il faut dire que le personnage de John Connor – un peu en retrait – devait prendre de l’ampleur dans le reste de la trilogie, même si son sort semblait être scellé dès la fin de ce film (une rumeur raconte que Connor devait mourir et que le personnage de Marcus allait prendre sa place – et son image – pour mener son combat à terme). Et malgré la volonté d’étendre l’univers de Cameron (avec des T-600, des Motos Terminators ou encore des machines qui « moissonnent » les humains), TERMINATOR RENAISSANCE sombre régulièrement dans le ridicule, le clou du spectacle étant l’apparition finale du T-800, rehaussée par des CGI complètements ratés qui le font passer pour un débile léger. Il faut dire que la possibilité de sécuriser ce caméo numérique a nécessité plusieurs mois de tractations auprès d’Arnold Schwarzenegger, encore gouverneur de Californie au moment de la sortie du film en 2009. À trois mois de la sortie, Arnold exprime le souhait de voir le film afin de jauger si son apparition vaut le coup. Mais s’il donne son accord, c’est spécifiquement pour l’utilisation de son image et rien d’autre. Il refuse en effet de caler une session de captation de son visage dans son emploi du temps, entièrement dédié à ses responsabilités de « Governator ». Les responsables des effets spéciaux doivent donc trouver des solutions différentes et finissent par retrouver et scanner un ancien moule du visage de Schwarzenegger conçu par Stan Winston à l’époque du premier film. C’est ce qui leur permet de définir son visage sur le corps du culturiste Roland Kickinger, qui interprète le T-800 et qui avait déjà joué Arnold Schwarzenegger dans le téléfilm SEE ARNOLD RUN.

La bande-annonce de TERMINATOR RENAISSANCE

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Encore plus mal reçu que TERMINATOR 3, TERMINATOR RENAISSANCE confirme la conviction de James Cameron, qui prétend que personne ne veut se déplacer pour voir un TERMINATOR sans Arnold Schwarzenegger en tête d’affiche. Certes, le film de McG ne rapporte « que » 371 millions de dollars au box-office mondial mais surtout, la cote de popularité n’a jamais été aussi basse. Quelques mois après la sortie du film, James Cameron se penche sur le projet et prend sa défense en public, au moment de la sortie d’AVATAR.

« Je l’ai vu, mais pas de la bonne manière malheureusement. Je l’ai vu à l’hôtel, sur le câble, en trois fois car je travaillais et je n’avais pas tellement le temps. C’est meilleur que ce que je pensais. McG et les scénaristes ont travaillé dur pour maintenir la mythologie de TERMINATOR tout en essayant d’y ajouter leurs propres idées, donc c’est plutôt cool. Il manquait peut-être un je-ne-sais-quoi dans le film, mais j’aime beaucoup Sam Worthington dans le film ».

Pour Halcyon, les scores au box-office ne sont pas suffisants et la société se retrouve endettée et même accusée de fraude fiscale. Il est donc décidé d’abandonner la trilogie initialement annoncée. Les droits sont remis aux enchères quelques années plus tard, et sont récupérés par la productrice Megan Ellison (TRUE GRIT, HER) en juin 2011 pour la somme de 20 millions de dollars, mais c’est son frère David qui développe finalement le projet d’une nouvelle trilogie, d’abord proposée à James Cameron.

« Quand Megan Ellison a racheté les droits, elle m’a demandé si je voulais être impliqué dans le projet, et je lui ai répondu que cela ne me poserait pas de problème d’être le conseiller de l’ombre, celui qui se cache derrière les grands rideaux de la salle du roi et qui lui souffle des conseils dans le creux de l’oreille, comme au 13ème siècle ! Mon but n’était pas de m’insinuer dans le processus artistique du film, mais de faire en sorte que les producteurs puissent respecter le personnage du Terminator, avec l’idée d’employer Arnold. C’est mon ami et nous avons été de toutes les guerres ensemble. Je voulais qu’ils puissent voir ce qu’il était encore possible de faire avec ce personnage. Et puis David Ellison a repris le projet, et nous avons eu quelques réunions. Arnold est au centre de ce nouveau TERMINATOR, et j’ai peut-être eu une petite influence pour que cela arrive. Mais évidemment, ils ont dû prendre les décisions artistiques et financières eux-mêmes, donc il est hors de question pour moi de m’accorder un quelconque crédit sur le film qu’ils ont fait. Mais oui, c’était mon but d’être vaguement rattaché au projet ».

C’est bel et bien à James Cameron que l’on doit la grande idée de TERMINATOR GENISYS, à savoir celle de faire revenir Arnold Schwarzenegger dans le rôle du T-800 et ce malgré le fait que la star fête ses 67 printemps sur le plateau du film.

« J’ai pointé du doigt que la peau du T-800 n’est pas synthétique mais organique, ce qui veut dire qu’elle peut vieillir. Théoriquement, il est donc possible qu’un modèle ait été envoyé dans le passé, qu’il ait raté sa cible et qu’il a finit par vivre avec nous, en société pendant des années. Comme son processeur lui sert de cerveau, il est capable d’apprendre et de devenir un peu plus humain chaque jour, afin de se fondre dans la masse ».

Il reste cependant un film entier à faire en partant de cette idée cohérente, et les premières images de TERMINATOR GENISYS, sans parler des choix de casting (Emilia Clarke en Sarah Connor et surtout Jai Courtney en Kyle Reese) et du réalisateur Alan Taylor laissent pourtant augurer un désastre qui ferait passer TERMINATOR 3 et TERMINATOR RENAISSANCE pour des monuments de science-fiction digne du METROPOLIS de Fritz Lang ! Alors évidemment, on peut se laisser convaincre par la défense de James Cameron comme on peut se rendre dans les salles dès le 1er juillet prochain pour vérifier sur pièces.

James Cameron recommande TERMINATOR GENISYS !

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8 Commentaires

  1. jackmarcheur

    bin moi ,j’irai quand même voir Genesys
    J’ai revu l’autre soir Renaissance, ce n’est pas si mal que ça je trouve.
    Un peu con, mais pas mal quand même.
    De toute façon, je me dis que personne sur cette planète pourra faire mieux que Cameroun lui même, et encore, si James en faisait un maintenant, pas sûr qu’il serait aussi bon que sur le 1er ou sur Aliens. Il a vieilli le James !

  2. John Shaft

    « Megan Ellison », un lien avec Harlan ?

    • bruttenholm

      Rien à voir, c’est la fille du milliardaire Larry Ellison.

      • John Shaft

        Ah ok merci. Un lien de parenté avec Harlan Ellison aurait été d’une piquante ironie ^^

  3. Hiroshiman

    Salut,

    Très bonne série d’articles qui s’articulent bien avec la carrière de James Cameron et donne des détails très intéressants, notamment sur le recul que peut prendre un créateur par rapport à son œuvre.
    J’aimerais cependant si il est possible de la part de l’auteur de donner des éclaircissements sur « La volonté de Mcg d’émuler le style visuel du chef d’œuvre d’Alfonso Cuaron, Les Fils de l’Homme » car pour ma part soit je ne dois pas voir les clefs pour comprendre, soit McG s’est complétement loupé dans sa néamoins noble intention, car je ne vois aucun rapport entre les deux films.

    • Stéphane MOÏSSAKIS

      On dira que McG s’est complètement loupé.

  4. Zod

    C’est tout jaune et il y a un plan séquence.

  5. jackmarcheur

    Je sors de la projection de ce Genisys, qui est vraiment sympa dans sa 1ere partie, puis toune vite con dans la deuxieme partie. C’est bourré de paradoxes temporels, par moment encore plus ardu que Retour vers le futur 2,
    Les acteurs sont moyens voire mauvais, les dialogues assez creux, Arnold est … bète, il y a plein de CGI de merde, mais bon j’ai bien aimé, plus c’est con, plus c’est bon. J’aime bien l’univers en fait !

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