ED LAUTER (1938 – 2013)

Vous ne connaissiez pas forcément son nom, mais vous connaissiez sa tronche. Ed Lauter est mort hier, à l’âge de 74 ans.

C’est toujours émouvant la disparition d’un second couteau. Ed Lauter nous a quittés hier, le 16 octobre 2013, à l’âge de 74 ans des suites d’un cancer. Lorsqu’on a grandi au milieu des séries B, des polars et des thrillers américains des années 70-80, impossible de ne pas reconnaître cette longue silhouette, ce regard perçant et ce profil aquilin si familiers. Spécialiste des seconds rôles stratégiques – bien souvent des figures de l’autorité – Lauter faisait partie de ces acteurs qu’on appréciait pour leur capacité à nous faire croire que leur personnage allait occuper une place importante dans l’intrigue. Dans sa longue filmographie, faite de nombreux films mais aussi d’un paquet d’apparitions dans diverses séries télé, on peut citer des titres aussi fameux que LES FLICS NE DORMENT PAS LA NUIT de Richard Fleischer, COMPLOT À DALLAS de David Miller, PLEIN LA GUEULE de Robert Aldrich, FRENCH CONNECTION II de John Frankenheimer, COMPLOT DE FAMILLE d’Alfred Hitchcock, KING KONG de John Guillermin, COMME UN HOMME LIBRE de Michael Mann, CUJO de Lewis Teague, NÉ UN 4 JUILLET d’Oliver Stone, ROCKETEER de Joe Johnston, TRUE ROMANCE de Tony Scott ou LEAVING LAS VEGAS de Mike Figgis. Ami avec Charles Bronson, Lauter avait également partagé l’affiche avec lui à quatre reprises, dans LE SOLITAIRE DE FORT HUMBOLDT, LE BISON BLANC, CHASSE À MORT et LE JUSTICER DE NEW YORK. On l’avait revu avec plaisir au cours de ces dernières années dans des films aussi différents que THE LOST de Chris Sivertson, THE ARTIST de Michel Hazanavicius ou encore UNE NOUVELLE CHANCE, où il donnait la réplique à Clint Eastwood. Ed Lauter n’a jamais eu de grand rôle de composition lui permettant d’attirer l’attention, il n’a jamais reçu une quelconque récompense de la part de ses pairs et n’avait pas de fan club. Mais il avait l’art de provoquer chez le cinéphage une émotion finalement assez rare : le plaisir de le voir surgir à l’écran. RIP.

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2 Commentaires

  1. Sikkinixx

    Cet hommage est chouette, et bien sûr amplement mérité, mais j’ai toujours un peu de mal avec le fait de célébrer un artiste quand il est mort.
    Pourquoi ne pas le faire DE SON VIVANT?
    Par exemple, le grand William Smith -autre « second couteau » cultissime- est toujours vivant (il a 80 ans). Un papier sur sa longue et prolifique carrière ne serait-il pas pertinent?

  2. pour ma part, je me souviendrai toujours de Ed dans School Girls dans le role du pere de Sarah Jessica Parker.
    RIP mon Ed ! et merci pour tous ces moments de plaisir !

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