BAD TO THE BONE

« Bigger, better, louder ». L’expression semble avoir été inventée pour TERMINATOR 2 – LE JUGEMENT DERNIER. Cette suite toujours concoctée par James Cameron explose totalement les limites du premier film, étend la mythologie de la franchise et la fait sortir du carcan de la série B ultra-inventive pour la transformer en mètre-étalon du blockbuster innovant. In James Cameron we trust !

À la fin des années 80, la firme Hemdale dépose le bilan. Comme c’est de coutume parfois à Hollywood, les droits de ses projets, films et franchises sont proposées aux enchères au plus offrant. C’est ainsi que les producteurs Mario Kassar et Andy Vajna, les grands manitous de la firme indépendante Carolco récupèrent les droits de TERMINATOR, sur les conseils d’Arnold Schwarzenegger pour lequel ils viennent de produire TOTAL RECALL. Cette transaction qui a lieu au tout début de l’année 1990 est un double événement : tout d’abord, les deux producteurs ont payés la modique somme de 5 millions de dollars pour acquérir ces droits, soit presque l’équivalent du budget du premier film, à quelques milliers de dollars près. Ensuite, cela signifie que James Cameron va pouvoir se remettre au travail et préparer une suite très attendue, qui sera annoncée au festival de Cannes 1990. Désormais assuré de ne pas avoir à subir l’influence néfaste de John Daly, James Cameron a trois mois pour finir un premier jet, qu’il souhaite partager à Arnold Schwarzenegger et aux nouveaux producteurs, juste avant l’annonce Cannoise. Mais  évidemment, les choses ont changé pour Schwarzenegger et Cameron depuis le succès du premier film. Plus question pour les deux hommes de se restreindre à une suite dans la lignée budgétaire du premier film. Pensé comme un blockbuster dès sa conception, TERMINATOR 2 – LE JUGEMENT DERNIER devient, en 1991, le « film le plus cher de tous les temps ».

D’abord greenlighté à 70 millions de dollars, le film propose en fin de production une facture de 100 millions de dollars, dont 16 spécifiquement dépensés dans des effets spéciaux révolutionnaires, qui concernent notamment une vision apocalyptique saisissante de réalisme, mais aussi et principalement la création du T-1000, un nouveau modèle de Terminator capable de changer de forme et d’apparence pour mieux surprendre et éliminer ses victimes. Cette idée de créature protéiforme était déjà envisagée par James Cameron sur le premier film, mais avait rapidement été abandonnée, faute de moyens conséquents. James Cameron raconte :

« TERMINATOR était vraiment mon premier film en tant que réalisateur et nous en étions très fiers avec ma productrice Gale Ann Hurd. Nous étions fiers de nos racines cinématographiques, ancrées dans le système D que nous appris en travaillant sur les productions de Roger Corman. Nous étions fiers de pouvoir en montrer plus, avec moins d’argent. Nous pensions que c’était notre façon de nous démarquer dans le monde compétitif du cinéma. Nous avions fait un film pour 6,5 millions de dollars de budget, et il avait l’air d’en avoir coûté le double, et même plus. Les effets spéciaux visuels était fait pour peu d’argent, et nous avons employé toutes les méthodes possibles. Nous connaissions toutes les ficelles et nous en avons même inventées quelques unes pour l’occasion. Je crois que tous les effets du film – des maquettes aux prothèses et aux maquillages – ont coûté environ un million de dollars. C’était peu d’argent, compte tenu de l’ambition du film. Au moment de TERMINATOR 2 – LE JUGEMENT DERNIER, j’avais réalisé deux films supplémentaires, de plus en plus gros à chaque fois. Sur ABYSS, la presse disait que le film était la production la plus chère de son époque mais ce n’est pas vrai. Mais c’était le cas de T2, et nous sommes passés d’un film à 6,5 millions de dollars à une suite qui a coûté 100 millions de dollars. Et à l’époque, il y avait déjà de nombreuses possibilités avec les effets spéciaux numériques. Aujourd’hui, les effets spéciaux numériques sont considérés comme une part acquise du processus cinématographique, mais à l’époque, ABYSS proposait le premier personnage en numérique conçu par un programme informatique. Et encore, en utilisant des cadres optiques. T2 a été le premier film à proposer un personnage principal en numérique, à savoir le T-1000. Le succès artistique du film reposait sur ses effets spéciaux, et nous étions vraiment en territoire inconnu à l’époque. C’est pourquoi le film fait date en matière d’effets spéciaux numériques, et je trouve qu’ils tiennent encore la route. Certes, on pourrait faire mieux aujourd’hui mais ils ne sont pas embarrassants. Mais il faut savoir que les effets spéciaux concernant le T-1000 sont composés aux deux tiers de prothèses et d’animatroniques créés par l’équipe de Stan Winston, pour un tiers d’effets numériques. Donc même avec un budget de 100 millions de dollars, il fallait faire preuve d’une certaine ingéniosité pour amoindrir le coût exorbitant des effets spéciaux numériques ».

Brillamment interprété par le jeune inconnu Robert Patrick (qui remplace au pied levé le chanteur Billy Idol, victime d’un accident de moto), le T-1000 s’oppose à un autre modèle de T-800, reprogrammé pour venir en aide à John Connor et donc l’aider à sauver l’humanité. L’idée fait rager certains fans de la première heure, qui suggèrent que la popularité grandissante d’Arnold Schwarzenegger est pour beaucoup dans les changements de paramètres du T-800, mais ce serait oublier l’une des thématiques principales de James Cameron, à savoir le rapport ambigu entre l’homme et la technologie qui nourrit son cinéma à la fois de manière artisanale et artistique. D’ailleurs, pour vendre le retour d’Arnold Schwarzenegger dans ce rôle emblématique, ainsi que l’idée que le modèle T-800 existe en plusieurs exemplaires, James Cameron confie à son ami Stan Winston la réalisation d’un excellent teaser diffusé dans les salles près d’un an avant la sortie du film. Autant dire que ce petit film très efficace a grandement participé à faire grimper l’intérêt du public pour cette suite !

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Mais même si le Terminator est au centre du film, c’est surtout le personnage de Sarah Connor qui motive le cinéaste dans cette suite « bigger, better, louder ». Passée de l’état de victime à celui de valkyrie surarmée en l’espace de deux films, Sarah Connor représente effectivement le rôle d’une vie pour Linda Hamilton, celui d’une mère de famille prête à tout pour empêcher la fin du monde en partant détruire la technologie de la firme Cyberdyne, responsable de la future guerre entre les hommes et les machines. James Cameron s’explique sur l’arc narratif du personnage :

« Tout le monde parle toujours de « Monsieur tout le monde » mais je voulais créer une « Madame tout le monde », une jeune femme qui pense que sa vie n’a aucun sens, qui se sent insignifiante et qui se retrouve d’un seul coup avec un énorme fardeau, le poids de l’humanité toute entière sur les épaules. On la voit changer au cours du film, et les différents soutiens qui l’entourent disparaissent un par un. C’est le cas de son amie et colocataire, mais aussi du petit ami de celle-ci, un costaud qui aurait pu la protéger. Puis elle rencontre Kyle Reese, son protecteur, quand elle a perdu tous ses repères et elle en tombe amoureuse. Mais lui aussi disparaît à la fin du film, et elle reste seule, laissée à son propre sort. Même la possibilité de courir et fuir lui est retirée, et elle doit ramper pour échapper au Terminator. Cela devient alors une question de survie, quelque chose de très primal et elle doit s’en sortir, sinon elle va mourir et l’histoire de l’humanité va changer. J’aime l’idée que cette histoire épique soit racontée de manière intimiste. Je savais ce que je voulais faire de ce personnage, mais il a été très difficile de trouver la bonne actrice. Et j’ai eu beaucoup de chance avec Linda Hamilton. Car si vous regardez l’arc du personnage sur les deux films, je n’aurais jamais pu anticiper ce qu’elle était capable d’accomplir quand je l’ai engagée au moment du premier TERMINATOR. À l’époque, nous ne pensions pas en termes de suite, mais le fait qu’elle ait accepté d’accomplir la métamorphose physique de son personnage avec détermination est assez incroyable. Et d’un point de vue narratif, ça fonctionne à la perfection car elle externalise ainsi les propres angoisses du personnage ».

Très impressionné par la performance musclée de sa future ex-femme, James Cameron pousse même à ce que Linda Hamilton obtienne une nomination aux Oscars, sans succès.

Le tournage de TERMINATOR 2 – LE JUGEMENT DERNIER est un véritable marathon. En effet, Carolco annonce à Cannes que le film sortira dans les salles américaines le 4 juillet 1991, soit 14 mois plus tard. Tourné du mois d’octobre 1990 à la mi-avril 1991, T2 fait rapidement la une des gros quotidiens hollywoodiens quand son véritable budget fait l’objet de fuites et de rumeurs. Pour la première fois de sa carrière (cela arrivera également avec TRUE LIES, TITANIC et dans une moindre mesure avec AVATAR), James Cameron doit répondre des extravagantes dépenses que la production ne peut plus cacher, ce qui rajoute une pression supplémentaire :

« C’est très simple » avance James Cameron « Carolco aurait adoré qu’on tourne ce film pour 8 millions de dollars, ou même 20 millions de dollars. Mais cela n’est pas plausible. Faire ce film avec les personnes impliquées, en un an seulement, ça a un coût. Elle est là, la réalité. Je ne dis pas que le budget du film n’a pas été un fardeau, mais c’est un fardeau dont nous avions conscience. La situation ne nous a pas échappé des mains, c’est un risque calculé. Si j’avais pu faire ce film pour la moitié de son prix, j’aurais été considéré comme un héros, et je n’aurais même pas à justifier mes dépenses auprès des médias. La vérité, c’est que le budget est peut-être imposant, mais cela ne me dissuade pas pour autant de faire le film que j’ai en tête ».

Distribué dans les temps en salles, TERMINATOR 2 – LE JUGEMENT DERNIER est la suite rêvée, à la fois respectueuse de la mythologie du premier film et totalement différente en matière de tonalité. Mais il s’agit surtout d’un blockbuster de rêve, à la fois innovant, spectaculaire et intimiste, centré sur des personnages complexes et fouillés (notamment Sarah Connor) mais également capable de développer l’aura mythologique de ses thématiques. Plus encore, T2 offre régulièrement aux spectateurs des images aussi étonnantes qu’inédites, parfois dignes d’une œuvre surréaliste de Salvador Dali, comme c’est le cas de la destruction du T-1000, qui prend la forme de toutes ses victimes avant de fondre totalement dans la lave. Toujours est-il que l’histoire du film ne s’arrête pas à son incroyable succès au box-office. En 1993, James Cameron propose un director’s cut qui sort en VHS et LaserDisc, agrémentant le film d’une quinzaine de minutes supplémentaires. À l’époque de la sortie en salles, Cameron avait en effet du couper plusieurs séquences afin de permettre aux exploitants de proposer cinq séances par jour, essayant même de réduire la durée du film en retirant aléatoirement une image par seconde. Le résultat est tellement catastrophique que James Cameron en plaisante encore aujourd’hui : « Personne n’avait essayé de le faire à l’époque, et j’ai compris pourquoi ! ». Encore plus satisfaisant que la version salles, le director’s cut de 2h30 permet d’éclaircir plusieurs points laissés dans l’ombre par le montage original, notamment sur l’humanisation du T-800 (ce malgré une scène comique totalement ratée) et la volonté destructrice de Sarah Connor. Il propose même une apparition de l’excellent Michael Biehn, qui reprend le rôle de Kyle Reese pour une superbe séquence de rêve, très touchante. Si la version vue en salles a grandement aidé à redéfinir la notion de blockbuster hollywoodien, alors ce director’s cut transforme TERMINATOR 2 – LE JUGEMENT DERNIER en véritable chef d’œuvre aux thématiques plus approfondies et mieux gérées. Pourtant, malgré le succès et la réussite artistique indéniable, il s’agira du dernier TERMINATOR réalisé par James Cameron… ou presque !

À LIRE ÉGALEMENT

La première partie du dossier, consacrée aux origines de la saga et au premier TERMINATOR.
La troisième partie du dossier, consacrée aux suites qui se font sans James Cameron.

18 Commentaires

  1. jackmarcheur

    Avec le recul, je me pose encore la question si le T 1000 entièrement numérique a fait plus de bien OU plus de mal à l’ensemble de la production cinéma actuelle…
    Je veux dire que le numérique…..BBEEEEUUUAAARRGGGGHHHHH quoi ! (désolé je viens de rendre mon petit déjeuner…)

    • Stéphane MOÏSSAKIS

      Toi, tu n’as donc pas lu l’article.

      Citation de JC (dans l’article) : « Mais il faut savoir que les effets spéciaux concernant le T-1000 sont composés aux deux tiers de prothèses et d’animatroniques créés par l’équipe de Stan Winston, pour un tiers d’effets numériques. »

      • jackmarcheur

        Stéphane, j’ai lu tout l’article avant d’écrire mon commentaire, et oui mea culpa , T1000 n’est pas 100 % numérique, mais ce que j’en ai retenu du T1000 quand je suis allé le voir (2 fois le même jour à sa sortie ciné), c’est le 1/3 numérique en fait. Mais autant T2 utilise le numérique de façon intelligente, tout comme Titanic après, mais alors Avatar, non désolé, j’ai à nouveau l’estomac qui me remonte dans la gorge.

        La dégringolade a réellement commencé avec Jurassic Park 1 je pense : point de non retour.
        Si on refait un Jaws maintenant, ce serait que du CGI, or Jaws 1 est bien plus terrifiant que Peur Bleue de Renny Harlin (niveau crédibilté du requin je parle – soit dit en passant , ici à La Réunion, on a Jaws en vrai depuis quelques années ! )

        Cameron dit bien : « Aujourd’hui, les effets spéciaux numériques sont considérés comme une part acquise du processus cinématographique »

        Moi c’est ça qui me gave. Après tout, Avatar c’est juste, allez 90 % de dessins animés 3 D non ? Si tu ne rentres pas dans le film, t’es mort 90 % du film (c’était mon cas). J’avais hâte que Cameron nous fasse Battle Angel Alita, mais maintenant je ne suis plus pressé car je sais que ce sera 90 % de CGI.

        J’ai envie que les grands cinéastes reviennent à des FX en dur, vrai, des miniatures, de l’animation volume,… j’ai eu bon espoir avec Fury Road, mais malheureusement ce n’est pas le cas…
        Les CGI me sortent du film, tant pis pour moi. Tant mieux pour les milliards de dollars de bénéf..

        • tentative4

          L’allergie aux cgi, ça a l’air d’être pire que l’intolérance au gluten.

          • jackmarcheur

            Tentative 4 : l’intolérance au gluten ça donne plutôt de la diarrhée je crois, alors que l’allergie au CGI, des vomissements. ^^

        • totorynque

          C’était bien la peine que Miller se casse le cul à n’utiliser les CGI qu’en dernier recours et que des cascadeurs risquent leur peau sur le tournage…

          • Moi

            Je me dis que c’est peut-être plus la peine de faire les FX en dur, si même les allergiques aux CGI ne sont plus capable de faire la différence.

            Je crois que c’est sur ce site que j’avais lu une fois que l’important c’était pas tant l’effet que la manière de le présenter, de le mettre en scène. Je m’en tiendrais là.

          • jackmarcheur

            totorynque et Moi : je tiens à préciser que j’ai un immense respect pour Cameron et Miller, et que j’essaie quand même d’aller voir leur film au cinéma, et que j’achète quand même les BR même si je n’aime plus ce qu’ils font actuellement.

            Le truc, c’est qu’avant de voir Fury Road (mais là on est sur un article sur Terminator mais bon…) , Miller avait vendu son film comme ayant le moins de CGI possible. J’avais donc un gros espoir de revoir un Mad MAx old school. J’ai revu Mad MAx 3 , il tient la route, il est passionnant, et surtout il me semble CREDIBLE. Tout est crédible là dedans et le film n’a pas pris une ride, il reste intemporel.

            Alors que Fury Road sera terriblement daté dans quelques années je pense. Je ne parle pas de la mise en scène (trop cut à mon goût par rapport à ce que faisait Miller avant), mais bien des Fx : la tempête est ridicule, pas crédible (qu’est ce qui change avec la tempête dans Prometheus? ou même Twister?), et surtout l’impression que j’en ai eu, c’est que l’univers décrit ce n’était pas aussi Crédible qu’avec les précédents opus, justement à cause du trop plein de CGI. (cf la notion de suspension d’incrédulité souvent évoquée sur ce site).

            Bon vous allez me dire, comment tu veux filmer une vraie tempête? Je réponds : on ne peut pas. Alors il faut trouver un autre ressort scénaristique pour que la course poursuite s’arrête.
            Sans compter les millions de filtres et étalonnage sur les couleurs…

            MOi :  » les allergiques aux CGI ne sont plus capable de faire la différence » : bin j’imagine que si je ne suis plus capable de faire la différence avec les FX, c’est qu »il y a quand même le doute sur les FX, et je me pose la question DANS la salle, et donc le real a perdu son spectateur non ? (suspension d’incrédulité =0)

            totorynque : tu évoques la sécurité des cascadeurs, à juste titre. Avant les cascades étaient pensées justement en prenant en compte cette donnée. Ce qui limitait les vraies cascades.
            Aujourd’hui, il n’y a plus de limites ni sur les effets spéciaux, ni sur les cascades. C’est justement ça que je critique.
            Vous dites : oui Fury Road c’est la revolution des cascades, mais Episode 5 de Mad Max ça va être quoi? la surenchere? et episode 6 ? Encore plus fort ? mais ça implique encore plus d’effets spéciaux !

            Bon encore une fois, ça marche, vu les milliards de biftons, mais moi je veux du old scool, mais le problème c’est qu’on ne sait plus faire du old school ! Tout passe par les effets spéciaux. C’est chiant !

        • Bengal

          Petite précision : Fury Road est tout sauf le carton espéré (350 millions, ça commence à peine à être rentable). De l’autre côté, Avengers 2 et Fast & Furious 7 en rapportent des milliards alors qu’ils abusent, eux, des CGI à saturation.

          Alors, pour l’argument « CGI=milliards garantis au box-office » on repassera…

          • jackmarcheur

            Bengal : pour une franchise vieille de 35 ans , 350 millions c’est quand même pas mal non ? Tu ne vas pas commencer à parler comme les producteurs de merde qui ne jurent que par le fric ! Et tu ne tiens pas compte des futures ventes DVD BR à venir !
            Et tu ne tiens pas compte du fait qu’aucun épisode Mad Max n’avait atteint ce chiffre ! C’est inespéré en fait !

            Mais en vrai, tu es en train de donner les arguments pour mettre encore plus de CGI dans Mad Max 5 ! Allez y les gars continuez comme ça ! ^^

          • Bengal

            jackmarcheur : Oulà doucement, loin de moi l’idée de penser que « plus y a de fric, mieux c’est » :). C’est juste que j’espérais un meilleur résultat étant donné le budget important du film (150-200 millions quand même) et le buzz engendré par les bande-annonces.

          • jackmarcheur

            pour être honnête avec toi, je m’attendais, apres avoir vu la bande annonce, à ce qu’il atteigne le milliard de benef ! ^^

    • Tuskenman

      Oui et puis pour le King Kong de 1933 ils auraient mieux fait de filmer un vrai gorille et de l’incruster de manière optique…wait… « optique »… Ah ben non alors.
      Ouais ils auraient mieux fait de rien faire, en fait.

  2. Anthony

    Et pour apporter un témoignage de fan habitant dans une petite ville: la première fois dans l’histoire de ma ville qu’un film faisait salle comble à une séance de 22h avec une file d’attente énorme et pour un film de S-F !!!

  3. Zhibou

    Un petit mot sur la « director’s cut version longue » visible sur le Blu-ray?
    Je crois que la fin alternative ne convint pas tout le monde, mais pour moi elle clôt la saga Terminator avec un épilogue qui me conforte dans mon choix d’ignorer les suites non issues de Cameron.

    • John Shaft

      Je ne sais pas si cette fin n’est apparue que sur le Blu-ray (Imdb et Wikipedia ne le disent pas)

      Ceci dit je trouve personnellement cette fin « pas glop ». Elle me semble redondante avec la fin « salle » (à priori si la dernière puce est détruite, c’est bon) mais d’autre part, je la trouve bien trop optimiste : c’est faire l’impasse que personne ne réessaiera de faire un Skynet ou assimilé (surtout en partant du principe que ce que les tenants et aboutissants des événements racontés dans le film ne deviennent pas public une fois terminés- hormis pour les fusillades couvertes par la presse – et que les protagonistes ne soient pas considérés comme des fous bon à interner comme ce qui arrive à Sarah Connor entre les 2 épisodes).

      D’autre part, cette fin vu en salle est bien plus chargée émotionnellement parlant et donc fait un meilleur point d’orgue au diptyque.

      Bon bien sûr on peut considérer que Cameron nous montre un futur possible, mais ensuite on part dans les discussions sur les paradoxes temporels dans les 2 premiers épisodes, et ce margoulin a suffisamment bien ciselé le truc pour qu’on soit encore là à essayer de s’en dépêtrer dans 3 semaines (ayant déjà assister à un débat de ce type sur ces films dans un autre lieu, c’est assez vertigineux comme discussion – ça montre bien la compétence de Cameron d’ailleurs :D)

      Selon Imdb (ça vaut que ça vaut donc), cette fin alternative aurait été montré en projo test et la réaction du public était négative, Cameron l’a donc sucrée (Kassar non plus ne l’aimait pas d’ailleurs.)

  4. Bengal

    Après Terminator, ça vous dirait de faire un dossier sur les premiers Jurassic Park ? L’occasion de revenir sur une franchise populaire qui continue de dégringoler dans le trip nostalgique/recyclage (et le pire, c’est que ça marche).

    Pour la version longue, il n’y a vraiment que la scène de la puce retirée du T-800 qui me paraît indispensable. Pour le reste, ça rallonge un peu inutilement le film (les ajouts du T-1000, notamment) et Cameron lui-même précise dans le commentaire que ce montage n’est pas forcément son préféré.

    • John Shaft

      Dans mon souvenir (je n’ai vu cette version qu’une fois, et j’ai surtout tilté sur la fin alternative comme dit plus haut), je me souviens de scènes d’exposition plus longues sur Dyson qui n’étaient pas inintéressantes. Ensuite je comprends que Cameron ait coupé là dedans pour accélérer le rythme et se recentrer sur les enjeux des persos principaux

      Faudrait que je le revoie tiens 🙂

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