UNE BIBLE POUR LE CINÉMA

Allez savoir pourquoi, mais le premier documentaire d’envergure sur l’adaptation, dans les années 70 et en France, de DUNE de Frank Herbert par Alejandro Jodorowsky a été initié par un jeune producteur et documentariste américain, spécialiste de la culture underground new-yorkaise… C’est en mars dernier, au festival international du film de Hong Kong, que nous avons rencontré et interviewé Frank Pavich, réalisateur de JODOROWSKY’S DUNE, pour lever un peu plus le voile sur l’histoire baroque, téméraire et incroyablement habitée du « plus grand film de science-fiction à n’avoir jamais vu le jour ».

Quand avez-vous pris conscience qu’il n’existait aucun documentaire sur le projet d’adaptation de DUNE par Alejandro Jodorowsky et qu’il était possible d’en réaliser un ?

C’est dingue non ? Cette histoire était destinée à être racontée et en effet, personne ne l’avait encore fait jusqu’à aujourd’hui. C’est en 2010 que j’ai contacté Jodorowsky pour la première fois, par l’intermédiaire de son agent pour lui demander un rendez-vous afin de parler de ce projet. Deux semaines plus tard, je reçois un e-mail de la part d’Alejandro lui-même, et ça m’a terrifié. J’étais angoissé par l’idée qu’il ne soit pas intéressé. J’ai attendu une semaine avant d’ouvrir ce message, de peur de voir mon rêve voler en éclats. J’ai décidé de prendre mon courage à deux mains et j’ai ouvert le message, qui disait en substance : « On m’a dit que vous cherchiez à me contacter. Je vis à Paris et si vous voulez me parler, vous devez venir à ma rencontre pour discuter face à face ». La pression fut encore plus énorme ! Quand j’y repense, je me dis parfois qu’il n’existait aucun documentaire sur le sujet, peut-être parce que Jodorowsky n’était pas prêt, ou peut-être parce qu’il n’avait pas trouvé les bonnes personnes pour le faire. Jodorowsky fonde ses décisions sur son intuition, il suit toujours son instinct. Comme je suis venu à sa rencontre, dans son esprit, j’étais peut-être « destiné » à faire ce documentaire. Il est reconnu dans le monde pour son expertise du tarot. Une grande partie de cet exercice repose sur votre capacité à « lire » la personne en face de vous avant de tirer une carte et essayer de comprendre ce qu’elle veut dire. Et vous savez, toute cette histoire de karma est peut-être authentique car tout ce qui est arrivé par la suite est assez incroyable. Nous avons commencé la production du documentaire et, durant le tournage, nous avons réuni Alejandro et le producteur Michel Seydoux, qui ne s’étaient presque pas vus depuis l’époque de DUNE. Et quelques temps après, ils ont fait un film ensemble ! Plus tard, nous nous sommes tous retrouvés à Cannes en 2013 et quatre films avaient un rapport avec Jodorowsky. Le nôtre, JODOROWSKY’S DUNE, son nouveau film LA DANSE DE LA RÉALITÉ, LA VIE D’ADÈLE avec Léa Seydoux et Alma Jodorowsky, qui sont respectivement la nièce de Michel Seydoux et la petite-fille de Jodorowsky, et enfin ONLY GOD FORGIVES de Nicolas Winding Refn qui est dédié à Jodorowsky. C’est étrange, voire prodigieux, pour un type qui n’avait pas réalisé un film depuis vingt-trois ans.

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L’image d’Alejandro Jodorowsky semble très différente aux États-Unis. Que représente-t-il pour vous ?

J’avais entendu parler de L’ INCAL ou de LA CASTE DES MÉTA-BARONS, mais je n’en avais pas saisi l’importance et la portée avant de comprendre que la bande-dessinée était un art bien plus considéré en France et en Europe. J’habite désormais en Suisse, à Genève, et près de chez moi, il y a une librairie qui propose des BD, des DVD et des Blu-ray des films de Jodorowsky et c’est quelque chose de totalement incroyable pour moi car son œuvre a longtemps été difficile à trouver aux États-unienne. Lui et son producteur Allen Klein (1) se sont disputés pendant très longtemps. Allen Klein a fait retirer toutes les copies des films en Amérique du Nord, refusant de les louer à des festivals et bloquant toute tentative d’édition vidéo. Pendant trente ans, il était impossible de voir ses films, que ce soit sur pellicule, en VHS, en Laser Disc ou en DVD. Le seul moyen, c’était de regarder des copies de copies de VHS. La qualité de visionnage était horrible mais quelque part, cela a contribué à faire grandir son mythe. C’est pour cela que j’étais aussi intimidé par le personnage. Pour ses fans américains, il n’était même pas de ce monde.

La bible graphique supervisée par Jodorowsky pour expliquer sa vision de DUNE est au centre de votre documentaire. Que saviez-vous de cet objet, et quelle a été votre réaction quand vous l’avez découverte physiquement, pour la première fois ?

J’ai vu pour la première fois ce livre dans un court documentaire sur la vie d’Alejandro intitulé CONSTELLATION JODOROWSKY, et il parlait de DUNE pendant trois ou quatre minutes. Il était filmé à côté du livre et je me suis demandé ce que c’était. On parle d’un livre de 15 kg ! Un truc de dingue et cela m’a d’autant plus intrigué qu’il existe plus de projets qui ne se sont pas faits que de films réellement produits. Je peux en parler d’expérience, il est presque impossible de réaliser un film. Des projets meurent tous les jours, pas centaines, par milliers et là, j’en voyais un qui a été fait. Il n’a pas été réalisé mais il a été fait… Quand Alejandro en parle, il ne dit jamais qu’ils ont dessiné, il dit qu’ils ont filmé, que les dessins de Moebius étaient sa caméra. Il le croit vraiment : « J’ai fait tout le travail, tout est dans ce livre ». Voilà en quoi ce projet est si particulier. Ce n’est pas juste une version du script et une série d’anecdotes, il existe une preuve tangible de son existence. Vous pourriez prendre ce livre et en faire un long-métrage d’animation sans plus de préparation… Dès que j’ai appris son existence, j’ai instinctivement su que nous avions un excellent moyen de raconter cette histoire. Je voulais plonger dans ce livre et animer quelques séquences pour lui donner un peu vie. Feuilleter un tel document est une expérience absolument remarquable.

Savez-vous si Jodorowsky a été approché par des éditeurs pour la réalisation d’un fac-similé du livre ?

Oui, en effet. Je crois que Taschen discute avec Michel Seydoux mais ils doivent résoudre des questions épineuses de droits car ils ne savent pas jusqu’où ils doivent remonter. Jusqu’aux héritiers de Frank Herbert ? Les héritiers des artistes impliqués ont-ils leur mot à dire ? S’ils y arrivent, ils devront ensuite porter un très grand soin à l’édition. Ce serait horrible si le format n’était pas respecté ou si le papier n’était pas à la hauteur par exemple.

Seuls deux des vingt exemplaires reliés du livre subsistent, ceux conservés par Jodorowsky et Michel Seydoux. Avez-vous essayé d’en retrouver d’autres ?

En faisant des recherches pour le documentaire, nous sommes tombés sur un vieux listing de eBay. Apparemment, une copie aurait été vendue il y a dix ans à un client au Japon, pour 6000 dollars je crois, ce qui n’est rien compte tenu de la rareté de ce document. Nous n’avons pas réussi à identifier le vendeur et le client. Donc peut-être un exemplaire se trouve quelque part au Japon. Mais, avec la sortie du film, d’autres exemplaires peuvent refaire surface à Los Angeles. Des producteurs, des archivistes vont peut-être réaliser qu’ils ont un exemplaire dans leur bureaux ou leurs sous-sols (2). Même si vous refusez de produire ce film, je n’imagine pas qu’on puisse jeter un tel document.

Selon vous, comment le côté fantasque et versatile de Jodorowsky s’accommode-t-il avec le développement de DUNE, qui représente tout de même deux longues années de travail intense et acharné ?

Les gens ont souvent l’impression que Alejandro n’est pas très sérieux mais ce n’est qu’un des aspects de sa personnalité. Il a toujours besoin de vous mettre à l’aise, il veut vous enchanter. Et les gens ont du mal à regarder au-delà de cette impression. Mais lorsque vous regardez de près ses films, ce sont des objets très sérieux. Ce n’est pas comme s’il se saisissait d’une caméra pour aller filmer quelque chose sur le vif de l’autre coté de la rue. Si vous regardez EL TOPO, LA MONTAGNE SACRÉE, SANTA SANGRE et même son dernier film, chaque image et tout ce qui se trouve dans le cadre est entièrement contrôlé. Avant de tourner, il s’efforce de construire chaque décor, choisir chaque couleur, imaginer chaque costume, autant d’éléments qui vont rendre ses films absolument fascinants. En particulier EL TOPO et LA MONTAGNE SACRÉE. Ce sont des produits des années 70 mais on a l’impression qu’ils ont pu être fait en 2070 ! Cela parce que rien de ce que vous avez à l’écran ne se réfère à la réalité. Tout relève d’un imaginaire entièrement fabriqué. Donc pour lui, faire un film est toujours un processus très lourd. Il doit d’abord imaginer chaque détail et mettre en forme ses idées complètement folles et ensuite les concrétiser, ce qui est toujours extrêmement difficile car il s’occupe absolument de tout. En général, il joue dans ses films, il écrit, il produit, il compose la musique, il fait les designs des décors et des costumes, il n’est pas le type qui reste assis sur une chaise à dire aux autres ce qu’il faut faire. Il n’hésite jamais à se salir les mains et demeure en première ligne pour donner à vie à ses films.

Malgré toute la folie qui habitait ce projet et tout ce processus de développement, ce n’est pas la froide réalité qui a tué le projet. Votre film ne répond pas précisément à cette question : selon vous, qu’est-ce qui a fini par vraiment enterrer le projet DUNE ?

« Too much information ». C’est ce que dit Richard Stanley dans le documentaire, trop d’informations. Si vous allez voir un gros studio à Hollywood et que vous leur présentez simplement l’idée d’une fusion de LA GUERRE DES ÉTOILES avec je ne sais quoi, les responsables du studio peuvent parfaitement vous dire « banco ! ». Parce qu’ils s’ennuient et qu’ils trouvent l’idée innovante. Mais si vous leur présentez un travail de préparation aussi complet et aussi détaillé, vous leur donnez trop d’informations, trop de choses qu’ils peuvent chercher à modifier. Avec une seule idée, s’ils sont intrigués, ils auront plus de mal à vous dire non. C’est la première raison. La deuxième, c’est que le projet était tout simplement trop en avance sur son temps. Quand Alejandro a essayé de monter DUNE, il tentait de réaliser un space opera à gros budget. LA GUERRE DES ÉTOILES n’était pas sorti, et depuis 2001 : L’ODYSSÉE DE L’ESPACE, seule une poignée de mauvaises séries B avait tenté d’illustrer le genre. Les studios ne comprenaient pas qu’ils avaient la possibilité de gagner de l’argent avec ce genre de film. C’est LA GUERRE DES ÉTOILES qui a changé la donne, à tel point que moins de dix ans après le projet de Jodorowsky, les costards d’Hollywood se sont dit « et si on faisait DUNE ? » et ils ont choisi David Lynch pour le réaliser, une forte personnalité comme Jodorowsky. Mais à l’époque où Alejandro est venu les voir, ils étaient aveuglés par l’idée qu’ils n’allaient pas faire de bénéfices, alors que quand David Lynch a réalisé sa propre adaptation, ils étaient aveuglés par les bénéfices qu’ils étaient persuadés de faire, tant et si bien qu’ils ont mis en place un merchandising, des jouets, des livres de coloriage, alors que le roman de Frank Herbert ne s’adresse absolument pas aux enfants !

Justement, que savez-vous des relations entre Frank Herbert et Jodorowsky à l’époque du projet ?

Alejandro aimait beaucoup Frank Herbert mais il ne voulait pas l’avoir au-dessus de son épaule. Il voyait le roman comme de la littérature, pas comme un manuel et il ne voulait pas adapter chaque page à l’écran mais faire sa propre œuvre d’art. D’après ce que j’ai compris, Frank Herbert était très enthousiaste à l’idée qu’un créateur adapte son roman en film. Il connaissait et appréciait le travail de Jodorowsky tout comme il a été ravi d’apprendre que David Lynch allait réaliser son film, dix ans plus tard. Il savait que cela n’allait pas donner un mauvais téléfilm. Que ce soit Jodorowsky ou David Lynch, il savait qu’ils allaient transformer son roman, si complexe et si dense, en quelque chose que tout le monde pourrait voir. Je ne saurais dire s’il a apprécié tous les changements apportés par Jodorowsky car tout processus d’adaptation demande une part de trahison du matériel original, mais son enthousiasme était au beau fixe. Mais vous savez, quand vous lisez le scénario de Jodorowsky ou la bible graphique, il s’agit de DUNE, sans ambiguïté et même à 100%. Évidemment, il a modifié quelques éléments pour y apporter sa patte, sinon n’importe qui aurait pu faire ce film. Mais il a plutôt respecté le livre et il faut aussi lever un malentendu. Dans le documentaire, Jodorowsky dit qu’il n’a pas lu le roman. Il ne l’avait pas lu au moment où il a exprimé son envie de l’adapter. Mais une fois qu’il a commencé le travail d’écriture, il s’est évidemment immergé dans le livre. Il le respectait beaucoup mais il faisait une œuvre d’art de nature différente. Si vous faites une peinture d’après ce livre, vous ne pouvez pas en englober tous les aspects, le résultat sera quelque chose d’autre. Chacun se représente différemment un roman selon sa propre imagination et tout ce que je peux dire, c’est que l’imagination de Jodorowsky est plus grande que celle de n’importe qui.

Parlons du casting du film. Quel fut le degré d’engagement réel, voire contractuel de David Carradine, Mick Jagger, Salvador Dali ou Orson Welles, qui devaient tous apparaître dans le film ?

Les engagements pris semblent très concrets, même si vous imaginez bien qu’Alejandro n’est pas du genre à préparer des contrats. Il est comme un prêtre. Il ne vous fait pas signer un papier stipulant que vous allez croire en Dieu et aller à la messe le dimanche. C’était un gourou qu’il faut suivre aveuglement, et Jodorowsky est capable de vous mystifier de la sorte. Je crois que le contrat entre Jodorowsky et Dali a été signé sur un ticket de métro parisien, car Dali appréciait ce genre de fantaisie.

Parlons de Brontis, le fils de Jodorowsky. C’est étonnant car dans votre documentaire, il a l’air d’un type assez équilibré. À quel point a-t-il souffert de cet entraînement drastique et à priori assez cruel que son père lui a imposé à 15 ans pour incarner un Paul Atréides crédible ?

Il a continué à s’entrainer même à l’issue du projet. Et si vous l’observez aujourd’hui quand il joue, il a une maîtrise incroyable de son corps, ses mouvements sont très précis. Ce talent provient à l’origine de cet entrainement (3). Il est la vedette de LA DANSE DE LA RÉALITÉ où il interprète son propre grand-père et il devait, pour le besoin du rôle, garder une main dans une position inconfortable. Je suis incapable de tenir cette position pendant trente secondes, et il l’a fait pendant des semaines. Alejandro croit que les enfants d’artistes deviennent des artistes. Brontis est comédien, Adan est musicien, Axel est versé, comme son père, dans la « psychomagie ». Ils ont tous des carrières liées à la création artistique. Mais Brontis et Alejandro ont un passif très particulier : Alejandro a adopté Brontis après le départ de sa mère, quand il avait cinq ans. Alejandro pensait que Brontis n’était pas son fils car il était persuadé d’être stérile. Mais il l’a adopté malgré tout, et la scène dans EL TOPO où il lui fait enterrer son premier jouet avec une photo de sa mère avait quelque chose de très réel et douloureux pour l’enfant de sept ans qu’il était à l’époque du tournage. Ils ont eu une relation très conflictuelle pendant des années et Alejandro lui disait souvent « Tu n’es pas mon fils, mais j’ai le sentiment que tu es mon fils ». C’est un sentiment partagé par Brontis également, mais il s’est avéré finalement que Alejandro est bel et bien son père. C’est ce qu’ils ont appris avec un test ADN, et si vous allez chez Jodorowsky, vous pouvez voir ce test encadré sur un mur en témoignage de la fierté d’Alejandro. Le film LA DANSE DE LA RÉALITÉ est décrit par Jodorowsky comme un acte « psychomagique » pour résoudre ses relations difficiles avec ses propres parents. Il avait besoin de « soigner son âme » selon ses propres termes. Et parce que Brontis joue le père d’Alejandro, ce fut une manière pour eux de se rapprocher. Nous avons réalisé des interviews de Brontis avant et après la production de ce film et nous avons ressenti qu’il y avait une connexion plus profonde entre eux la seconde fois, même si Alejandro lui a encore fait faire des choses inconcevables durant ce tournage.

JODOROWSKY’S DUNE est-il prévu pour une distribution en France ?

Tout est entre les mains de Michel Seydoux. Nous comptons sur une sortie française en décembre. Je sais en revanche que ce ne sera pas facile malgré la stature et la folie d’un personnage comme Jodorowsky. Mais une sortie en salles me semble vitale. Ce genre de film a le profil pour compter parmi ces documentaires qui restent à l’affiche dans le circuit Art et Essai parisien pendant vingt ans. C’est une histoire française, et un morceau caché de l’Histoire du cinéma.

Remerciements à Stella Luk.

(1) Ancien manager des Rolling Stones et de Sam Cooke, producteur de LA MONTAGNE SACRÉE.
(2) Un exemplaire avait été envoyé à l’époque à chacun des grands studios américains.
(3) Brontis Jodorowsky a par la suite fait ses classes de comédien chez Ryszard Cieslak, l’héritier du légendaire pédagogue Jerzy Grotowsky, puis au Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine, des écoles très exigeantes sur le plan physique.

6 Commentaires

  1. Sacha

    Encore une belle fumisterie que toute cette affaire, prions pour que ce doc ne sorte jamais !
    Je n’ai pas vue ce doc , mais étant un amateur de bandes-dessinées, je connais » le personnage Jodo » depuis longtemps : mégalomane est sont deuxième prénoms , véritable Gourou à son époque ( les années 60/70 ) … trop nombreux sont les dessinateurs qui l’on écoutés et suivi , jusqu’au USA … et s’y perdirent . Sont talent , c’est de sucer celui des autres . Le vrai génie , c’était Jean Giraud , et il nous a quitté l’année dernière .
    De voir qu’un tel documentaire soit réaliser , me prouve que » Le Grand Jodo » n’a pas perdu sa verve … et qu’il continu à faire des victimes …

    • Que vous n’appréciez pas le personnage de Jodorowski ne remet pas en question l’intérêt documentaire de ce film… encore faut-il démontrer son manque réel de talent… en temps que lecteur de ses bande-dessinées, il a très certainement un vrai talent de scénariste et d’écrivain. Au delà de ce qui est peut être un débat que je ne crois pas très constructif ni pertinent (« Jodo, artiste ou fumiste ?), je ne comprends pas pourquoi vous souhaitez que ce doc ne sorte jamais (il est déjà sorti par ailleurs en vidéo zone 1) puisqu’il témoigne en détail de l’historique du projet Dune qui fut remarquable autant par ses anecdotes que à travers ses nombreux participants.

  2. Sacha

    A la lecture de cet interview du réalisateur du doc en question , il est évidant qu’il prend fait et cause pour Jodo , il joue son jeux , …. Ce doc parle d’une chose qui n’existe pas , … moi aussi j’ai en tête des magnifique film , avec les plus grandes stars , ils m’ont d’ailleurs signés des contrats , je peux vous le prouver , il faut juste que je retrouve mes tickets de métro !
    … Je vais d’ailleurs appeler ce real… qu’il fasse un documentaire sur moi … tellement que je suis génial !
    Allez-y , faites vous plaisir , vautrez vous dans ses mensonges .

    • Stéphane MOÏSSAKIS

      Sacha, voici la fiche IMDB de Jodorowsky : http://www.imdb.com/name/nm0423524/?ref_=tt_ov_st

      Il a déjà réalisé des films, ce n’est pas un type qui sort de nul part et qui n’a rien fichu quand les autres ont trimé pour lui.

      Ce documentaire filme abondemment les pages de la bible, ce projet a existé, des gens ont travaillé AVEC Jodorowsky pour faire en sorte qu’il se monte.

      Que tu ne sois pas d’accord avec la notion que le projet a changé la face du cinéma de science-fiction, comme l’avance le documentaire, soit. Mais si le film n’existe pas, le projet lui, a bien existé, et il y a des preuves tangibles, qui sont d’ailleurs relayés dans le documentaire (ou alors, on est dans la conspiration totale et ils ont été inventés pour servir la cause de ce film, c’est ça ?).

      Bref…

  3. Sacha

    Bien sur que Jodo a eu le projet de faire Dune , qu’il a fait cette «  » » » »bible » » » » » » , qu’il a, à son époque , fait croire à plein de gens qu’il allait faire ce film …. Je ne dis pas le contraire ! Mais je n’ai pas besoin de voir la Fiche de Jodo pour le connaître , ça fait trente ans que je le connais , et ses seules productions qui est intérêt sont l’Incal et les métabarons , des séries qui doivent tout , à mon sens , à l’immense talent de moebius ou de Gimenez . Je n’ai aucun intérêt à flinguer Jodo , personnellement je suis prêt à le laisser vivre , continuer ses magouilles , ce qui me dérange , c’est votre peu de discernement à son sujet … Voyer son travail À LUI ( et non le travail de ses « amis » ) , ça ira vite ( juste deux /trois films ) … et après on en reparle !

  4. Merci beaucoup Stéphane, désolée pour le gouffre temporel de ma réponse (gros accident). C’est gentil d’essayer de communiquer avec « Sacha l’entraîneur de Pokémon » mais une personne aussi imbue d’elle-même ne comprendra jamais les créateurs en avance sur leur temps. Force m’est de constater que certains sont là seulement pour porter des jugements partially… Peut-être reconnaîtra t’il le génie de Jean Giraud à présent qu’il est mort ? Pas la peine de parler à des idiots butés. Je te souhaite le meilleur si tu reçois mon message et ma sympathie.

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