L’OEUVRE AU BLACK

C’est à Londres que nous avons pu rencontrer Shane Black (et son co-scénariste Drew Pearce), quelques jours seulement avant la sortie française d’IRON MAN 3. Exclusivement pour Capture Mag, les deux hommes expliquent la logique d’écriture derrière cette suite, qui a la lourde tâche de passer après le succès d’AVENGERS…

Shane, pourquoi cette obsession avec la période de Noël ?

Drew Pearce Pour être tout à fait honnête, c’est moi qui aie poussé à ce que l’intrigue se déroule pendant la période de Noël. Quand on a commencé à travailler ensemble, Shane ne voulait pas tellement aller sur ce terrain-là. Pour lui, il l’avait déjà fait auparavant dans L’ARME FATALE ou AU REVOIR À JAMAIS. Quand j’ai été engagé pour écrire le scénario avec lui, je savais que nous allions seulement travailler pendant quelques semaines ensemble, mais au fond de moi, je savais que si Shane Black allait donner sa version du personnage d’Iron Man, alors il fallait que l’intrigue se déroule pendant la période des fêtes, et j’ai fait en sorte de le convaincre, en tant que fan de ses précédents films.

Shane Black Pour moi, cela vient du cinéma que j’ai regardé en grandissant dans les années 70. La période de Noël m’a toujours intrigué, car il s’agit d’un théâtre propice à l’exagération dramatique : tout le monde vit de manière un peu précipitée et les gens solitaires le sont encore un peu plus à ce moment-là, car ils voient passer des couples et des enfants heureux, ce qui les rend encore plus seuls. En fait, c’est généralement l’heure de faire le bilan, ce qui n’est jamais très facile, et c’est probablement pourquoi on comptabilise plus de suicides pendant les fêtes. Mais en termes dramatiques, il est toujours très intéressant de raconter un événement particulier au sein d’un contexte global, qui concerne tout le monde, donc les spectateurs. Et d’une certaine manière, on s’est même dit que si c’était un film de Noël avec Tony Stark, alors ce serait le « Chant de Noël » à la Charles Dickens du personnage, avec ce parcours rédempteur similaire à celui de Scrooge, mais adapté à la Marvel. Ainsi, de façon symbolique, le personnage de Rebecca Hall serait le fantôme de toutes les femmes avec lesquelles il a couché et oublié dès le lendemain par exemple.

DP Quand nous avons commencé à évoquer les différents éléments que nous voulions intégrer dans l’histoire d’IRON MAN 3, je me suis demandé s’il n’était pas un peu étrange de raconter une histoire qui se déroule pendant la période de Noël, sachant qu’il s’agit d’un film dont la sortie est prévue en été. Mais je me faisais du mouron pour rien, étant donné que notre producteur Kevin Feige n’a même pas cligné des yeux quand nous lui avons fait part de notre intention.

Jon Favreau apparaît dans le film, après avoir réalisé les deux premiers films. Comment s’est déroulée votre collaboration, compte tenu de son passif avec la franchise ?

SB On a réglé chaque situation problématique en faisant de la lutte ! (rires) Pour tout dire, je ne sais pas quelles sont les raisons pour lesquelles Jon n’a pas réalisé ce troisième épisode. Je crois qu’il avait déjà beaucoup de projets dans sa besace, mais je peux vous dire qu’il a été particulièrement généreux en matière de conseils, y compris au moment du tournage, à même le plateau. À chaque fois que j’avais un conseil à lui demander, étant donné qu’il a déjà tourné les deux premiers films et s’est retrouvé dans les mêmes situations que moi, il n’a pas hésité à me donner la réponse, et il a été d’une très grande aide.

Quel genre de conseils ?

SB Par exemple, je lui ai demandé comment faire pour savoir à quoi allait ressembler les passages qu’on ne peut pas voir. En gros, je voulais savoir comment il faisait pour savoir à quoi le film allait ressembler au final, étant donné que sur un projet tel qu’IRON MAN 3, une quantité non négligeable de plans est tournée sur fond vert. Certains jours, nous avions juste une barre et un type en pyjama avec une tête de crapaud et il fallait que je puisse me projeter dans la séquence pour savoir ce que l’on allait vraiment tourner. Et il m’a répondu de ne pas m’en soucier, car de toute manière, il n’y a pas vraiment de moyen de savoir exactement à quoi le produit final va ressembler. Les délais sont tellement serrés que la qualité finale des plans à effets numériques n’est dévoilée qu’à deux ou trois semaines de la sortie du film. Et en attendant, il faut juste espérer que cela va fonctionner à l’écran !

DP Le ton du premier IRON MAN nous a également beaucoup influencé. Je parle en mon nom, mais je considère le premier film comme l’un des meilleurs films de super-héros, si ce n’est le meilleur, et il y avait un aspect proche de la comédie romantique que nous voulions retrouver ici. D’ailleurs, Jon m’a appelé pour nous féliciter, juste après avoir vu le film, en insistant sur le fait que nous avions retrouvé l’essence du personnage. C’était le meilleur compliment que je pouvais recevoir.

SB Nous avons suivi le premier IRON MAN à la lettre pour cette raison. Même si Tony Stark fait aujourd’hui partie d’une mythologie cinématographique qui englobe plusieurs autres super-héros, je pense que les spectateurs auraient halluciné s’ils avaient vu débarquer Thor dans le premier film, au moment où Tony est enfermé dans la caverne par exemple. Cela n’aurait eu aucun sens. Et même si nous prenons en compte le film AVENGERS, je voulais retrouver ce sentiment premier, et gérer la destinée de Tony Stark, et seulement Tony Stark.

DP D’ailleurs, l’un des éléments les plus intéressants du personnage d’Iron Man, c’est qu’il est très ancré dans la réalité, même si sa technologie peut sembler futuriste. Du coup, le contexte semble plus réel, et nous voulions retrouver cet aspect dans notre film, plutôt que de reprendre ce qui a fait le succès d’AVENGERS. L’un des éléments les plus attrayants des deux premiers IRON MAN tient au fait que les personnages sont adultes, ce qui est tout de même devenu très rare dans les blockbusters estivaux, y compris dans les films de super-héros. Shane se compare souvent à un cuistot quand il se lance dans l’écriture d’un film : plus il parvient à mélanger de goûts différents dans sa casserole, meilleur sera le ragoût. Et l’un des goûts spécifiques qu’il voulait retrouver pour IRON MAN 3, c’était précisément l’aspect de comédie romantique du premier film, qui tient à la maturité de personnages comme Tony et Pepper. Et je trouve que Shane a fait un très bon travail en tant que réalisateur, car il est parvenu à ménager chaque goût, chaque rupture de ton dans un ensemble particulièrement cohérent.

Shane, vous partagez un peu le même parcours avec Robert Downey Jr. Tous les deux, vous avez connu la gloire, puis la déchéance hollywoodienne, avant de revenir sur le devant de la scène. Au-delà du fait que vous ayez collaboré ensemble par le passé, est-ce que vous pensez que vous partagez une relation spéciale, qui vous permet de bien vous entendre avec lui ?

SB J’apprécie Robert, depuis longtemps maintenant. Des années avant de comprendre à quel point il avait traversé une période très difficile, je me souviens l’avoir croisé dans un supermarché à Los Angeles. Je ne voulais pas le déranger et passer pour un fan en allant à sa rencontre, mais nous avons échangé quelques mots et une poignée de mains, et il m’a semblé qu’il savait qui j’étais. De mon côté, j’avais l’étrange impression de l’avoir déjà rencontré auparavant, un peu comme si cela faisait des années que nous nous connaissions alors que cela n’était pas le cas. Des années plus tard, il m’a avoué qu’il avait ressenti la même chose, et je ne sais pas vraiment à quoi c’est dû. Peut-être que nous avons une histoire commune à Hollywood, car nous avons tous les deux eu des comportements un peu stupides et insouciants, je ne sais pas…

DP Je pense également que Shane parvient à saisir le sentiment de danger et d’inattendu que Robert Downey Jr apporte au personnage de Tony Stark. On sent le vécu de Robert dans le personnage de Tony, et c’est primordial pour rendre le personnage crédible. C’est pourquoi nous débutons le film sur un flashback qui se déroule avant sa capture dans la grotte, car nous voulions montrer à quel point Tony a été un salaud égoïste, afin de faire ressortir sa transformation. D’ailleurs, c’est le credo de Robert, qui nous disait sur le plateau du film que ce n’est pas parce qu’on est un super-héros qu’on ne peut pas être un salaud, ne serait-ce qu’un tout petit peu. Et c’est un aspect un peu délicat à jouer, surtout dans les séquences avec le jeune enfant, car cela pourrait vraiment tomber à plat et devenir sinistre. Il fallait donc trouver le ton adéquat.

Les personnages de Maya et surtout de Pepper Potts sont au centre de l’intrigue. Cela vous tenait à cœur de donner un rôle d’envergure à ce personnage féminin souvent relégué au second rang ?

SB Je me suis battu pour faire en sorte que les femmes dans IRON MAN 3 semblent intelligentes, crédibles et qu’elles aient quelque chose de pertinent à dire. Et il faut prendre en compte ce qu’une actrice de grand talent comme Rebecca Hall peut apporter à son personnage, avant même de jouer avec les attentes de son personnage, notamment dans la façon qu’elle peut avoir de renvoyer une certaine image de Tony, à la façon d’un miroir.

DP Nous voulions également faire en sorte que Pepper existe, et qu’on puisse rendre justice au personnage ainsi qu’à l’interprétation de Gwyneth Paltrow. Dans le comic book, elle n’est pas effacée et inintéressante, bien au contraire. C’est un roc, et c’est ce qu’elle est dans les précédents films, mais pour Tony. Au contraire, nous voulions qu’elle soit également forte par et pour elle-même.

SB De plus, j’aime l’idée qu’Iron Man se crée ses propres problèmes, et comme je l’ai déjà dit, le personnage de Maya représente une certaine forme d’innocence pervertie par Tony Stark, une sorte de fantôme du passé qui revient le hanter à ce moment précis de sa vie, quand rien n’est plus pareil depuis l’attaque de New York.

DP Pendant l’écriture, Shane se référait à Frank Capra, mais dans un contexte de science-fiction. Et les femmes contribuent à cet aspect, tout comme c’est le cas de ce passage qui arrache le personnage de Tony de son fief ensoleillé pour l’envoyer dans l’Amérique profonde, dans une petite ville enneigée, avec un enfant qui lui colle aux basques. De plus, pour revenir à la question d’origine, il faut reconnaître que les films adaptés de comics ont tendance à s’adresser aux jeunes adolescents et aux garçons en premier. Donc quand on traite de personnages féminins adultes, cela a tendance à changer la donne. Nous nous sommes battus comme des diables pour garder l’intrigue concernant Maya, que ce soit à l’écriture comme au montage, et pour reprendre les termes de Shane, je pense que c’est payant parce qu’il s’agit du petit oasis de calme avant que les impératifs du film de super-héros ne reprennent le dessus.

Le film semble boucler la boucle. Est-ce que vous pensez que l’histoire personnelle d’Iron Man s’achève ici, du moins au cinéma ?

DP Déjà, d’un point de vue légal, on ne peut pas répondre à votre question ! Non, en vérité, nous n’avions pas vraiment de mission particulière. D’ailleurs, AVENGERS était encore en tournage quand nous étions en train d’écrire IRON MAN 3. Pour tout dire, nous ne savions même pas dans quelle direction allait partir le film de Joss Whedon. Et d’une étrange manière, on pourrait presque dire qu’il s’agit du troisième film de la trilogie concernant Tony Stark, non ?

SB Personnellement, j’étais prêt à tourner IRON MAN 3 et 4 en même temps. Drew était partant !

DP Tout à fait, mais j’ai ce sentiment que dans AVENGERS, l’intrigue permettait à Iron Man d’atteindre une certaine forme d’accomplissement. Il est devenu le héros du monde entier. Mais avec IRON MAN 3, nous voulions traiter Tony Stark, et lui donner un peu de paix. Tout le film tourne autour de la vie de Tony, après les événements qui ont eu lieu à New York, et sa façon de se remettre de cette expérience.

SB En termes de style et de contenu, ce sont deux films très différents. Je ne pense pas que nous abordons le personnage de Tony de la même manière, car il est plus ancré dans la réalité, mais si on me propose de faire une version différente de Tony, en traitant l’armure avant toute chose, c’est parfaitement faisable. Les variations sont infinies, à commencer par ce qu’on peut lire dans les comics. Donc je ne pense pas que l’histoire d’Iron Man s’achève ici, non.

DP D’ailleurs, la phrase finale du film, quand Tony dit « Je suis Iron Man », n’a rien de définitif. Au contraire, il me semble qu’elle ouvre justement sur toutes les possibilités permises par l’univers et le personnage. Il se rend enfin compte qu’il peut être à la fois Tony ET Iron Man. Et je pense que c’est tout à fait vrai pour Robert également, car le rôle lui colle désormais à la peau !

SB Un journaliste m’a dit : « Alors, cette phrase finale, c’est une façon pour Robert de dire que James Franco ne pourra jamais reprendre le rôle ? ». (Rires) Mais non, ce n’est pas ce que ça veut dire. Mais si vous me demandez mon avis, je pense qu’il peut encore faire deux films, au minimum, avec ce personnage, car il pète encore la forme. Qu’il s’agisse d’une suite à IRON MAN 3 comme d’un autre AVENGERS, peu importe…

De plus, il y a encore de la marge, avec des centaines d’histoires issues des comics…

SB Tout à fait, les comics ont tendance à se répéter tous les 20 ans environ, mais si vous voulez trouver une nouvelle histoire de Batman, il suffit d’aller dans un magasin de comics et vous trouverez votre compte. C’est comme ça depuis 75 ans, et il y aura toujours des nouvelles histoires à raconter sur Iron Man, donc il sera toujours possible de faire un autre film, si Marvel souhaite persévérer dans cette direction.

Apparemment, vous n’étiez pas tenus de collaborer ensemble sur le scénario du film. Qu’est-ce qui a changé la donne ?

DP En fait, c’est très simple. Marvel m’a embauché pour travailler sur IRON MAN 3 très peu de temps avant d’engager Shane Black. Et c’était l’une des premières fois que le studio engageait un réalisateur susceptible d’écrire ses propres histoires : Joss Whedon n’avait même pas encore commencé à tourner AVENGERS et ce n’était pas le cas sur les deux premiers IRON MAN, ni sur L’INCROYABLE HULK ou encore CAPTAIN AMERICA : FIRST AVENGER et THOR. Et à vrai dire, on s’est un petit peu tournés autour pour commencer, à tel point qu’on se serait crus dans un film écrit par Shane Black justement, sauf que j’incarnais le sidekick un petit peu dépassé par les événements.

SB Ah oui, et je suis le vieux de la vieille qui te prend en grippe, c’est ça ? (Rires) Alors en effet, ça s’est un peu passé comme ça au début. Je ne voulais pas travailler avec Drew. Après le meeting, je suis allé voir Kevin Feige qui m’a dit que Drew était trop content de m’avoir rencontré, mais je l’ai tout de suite arrêté, en lui disant que ce n’était pas possible. Tous les prétextes étaient bons pour ne pas travailler en collaboration avec lui : j’ai dit qu’il avait une drôle de barbe, un drôle d’accent et que sa tronche ne me revenait pas. Kevin a insisté, il m’a dit que je devais écrire un premier jet avec lui, parce qu’il avait déjà été engagé. Alors, je lui ai suggéré de le virer, car j’ai l’habitude de travailler avec mes propres partenaires d’écriture, mais au bout d’un moment, j’ai capitulé et j’ai accepté d’écrire avec Drew. Et au bout de cinq jours, quand on se retrouvait chez moi ou chez Marvel à élaborer les grandes lignes d’IRON MAN 3, je me suis retrouvé à écouter ses suggestions, car j’étais totalement acquis à sa passion pour le projet. Je me suis rendu compte qu’il avait des véritables connaissances en matière de comics, et qu’il était très littéraire dans sa façon d’écrire, donc je n’avais plus rien à redire.

DP L’un des meilleurs moments de cette expérience aura été quand j’ai envoyé les cinq premières pages que j’ai écrites à Shane. J’étais un peu anxieux, car j’avais un peu peur de lui envoyer de la merde, et au final, il m’a rappelé un matin pour me dire de continuer dans la même lignée, car c’était exactement ce qu’il voulait. Je n’en revenais pas, j’étais aux anges !

Pour avoir écrit des classiques de cette époque comme L’ARME FATALE ou LE DERNIER SAMARITAIN, que pensez-vous du revival des films d’action des années 80 que l’on peut voir à Hollywood en ce moment ?

SB Je n’ai pas encore vu LA CHUTE DE LA MAISON BLANCHE, mais cela n’a pas l’air d’être un grand film. Enfin, je ne veux pas médire, c’est peut-être le cas, mais ce qui transparaît à mes yeux dans cette nouvelle vague de films, c’est que les réalisateurs ou les acteurs n’aiment pas vraiment ce qu’ils tournent. Du moment que l’on suit une formule qui a fait ses preuves d’un point de vue financier, au lieu de suivre un modèle artistique, on tombe forcément dans le déjà-vu, et c’est ce que je reproche à ces films, qui ne font généralement que s’inspirer des autres films au lieu de générer leurs propres signes distinctifs.

Voici quelques années de cela, vous avez écrit un traitement pour L’ARME FATALE 5 – intitulé LETHAL WEAPONS – et c’est un projet que vous vouliez réaliser. La rumeur prétend que l’histoire se déroulait de nos jours, mais aussi à travers des flashbacks se déroulant pendant la guerre du Vietnam, et le personnage de Riggs était devenu un agent infiltré et accro à l’héroïne. Malheureusement, le film ne s’est jamais tourné, mais que pouvez-vous nous révéler sur le projet ?

SB Cette intrigue n’a rien à voir avec le traitement que j’ai écrit pour L’ARME FATALE 5. Il s’agit effectivement d’un scénario qui a tourné à Hollywood, en tout cas je me souviens de cette histoire de narcotiques, mais je n’en ai pas écrit une ligne. Dans mon traitement, Riggs et Murtaugh étaient trop vieux, mais ils tenaient encore la distance, et on les envoyait à New York, alors que la ville était frappée par la pire tempête de neige de son histoire. Et ils devaient déjouer un complot visant à mettre à mal le département de la sécurité intérieure des États-Unis par le biais d’une attaque de drones. J’étais plutôt satisfait du traitement et de l’intrigue, mais pour des raisons qui ne concernent que lui, Mel Gibson ne voulait pas tourner une autre suite à L’ARME FATALE. Je lui ai proposé un autre projet, un thriller d’espionnage qui s’appelait COLD WARRIOR, et il était partant, mais le financement est tombé à l’eau. J’avais l’impression de courir derrière l’aval de Mel Gibson pour pouvoir faire un film, et quand j’ai fini par l’obtenir, c’est comme si Mel n’avait plus l’aval du public, puisque plus personne n’allait voir ses films au cinéma. Heureusement pour moi, Robert Downey Jr est arrivé à la rescousse, car c’est lui qui m’a proposé de tourner IRON MAN 3.

Remerciements particuliers à Aude THOMAS.

3 Commentaires

  1. Merci beaucoup pour cette interview très intéressante et surtout sans langue de bois de la part des deux intervenants !

  2. Goldanus

    Merci pour l’interview!

    Par contre concernant le « revival » du film de gros bras fallait lui parler de Safe, dans sa concision, l’utilisation du genre et de ses codes qui ne débouchent pas sur du meta tout en racontant son histoire avec ses personnages tout en entretenant les archétypes sans aucune distance par rapport au genre…j’aurais bien aimé savoir ce qu’il pensait de ce film réalisé aussi par un ancien petit génie (scenar de la relève et du punisher à 20 ans, real de Fresh) et ce qu’il pense du fait que le film soit totalement passé en-dessous du radar d’un paquet de monde (les même qui salues le retour du « revival 80’s » avec des films 2.0 tout figé, tout moches et tout gris).
    Ce qui remet en cause cette étiquette « revival » (oui parce que ne parler que du fond du panier pour ne pas reconnaitre les anomalies, pas sur que l’effet mode ne dure)

    Bref, je suppose que le coté artisanal/pas figé exécuté par une équipe appliqué et concerné c’est ce qu’il recherche lorsqu’il parle de moule et de formule (une vraie série B)

  3. Fest

    Merci pour l’interview Arnaud !

    Sinon d’accord avec Goldanus sur SAFE (il ne s’en étonnera pas), petit film mais super bien mené et réalisé.

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