LES DEUX CAVALIERS DE L’APOCALYPSE

Après la production américaine INFECTÉS, LES DERNIERS JOURS marque un retour au pays pour Alex et David Pastor, réalisateurs barcelonais qui s’étaient fait connaître avec plusieurs courts métrages, dont le formidable LA RUTA NATURAL. Actuellement basés à New York où ils développent plusieurs projets, les frères Pastor sont revenus pour nous sur la conception et les multiples niveaux de lecture de leur second long métrage qui vient de sortir en salles.

Comment vous est venue l’idée des DERNIERS JOURS ?

DAVID : C’était durant le montage de notre précédent film, INFECTÉS. Nous travaillions dans un gratte-ciel de Manhattan et notre salle de montage avait une vue imprenable sur toute la ville. Durant une pose, nous nous sommes laissés aller à rêvasser devant tous ces buildings aux fenêtres illuminées : on avait l’impression qu’il s’agissait d’îlots de vie isolés dans les ténèbres. Chaque immeuble pouvait devenir un monde en soit, un territoire peuplé de ses propres ermites. Nous nous sommes alors demandés quel serait notre monde si ce ressenti était conforme à la réalité. Et surtout : quelles en seraient les conséquences pour l’humanité ?

3Cela signifie-t-il que vous pensiez situer votre film à New York ? Je vous pose cette question parce que Barcelone me semble avoir joué un rôle primordial dans la confection des DERNIERS JOURS.

DAVID : Nous voulions en effet dès le départ que notre histoire se déroule à Barcelone et ce pour plusieurs raisons. Déjà, c’est la ville où nous avons grandi. Ensuite ce genre de film catastrophe se déroule toujours dans les mêmes lieux, et notamment à New York. Par conséquent, quand on fait ce type de cinéma en langue anglaise, le public débarque dans la salle avec des idées préconçues très fortes. Or, comme nos personnages ne sont pas Américains, je ne crois pas que le public s’attende à ce qu’ils se comportent en sauveurs de l’humanité. Nos personnages se moquent totalement de trouver le remède miracle aux maux qui rongent le monde, ils veulent juste sauver leur peau et celle de leurs proches.
ALEX : De plus, notre film est surtout conçu à destination des Européens. Et je crois que pour ce public, il est plus terrifiant de voir un film qui se situe dans un environnement qui leur est familier. J’ajouterai autre chose : New York, comme San Francisco ou Los Angeles d’ailleurs, ont été tellement filmés, que ces villes sont devenues des décors de cinéma et plus des lieux réels. La plupart des spectateurs dans le monde connaissent New York à travers le cinéma. Une ville moins filmée confère à votre film un surplus de réalité.

Avez-vous également choisi Barcelone pour le mélange architectural très particulier de cette ville ?

DAVID : Oui parce que Barcelone est une ville très belle, très cinégénique. Mais en plus, comme on a longtemps vécu à Barcelone, on savait ce que les personnages devraient traverser pour atteindre leur but, et nous pouvions créer leur parcours de façon organique, en rapport avec ce que sont réellement la ville et ses habitants. Finalement, nous sommes quand même beaucoup moins allés vers Barcelone pour des raisons esthétiques, que pour le rapport affectif que nous avons avec cette ville.

Avez-vous écrit le film in situ ? Et si c’est le cas, est-ce que ce contexte a influencé le scénario ?

ALEX : Si mes souvenirs sont bons, nous avons commencé l’écriture à New York, mais on a fini le scénario à Barcelone. C’est vrai que le scénario a évolué en parallèle avec notre recherche des décors. D’autant plus que nous n’avions pas les moyens de faire construire des décors.

7Saviez-vous dès le départ que vous auriez cette structure en flashback ?

ALEX : C’était là dès la seconde ou troisième version du scénario. Très vite, nous avons compris que nous devions avoir une ouverture très forte, en plein dans le chaos de ce monde post apocalyptique. C’était évidemment plus efficace d’un point de vue dramaturgique : les spectateurs étaient dès lors avides de découvrir les réponses aux nombreuses questions que pose cette ouverture. Cette structure nous permettait également d’être plus facilement évasifs sur les évènements qui ont conduit à cette situation : nous avions moins besoin de tout expliciter, nous pouvions aller rapidement vers le cœur du récit, à savoir le parcours du duo de personnages principaux.

Avez-vous modifié les flashbacks durant le montage ?

DAVID : Oh oui. Nous avons pas mal bougé l’emplacement de ces flashbacks jusqu’à la fin du montage, notamment après avoir testé le film auprès du public.

Vous avez donc fait des projections tests alors. Ce mode opératoire vous vient-il de votre expérience aux États-Unis ?

4DAVID : Oui et non. Quand on travaillait aux États-Unis, on a réalisé qu’il y avait deux types de projections tests : celles que l’on apprécie, et celles que l’on n’apprécie pas du tout (rires) ! Celles que l’on n’aime pas consistent à rassembler un panel représentatif de spectateurs dans un multiplexe de Burbank et à leur donner des cartes à remplir en fin de film. Et vous vous retrouvez avec des trucs absurdes, comme : « On veut voir plus de nichons à l’écran ! » (rires). Par contre, ce qu’on a retenu de notre expérience avec INFECTÉS, c’est qu’il est très utile de montrer le film à des gens de votre lointain entourage et qui ne vous connaissent pas vraiment – comme les voisins de vos cousins – et de tenir compte de leurs impressions. Par exemple, les gens ne comprenaient pas que la boutique de jouets de Julia est dans le centre commercial, ils pensaient qu’elle était dans une rue. Alors nous avons fait quelques retakes en équipe très réduite pour donner une information supplémentaire au public. Même chose avec un plan d’un personnage transportant un rat mort : nous l’avions supprimé, mais des spectateurs se demandaient comment nos survivants pouvaient se nourrir. Nous avons donc choisi de remettre ce plan. Vous savez, on ne fait pas les films pour soit, on les fait pour communiquer avec les autres, même si ça n’est pas avec tous les autres. Il faut constamment tenir compte de l’autre quand on fait un film. Et par conséquent, il serait terriblement présomptueux de notre part de dire : « Notre film sera suffisamment parfait pour parler aux autres. »

Si je vous suis bien, la crise financière a frappé l’Espagne durant l’écriture du scénario…

DAVID : C’est exact.

Cet événement a-t-il changé votre façon d’appréhender cet univers et ces personnages ?

ALEX : Oui, définitivement. On ne cherchait pas à faire un film engagé politiquement, mais on ne pouvait pas ignorer ce qui se passait autour de nous. Et le propos du film rejoint ce qui se passe avec le monde de la finance aujourd’hui : nous vivons sous le joug d’un modèle économique qui commet un véritable massacre. Des gens sont abandonnés, d’autres sont contraints de gâcher leur vie dans un emploi qui ne leur convient pas, etc. La crise financière n’était sur ce point qu’une nouvelle preuve manifeste des problématiques de la société capitaliste occidentale.

2LES DERNIERS JOURS est un film sur la peur : peur d’affronter sa vie, d’aller de l’avant, de prendre des risques. Or, il me semble que les marchés financiers sont également guidés par la peur, et que c’est cette peur qui est la source d’un tel dysfonctionnement.

ALEX : Ah oui, c’est certain. Il y a une double peur même : d’un côté, le fait que nous tous ayons peur de perdre le contrôle sur notre vie, parce qu’un système que la grande majorité d’entre nous ne comprend pas la gère à notre place. Mais le fonctionnement même de ce marché, de la spéculation à proprement parler, est basé sur la peur. Or, notre personnage principal se définit également par la peur : la peur de grandir, de devenir père, d’abandonner un métier qui le rend malheureux.

J’ai beaucoup de mal à croire que votre budget n’était que de 5 millions d’euros.

DAVID : Et pourtant c’était bien le cas. On s’en est sortis grâce à plusieurs choses. Déjà, on avait une super équipe, qui s’est beaucoup investie pour obtenir le résultat que vous voyez à l’écran. Il ne faut pas oublier qu’on a des techniciens de grand talent en Europe, c’est vraiment dommage qu’ils ne puissent pas exploiter leur savoir-faire à cause de la crise qui frappe notre milieu. L’autre chose, c’est que nous avons pu vraiment exploiter l’argent mis à notre disposition pour le film. Je ne sais pas comment c’est en France, mais aux États-Unis, une grosse partie du budget d’INFECTÉS a été gaspillée dans nos chauffeurs, une caravane dans laquelle nous avons dû passer deux heures sur la totalité de la production et une assistante personnelle qui passait son temps à nous demander si nous voulions un café. Sur LES DERNIERS JOURS, on allait chercher notre café nous-mêmes (rires) ! Enfin, l’autre chose, c’est qu’on a tenté d’exploiter au maximum ce qu’il y avait autour de nous, comme le métro en construction, un décor incroyable qui ne nous a presque rien coûté. C’était la même chose avec tous les animaux sauvages du film : on n’avait pas les moyens de tout faire en CGI, alors on a employé de vrais animaux. Il y a un peu de manipulation 8numérique pour mettre l’ours et les acteurs en situation de proximité par exemple. Mais répliquer cet animal en numérique nous aurait coûté tout notre budget pour un résultat qui n’aurait pas été meilleur.

J’imagine qu’une des clefs de votre réussite, c’est également une préparation minutieuse.

DAVID : Oui. Je crois qu’on a story-boardé 95% du film. Il n’y a qu’une demi page du scénario que nous n’avons pas story-boardée, et encore, c’était vraiment par manque de temps (rires) ! Bon, c’est pas bien grave puisque ça doit faire 30 secondes dans le film (rires). Mais on avait vraiment besoin que notre équipe visualise tout ce que l’on voulait faire, notamment parce qu’on a utilisé plein de petites astuces pour donner l’impression qu’on avait plus de moyens. Et quand on travaille à deux sur un film, on ne peut pas s’accorder le luxe d’improviser.

Pas le temps de vous engueuler quoi !

DAVID : Pas sur le plateau en tout cas. Par contre, en préproduction et en post production, on peut se disputer. Mais bon, rien de bien grave, et puis on arrive toujours très vite à une solution.
ALEX : On en revient à ce que l’on disait sur les spectateurs : si vous faîtes un choix dans un film, c’est que vous avez une raison objective de faire ce choix. Chaque chose doit avoir une bonne raison d’être là. Et c’est pour ça qu’une dispute ne peut pas durer : la raison l’emporte toujours.

Comment vous départissiez-vous le travail ?

ALEX : On ne scinde jamais les postes, on aime tout faire, tous les deux. Ça nous semblerait bizarre de laisser un aspect entier de la conception du film nous échapper, on aurait peur de perdre de vue la cohérence du projet.

Mais dirigez-vous parfois deux équipes en parallèle ?

DAVID : Ça nous arrive, mais sur ce film, nous n’avons fait ça qu’une seule journée à cause du peu de disponibilité des décors. Mais de toute façon, Quim (Gutiérrez, l’acteur principal – NDR) est dans presque tous les plans, et on ne pouvait pas tourner à deux équipes parce qu’il ne sait pas encore se dupliquer (rires) !

J’ai l’impression que la palette de couleurs du film évolue assez radicalement : le vert est totalement absent de la quasi totalité du métrage, alors qu’ils déborde de l’image dans la fin du film.

ALEX : On n’a pas pensé en ces termes. Par contre, c’est vrai que l’on a essayé de créer une rupture visuelle entre la ville et la nature. Tout ce qui se déroule dans la ville baigne dans des teintes bleues et grises. Et on se réservait des teintes plus chaleureuses pour les scènes avec Julia, puis pour le final. Notre idée c’était que même avant l’apocalypse, le monde dit « normal » dégageait quelque chose de malsain.

Il semble comme mort.Feature

ALEX : Exactement.

Il y a aussi une régression « positive » de vos personnages au fil du film : ils doivent apprendre à utiliser le feu, récupérer de l’eau de pluie, chasser, se repérer…

DAVID : J’adore les Français ! Vous prenez vraiment la peine de réfléchir aux films, ça fait vraiment plaisir.

Merci.

DAVID : Ah non, mais ça fait du bien ! En Espagne, on n’a pas eu ce genre de réflexion, alors que pour nous, ça nous semblait être une chose primordiale à comprendre dans LES DERNIERS JOURS. Et ce fut d’ailleurs une grande source de frustration : nous devions plus expliciter cet aspect du film avec les dialogues, et on a tout coupé en nous disant que ce serait trop grossier. Mais comme personne ne nous en avait parlé jusqu’à présent, nous pensions que nous avions pris la mauvaise décision. Votre réflexion est donc un grand soulagement. LES DERNIERS JOURS est bien l’histoire de deux hommes du monde moderne, prisonniers d’un cadre de vie qui n’est pas adapté au fonctionnement de leur corps. Ils sont assis toute la journée, à taper sur un clavier en regardant un ordinateur, et il en découle tout un tas de frustrations et d’angoisses pour eux. L’apocalypse est leur libération et redevenir des hommes plus primitifs est un soulagement. D’ailleurs, les scènes d’action sont de plus en plus sauvages. Au fil de l’histoire, notre duo acquière également un lien plus direct avec leurs acquis. Aujourd’hui, on fait un travail dématérialisé et l’on reçoit un salaire à la fin du mois qui vous permet d’acheter de la nourriture déjà transformée. Nous avons perdu toute relation avec notre condition animale.

Les deux héros doivent également apprendre à mieux fusionner avec leur environnement, à ne plus le dominer ou à être dominé par lui, c’est un rapport plus organique avec le monde qui les entoure.

ALEX : C’est ça. Avant, ils suivent le courant, la masse. Ensuite, ils doivent émerger en tant qu’individus en se forgeant une place dans le monde littéralement à la force des mains.
DAVID : Ça va peut être semblé prétentieux comme comparaison, mais dans la version longue d’APOCALYPSE NOW, le personnage de Martin Sheen remonte le temps à mesure qu’il remonte le fleuve. Et bien nous espérions construire une structure comme celle-ci dans LES DERNIERS JOURS.

1J’ai l’impression également que la référence à TERMINATOR quand vous présentez le personnage interprété par José Coronado est lourde de sens…

ALEX : Je suis content que si ça vous a fait rire, mais pour nous c’était plus une blague qu’autre chose.

J’ai été un peu trop Français pour le coup ?

ALEX : C’est possible (rires) !

Aviez-vous conscience du fait que choisir la peur comme unique cause de l’apocalypse était extrêmement risqué ? Ces scènes d’angoisse auraient pu être inoffensives ou, pire, ridicules.

ALEX : C’était très clairement l’un des grands défis du film. À tel point d’ailleurs que, lorsque nous faisions le montage financier du film, nous avons tourné un court-métrage qui pouvait faire office de teaser puisqu’il se déroulait dans le même univers que notre long-métrage : on y voit un groupe de survivants enfermé dans un immeuble. Mais l’un d’eux doit sortir pour aller chercher à manger. Et donc, tout le principe du court consistait à filmer ce survivant subir une crise de panique en franchissant le seuil d’entrée de l’immeuble. Nous pouvions ainsi montrer à nos interlocuteurs comment ce sentiment très abstrait allait être visualisé par le son, le choix des axes et des mouvements de caméra. Mais ce concept était autant un défi qu’une bénédiction : ces scènes sont un prétexte pour faire de la « mise en scène », d’utiliser à fond tous nos moyens cinématographiques pour créer des effets qui, dans un autre contexte, pourraient sembler gratuits. L’autre chose formidable de ces scènes, c’est qu’elles impliquent tout le monde. Notre comédien, Quim, le directeur photographie, le sound designer, le compositeur, tout le monde pouvait briller dans cette scène. C’est du pur cinéma.

Comment peut-on voir ce court ?

ALEX : Il sera sur le DVD.

+ATTENTION, LES DEUX QUESTIONS ET RÉPONSES SUIVANTES DÉVOILENT DES PANS IMPORTANTS DE L’INTRIGUE DU FILM

Pourriez-vous nous parler du design de la ville en décrépitude ?

ALEX : On a beaucoup été beaucoup influencés par le livre d’Alan Weisman, HOMO DISPARITUS : c’est un essai qui réfléchit à la façon dont notre monde pourrait évoluer si l’homme disparaissait de la surface du globe. La scène des deux chiens qui se courent après vient directement de là : les animaux familiers retourneraient vite à la vie sauvage sans nous.

Dans les derniers plans, la ville est certes en ruines, mais elle n’est pas du tout angoissante. J’aurais envie d’y vivre.

DAVID : C’est exactement ce que l’on a dit aux gens des effets spéciaux visuels. En gros, on s’est inspiré de villes comme Tchernobyl, où les gens ont du partir précipitamment, mais en l’idéalisant pour en dégager un sentiment positif.

6Votre film a-t-il bien fonctionné en Espagne ?

DAVID : Je crois que c’est pas mal, on est le second plus gros succès espagnol de l’année pour l’instant, après le dernier Almodovar. Mais le gros souci, c’est que le box-office espagnol est en berne et aujourd’hui, un succès sur le territoire ibérique n’a plus du tout le même sens qu’auparavant. Ces derniers jours, nous sommes allés voir BEFORE MIDNIGHT dans un cinéma de Manhattan à 16h00, un jour en semaine. Or, il y avait plus de monde dans la salle que dans un important cinéma barcelonais un samedi soir !

J’ai eu l’occasion d’en parler avec Amenábar et Mateo Gil en novembre dernier, et ils étaient très pessimistes sur l’état de l’industrie cinématographique espagnole.

DAVID : Nous le sommes tous. Mais c’est parce que les budgets sont coupés dans tous les sens : moins d’argent de la télé, moins d’argent de l’État, et moins d’argent du public. C’est très dur de faire un film en Espagne qui ne soit pas déficitaire.

Quels sont vos projets ?

ALEX : On finit d’écrire un scénario qui sera réalisé par Tarsem avec Ryan Reynolds. Ils sont en pleine préproduction (il s’agit de SELFLESS : un homme âgé fait transférer son esprit dans le corps d’un jeune homme, avant de s’apercevoir que les origines de sa nouvelle enveloppe charnelle sont extrêmement louches – NDR). Pour le reste, nous ne sommes pas suffisamment avancés pour en parler.
DAVID : Le seul truc que l’on peut vous dire, c’est que ce sera très certainement en langue anglaise.
ALEX : On aimerait continuer à tourner en espagnol, mais en ce moment, c’est suicidaire.

Pour terminer, une question un peu clin d’œil. Alex, en tant que réalisateur de LA RUTA NATURAL, qu’avez-vous pensé de L’ÉTRANGE HISTOIRE DE BENJAMIN BUTTON ?

ALEX : (rires) Je suis un grand fan de David Fincher, mais je n’aime pas trop L’ÉTRANGE HISTOIRE DE BENJAMIN BUTTON, c’est trop long et trop « Oscarisable » à mon goût. Je vois le parallèle avec mon court métrage, mais ce n’est pas une idée totalement inédite, on l’a vue dans des romans, d’autres courts métrages… C’est presque un sous-genre en soit.

Un immense merci à Sophie Bataille

1 Commentaire

  1. Grotesque

    Super interview. Merci pour le lien du court, il est mortel.

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