ALICE SWEET ALICE

Pour autant que la notion d’auteurisme ait pu se développer dans le milieu du jeu vidéo au cours de ces dernières années, elle reste moins prégnante que son équivalent cinématographique, et les « auteurs » (en l’occurence les games designers) continuent à être perçus comme faisant partie d’un tout, là où on aura plus facilement tendance à attribuer l’entière paternité d’un film à son réalisateur. C’est pourquoi on pourra être surpris de voir qu’un des rares exemples de jeu directement vendu sur le nom de son auteur, en l’occurence le bien nommé AMERICAN MCGEE’S ALICE, concerne un designer dont on n’ira pas prétendre qu’il est encore l’égal des Kojima, Blezinski, Miyamoto, Spector et consorts. Logique cependant, vu que le jeu avait pour principal argument l’originalité de son design et de la vision par McGee de l’univers de Lewis Carroll. Joli succès critique et public à sa sortie, ALICE se voit donc aujourd’hui doté d’une suite aussi tardive qu’attendue.

Un peu perdu dans les très médiocres SCRAPLAND et BAD DAY : LA, et après un petit détour dans des terrains similaires via une série de jeux à télécharger basés sur les contes des Frères Grimm qui le voyait là aussi réinterpréter des oeuvres connues à sa sauce, American McGee voit sans nul doute dans ce retour au jeu qui aura fait sa renommée une manière de renouer avec le succès autant qu’avec l’inspiration. On ne sera donc guère surpris de se retrouver en terrain visiblement familier avec ALICE : MADNESS RETURNS, que ce soit dans l’intrigue qui voit à nouveau une Alice souffrant de troubles psychologiques replonger dans un Wonderland perverti par sa psyché, que dans le design qui semble rester dans la droite lignée de l’original quant à la vision de ce Wonderland alternatif. Pour autant, la vue des différentes bande-annonces laisse à penser que l’univers ne perd rien de son attrait et de son originalité, reste maintenant à savoir si le gameplay suivra, et surtout si la notion de psychologie au centre de l’intrigue saura être intégrée d’une manière pertinente au gameplay (chose que réussit plutôt bien un DEAD SPACE 2 par exemple). On saura ça à partir du 14 juin prochain, date à laquelle le jeu sera disponible dans toutes les bonnes crèmeries, mais une chose est déjà sûre : ça ne peut pas être pire que le Burton !

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