VITE FAIT BIEN FAIT !

En plus d’avoir pu tâter la PS Vita pendant une dizaine de minutes (voir notre compte-rendu ici) et d’avoir vu tourner PROTOTYPE 2 (on reviendra dessus aussi), le « Paris Games Week » qui s’est tenu à Paris, Porte de Versailles du 21 au 25 octobre, nous aura permis de tâter quelques-uns des jeux les attendus pour la fin de l’année, voir pour l’année prochaine. Ce compte-rendu a été rédigé à quatre mains, à vous de faire la différence entre les textes de Matthieu et ceux de Stéphane !

007 : GOLDENEYE RELOADED

Les affaires reprennent pour 007, du moins au cinéma. Daniel Craig s’apprête à reprendre le rôle qui a fait de lui une star, sous la direction de Sam Mendes, le réalisateur oscarisé de AMERICAN BEAUTY. Tout ça pour dire que le film connaîtra probablement une adaptation vidéoludique qui sera édité par Activision, le champion des licences annualisées. En attendant donc la fin de l’année prochaine, date prévue pour ce BOND 23 encore sans titre officiel, il faut bien remplir la case 007 de 2011, et l’éditeur propose donc ce remake HD du remake de GOLDENEYE sorti l’an dernier sur Wii. Sur le papier, pourquoi pas, en admettant que certaines améliorations aient été apportées au jeu. Mais la prise en main du premier niveau nous confirme qu’il ne s’agit ici que d’un bête portage mis aux normes des consoles HD. C’est propre, ça a l’air de tourner sur le moteur habituel de CALL OF DUTY, mais c’est toujours aussi anecdotique pour un FPS mettant en scène le plus célèbre agent secret de sa majesté. Bref, on attend de pouvoir faire le jeu avant de se prononcer, mais ça sent quand même le pressage de citron. Et dire que GOLDENEYE sur N64 était probablement le plus grand FPS console de son temps…

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CALL OF DUTY : MODERN WARFARE 3

C’est avec un mélange d’excitation et de suspicion que nous attendons CALL OF DUTY : MODERN WARFARE 3 ici, chez GP. D’un côté, les coulisses du développement font craindre le pire quand à la tournure de la licence. De l’autre, il faut reconnaître que les bande-annonces promettent un spectacle toujours ébouriffant et des « money shots » en pagaille, malgré un moteur vieux de quatre ans. Le mode « Spec Ops Survival » pouvait faire regretter le précédent mode co-op, « Spec Ops » justement, notamment car il ne s’agit que d’un bête mode « Horde », plutôt qu’une série de missions scriptées à accomplir entre amis. Mais force est de constater, manette en main, que les développeurs connaissent leur métier et leur public. En effet, après avoir passé une dizaine de minutes à flinguer du terroriste dans les rues de Montmartre (avec un bonus financier à la clé qui permet de débloquer armes et munitions, tout en montant de niveau), force est de reconnaître que l’éditeur Activision a su nous vendre le jeu. Bourrin de chez bourrin, notamment dans sa possibilité de s’acharner sur des hélicoptères sur-armés et de s’offrir les services d’un groupe très efficace du GIGN. Ah, ils savent nous prendre par les sentiments !

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RESIDENT EVIL REVELATIONS

15ème anniversaire oblige, Capcom inonde le marché de produits estampillés de sa saga d’horreur fétiche. Après les remasters HD plus ou moins heureux de CODE VERONICA X et RESIDENT EVIL 4, et avant que OPERATION RACOON CITY ne vienne terroriser nos consoles HD, c’est la toute nouvelle 3DS de Nintendo qui est à l’honneur avec ce RESIDENT EVIL REVELATIONS, qui nous permet à nouveau d’incarner Jill Valentine, héroïne historique de la série. Située avant celle de RESIDENT EVIL 5, l’intrigue voit Jill partir à la recherche de Chris Redfield, récemment porté disparu pendant une mission. La démo du Paris Games Week, identique à celle présentée sur d’autres salons récents, nous place sur un paquebot de luxe infesté d’armes bio-organiques. L’occasion de constater que les promesses des développeurs semblent tenues, puisque le jeu met clairement l’emphase, contrairement aux épisodes plus récents, sur un gameplay de survival-horror à l’ancienne. Si l’on peut désormais viser en vue à la première personne, les monstres s’avèrent coriaces et les munitions plutôt limitées, de sorte qu’il vaudra souvent mieux fuir que combattre. Stress garanti, surtout quand trois bestioles vous tombent sur le paletot alors qu’il ne vous reste plus que trois pauvres munitions de fusil à pompe. L’aspect exploration semble avoir été également remis en avant, via notamment la présence d’un nouvel item permettant de scanner les décors à la recherche d’objets et d’indices, qui amènent le jeu sur les rives d’un METROID PRIME. Et si la 3D, pour aussi immersive qu’elle soit, souffre malheureusement des problèmes inhérents à la console (va pas falloir trop bouger la tête en jouant), l’enveloppe graphique n’a quant à elle pas à rougir de la comparaison avec les récents opus console. La 3DS semble bien avoir trouvé un titre de qualité supplémentaire, et les fans déçus par la tournure action prise par la série pourraient bien voir en cet épisode la réponse à leurs récriminations.

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SAINTS ROW : THE THIRD

La version complètement demeurée de GTA fait son grand retour sur consoles, trois ans après le très mauvais SAINTS ROW 2. Dire qu’on attend absolument rien de SAINTS ROW 3 est un euphémisme, et on ne peut pas dire que les différentes démos sur le stand de THQ (transformé pour l’occasion en bar de striptease, avec hôtesses très légèrement vêtues à l’appui !) aient bousculés nos convictions fermement établies. Maintenant, si vous aimez faire péter des Swat Team entières à coup de missiles Predator ou si vous aimez décimer des gangs en étant accroché à une caisse en suspension (tout en ayant une grosse tête démesurée de Toon shooté à la colle !), alors le jeu est fait pour vous. Attention, nous aussi, on aime ça. Mais on aime surtout la maniabilité, les graphismes qui envoient, les personnages charismatiques, les flingues qui envoient les bastos là notre viseur l’a indiqué, et tout le tralala. Des détails hein… Mais enfin, on vous laisse vous faire une petite idée par vous-même.

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SOUL CALIBUR V

Parce qu’il n’y a pas que TEKKEN dans la vie, Namco se décide également à donner une énième suite à son autre franchise phare de baston, je parle bien évidemment de SOUL CALIBUR, désormais arrivé à son cinquième épisode. Remplaçant toujours le bon vieux coup de tatane dans la tronche par des duels à l’arme blanche, SOUL CALIBUR V ne semble pas foncièrement à même de venir bouleverser une formule désormais bien rôdée, à juger par la démo présente sur le salon. Certes, les commandes répondent toujours au doigt et à l’œil, bien évidemment le jeu demeure très flatteur pour la rétine (même si on n’observe pas un saut qualitatif énorme par rapport à l’opus précédent), et oui, Ivy est toujours aussi pulmonée. Mais pour ce qui est de la nouveauté la vraie, sorti d’un bond temporel de 17 ans dans l’intrigue qui permet d’amener quelques personnages nouveaux calqués sur les anciens (les enfants de Sophitia et Xianghua, la disciple de Taki, la belle-mère de Voldo…), il semblerait qu’il n’y ait pas grand-chose à se mettre sous la dent, même si on attendra de juger sur pièces avant de s’en convaincre. Notons toutefois que la tradition des caméos improbables continue puisqu’après Link, Spawn, Kratos, Yoda et Dark Vador, c’est désormais Ezio, le héros d’ASSASSIN’S CREED II qui viendra faire un petit coucou dans le jeu. A quand Cooking Mama, qui viendrait rosser Kilik avec sa spatule ?

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NEED FOR SPEED : THE RUN

Si vous avez lu notre compte-rendu du mois dernier, ou mieux encore, si vous avez fait la démo sur le XBLA et le PSN, alors NEED FOR SPEED : THE RUN n’a plus de secrets pour vous. Toujours est-il qu’on ne sait pas vraiment comment l’intrigue s’articulera, sorti de quelques QTE pas franchement engageants, mais dont les développeurs nous assurent qu’il ne s’agit que de 15% du jeu. Autrement, nous avons pu tâter une autre course, dans la montagne cette fois, avec avalanches à la clé. Une idée très intéressante, qui fonctionne très bien en matière d’ambiance, même si le danger n’est pas clairement palpable, faute d’avoir à faire preuve de sang froid pour éviter les chutes de neige. Moins impressionnant que NEED FOR SPEED : HOT PURSUIT, ce nouvel opus a toutefois le mérite de continuer la logique mise en place par ce dernier, en évitant le tuning beauf et les sous-intrigues à la FAST & FURIOUS qui minaient la licence depuis quelques années. Reste que deux courses par-ci et trois courses par-là ne nous garantissent pas que le jeu tiendra la distance.

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MASS EFFECT 3

Beaucoup plus orienté action que le premier opus, MASS EFFECT 2 laissait déjà supposer que la célèbre licence de SF allait emprunter les voies du shooter à la GEARS OF WAR, avec évidemment une forte prédisposition à la narration et aux échanges tour à tour diplomatiques et menaçants. L’implémentation du Kinect dans MASS EFFECT 3 renforce d’ailleurs l’idée que le jeu sera donc beaucoup plus physique que ses prédécesseurs, et ce n’est pas la mission jouée ici qui viendra nous contredire. Contexte mis à part, la mission de ce bon vieux Shepard consiste à activer des pods dans une citadelle en ruine, alors qu’il essuie, avec sa fidèle équipe (Garrus et Liara sont de retour), le feu nourri de ses ennemis. Le système de couverture, l’avancée progressive, les réflexes du joueur mis à rude épreuve… Tout ceci indique clairement que la licence se dirige vers l’action pure, comme le surlignent d’ailleurs toutes les bande-annonces du jeu, y compris celle ci-dessous. Réponse le 6 mars prochain, date de sortie de MASS EFFECT 3 sur XBOX 360, PS3 et PC.

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RAYMAN ORIGINS

Très remarqué depuis son annonce à l’E3 2010 pour son extraordinaire patte visuelle, le nouveau bébé de Michel Ancel s’est enfin offert à nos petites patates avides. Bonne nouvelle, le contenu s’avère largement à la hauteur de l’emballage. Se situant droit dans la lignée de ce que proposait le NEW SUPER MARIO BROS de la Wii, RAYMAN : ORIGINS se présente comme un jeu de plate-formes classique réhaussé par l’apport d’un mode multijoueurs mettant autant l’accent sur la coopération que sur la compétition. Ainsi, s’il est nécessaire de s’entraider pour progresser dans les niveaux, on se livrera aussi à de joyeux coups de pute envers les autres afin d’être celui qui aura le meilleur score à la fin du niveau. Les développeurs ont même tout prévu, puisqu’il existe une touche spécialement dédiée à mettre des claques dans la gueule des copains, et les niveaux auront tôt fait de dégénérer en concours de baffe façon MON NOM EST PERSONNE, mais toujours dans la joie et la bonne humeur bien entendu, le jeu se voulant avant tout léger et drôle. Comme il semblerait en prime que le tout soit très varié en plus d’être beau à pleurer (un des niveaux jouables sur le salon se présentait sous la forme d’un shoot them up), aucune raison de ne pas attendre de ce RAYMAN : ORIGINS qu’il soit autre chose qu’un des gros morceaux de cette fin d’année. Quand on songe que le jeu est en prime développé par une équipe très réduite, voilà qui à de quoi laisser admiratif.

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SAINT SEIYA SENKI

Contrairement à nombre d’autres œuvres phares du manga et de l’animation, Seiya et ses potes du Zodiaque n’auront jamais été bien servis par le jeu vidéo. Après deux épisodes de sinistre mémoire sur PS2, le studio Dimps retente à nouveau le coup avec ce SAINT SEIYA SENKI (alias SAINT SEIYA SANCTUARY BATTLE chez nous) qui, comme le premier opus PS2, propose au joueur de retracer un des arcs majeurs du manga, à savoir la bataille du Sanctuaire qui oppose les chevaliers de bronze aux chevaliers d’or. La démo nous permettait de nous essayer au fameux combat entre Seiya et Aldébaran, le chevalier d’or du Taureau. Et au vu de celle-ci, il semblerait bien que le jeu ne se contente pas de reprendre la trame de l’épisode PS2 mais qu’il en récupère également les défauts ! Comme son peu glorieux ainé, SAINT SEIYA SENKI s’annonce comme un jeu de baston médiocre, extrêmement brouillon manette en main et visuellement très en deça des standards actuels. L’impression persistante est en fait celle de se retrouver devant un bête portage à peine retouché de l’original sur PS2. Ça sent carrément la flemme, et il n’est pas dit que le simple attrait d’une retranscription fidèle de l’arc narratif suffise cette fois ci à attirer des joueurs déjà bien échaudés par les expériences précédentes.

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SSX

Très populaire fut un temps, le genre du jeu de sports extrême est aujourd’hui tombé dans une relative désuétude, surtout depuis les gadins commerciaux des derniers jeux estampillés « Tony Hawk ». EA ne lâche pourtant pas l’affaire et après avoir réussi à injecter du sang neuf au skateboard via la série des SKATE se décide à relancer sa série phare de snowboard, à savoir SSX, qui fit les beaux jours des premiers acheteurs de PS2 à l’époque. Annoncé avec fracas au cours des derniers Video Game Awards et se vantant de proposer un gameplay à base de descentes en snowboard des sommets les plus dangereux du monde, ce SSX nouveau ne nous aura en tout cas pas convaincu manette en main. Car si sur le papier l’idée de se payer des rides sur des pistes sauvages où le boarder risque sa vie peut paraître séduisante, il semblerait qu’en termes de gameplay cela se traduise surtout par des tracés très aléatoires sur lesquels il est bien difficile de savoir précisément où l’on va, ce qui s’avère extrêmement gênant quant le but final reste de livrer une course contre un autre boarder. Quant à l’enveloppe graphique, elle nous aura plus évoqué le vétuste COOL BOARDERS de la Playstation première du non qu’un jeu next-gen… Au vu de cette bien piètre démo, SSX a donc un sacré boulot à accomplir s’il veut séduire les joueurs sur autre chose qu’un facteur nostalgie qui ne l’amènerait pas bien loin…

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4 Commentaires

  1. Fest

    Sympa l’avis à chaud sur MW3, manque juste vos impressions sur le mode multi ( hors Spec Ops)… Fragger de l’humain y a que ça de vrai !

  2. david bergeyron

    « Le stand de THQ transformé pour l’occasion en bar de striptease, avec hôtesses très légèrement vêtues à l’appui ! ».
    Ca a du être horrible à vivre ^^

  3. david bergeyron

    A propos de la vidéo de Rayman Origins, ne serait-ce pas Oggy (de Oggy et les cafards) qui accompagne Rayman dans les intestins en feu de la bête ?
    De même, j’ai l’impression que le design des créatures empreinte un peu à celui utilisé par Jean yves Raimbaud. Ils ont bossé ensemble sur le jeu ou c’est un hasard ?

  4. Matthieu GALLEY

    Non, c’est pas Oggy, c’est un perso de l’univers de Rayman qui est apparu dans le deuxième épisode. Pour la ressemblance avec les designs, je pencherais pour une coïncidence, je ne crois pas que Jean-Yves Raimbaud ait jamais travaillé sur les Rayman, et le pauvre est en plus décédé en 98.

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