L’ANNÉE D’OLIVIER

Olivier Galliano a beau nous expliquer que « non non, les mecs, je ne suis pas un gamer moi, je joue comme ça, occasionnellement, environ 18 heures par semaine, gentiment quoi », il a réussi à nous trouver non pas un, mais trois jeux de l’année ! Et même s’il cite RED DEAD REDEMPTION, à peu près comme toute la planète évidemment, ce dernier n’arrive qu’en troisième position après CATACLYSM et BAYONETTA. Bon nous chez GP, on reste sympas, on est polis quoi. Après tout, il a le droit, c’est son anniversaire aujourd’hui. Bon anniversaire Paz !

JEU DE L’ANNÉE N°1 : WORLD OF WARCRAFT – CATACLYSM

Il y a des jeux que l’on considère comme le jeu de toute sa vie. Dans cette catégorie, j’ai ZELDA 3 qui sera sûrement à jamais indétrônable. Pas loin, il y a WORLD OF WARCRAFT, le premier et seul MMO auquel j’ai pu jouer. Plus de cinq ans après sa sortie, fait très rare en ce qui me concerne, je joue encore beaucoup selon la période. Certes l’intérêt principal, outre les qualités du jeu, c’est de jouer entre potes ou personnes de même affinités. Mais Blizzard étant loin d’être une boite de manchots, on a quand même droit à certains standards de qualité en terme de jeu vidéo. Et justement, ces standards commençaient à se faire vieux, concernant l’ancien monde Azeroth. Et c’est là que l’idée de WOW CATACLYSM est absolument fabuleuse, puisqu’il justifie une refonte totale du jeu de base à travers une intrigue précise et cohérente, qui débute par un cataclysme orchestré par le dragon Aile-de-Mort. Tout le jeu comme on a pu le connaître pendant cinq ans est donc amené à disparaitre à tout jamais pour en voir naître un nouveau à la place. Pour moi, cette donnée relève du jamais vu et avait de quoi donner le vertige. Mais au final, le jeu est devenu encore meilleur. Meilleur parce que les mécaniques du MMO sont poussés à leur paroxysme. Mais surtout meilleur parce le jeu devient de plus en plus narratif. Il y a enfin des cinématiques ingame (la toute première date de la dernière extension, et encore il y en avait qu’une) et elles sont tellement épiques qu’on en a pour notre argent. Blizzard ayant également beaucoup d’humour et de cultures, le jeu multiplie avec bonheur des références démentes. Dans la zone des Carmines par exemple, vous aurez à faire à un certain Colonel Troteman qui vous enverra chercher un certain John J. Keeshan. RAMBO merde quoi, c’est jubilatoire ! Et, je ne parle même pas d’une des nouvelles races jouables introduites dans le jeu, les gobelins. Dans leur grande ville polluée de départ, vous allez piller, agresser des gens pour récupérer des dettes, cambrioler une banque, organiser des fêtes pour impressionner les convives, conduire à fond les ballons une voiture en écoutant la radio… ça ne vous fait pas penser à quelque chose ? Oser partir dans un délire à la GTA dans l’univers Warcraft ! Ils sont fous chez Blizzard, j’adore !

JEU DE L’ANNÉE N°2 : BAYONETTA

Simple, BAYONETTA c’est LE jeu d’action. J’ai rarement vu un gameplay aussi précis. C’est juste hallucinant pour un beat’em all. Aucune fois, je n’ai pu m’énerver contre la machine. Si on meurt, c’est de sa faute, pas celle du jeu (ce fut d’ailleurs très dur de passer à DANTE’S INFERNO juste après, même si c’est très bien dans son genre). Et puis, le cœur du jeu, c’est son personnage, qui devient une véritable icône attachante, malgré son côté excessif et les aléas d’une intrigue ultra simpliste et chaotique. Enfin, je ne m’attendais pas forcément que le jeu se calme sur son côté beauf dans sa dernière partie pour laisser place à un final plus sérieux et émotionnel, qui a de la gueule. D’ailleurs dans le genre gigantesque, BAYONETTA pose sa pierre à l’édifice. C’est rare que j’espère une suite dans les plus brefs délais, mais là, c’est tellement rare d’avoir un si bon jeu…

JEU DE L’ANNÉE N°3 : RED DEAD REDEMPTION

N’étant pas spécialement un fan de GTA, RED DEAD REDEMPTION me laissait de marbre des les premières annonces. Puis les diverses bandes-annonces proposées par Rockstar aidant, je me suis laissé embarqué dans l’aventure en répondant à l’appel du chapeau et du lasso. La surprise a été de taille. Des cinématiques digne de très grands westerns, un scénario simple mais à la progression narrative imparables, des personnages et des voix inoubliables, en particulier celle du protagoniste principal, un certain John Marston qui rentre direct dans la légende des personnages de jeux vidéos. Difficile d’oublier la fin de la première partie aux Etats-Unis, avant de passer au Mexique, ou encore le climax du jeu, où il fallait vraiment oser : on vit littéralement le jeu ! Ils n’ont peur de rien chez Rockstar, et ça fait plaisir. Du coup, il y a bien une infime chance que je tente l’expérience GTA V !

DÉCEPTION DE L’ANNÉE : LE MULTI DE RED DEAD REDEMPTION

Aie, aie, qu’est-ce que ne je suis pas en train de dire ! Rangez donc vos armes, bande de sauvages. Il fallait bien que quelque chose cloche dans ce chef d’œuvre vidéoludique, non ? Et bien pour ma part, c’est dans le multi que se révèle la faille. Pas spécialement dans les versus, co-op  & cie, qui sont bien fendard entre potes. Mais plutôt le mode monde ouvert, où on parcourt librement toute la carte en faisant à peu près tout ce qu’on veut. Alors, c’est sûr, il y a moyen de bien délirer aussi, mais c’est très vite limité. Le leveling est barbant à mourir, il y a très très peu de choses à faire, et le nombre de participants est très limité lui aussi. Tout au plus, on passera une ou deux soirées à faire n’importe quoi dans des diligences ! C’est dommage, l’univers est vraiment parfait, il y manque juste une âme pour faire vivre ce principe de « monde ouvert ».

COUP DE COEUR : LARA CROFT AND THE GUARDIAN OF LIGHT

Adepte à mes heures perdues des jeux XBox Live Arcade, après moult SHANK, SCOTT PILGRIM et autres MONKEY ISLAND 2, je suis tombé sur le nouvel opus LARA CROFT, qui se révèle encore une fois une totale surprise. Un jeu sur lequel je ne misais pas un kopek et qui s’avère être, au final, un savant mélange de réfléxion, action et observation à jouer absolument avec un pote, une vraie petite bombe ! Bon le seul problème vient au moment de choisir le personnage. Parce qu’entre Lara Croft et un espèce d’inca bodybuildé pas vraiment charismatique, il y a forcément un des deux joueurs qui va pleurer !

1 Commentaire

  1. Fest

    Bien d’accord sur le multi de Red Dead, que j’ai vite laissé de côté. C’était déjà le cas avec celui de GTA IV dans lequel je ne retrouvais pas le plaisir du solo. Le problème vient aussi de la vue à la 3ème personne qui est trop peu précise dans les phases de shoot, en tous cas quand il s’agit de se mesurer à un autre jouer sans pouvoir user du ralenti.

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