L’ANNÉE DE JULIEN

Quand on lui évoque tel ou tel titre de jeu, Julien Dupuy en a forcément entendu parler, ne serait-ce que par rapport aux techniques employés pour le développer. Bref, il est clairement à la pointe de l’actualité vidéoludique et s’intéresse de très près au médium qui nous concerne. On peut le dire, il adore les jeux vidéo… si ce n’est qu’il faut y jouer ! « Bah, je sais pas jouer moi ! » qu’il nous balance à tue-tête en se bouchant les oreilles quand on lui évoque un titre qui semble taillé pour lui ! Bon, ça lui arrive de temps en temps de terminer un jeu, mais vu le temps que ça lui prend, on peut difficilement parler de « jeux de l’année », en tout cas pour 2010… Heureusement qu’il en parle bien dis donc !

Comme tous les membres de GP, dans l’absolu, mon jeu de l’année serait RED DEAD REDEMPTION, dont la fin m’a d’ailleurs été niquée en beauté par un éminent membre de ce blog dont je tairai le nom par charité d’âme (mais je peux quand même vous dire que ses initiales sont M.G.). RED DEAD REDEMPTION qui est d’ailleurs si bien fichu, que ça m’a donné envie de refaire du cheval ! Si c’est pas une démonstration imparable du pouvoir du jeu vidéo ça, je ne m’appelle plus Julien Dupuy. Et puis, comme jeu de l’année, ça tombait plutôt pas mal, puisque c’est le seul jeu 2010 que j’ai terminé cette année. Mais comme la Terre entière trépigne d’impatience en attendant l’analyse définitivement ultimate de Stéphane Moïssakis, je ne vais pas me risquer à marcher sur ses plates-bandes, et je me retire humblement pour parler de tout autre chose.

JEU DE L’ANNÉE : RED DEAD RE… HEU NON, PARDON… BATMAN ARKHAM ASYLUM !

Parce que figurez-vous que j’ai terminé aussi cette année BATMAN : ARKHAM ASYLUM ! Et comme on n’a jamais causé de ce jeu sur GP, je me suis dit que c’était l’occasion ou jamais. D’autant plus que le grand fan de Batman que je suis a surtout envie de saluer les développeurs pour avoir su intégrer tout ce qui fait le prix de Batman. Parce que inclure les gadgets, les bastons à mains nues, voire même les infiltrations, cela va de soit. Mais parvenir à intégrer ses aptitudes de détective, son caractère humain (quelle brillante idée de lui avoir laissé pousser la barbe au cours du jeu) et ses traumas de façon aussi fluide, ça c’est une qualité d’autant plus appréciable, que peu d’adaptations du personnage de Bob Kane ont respecté avec une telle exhaustivité les multiples facettes du Dark Knight. Un atout auquel le scénariste du jeu, le génial Paul Dini, n’est certainement pas étranger. Et puis, en prime, BATMAN : ARKHAM ASYLUM distille de vrais instants d’ambiance bien pesantes à la lisière du jeu horrifique, possède un choix de vilains particulièrement judicieux, accumule les références raffinées aux plus grandes histoires de Batman, et propose de belles séquences de vol plané au dessus d’Arkham. Seuls regrets : que le character design ait été confié à ces gros bourrins de WildStorm, et un boss final qui trahit totalement l’un des personnages principaux du jeu pour, comble du ratage, échouer lamentablement à impressionner. C’est bien dommage, mais ça n’est certainement pas suffisant pour gâcher la fête.

COUP DE CŒUR DE L’ANNÉE 1917 : SIREN BLOOD CURSE

C’est peut-être parce que je me suis mis tardivement aux jeux vidéos avec le premier SILENT HILL (encore merci M. Guignebert !), ou encore parce que l’ambiance et la DA d’un jeu prime chez moi sur le reste, que je suis autant amateur de survival horror. Le gros souci, c’est que même le petit joueur que je suis souffre de la sous représentation de ce genre. J’avais néanmoins passé la main sur le premier SIREN, dont même les gros joueurs se plaignaient de la grande difficulté. Par contre, j’ai terminé cette année la suite bradée à quelques euros. Ce détail à son importance, car il explique en partie ma tolérance vis-à-vis de SIREN BLOOD CURSE. Parce que, soyons clairs : il s’agit d’un jeu très perfectible. Le scénario avait un réel potentiel, avec sa narration feuilletonesque (le jeu a d’abord été mis en vente en ligne épisode par épisode) et sa multiplication de points de vues. Mais toute velléité narrative capitule devant une intrigue décousue, des retournements de situation incompréhensibles et une mythologie bordélique au possible qui brouille la lecture des enjeux. Et pour ne rien arranger, le gameplay est plutôt rigide, ce qui agace, mais peut aussi accentuer à l’occasion l’angoisse ressentie pendant le jeu. Enfin, difficile de ne pas crier à l’arnaque lorsque l’on vous fait rejouer deux, voire trois fois le même tableau. Et pourtant, malgré ces grosses réserves, SIREN BLOOD CURSE est nanti de qualités d’autant plus appréciables, qu’elles sont rares. En optant pour des méthodes de texture et de modélisations proches de la photogrammétrie, les développeurs ont obtenu un rendu quasi photoréaliste souvent payant. Et ce qui ne gâte rien, la DA est souvent bien dérangeante, voire inventive et jolie, osant des mixtes très réussis entre les poncifs du fantastique nippon et des visions de fantasy. Bref, les amas labyrinthiques de toits et de maisons où s’égarent les pauvres mortels, les Chibido amalgamant des corps douloureux évoquant les travaux de Chris Cunningham, et ces rizières rougeoyantes où virevoltent des lucioles putrides, valaient bien mes quelques euros.

DÉCEPTION (TOUT AU LONG) DE L’ANNÉE : WII FIT +

J’aurais pu vous parler de ma déception sur la très moche remastérisation HD de l’excellent ESCAPE FROM BUTCHER BAY, ou de ma tristesse en découvrant l’incohérence totale de la suite des aventures vidéo-ludiques de Riddick avec ASSAULT ON DARK ATHENA. J’aurai pu évoquer mon agacement devant les personnages cons comme leur cul de UNCHARTED 2 – AMONG THIEVES, ou des gros bugs repérés dès qu’on ose faire preuve d’un minimum d’initiative dans ce véritable jeu-couloir. J’aurais encore pu expliquer pourquoi j’ai abandonné le ramollo BRÜTAL LEGEND en cours de route, après avoir tenté un bon milliard de fois de conduire cette putain de voiture de mon cul qui braque mes couilles. Mais comme je suis ZE grosse bite de Game Parallax, j’ai décidé de faire honneur à cette lamentable réputation en vous parlant de WII FIT +. Parce que oui, mesdames et messieurs, je vous le dis la tête haute : j’ai plus d’heures de jeu sur WII FIT que sur RED DEAD REDEMPTION ! Voilà. Bon, ceci dit, vous pouvez d’autant plus vous foutre de ma poire, que je n’ai pas été récompensé par ma grande loyauté envers ce jeu. Car enfin, qu’est-ce que ça veut dire ça ? On est pétri de culpabilité quand la machine vous reproche de ne pas être venue la voir depuis deux jours. On s’échine à obtenir les petits compteurs en platine (et ouais) parce qu’on a accumulé assez d’heures d’exercices. On arbore un IMC de champion (22,72 encore ce matin, « Parfait » qu’elle m’a dit la machine d’une voix enjouée). Et c’est comme ça qu’on est remercié ? Par une WII FIT + qui propose toujours les deux mêmes entraineurs fadasses, avec les mêmes musiques d’ascenseurs de l’enfer et le même habillage hideux ? Non franchement, pour un peu, elle mériterait que j’arrête mon entrainement et me mette à devenir un bon gros papa bien bedonnant. Elle l’aurait bien cherché cette ingrate. Bon, par contre, le truc qu’est cool, c’est qu’avec WII FIT + je peux peser mon chat. Et ça c’est rigolo. Je vais essayer avec ma fille maintenant tiens.

3 Commentaires

  1. Mezko

    Ce chat est trop cool. ^^

  2. Fest

    Arkham Asylum jeu de l’année pour moi itou. Peut-être la meilleur adaptation vidéoludique de l’univers d’un super-héros. Un vrai trip (j’attends la suite avec la bave aux lèvres… Batman qui se déplace de toit en toit dans une petite ville quoi !).

  3. Tu m’etonnes Fest ! Ça a l’air bien parti pour que ce soit le cas dans le second opus !

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