CAPTURE MAG – LE PODCAST : ÉPISODE 23 (quatrième partie)

Quatrième et dernière partie de notre saga podcastique consacrée à l’immense Steven Spielberg. Au terme de ces trois dernières heures, l’équipe de CAPTURE MAG revient donc la dernière partie de la carrière du maître, en partant du ratage de INDIANA JONES ET LE ROYAUME DU CRÂNE DE CRISTAL pour finir en beauté sur READY PLAYER ONE.

S’il est évident que le ratage de INDIANA JONES ET LE ROYAUME DU CRÂNE DE CRISTAL démontre que Steven Spielberg ne peut pas vraiment tenir tête à son acolyte de toujours, George Lucas, il suffit de voir le réalisateur de E.T. s’atteler à la performance capture pour comprendre à quel point l’outil méthodologique mis en place par Robert Zemeckis va lui permettre de revigorer son cinéma de plus belle. Car en effet, LES AVENTURES DE TINTIN : LE SECRET DE LA LICORNE, LE BGG – LE BON GROS GÉANT et surtout READY PLAYER ONE sont autant de morceaux de cinéma bruts qui lui permettent d’exploser son propre langage cinématographique pour le redéfinir avec une maestria inégalée. Mais au delà de ce goût retrouvé pour le divertissement pur et dur qui a fait sa gloire dans les années 80, Steven Spielberg s’est également intéressé à l’histoire de son pays durant cette dernière décennie, notamment à travers des oeuvres comme LINCOLN, LE PONT DES ESPIONS et le récent PENTAGON PAPERS. Au total, nous aurons donc consacré presque 13 heures de palabres à celui qui reste probablement le cinéaste le plus influent de l’histoire du cinéma. Record à battre, du moins sur les ondes francophones. On devrait être remboursés par la sécu, tiens !

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Remerciements éternels à David Oghia et Monsieur Smith, sans qui ce podcast n’aurait jamais existé !

9 Commentaires

  1. Jules

    Merci !!!!

    • Kairos

      un vrai marathon
      Merci pour le boulot accompli

      Le seul podcast cinema qui cite Roland Emmerich à chaque épisode !

  2. Taylor Messeps

    Merci beaucoup. J’attendais cette suite et fin avec patience.

  3. Nobodyowens

    Merci
    Très bon moment ce long podcast en 4 parties
    Beaucoup d infos
    Beaucoup d’idées
    Et retrouver la référence au « tombeur de dames »
    Dans ready player one, je ne l’ai entendu qu’ici.
    Bravo Rafik.

  4. Bengal

    C’est intéressant l’interprétation de Stéphane sur la fin de Ready Player One, perso je l’ai ressenti comme un passage de relai entre Spielberg (Halliday) et la jeune génération (Parzival), qui le vénère au point d’être figé dans le passé alors qu’elle devrait s’en inspirer pour aller de l’avant. C’est difficile de ne pas voir la réplique « Merci d’avoir joué à mon jeu » comme un « Merci d’avoir cru en mes histoires » du cinéaste à son public, et c’est ce qui rend la scène très émouvante (j’avoue, j’en ai eu les larmes aux yeux). Le parallèle entre l’Oasis avec ses clés à décoder et l’œuvre de Spielberg en est d’autant plus évident. D’où l’easter egg du créateur invitant son joueur à trouver l’équilibre entre l’Oasis et le monde réel, entre la fiction et la réalité, les deux n’étant pas contraires mais complémentaires.

    Vu son âge, Spielberg se pose évidemment la question de son héritage, de ce qu’il va laisser derrière. Et vu la fétichisation bête de son œuvre, ça l’inquiète et il intime clairement au spectateur de se réapproprier ce qu’on aime pour créer sa propre culture, raconter ses propres histoires. Et à la question du héros « Vous êtes quoi? » on pourrait répondre : un humain, tout simplement, dont la vie s’est exprimée à travers son œuvre, dont l’âme perdurera à travers elle, notre rôle étant de la faire vivre sans en trahir son sens profond.

    • jackmarcheur

      « il intime clairement au spectateur de se réapproprier ce qu’on aime pour créer sa propre culture, raconter ses propres histoires »

      Bengal, je suis bien d’accord avec toi, il y a des milliers de realisateurs en herbe qui font ça; mais la question essentielle c’est comment faire une histoire du niveau de Spielberg (que ce soit réalisation, narration …).
      J’ai enormément aimé RPO le film surtout pour la narration, à aucun moment on n’est perdu dans les scenes d’action, à aucun moment je ne me suis ennuyé, alors que je suis devenu depuis AVAtar, totalement ANTI CGI, et dans RPO il y a un paquet de CGI !

      Apres il faut aussi se dire que Spielberg a toute son équipe dédiée derriere lui, surement des gars qui bossent avec lui depuis des lustres, qui connaissent sa façon de fonctionner.

      RPO n’a pas cassé la baraque comme les Marvelshit (té j’ai vu le dernier Avengers, j’ai pleuré d’ennui, c’était d’un chiant!) et je ne me demande même plus pourquoi car je sais : le public n’aime pas les films trop intelligents.

      Tous mes grands réalisateurs sont englués dans leur franchises: Cameron avec Avatar (on va en prendre pour 10 ou 15 ans) ; Peter Jackson je sais pas s’il va faire 15 ans de Silmarion encore… Georges Miller m’a déçu avec son dernier Mad Max … (j’ai vu LORENZO le mois dernier, une tuerie sans nom !)

      Y’a que Zemeckis qui sort un peu du lot, mais bon son dernier Allied n’est pas extraordinaire – té je viens de voir que Welcome to MArwen va sortir bientot COOL ! et Mel Gibson aussi (son Hacksaw ridge : une tuerie)

      Dans les nouveaux realisateurs , qui peut prendre la relève de Spielberg ? ? ?

      • Bengal

        La question n’est pas qui peut prendre la relève, c’est précisément l’erreur que font tous les médias s’excitant un peu trop vite sur des réals parfois prometteurs mais qui n’ont pas prouvé avoir ne serait-ce qu’1/100 du talent du maître. Combien se sont prétendus être le nouveau Spielberg, ou ont été vendus comme tels avant de se ramasser la gueule ? La liste est longue : Shyamalan, Sommers, Nichols, Emmerich, Abrams et j’en passe…

        La plupart se font passer pour des héritiers de Spielberg, alors qu’ils ne font qu’en pomper bêtement l’œuvre sans l’avoir comprise. La question est plutôt de s’en inspirer pour bâtir quelque chose de nouveau, ce qu’essayent de faire des cinéastes comme Brad Bird, Bayona et Stanton. Des talents malheureusement freinés par la domination des marques et de la nostalgie.

        Après pourquoi Ready Player One n’a pas été un énorme carton ? Déjà parce qu’il a été super mal vendu, le marketing s’est beaucoup centré sur les références geeks alors qu’ils ne constituent que la surface de ce que raconte le film. Résultat : beaucoup se sont surexcités sur le fait d’avoir le Géant de fer, Mechagodzilla, la Delorean ou encore Freddy dans le même film au lieu de prêter attention à l’histoire. D’où la réplique dans la poursuite, « Oublie la moto ! » que peu ont visiblement compris.

        Cela dit, j’ai le pressentiment qu’on parlera beaucoup plus de Ready Player One que d’Avengers 2 dans 10 ou 20 ans…

    • Jamie

      > C’est intéressant l’interprétation de Stéphane sur la fin de Ready Player One,

      Vous en êtes vraiment là ? Je ne veux pas paraître prétentieux mais l’intention était effectivement claire, je trouve juste qu’elle n’a pas été proposée avec la plus subtile des manières.
      Je ne suis pas un cinéphile « pro » mais je trouve que RPO se sent venir à 100km (l’idiot regarde le doigt)

      Et puis vous avez l’air tous désabusés ou vous fantasmez la surproduction de clin d’oeil 80s mais à part un Stranger Things (très grossier), Kung Fury (nanard sympa et assumé), je n’ai pas l’impression que ça pleuve d’oeuvres nostalgiques (hors reboot).

      Il n’y a qu’à voir toutes sérieux SF/fantastiques, elles sont rushées, tombent dans des écueils classiques mais ça, ce n’est pas un manque nécessairement de maturité d’un réal, d’écriture mais d’une logique commerciale et de TV qui se fiche de prendre le temps.

      Cameron est le seul qui peut se permettre de prendre 10ans pour faire un film, bien que je n’ai pas aimé Avatar, je sens que la suite va être définitive.

  5. Gabin

    Pour continuer dans l’esprit du film The Post. Il y a l’excellente série peu connue que je vous invite à regarder.
    « The newsroom » (25episodes) d’Aaron Sorkin avec un excellent Jeff Daniels dans le rôle d’un journaliste star, anciennement avocat, désabusé qui se prend un jour, suite à un « dérapage », à vouloir redonner ses lettres de noblesses au journalisme de l’âge d’or en refusant le putassier.

    C’est du Sorkin, donc écrit au petit couteau. Sublime!

    Un must see!

    Quant à Ready Player One, ce film est d’un fadasse, le côté lourdingue (voulu ou pas) des references à papa (tant musicales que videoludiques) et je suis de 1980!

    Non, je doute qu’il faille excuser ce baclage sous pretexte du « génie spielberg », double lecture etc… ce film est raté.
    Les choix artistiques, acteurs, dingue!
    Le side-kick a la voix insupportable mais et surtout, l’héroïne cheum, et tout le chara-design en général des personnages est infâme.
    Depuis Avatar, on avait pas vu ça.

    À part une course de voiture chiadée mais improbable, plus du pilote automatique qu’une course.

    Le film était déjà obsolète, kitsch au premier visionnage.

    Un film sur les JV, « Scott Pilgrim » quoi!

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