CAPTURE MAG – LE PODCAST : ÉPISODE 22 (deuxième partie)

Avec le palmarès des Oscars qui ont eu lieu dimanche dernier, la consécration est totale pour Guillermo Del Toro et son nouveau bébé, LA FORME DE L’EAU. Cette deuxième partie de CAPTURE MAG – LE PODCAST : ÉPISODE 22, tout aussi charnue que la première, tombe donc à point nommé pour célébrer, une fois de plus, l’œuvre sans équivalent de notre Mexicain préféré.

Une deuxième partie enregistrée avant la cérémonie des Oscars et consacrée donc aux dix dernières années de la carrière de Guillermo Del Toro. Une période qui a vu croître l’importance et l’influence du cinéaste, non seulement par son œuvre mais aussi par son rôle de producteur, par la diversification de ses activités (cinéma, littérature, série télé, jeu vidéo…) et par le développement de son réseau d’amis (James Cameron, Alfonso Cuarón, Alejandro González Iñárritu, Hideo Kojima…). Mais également une période difficile, qui a vu Del Toro s’arrêter de tourner durant cinq longues années, suite à son implication dans le projet LE HOBBIT qu’il devra finalement quitter la mort dans l’âme puis à l’annulation de dernière minute de son « dream project » LES MONTAGNES HALLUCINÉES.

Des déconvenues – auxquelles on peut rajouter l’annulation définitive d’un troisième HELLBOY pour cause de reboot – qui n’ont pas empêché Del Toro de nous livrer dans l’intervalle quatre longs-métrages ô combien importants : HELLBOY II : LES LÉGIONS D’OR MAUDITES, PACIFIC RIM, CRIMSON PEAK et donc LA FORME DE L’EAU, qui vaut tous les honneurs depuis plusieurs mois à un artiste dont on aurait sans doute jamais imaginé qu’il parviendrait jusqu’à un tel degré de reconnaissance, à plus forte raison alors qu’il continue d’affirmer crânement la singularité de son univers et de sa sensibilité. Que viva Guillermo !

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Remerciements éternels à David Oghia et Monsieur Smith, sans qui ce podcast n’aurait jamais existé !

14 Commentaires

  1. Winslow57

    Merci pour ce superbe podcast en deux parties sur le grand Guillermo Del Toro ! Toujours instructif et passionnant à écouter, le podcast de capture mag est, pour moi, le meilleur podcast cinéma actuel ! Tout particulièrement avec ce long format qui vous laisse le temps de développer et d’analyser une filmographie dans le détail.
    À tout hasard, auriez-vous des infos sur les raisons pour lesquelles Del Toro n’a plus travaillé avec le chef opérateur Guillermo Navarro depuis Pacific Rim ? J’avais l’impression qu’ils avaient développé une relation un peu similaire à celle de Spielberg et Kaminski. J’ai donc été étonné que Navarro n’ait pas participé aux deux derniers films de Del Toro (même si Dan Laustsen a fait un superbe travail et avait déjà collaboré avec Del Toro également).

  2. Elioth96

    Ayant vu et adorer Evangelion bien avant , je n’ai vu dans Pacific Rim qu’un plagiat ricain sans finesse. Comment ne s’est-il pas pris de procès aux fesses d’ailleurs après ça ?

  3. Gérald

    Encore un copieux podcast et un vrai bonheur, bien dense, à écouter et réécouter. Le projet des « Montagnes hallucinées » a de quoi laisser rêveur. Je me demande si les oscars obtenus par Guillermo Del Toro ne peuvent pas le relancer.
    Un tout grand merci à vous pour ce nouveau et très beau cadeau !

  4. Geoffrey

    Vous êtes passionnés et passionnants les gars ! Merci pour toutes ces anecdotes.
    Le top maintenant serait un épisode avec Pascal Laugier en intervenant !

  5. Felix Ticy

    Merci pour ce superbe podcast. Vu ce que vous en avez dit et compte tenu de l’actualité, je dirais que le prochain podcast en x parties concernera Spielberg.

    Concernant la forme de l’eau, une théorie pas si stupide de ma compagne à la sortie de la séance (spoilers alert spoilers alert spoilers alert spoilers alert) :
    Le générique de début, le fait qu’il soit annoncé qu’elle a été trouvée dans l’eau, ses cicatrices qui seraient la résultante d’une soit-disant l’opération, son attirance sexuelle irrésistible pour le dieu, et j’en passe laisse penser que (arrêtez vraiment de lire si vous n’avez pas vu le film !!!!) le personnage principal est elle-même une créature de l’eau tout comme Danaé était amoureuse de Zeus et qu’il seront amenés à donner un enfant tel que Persée.
    Ainsi la relation entre Elisa Esposito (qui signifie enfant trouvé) et son dieu ne serait pas si contre-nature que cela mais le lieu est lui en revanche particulièrement exogène pour leur espèce et donc synonyme de problèmes et rejets.

  6. Felix Ticy

    Dommage en passant qu’il soit impossible d’éditer ses propres posts, je viens de repérer une faute qui déchire les yeux.
    Quoi qu’il en soit, vous êtes vraiment une dream team 😉

  7. Bengal

    Je comprends les réticences de Rafik sur l’explicitation des références mythologiques, mais honnêtement la symbolique n’était pas très implicite non plus dans Crimson Peak : le coup des cuves rouges dans la cave pour signifier le sang menstruel, on a vu plus subtil quand même ! Ça ne parasite pas vraiment le récit, contrairement à Nolan où le surlignage me fait souvent sortir du film. Je ne dis pas seulement ça parce que Shape of Water m’a fait penser à E.T., mais quelque part il y a un côté spielbergien dans cet aspect « évident » et accessible, sans signification cachée. C’est clairement l’histoire la plus limpide que Del Toro ait jamais racontée, mais ça n’en fait pas forcément un défaut.

  8. Taylor Messeps

    Bonjour,
    ce post contient des SPOILERS sur LA FORME DE L’EAU.

    Je rejoins l’avis de la compagne de Felix Ticy et souhaiterais développer quelques éléments pouvant étayer son propos.

    Sa vision serait validée dès le générique de début où l’on voit Elisa se rêvant sous l’eau.
    Elle ne peut prendre du plaisir qu’au contact de l’eau.
    Elle a été découverte encore bébé, flottant sur une rivière et il est expliqué très brièvement qu’elle aurait été mutilée. Ces cicatrices s’avèrent être à la fin du film des branchies atrophiées par une nécessaire survie hors de l’eau. Et on sait que les bébés ont une forte capacité d’adaptation à leur milieu. Les nouveaux nés peuvent par exemple retenir leur respiration assez longtemps s’ils sont immergés, ce que je n’ai pas testé personnellement.
    Elle est irrésistiblement et sexuellement attirée par ce qui semble au départ être une sorte de batracien mutant.
    Elle peut faire l’amour dans une pièce totalement immergée sans se noyer.
    Elle semble avoir un pouvoir sur l’eau comme en témoigne la très belle scène des gouttes sur la vitre du bus.

    Ainsi la démonstration de Del Toro ne serait pas celle d’une relation amoureuse inter-espèces cherchant à choquer le bourgeois, au croisement entre « Max, mon amour »(Oshima aurait-il crié au plagiat s’il était encore vivant?) et « L’étrange créature du lac noir », mais une passion entre un dieu aquatique et une sirène échouée sur la terre ferme. On invoque dès lors les mythologies antiques de dieux tombant amoureux de créatures mortelles.

    En prenant en compte ces éléments, une seconde vision change totalement les perspectives d’interprétation du film et rendent son déroulement plus fantastique et « Del Torien », donc plus profond et merveilleux.

    PS : Les créateurs de Alf ont-ils porté plainte pour plagiat parce que la créature bouffe des chats ?
    Ron Howard a-t-il crié au plagiat de son Splash ?

    • +1 C’est même la grande qualité du film.

      Ce n’est pas parce qu’une œuvre est savante ou érudite et peu accessible aux yeux des grands publics qu’elle est supérieure à une autre plus explicite.

      Je pense que le film est tout aussi élaboré et complexe que ses précédents, avec la même richesse thématique, et avec l’avantage de pouvoir le partager avec un plus grand monde. Et cela augmentera peut-être la possibilité de voir les Montagnes Hallucinées se réaliser 🙂

  9. Waterplouf

    Merci à l’équipe pour la qualité de ces podcasts et l’érudite pertinence de vos interventions…
    Concernant La Forme de l’Eau, je ne peux que m’étonner de la continuité de cette « hype » autour des prétendues qualités formelles de ce film. La majorité de critiques dithyrambiques et le succès aux Oscars semblent prévaloir sur quelques scories qui, à mon avis, ne sont pas à la hauteur du talent de son réalisateur : des décors et lumières empruntés aux œuvres des années 1990 de Caro et Jeunet, un rythme parfois mal maîtrisé dans la narration, une intrigue prévisible, la naïveté du propos confinant parfois au ridicule (la palme qui marche comme le doigt d’E.T.), un contexte social simpliste lardé de clichés (le monstre, la handicapée pauvre, la sidekick noire pauvre aussi, les blancs aisés et dominateurs, le racisme, le voisin homo au grand cœur)…
    Le film soi-disant « adulte » de Del Toro, selon la formule d’un magazine que plusieurs d’entre vous journalistes avez fréquenté, a de quoi laisser quelques fans sur le carreau. Et ses Oscars de plonger ceux-ci dans la perplexité.

  10. Coulé

    « Mmmh », c’est tout ce que m’inspire le film et son réalisateur. Il n’y à pas l’ombre d’un idée originale dans ce film qui ne dit rien qui n’ai était dit par ailleurs…
    La seule chose qui surnage à mon sens est la qualité des décors et le jeu des acteurs, pour le reste quel ennui.
    Alors certes c’est déjà pas mal, mais de fait cela renvoi à la vacuité du propos comme du fond. Pas une idée de cinéma personnelle, pas de parti pris artistique, rien, du vent ou de l’eau.
    Il est assez insupportable d’ailleurs de voir l’approche de la figure masculine par Del Toro, c’est redondant et cela devient vite pénible à la longue. Tous les hommes sont lâches, violents, soumis ou dominateurs, racistes et homophobes, j’en oublie… Que ce type se fasse soigner plutôt que de nous imposer ses visions de petit garçon qui essaye d’avoir la reconnaissance du monde à défaut de pouvoir s’identifier à une figure d’autorité tutélaire paternelle autre que fantaisiste.
    Mais bon, puisqu’il semble opportun de lui servir la soupe, c’est peut-être qu’il dit quelque chose de son auditoire, lequel trouvant sans doutes à se reconnaitre dans le manichéisme du réalisateur, je n’ose pas dire de l’auteur car s’il est l’auteur de quelque chose, c’est bien d’un splendide loupé.
    Assez consternant mais tellement convenu que cela ne mérite guère le temps qu’on lui accorde ici ou ailleurs, même la médiocrité du film ne me heurte pas vraiment, elle m’indiffère, je reste spectateur mais de loin, de très loin, dommage.

  11. Gally Kulla

    Podcast riche, passionnant et partial, comme d’hab avec la Team Capture!

    Quel dommage que l’aspect JV ait été éludé, manque de temps (je suis sûr que vous auriez eu bcp de choses à m’apprendre) : votre émission gagnerait probablement à être un poil plus structurée en amont… ou le temps de parole de votre MC, écourté : ses interventions pénibles étant surtout liées à son auto-promo (un peu, passe encore, mais là), ses infos chopées à la volée sur Amazon ou Wikipedia, ou le fait qu’il trouve telle ou telle actrice charmante…

    Sinon, quelqu’un a-t-il noté l’adresse du site (suisse) mentionné par Rafik D. qui analyse les symboles dans les films de DelTo, svp?

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