LES ROIS DES CONS

JACKASS : LE FILM est le film parfait pour votre combo « soirée entre potes/pizzas/bières ». Garanti sur facture !

Certaines œuvres concepts ne méritent pas forcement d’être expliquées. Elles atterrissent tel quel sur nos écrans, et il ne reste plus qu’à en faire l’expérience. C’est pourquoi elles défient toute logique critique, car elles ne proposent finalement rien de plus que ce qu’elles sont de manière intrinsèque. C’est la raison pour laquelle une série comme JACKASS – et par conséquent les trois films qui sont sortis en salles aux Etats-Unis – se fait totalement écharper par la critique, sans aucune autre forme de procès. Comme son titre l’indique, JACKASS (traduire par « stupide ») ne consiste en rien d’autre qu’une bande d’idiots qui ont décidés de se réunir pour faire les pires conneries possibles, notamment celles qui semblent dangereuses ou totalement interdites. De fait, la critique qui définit une telle œuvre comme quelque chose d’imbécile est totalement obsolète puisqu’on le sait déjà : c’est dans le concept ! Qu’est-ce que je raconte, c’est même dans le titre ! Libre à chacun de considérer ensuite s’il est drôle d’assister au spectacle d’une bande de nigauds en train d’utiliser un appareil de musculation à piles pour se masser les couilles (c’est apparemment très douloureux), ou les voir se déguiser en pandas pour aller foutre le Bronx dans les rues de Tokyo. Si on en parle ici, c’est que vous vous doutez que pour nous, c’est le cas. Mais si vous avez besoin d’une assurance supplémentaire pour vous confirmer que JACKASS : LE FILM (et ses deux formidables suites, mais commençons par la base) est une œuvre parfaite pour le combo « soirée entre potes/pizzas/bières », voici un petit descriptif non exhaustif des exploits totalement dégénérés de la bande à Johnny Knoxville, Steve-O et consorts. Soyez rassurés, ce n’est que la partie immergée de l’iceberg : Dave England se bâfre de cônes glacés à la pisse, Johnny Knoxville se fait éclater la tronche par le catcheur Butterbean, Bam Margera rend son père complètement chèvre en faisant exploser des pétards dans son van quand celui-ci se lève aux aurores pour aller travailler et le regretté Ryan Dunn s’enfile une petite voiture dans le cul pour aller à l’hôpital et se faire faire une radio.

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Le sel de JACKASS se trouve néanmoins dans la surprise provoquée par ces tentatives d’humour gras ou slapstick, lorsque les quidams qui ne sont pas dans la confidence se mettent à réagir très sérieusement à la grosse connerie étalée sous leurs yeux, provoquant généralement l’hilarité malgré eux. C’est dans ces petites confrontations que JACKASS se construit dans l’adversité, devenant ainsi un objet de contre-culture salvateur, puisqu’il n’a que faire des conventions sociales. Et pour cause, puisque son seul but est de ruer dans les brancards et de faire le plus de dégâts possibles. Et si par-dessus le marché, ça éclate les spectateurs de les voir se ramasser de la sorte, alors ce n’est que du bonus !

NB : Ce texte a d’abord été publié dans le ROCKYRAMA VIDEO GUIDE – LES 101 MEILLEURS FILMS À REGARDER ENTRE AMIS UN SAMEDI SOIR, actuellement en kiosques. Merci à Johan Chiaramonte pour l’autorisation de diffusion.

1 Commentaire

  1. Fest

    Ce qui me frappe à chaque fois quand je mate les JACKASS (et c’est de plus en plus vrai de film en film) c’est la gueule de Knoxville après chaque défi enduré : on a l’impression qu’il regrette vraiment ses conneries… Et pourtant à chaque fois il y retourne !

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