VEDETTE AMÉRICAINE

C’est peu dire que le GODZILLA de Gareth Edwards, sorti hier dans les salles, était attendu par les cinéphages en général et par les fans de grands monstres nippons en particulier. Tout, dans ce projet, semblait concorder pour nous livrer à l’arrivée un spectacle intègre et excitant, qui rende hommage au titan sexagénaire de la Toho. Las, le résultat n’est clairement pas à la hauteur de ce qu’il avait laissé présager. Explications.

En 60 ans d’existence, le personnage de Godzilla aura connu bien des transformations, passant du monstre terrifiant du chef-d’œuvre séminal d’Ishiro Honda à la créature débonnaire croisée dans les diverses suites avant tout destinées au public enfantin et réalisées par des exécutants consciencieux mais moins ambitieux comme Jun Fukuda. Devenu peu à peu une superstar mondiale, le lézard atomique de la Toho se devait un jour ou l’autre de connaître les honneurs d’une adaptation hollywoodienne. Il y eut plusieurs tentatives avortées, dont un GODZILLA, KING OF THE MONSTERS en 3D qui devait être réalisé par Steve Miner durant la première partie des années 80, avant que la Toho ne ramasse ses billes et ne les relance à travers une nouvelle série de productions nippones censées ressusciter leur créature vedette. Puis, Godzilla fut enfin naturalisé américain en 1998 avec la grosse trahison balourde signée Roland Emmerich qui, non contente de réviser de fond en comble la silhouette si reconnaissable du monstre, en fit un simple dinosaure apeuré poursuivi par des militaires maladroits, prétexte à raser la moitié du décor dans la joie et la bonne humeur si caractéristiques du cinéaste teuton. Aussi, lorsque Warner Bros. et Legendary Pictures annoncèrent un nouveau remake destiné à impacter nos écrans pile poil pour les 60 printemps du bestiau, les fans se surprirent à imaginer que l’occident allait peut-être enfin accueillir avec respect et ambition l’une des plus grandes icônes japonaises modernes. Le goût avoué du boss de Legendary, le producteur Thomas Tull, pour les kaiju eiga nippons (c’est également lui qui est à la base du PACIFIC RIM de Guillermo Del Toro), était déjà un indice rassurant. Mais ce sont surtout les premières bandes-annonces et les premiers extraits du film qui déclenchèrent l’enthousiasme, laissant entrevoir un film habité, qui prétendait retourner aux sources du mythe, celles d’un récit effrayant, peuplé de personnages faits de chair et d’émotion, et surtout dominé par une créature de toute beauté, affirmant sa personnalité tout en assumant crânement la filiation de son design.

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Ne tournons pas davantage autour du pot : les impératifs de la promotion n’étant pas toujours ceux de la narration, le GODZILLA de Gareth Edwards est à l’arrivée une belle déception, à la mesure des attentes qu’il avait su susciter. Et pourtant, le film n’est pas exempt de qualités. Notamment dans sa mise en place, certes un peu longue mais néanmoins lestée de bonnes idées et de personnages intéressants. La première heure du film prend ainsi le temps de présenter les protagonistes de l’histoire, notamment le scientifique interprété par Bryan Cranston, obsédé par le démontage de la version officielle chargée d’expliquer la catastrophe ayant ravagé la centrale nucléaire où il travaillait et causé la mort de sa femme. Obsédé au point d’en oublier son fils unique. Gareth Edwards sait alors parfaitement filmer le trauma de son héros (très belle séquence de la mort de l’épouse, qui arrive à faire passer une terrible impression d’impuissance en axant la scène sur le point de vue du mari), la problématique qui va en découler mais aussi les retombées sur sa vie privée. La plupart du temps de manière sobre et émouvante, comme dans cette scène où le personnage découvre dans les décombres de son ancienne demeure familiale la bannière d’anniversaire préparée 15 ans auparavant par son fils, l’objet le renvoyant du même coup à sa condition de père trop absorbé par son métier pour prêter attention à sa progéniture. Respectant ainsi les codes du kaiju eiga, Edwards installe patiemment son intrigue et ses personnages tout en faisant monter la sauce autour de la star de son film, qui n’apparaîtra qu’au bout d’une heure de film. Problème : la fin de cette première partie pourtant payante correspond à peu près au moment où le film commence à se fissurer de partout. Et ce à tous les niveaux, tant dans la description de ses personnages que dans son dispositif narratif censé mettre en avant le monstre pour lequel le public s’est déplacé.

À mesure que le film avance, les problématiques des protagonistes installées durant cette première heure vont s’avérer de moins en moins intéressantes. On ne parle même pas des figures secondaires comme le militaire campé par David Strathairn ou les scientifiques incarnés par Sally Hawkins ou Ken Watanabe, qui fonctionnent comme des silhouettes uniquement capables de commenter l’action (quand ils ne sont pas là pour la complexifier inutilement par des explications plus ou moins vaseuses). Car en fait, le cœur même de l’intrigue humaine s’affaisse sur elle-même lorsque Bryan Cranston passe le relai à Aaron Taylor-Johnson, son fils devenu adulte et militaire. Ce dernier, qui est resté sourd durant des années aux cris d’alarme de son géniteur, aurait pu donner lieu à un beau personnage rongé par le remord. Mais sa problématique, une fois énoncée par son père (à travers une simple phrase : « Protège ta famille »), ne sortira plus de ces rails tout tracées et le cantonnera au rôle du mec qui court un peu partout sans avoir de réelle incidence sur la narration. Cette caractérisation culminera d’ailleurs dans la fameuse scène, toujours aussi belle d’un point de vue graphique, du largage des parachutistes sur Godzilla. Une séquence qui avait impressionné tout le monde dans la bande-annonce, par sa solennité funèbre, mais qui est ici totalement inutile tant l’action qui y est dépeinte s’avère dénuée de toute cohérence (les militaires pouvant parfaitement accéder à la zone par d’autres moyens). Le héros est ainsi baladé durant tout le film, avec si peu à faire qu’on lui balance à l’occasion un autre enfant à sauver dans les bras, comme s’il s’agissait de l’occuper. Quant à sa principale motivation, à savoir sa famille, sa place dans la narration y est réduite à celle d’un banal McGuffin – voir le personnage de la mère interprété par Elizabeth Olsen, qui passe la majeure partie de la seconde moitié du film bloquée dans des décombres – évidemment au détriment de l’implication émotionnelle du spectateur.

L’ennui allant crescendo, le spectateur déçu se rabat évidemment sur la partie spectaculaire promise par le film qu’il est venu voir. Hélas, là aussi, le bât blesse. Non pas que le film soit avare en la matière, loin de là. Mais le fait est que celui qui est entré dans la salle pour venir voir un film intitulé GODZILLA est obligé de sérieusement déchanter face à ce qui se passe sur l’écran. Car l’essentiel du spectacle est malheureusement assuré par les deux gigantesques mutants qui monopolisent durant les trois-quarts du film les scènes de destruction massive. Au passage, deux créatures au look peu imaginatif, beaucoup plus proches du bestiau du sinistre CLOVERFIELD que des exubérants Kaijus de PACIFIC RIM. Leur interventions sont certes visuellement convaincantes, voire même accompagnées d’idées plutôt jouissives (comme cette scène du sous-marin nucléaire que l’un des mutants, friand de gourmandises radioactives, enfourne dans sa gueule), mais le fait est que le gigantesque lézard atomique de la Toho, lui, tarde dangereusement à assumer son statut de vedette. Une scène est particulièrement symptomatique de cela et résume à elle seule l’un des problèmes majeurs du film de Gareth Edwards : un superbe panoramique, en plan éloigné et vu à hauteur d’homme, part de l’un des mutants en train de ravager le décor urbain dans lequel il évolue pour se diriger vers la monstrueuse patte de Godzilla qui rentre dans le cadre de manière triomphale. La tension et la joie du spectateur sont alors à leur comble face à ce duel tant attendu qui s’annonce ravageur. Hélas, Edwards place ici la coupe la plus frustrante du film pour enchaîner sur le fils du héros, qui observe le combat titanesque retransmis par les actualités télévisées tandis que sa mère croît que son rejeton est en train de regarder un film pour enfants. L’idée en soi peut paraître amusante mais elle a surtout pour effet de mettre le spectateur à distance pile au moment où il ne fallait pas et de ramener le film, l’espace d’un instant, à un spectacle pour enfants inoffensif. Pour ceux qui cherchent à tout prix à comparer les deux films, on pourra mettre cette scène en parallèle avec celle de la confrontation entre la petite Mako et le terrifiant Onibaba dans PACIFIC RIM, une séquence touchée par la grâce d’un réalisateur qui n’a pas peur de mettre son personnage, fût-il un enfant, au cœur même de son spectacle dantesque au lieu de placer la rassurante surface d’un écran de télé entre eux.

Enfin, le dernier écueil, et pas des moindres, présenté par le film de Gareth Edwards reste le traitement accordé au personnage de Godzilla. Un traitement sacrément casse-gueule, qui prétend sauter l’étape de la première incarnation du monstre au cinéma – celle d’une menace destructrice – pour le faire accéder directement à son statut de « Roi des monstres », authentique champion des forces du bien et défenseur de l’humanité. Imposé tel quel, en capitalisant uniquement sur la suspension d’incrédulité du spectateur, ce parti pris aura tendance à dérouter la plupart des spectateurs peu familiers du genre, d’autant plus qu’il est totalement en porte-à-faux avec le ton adulte et réaliste du film. Et il faut donc attendre les vingt dernières minutes du film, véritable morceau de bravoure dans lequel Godzilla donne la pleine mesure de ses aptitudes, pour que le réalisateur s’autorise enfin à traiter le personnage comme il faut (notamment par l’entremise d’idées profondément jouissives comme la façon dont le monstre utilise enfin son souffle de feu radioactif). Mais malgré cela, malgré un plan final triomphal, il est trop tard. Trop tard pour effacer 1h40 de tâtonnements, d’ellipses malheureuses et de personnages formatés. Au bout du compte, le film de Gareth Edwards n’est pas un film repoussant, on peut même dire que c’est un film fait par des gens qui ont essayé de bien faire les choses (et qui y sont parfois arrivés, voir les impressionnants effets visuels ayant trait aux monstres et le superbe score d’Alexandre Desplat), mais c’est indéniablement un film qui souffre de l’absence d’un point de vue fort sur son matériau de base et sur ce qu’il souhaitait en faire à l’écran. Dommage.

RÉALISATION Gareth Edwards
SCÉNARIO Max Borenstein et David Callaham
CHEF OPÉRATEUR Seamus McGarvey
MUSIQUE Alexandre Desplat
PRODUCTION Jon Jashni, Mary Parent, Brian Rogers et Thomas Tull
AVEC Aaron Taylor-Johnson, Ken Watanabe, Bryan Cranston, Elizabeth Olsen, Carson Bolde, Juliette Binoche…
DURÉE 123 mn
DISTRIBUTEUR Warner Bros. France
DATE DE SORTIE 14 mai 2014

19 Commentaires

  1. toniocks

    je ne voyais fleurir que des éloges sur le net et je commençais à me sentir seul, tant j’ai été déçu, ennuyé et frustré durant la séance.

    les très belles images ont juste permis de faire une bande annonce très alléchante.

    apparement le but n’était pas de faire un pacific rim bis (normal faut passer derriere del toro) alors d’accord il va essayer de faire vibrer la corde sensible, mais niveau émotion on est à des kilomètres de « the impossible ».

    et je plussoie sur l’entrée de godzilla qui est parfaite mais ultra frustrante.

  2. Bengal

    Un bon exemple pour montrer que les meilleures intentions ne font pas forcément un grand film. Cela dit, dans l’ensemble il reste agréable à regarder, mais ça manque de rigueur pour le scénario, avec des personnages sous-exploités et un rythme un peu laborieux…

    Je suis d’accord que la grosse déception, c’est le manque de présence de Godzilla (à l’écran ou pas). Il est carrément évincé par les MUTOS, on a l’impression qu’il est là juste pour les affronter puis rentrer tranquillement sans demander son reste. A ce point-là, le film aurait dû s’appeler Godzilla contre MUTOS, au lieu de garder le mystère en faisant croire que la menace principale était Godzilla.

    Sinon, la comparaison systématique avec Pacific Rim me paraît pas très pertinente. Les deux films sont radicalement différents dans leur approche du genre.

    Le potentiel était bien là, mais je pense qu’il aurait fallu une grosse pointure habituée aux grosses productions pour exploiter à fond les bonnes idées.

  3. runningman

    Bon et bien je vais rester sur Pacific Rim pour l’instant en attendant peut-être une éventuelle suite de master Del Toro.

    • Will

      Je crois que tonton Del Toro a bel et bien en projet une suite. En tout cas aux dernières nouvelles il était en phase d’écriture tout en espérant l’aval des studios pour lancer la prod.

  4. Bizarrement, quand je voyais tous les éloges fait au film et que j’ai vu cette critique peu avenante en ligne, j’ai préféré passer mon chemin, persuadé qu’un film tant vendu et mis en avant ne pouvait pas rater son coup…

    Eh bien que dire ? A part que j’adhère à 200% à cette critique. Rien à dire de plus…

  5. malastrana

    « ce parti pris aura tendance à dérouter la plupart des spectateurs peu familiers du genre »

    Autant je suis en accord avec de nombreux points de cette critique, autant là j’ai envie de dire: on s’en fout!

    Pour le coup Edwards livre directement la suite d’un éventuel remake, se mettant dans la droite lignée des kaijus de combat, en nettement mieux que la plupart des versions japonaises en plus. On est plus proche de l’adn de GMK que du film de Honda, je ne sais pas si c’est bien mais en tout cas le film réussit au moins suffisamment de passages pour tempérer ma déception sur le point de vue humain.

    « (les militaires pouvant parfaitement accéder à la zone par d’autres moyens) »

    Certes, et Godzi aurait très bien pu e bastonner contre les Muto sur une île quasi déserte aussi… rechigner contre les effets spectaculaires d’un kaiju, je ne m’y attendais pas, surtout de la par de spectateur familiers de ce genre…

    Globalement je suis en accord avec cette critique, sauf que je préfère retenir ce qui est satisfaisant (donc pas ces deux putains d’ellipse !!!), car, et c’est déjà énorme, le Roi des monstres est ici respecté dans toute sa démesure et sa beauté. Mine de rien, couplé à des séquences visuellement fortes et à une ambiance horrifique formidablement restituée par Desplat, ça me permet de voir in fine le verre à moitié plein, et je suis certain de le revoir avec beaucoup de plaisir.

    (et c’est largement mieux qu’au moins 4 films de la période Heisei et 2 films de la période Millennium, tout en écrasant sans soucis la version US de 1998)

  6. Ilan

    Le souci c’est qu’à en croire cette critique, Les Dents de la Mer devient un film raté et frustrant qui loupe sa cible, manque de générosité. On ne peut pas d’un côté regretter de ne pas voir plus la bête et de l’autre se féliciter que la première moitié du film fasse la part belle aux persos. On a justement la chance d’avoir un film qui nous offre des persos classiques mais incroyablement maîtrisés ET un film de monstre renversant.
    Et comme dit plus haut, bien meilleur que l’immense majorité des versions japonaises…
    Après, normal que le site tape dessus, après avoir tenté de sauver Pacific Rim, impossible de dire du bien de son maître sans retourner salement sa veste…

    • Leto

      Personnellement, je n’ai pas réussi à accrocher entièrement au film à cause de ses personnages qui m’ont semblé incroyablement transparents et sans personnalité. Les scènes intimistes récitent doctement leur leçon du scénariste appliqué mais ne transpirent jamais l’humanité des personnages. Et j’apprécie que des personnages puissent être caractérisés dans l’action, mais là les scènes de destruction les laissent subir les évènements (sauf dans la séquence finale, mais elle intervient bien tard et ne laisse pas beaucoup les personnages « s’exprimer »). Ce qui est bien sûr un choix artistique bienvenu mais couplés aux scènes intimistes fades, je n’ai pas eu l’impression de voir des incarnations à l’écran, juste des artefacts vidés de leur énergie vitale.

  7. Graindesable

    Heu Ilan, s’il te plait :

    Les persos dans Les Dents de la mer, tu t’en souviendras toute ta vie.
    Brody, Quint, Hooper, on se rappelle même de leur nom !
    Ceux de ce soi disant Godzilla (le titre de l’article est vraiment bien trouvé), tu les auras oubliė la semaine prochaine.
    J’adore l’expression « persos classiques » pour des personnages mal ėcrits, mal joués, inutiles. (Cranston mis à part)
    « Bien meilleur que l’immense majorité des versions japonaises », encore heureux, avec 200 patates en caisse.

  8. Arnaud

    Le contexte veut que l’individu passe derrière l’intérêt collectif, c’est ce qui ressort de ce bon film catastrophe. Même si les dommages collatéraux de Godzilla sont dramatiques, il reste un héros.
    Nota : le soldat Moralès (Benureau) en guest star : j’étais bidonné 🙂

  9. Perso j’ai adoré, franchement qu’est-ce que vous voulez de plus sur un film de monstres, Edward fait toutes les scènes à faire et même au-delà, on s’en fout que les persos soient un peu clichés (c’est le lot du genre), ce qui compte c’est la mise en scène, les scènes de destruction et l’iconisation incroyable des monstres, et là il n’y a rien à dire c’est juste la perfection, dommage que votre critique dissuade certains d’y aller ils vont le regretter quand ils le découvriront assis sans leur salon !…

  10. jackmarcheur

    déjà que j’ai trouvé Pacific Rim plutot chiant …
    Bon je vais me taper le Godzilla de Roland Emmerich puisque je l’ai quand meme acheté en DVD !

  11. Fest

    Vu et j’ai pris un pied d’enfer. Certes une fois que le personnage du fils est au premier plan ça perd en implication émotionnelle, mais en terme de mise en scène ça m’a cloué.

  12. exarkun

    Je plussoie complètement

  13. exarkun

    avec Postscriptom

  14. Cesar Sanchez

    Godzilla est le meilleur film américain de monstres géants qui ait jamais existé (bon ok y’en a pas 10000). Et on se peut pas d’un coté couvrir d’éloges un pacific rim autiste et geek et passer à coté de ce Godzilla à la mise en scène totalement dantesque. Arrêtez par pitié avec la scène de la gamine de Pacific Rim qui aura seulement ému les fans de manga. Les personnages du film de Del Toro était en carton, il faut se le dire. Ici, Edwards prend le meilleur partie pris possible, il nous en donne des frissons à chaque mouvements des bêtes et comprend qu’on en à rien à foutre de voir des effets spéciaux se battre pendant 1h30. Non il joue tout sur l’économie des apparitions, les montées de tension. J’ai comme l’impression d’avoir un héritier potentiel de Spielberg, un héritier très discret.
    Capture Mag, je vous apprécie, mais là votre critique est à la limite de la mauvaise fois.

    • tangoche

      @César-sanchesz :

      Remettre en doute la légitimité d’un critique (ou d’une personne) à préférer un film à l’autre (sous couvert d’une soi-disant mauvaise foi) est une démarche qui m’échappera toujours (au passage, je connais beaucoup de gens, n’étant même pas lecteur occasionnel de manga, qui ont adoré la séquence du flash-back. Je trouve cette remarque un peu condescendante, au passage)

      « Pacific Rim » et « Godzilla » ne sont pas les mêmes films; il ne partent pas des mêmes intentions et sont totalement différent dans leurs structures et dans leurs tonalités.

  15. Oui le temps le dira mais je pense que PACIFIC RIM et ce GODZILLA resteront comme deux classiques du film de monstres (contrairement au GODZILLA d’Emmerich qui fait plutôt ricaner et qu’on voit aujourd’hui au second degré), même si au niveau des persos ils sont aussi risibles l’un que l’autre (scientifiques geeks en route libre contre hérot falot, un partout la balle au centre, ah, ah…) !

  16. jules_bonnot

    « Tout, dans ce projet, semblait concorder pour nous livrer à l’arrivée un spectacle intègre et excitant. Las, le résultat n’est clairement pas à la hauteur de ce qu’il avait laissé présager. Explications. »

    C’est le genre d’accroche que j’aurais bien aimé lire concernant la critique de Mea Culpa par exemple 😉

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