PEUT MIEUX FAIRE

ADMISSION n’a rien à voir avec une comédie « hilarante et décalée » comme l’affirme la jaquette française. Au contraire, il s’agit d’une petite étude de mœurs piégée par le libéralisme bien-pensant de ses auteurs et qui finit par laisser un arrière-goût assez désagréable pour le spectateur.

Responsable des admissions à l’université de Princeton depuis 15 ans, Portia Nathan est le prototype de la femme active à la vie bien rangée : la quarantaine sans enfant, une relation stable et sans encombres, et une mère féministe à l’aura envahissante. Sa vie change quand elle reçoit un coup de fil de John Pressman, le directeur d’une école un peu spéciale qui aimerait soumettre la candidature de Jeremiah, le plus particulier de ses élèves. Il se trouve cependant que John a un plan, étant donné qu’il annonce à Portia que Jeremiah est le fils qu’elle a abandonné, presque 20 ans auparavant.

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ADMISSION a bien du mal à choisir entre la « smart comedy » telle qu’elle se pratique depuis l’avènement du cinéma « indépendant » (un milieu social relevant de la moyenne bourgeoisie, des personnages de bonne volonté mais faillibles, et une pointe de jugement dans le fonctionnement relationnel) et la comédie romantique hollywoodienne de base. Ce grand écart problématique est représenté par une écriture particulièrement schématique, qui évolue entre caractérisation simpliste (la rivale de Portia, la mère féministe pétroleuse) et approche binaire de la narration : pour chaque scène cruciale dans le développement de son héroïne, l’intrigue la replace face aux erreurs de sa vie passée, sans jamais chercher à justifier les rencontres fortuites (voir comment Portia croise régulièrement son ex, qui l’a quittée pour une femme plus dominante). Pire encore, ADMISSION s’enfonce petit à petit dans une culpabilisation outrancière de ses protagonistes, qui finit par forcer le jugement du spectateur. Il n’est donc pas étonnant que l’habituel discours final ait des allures de confession complaisante qui débarrasse le film du peu de légèreté qui lui restait. Notre capital sympathie vis à vis de Lily Tomlin, Paul Rudd et Tina Fey a beau être conséquent, rien à faire : leurs personnages tapent profondément sur le système. Et il n’y a rien « d’hilarant et décalé » à cela !

TITRE ORIGINAL Admission
RÉALISATION Paul Weitz
SCÉNARIO Jean Hanff Korelitz
CHEF OPÉRATEUR Declan Quinn
MUSIQUE Stephen Trask
PRODUCTION Kerry Kohansky-Roberts, Andrew Miano & Paul Weitz
AVEC Tina Fey, Paul Rudd, Gloria Reuben, Wallace Shawn, Lily Tomlin, Michael Sheen…
DURÉE  108 min
ÉDITEUR Universal Pictures Vidéo
DATE DE SORTIE  07 octobre 2014 (en DVD et Blu-ray)

9 Commentaires

  1. Fabrice

    Non pas que je n’aime pas la comédie américaine, mais une critique de Fury et John Wick est-elle a l’ordre du jour ??? J’avoue que les deux m’interesse bien plus….

    • ben

      Fury est un film à fuir.
      Un Training Day avec ses phrases philosophiques du type « Les idéaux sont pacifiques, l’histoire est violentes » et un manichéisme et des personnages aux actions détestables qui ne sied pas du tout au contexte du film.

      Le final étant un grand n’importe quoi plus proche du film de propagande dans Inglorious Basterds que d’autre chose en terme de réalisme et d’idéologie.

      C’est rare que je déteste un film mais pour le coup ce film est réellement détestable.

      • Moonchild

        Je vais dans ton sens Ben, Fury est un très mauvais film.

        Bien sûr, on nous l’a vendu comme une oeuvre réaliste qui regarde l’horreur de la guerre en face et bla et bla …

        Hélas, le film est plus qu’appuyé, d’une grossièreté rare et parfois ridicule (la sentence que tu cites se pose là en effet). Une séquence m’a laissé pantois : comment en trente secondes, une jeune allemande passe de la terreur d’être violée à un sentiment amoureux plus fort que tout.

        Plus grave, le film est très con ou prend vraiment le spectateur pour un con en lui assénant toutes les trois minutes (soit par la mise en scène soit directement par les dialogues) le fait que la guerre c’est violent et que ça tue (je n’étais pas au courant), notamment via le traitement infligé au jeune troufion.

        Après, visuellement, je trouve le film un peu plus posé et lisible que les deux précédentes purges de David Ayer, à savoir End of Watch et Sabotage.
        Une scène d’action est à sauver, celle où les chars ricains affrontent leur homologue allemand.

        PS : dans le sous-genre du film de guerre avec char, je conseille un film russe assez étrange et envoûtant, The white tiger (référence aux fameux chars allemands, véritables bêtes de combat).

  2. Fabrice

    Je vous trouve dur avec le film, il a des défauts c’est certain mais de la a dire qu’il est détestable….
    les personnages ne sont pas des héros ce qui a mon avis colle a peu prés a un certain pourcentage de la réalité, faut arrêter de penser que tout soldat est un héros sans reproche, mais cela amené une distanciation avec l’équipe.
    Le combat final est certes en manque de mouvement mais l’idée de bloquer le tank nous permet justement de mieux comprendre ce qui ce passe a l’intérieur plutôt que de nous montrer l’extérieur et c’est un parti pris osé je trouve.
    Le combat des 4 chars américain contre le char allemand était bien foutu comme le reste d’ailleurs techniquement.
    Tout les films de guerre nous vende le message que c’est pas beau je ne comprend pas pourquoi celui la nous fait passer pour un con, Spielberg ne disait rien d’autre avec la sublime 1ere demi heure du soldat ryan (on est d’accord c’est d’un autre niveau, mais le message sur la guerre c’est degueu est le même….).
    pas un chef d’œuvre c’est certains mais selon moi pas une purge.

  3. ben

    Spoilers !!

    Je trouve personnellement que rien ne fonctionne dans ce film. Le ton du film et la majorités des scènes sont selon moi complètement à côté de la plaque.

    Pour commencer, les personnages sont des copies caricaturales des persos du Soldat Ryan. A la grosse différence qu’il est impossible de comprendre comment ils font pour se supporter (cf la scène de l’appartement sur laquelle je reviendrais). Le personnage de Jon Bernthal en est l’illustration parfaite: Outrancièrement redneck américain qui n’a pas inventé la poudre en plus d’être complètement malsain comme personnage.

    La guerre c’est laid c’est mal et cela détruit psychologiquement mais l’accentuation sur ce point est tellement lourde que l’on a le droit à une succession de plan rapproché sur les Brad Pitt et autres qui tirent la gueule en permanence sauf que l’introduction des personnages et leur peu de profondeur ne permettent aucune identification. On est juste devant Brad Pitt qui croit dur comme faire à son rôle sauf qu’il laisse le spectateur sur le bas côté.

    A cela s’ajoute scènes douteuse et il y en a beaucoup.
    La première est celle de l’initiation de la nouvelle recrue (cliché quand tu nous tiens). Dans Training Day ça passe mais pas dans ce contexte. Voir un officier supérieur forcer une recrue à tirer une balle dans le dos d’un prisonnier pour apprendre à tuer c’est d’une part peu crédible et d’autre par totalement malsain.

    La plus frappante est certainement la plus détestable et également celle que le réal et le scénariste doivent considérer comme la plus importante.
    Brad Pitt commence par terroriser les deux Allemandes (la menace est à la fois potentiellement physique et psychologique) alors (que l’on sait pertinemment que Brad Pitt est producteur et donc qu’il ne peut pas être foncièrement mauvais ) pour ensuite les utiliser comme cuisinière. C’est à ce moment que la nouvelle recrue ce met au piano et qu’une Allemande terrorisé 2 minutes plus tôt chante par dessus… Crédibilité très faible en plus d’être cliché comme c’est pas possible.
    Et au lieu d’aller à fonds dans la noirceur et d’assumer avec le viol d’une des Allemande par des soldats américains, non c’est l’Allemande qui succombe au charme du jeune américains… Jolie phylosophie.
    Comme si le film n’était pas déjà tombé assez bas on a le droit aux 3 autres gars dont le personnage détestable de Jon Bernthal qui vient humilier ces Allemande sous les yeux de son supérieur qui laisse faire malgré son regard réprobateur. Pour le coup on touche le fond.

    La cerise sur le gâteau réside dans les scènes où Brad Pitt montre (en restant silencieux) des lieux et situation à sa nouvelle recrue pour finir ces scènes par des phrases de philosophie de comptoir ou de gamin de 8 ans sur la guerre.

    Les scènes de guerre se tiennent dans l’ensemble à l’exception de la scène finale. Il faut cependant retenir son exaspération face au « Fucking Nazi » proférés par notre nouvelle « Machine » de guerre (à chaque scènes de guerre) depuis qu’il a perdu sa virginité avec une Allemande.
    La scène de guerre finale (4 mecs dans un tank contre 300 Allemand pendant presque 20 minutes) s’enfonce progressivement dans le grand n’importe quoi digne des plus grandes heures de Rambo avec un sérieux inébranlable.

    Fury en comparaison avec la majorité des films de guerre mais en particulier Band of Brothers, The Pacific ou le Soldat Ryan c’est un film foncièrement con en plus d’être douteux loin très loin d’être un bon film et encore moins un bon film de guerre.

  4. Fabrice

    On n’est pas du même avis, et sur beaucoup de points…J’ai l’impression que de montrer les soldats comme des gros cons n’est permit que si les mecs en question ont fait peter le vietnam, mais surtout ne pas toucher aux gentils soldats venu défendre l’europe, c’est selon moi une vision bien manichéenne. Le redneck est défini comme etant le plus con de par la scène chez les allemandes, mais il finira par reconnaitre que le jeune trouffion est un mec bien, preuve que lui même sait qu’il n’est pas a sa hauteur.
    Partie pris peu crédible que la scène ou Pitt terrorise le jeune pour qu’il tue l’Allemand….pourquoi peu crédible ???? tout le monde est tout blanc et c’est impossible de voir cela sur un champ de bataille ?? vaut donc mieux garder le mec tel qu’il est, innocent et pas encore contaminé par la guerre, quitte a ce qu’a cause de lui tout les soldats meurent ??? je ne justifie pas la scène et je ne dit pas que dans la situation j’agirais comme Brad Pitt, mais dans un certains sens je ne la trouve pas ridicule…ou alors le même genre de scènes dans Outrages de De Palma est la aussi ridicule….
    Clairement pas au niveau de bien des films de guerre, mais pas une grosse purge selon moi…

    • ben

      Salut Fabrice,
      Je n’ai pas vu Outrage mais je doute qu’Outrage utilise une scène similaire à celle citée dans la même optique. Brian De Palma étant bien plus intelligent et subtile que Ayer.

      Il me semble que Outrage dénonce ses abus quand Fury fait passer la méthode d’initiation en question comme une nécessité. Personnellement je ne pense pas que me forcer à tuer d’une balle dans le dos un prisonnier va faire de moi un soldat prêt à tuer tous les méchants ennemis. Il n’est pour moi donc pas question de représenter une version toute noir ou toute blanche de la guerre et des soldats mais simplement de logique. Je vois également mal un officier supérieur avoir ce genre de comportement sans que personne ne face une seule réflexion alors que dans la scène les spectateurs semble plutôt apprécier ce qu’ils voient. Je trouve par conséquent ces choix scénaristiques et de mise en scène et leur accumulation sur l’ensemble du métrage très dérangeant.

      L’évolution du jeune terrorisé à « machine » à tuer des Nazis à coup de « Fucking Nazi » et un sourire satisfait une fois le devoir accompli est quand même très douteux en plus d’être en totale en contradiction avec le personnage à l’origine et le choix de réalisation du début du film (gros plan sur les visages fermés des persos). Je n’ose imaginer le poids et le traumatismes que cela doit être de devoir faire une guerre mais je doute que cela fasse sourire ou rire beaucoup les personnes ayant participé à des conflits.

      Je n’ai pas de problème avec le fait de montrer des soldats « con » mais le probablement c’est que le réalisateur décide de se concentrer sur un groupe essentiellement composé de con ou de caricatures (On se demande même comment ils se supportent). Je m’interroge donc vraiment sur l’intérêt de suivre ses personnages en particulier. C’est une guerre mondiale et de mon point de vue tu te retrouves au combat avec monsieur tout le monde. Chose que Spielberg avait compris. La profession de Tom Hanks étant une question centrale du Soldat Ryan. Ici le background des personnages est insignifiant voir inexistant. L’absence de point d’encrage du personnages ne permet donc pas d’évaluer l’impact de la guerre sur celui-ci. On prend donc pour argent comptant ce que l’on nous donne à voir.

      C’est rare mais plus je repense au film (et j’y repense souvent depuis que je l’ai vu) et plus mon impression première est confirmée. Je trouve encore plus dérangeant que très peu de personnes ne semblent gêné par la tonalité du film.

  5. Fabrice

    Ben,

    Je n’ai pas vu Outrages depuis un bon moment, mais de mémoire le personnage de Sean Penn force celui de Michael J Fox a violé une vietnamienne sans d’autres raison que la basse vengeance envers ce peuple de paysan leur mettant la honte en gagnant une guerre que la grande Amérique aurait dû gagner. Alors oui il y a dénonciation de la chose, mais le cadre est le même, pourquoi le personnage de Fury serait pire ??? Le film dénonce aussi les actes sans les glorifier, et le fait que le personnage de Pitt prenne le gamin sous son aile ensuite montre bien que Pitt n’en est pas fier mais que vu le cadre c’est une nécessité selon lui.
    Le gamin ne devient une machine qu’après avoir vu la jeune fille sous les décombres, une fille avec qui il a eu un moment particulier pour eux deux juste avant. Comme le dit Pitt « ils sont jeune et vivant »… Quand le film ce finit le gamin n’en est peut-être plus un mais il est loin d’être fier ou souriant et il n’en a rien à foutre qu’un autre soldat le traite de héros, il a changé mais au fond de lui reste le même, horrifié par la guerre et ses conséquences.
    Je suis d’accord avec toi on a du mal à avoir de l’empathie envers les personnages, mais c’est justement parce qu’ils nous sont montrés sous leur mauvais jours. Cela aurait été plus simple de montrer les soldats allemands affichant les corps de ceux ne voulant pas combattre (et donc de souligner le fait qu’un nazi c’est pas bien) et de montrer les ricains comme les héros sans peur et sans défauts, mais là n’était pas le but de la chose à mon avis. Les actes de tout le monde sont répréhensible pas seulement les actes des allemands, un soldat n’est qu’un homme, un homme brisé par la guerre et qui est changé par celle-ci.
    Qu’ils ce supporte ou pas n’est pas le problème, on bosse tous avec des gens qu’on aime pas, mais on sait reconnaitre leur qualités nous faisant avancer. Ils sont certes couillons, mais chacun sait que les 4 autres n’ont qu’une envie, vivre, et qu’ils feront le nécessaire pour cela, qu’importe si ce ne sont pas des amis leur capacité dans un tank n’est à prouver a aucun des membre.
    Si on parle du Soldat Ryan là je suis d’accord on touche a un autre niveau mais on peut aussi ce dire de façon un peu exagéré j’avoue que les mec ce tape un débarquement de dingue, l’horreur complet mais bon ca les gènes pas de s’en sortir vivant pour ensuite tout risquer pour un mec….
    En fait ce qui te gène le plus c’est le questionnement moral du film, mais je ne pense pas que le film cautionne ce qu’il montre, il dit juste : ca devait quand même ressembler a cela parfois ne soyons pas trop naïf…
    Débat intéressant en tout cas 

    • ben

      Débat intéressant effectivement. Dommage qu’il est lieu sous la critique que je n’ai pas lu de « Admission » ^^

      Le problème majeur du film réside selon moi dans l’évolution des personnages d’une scène à l’autre mais également dans l’évolution et l’articulation des scènes en elle-même.

      J’en veux pour exemple la scène dans l’appartement. Je n’ai rien contre le fait qu’une Allemande décide de couché avec un soldat Allemand. Mais en préambule à cette scène tu évites les dialogue et actions complètement misogynie de Jon Bernthal deux scènes avant et surtout tu ne fais pas passer l’Allemande en question de la terreur d’être tuée ou violée (l’ambiguïté sur le comportement de Brad Pitt au début de la scène étant selon moi également assez bancale) à Allemande amoureuse et contente de perdre sa virginité parce que le gentil soldat américain joue du piano en 5 minutes top chrono. Pour ensuite terroriser et humilier à nouveau ces jeune femmes sans que Brad Pitt n’intervienne réellement. Il se contente seulement de regarder ses soldats avec un air désapprobateur pendant que le spectateur subit au même titre que les Allemande le sur-jeu de Jon Bernthal (que personnellement je ne peux plus voir depuis son rôle dans Walking Dead ou il est dans le même registre totalement caricatural) qui fait de lui une figure plus proche d’un méchant de série B. A ce moment pendant toute la scène en tant que spectateur je ne fais que m’interroger sur l’intention du réal et scénariste et pourquoi Brad Pitt (son supérieur hiérarchique ne le remet pas en place tout de suite comme ce que son comportement lors des minutes précédentes suggérerait comme logique). Ce qui amène à la scène d’initiation.

      La scène d’initiation peut fonctionner mais il faut que la mise en scène et les scènes précédentes rendent la scène crédible. Dans le Soldat Ryan, la scène avec le prisonnier Allemand est selon moi la scène la plus puissante du film parce que la mort du médecin est un puissant élément déclencheur. Parce qu’il y a cet élément déclencheur la scène peut se justifier en plus de montrer que c’est la guerre qui amène à cette situation. Cette subtilité fait selon moi toute la différence. Dans Fury, le réalisateur et scénariste (surement par un manque certain de talent en terme de mise en scène et d’écriture) échoue complètement à faire ressentir cela. Il devient difficile de réellement percevoir si la scène se pose comme évolution nécessaire d’un homme en tant de guerre ou comme élément caractéristique d’un homme au delà du contexte du conflit.

      Pour reprendre un des avis négatifs sur IMDB (qui sont très intéressant). Il y a une dichotomie embarrassante qui parcours le métrage. J’ose espérer qu’elle est seulement involontaire et juste le résultat du manque de talent et d’intelligence du réalisateur. Les rédacteurs de Capturemag partagaient d’ailleurs leur effarement devant le précédent film de Ayer (Sabotage) durant l’un de leurs podcast.
      Cette dichotomie vient du fait que d’un côté le film est plus que bancale dans la retranscription de la psychologie des personnages et des plaies ouvertes par la guerre. Leurs traitement dans Band of Brothers et The Pacific sont saisissant et reste selon moi la référence.
      Et de l’autre côté des scènes de guerre et surtout un final plus proche de Call of Duty et Rambo II et III que d’autre chose et qui achève la mise en oeuvre déjà bancale de l’ensemble. 300 soldat contre quand même 4 gars dans un tank avec nos soldats qui laissent les munitions dehors mais qui peuvent sortir les récupérer sans problème, Brad Pitt qui mitraille pendant 10 minutes en dehors du tank et personne n’arrive à le toucher. On est pas loin de l’IA des soldats dans Call of Duty. Et cela décrédibilise l’ensemble déjà branlant.

      A cela s’ajoute quand même tout les clichés du genre ( la nouvelle recrue, le soldat limite psychotique, le soldat citant la bible et tireur hors-pair, le mexicain, le soldat qui tombe amoureux de la jeune fille, tuer ses adversaires en criant « fucking nazis » à chaque fois, la mission finale suicidaire que les soldats vont 1 par 1 décider de mener à bien, la recrue qui est le seule à survivre grâce au sacrifice des autres).

      Pour conclure, je n’ai pas de problème avec la plupart des éléments pris séparément mais leur agencement dans le film et à l’intérieur même des scènes laisse pantois. Et le final vient confirmer ce problème entre volonté d’hyperréalisme sur certaines scènes, scène de guerre finale digne d’un jeu vidéo et le peu d’attention apporter à la psychologie.

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