PAS DE RUSSE, PAS DE GLOIRE ?

Il s’agit de LA polémique du moment : avant d’avoir rapporté des millions de dollars ou d’avoir explosé X ou Y records de vente, CALL OF DUTY : MODERN WARFARE 2 (MW2 pour les intimes) a fait couler de l’encre à cause d’une mission spécifique dont le contenu délicat a été évoqué dans la presse quelques jours avant la sortie du jeu. Un petit retour sur ce passage décrié s’impose. Attention, si vous n’y avez pas encore joué, mieux vaut passer votre chemin. Vous êtes prévenus !

La controverse provoquée par la mission « Pas de russe » est simple : MW2 propose au joueur de tirer à vue sur des PNJ innocents, en l’intimant lors de ce bref passage à participer directement à un acte terroriste de l’intérieur. Sortie de son contexte, c’est à peu près de cette façon que l’on pourrait décrire cette proposition polémique, et on ne s’étonnera effectivement pas que cela fasse bondir ces quelques politicards qui pensent à votre bien-être et votre santé mentale, tel le membre du parlement anglais Keith Vaz, qui a sollicité l’aide de la presse à scandales pour faire interdire le jeu dans son pays, sans succès, évidemment. Que les officiels du gouvernement, d’ici ou d’ailleurs, ne cherchent pas à étayer leurs accusations, passe encore. Enfin, disons qu’on a prisl’habitude… Ce qui est intéressant dans le cas présent, c’est de constater que les joueurs eux-mêmes ne semblent pas se mettre d’accord sur la problématique soulevée par le jeu dans cette mission, alors que les objectifs des développeurs de Infinity Ward sont plutôt clairs. Ici et là, on entend donc dire que « Pas de russe » propose un contenu amoral et douteux, voire complètement gratuit, quand l’argument de la provocation n’est pas assené comme un coup de massue. Du côté des défenseurs (y compris de la critique anglo-saxonne), l’argument de « la maturité » est évoqué pour justifier la chose.

Mettons un terme à l’accusation de provocation quelque peu tirée par les cheveux : d’une part, le jeu propose de zapper la mission dès que le joueur lance le jeu pour la première fois, et d’autre part, il est carrément permis de ne pas tirer un seul coup de feu pendant la séquence, en laissant les autres terroristes faire le sale boulot à votre place (même s’il est impossible de s’interposer et de changer le cours de l’intrigue). De plus, il y a une véritable nuance narrative qui ne fait paradoxalement pas dans le détail : les développeurs ne vous demandent pas d’ incarner un terroriste, mais un agent secret américain infiltré parmi eux. Sachant que l’évènement en soi déclenche une série de réactions en chaine qui mènent à l’invasion des États-Unis par la Russie, une guerre qui conditionne les actions de TOUS les personnages du jeu, jouables ou pas, on serait également tenté d’éviter de parler de gratuité, principalement sur le plan narratif. Accordons aux détracteurs que ce passage n’a rien de très ludique, ce que les développeurs ne nieront pas de toute évidence, même s’ils prennent ce risque avec des pincettes. Pour autant, la levée de boucliers qu’il suscite est assez étrange, car il implique que les joueurs actifs refusent d’être mis dans une position spécifique qui les pousse à considérer le jeu vidéo comme un art susceptible de provoquer la réflexion… Historiquement parlant, il est certain que le débat provoqué par le jeu vidéo s’est toujours centré sur des problématiques puritaines ridicules. Mais ce n’est pas une raison pour traiter MW2 comme une œuvre qui sert la soupe aux plus fervents détracteurs de la cause vidéoludique, là ou il s’agit précisément du contraire.

Le tort de MW2 est probablement d’aborder le nerf de la guerre moderne avec un détachement et un sens du spectacle digne des plus gros blockbusters cinématographiques actuels, en citant d’ailleurs THE ROCK, L’AUBE ROUGE, HEAT, AU SERVICE SECRET DE SA MAJESTÉ et même ARMAGEDDON avec un indéfectible souci du premier degré. Le malaise proviendrait-il du fait que ces questionnements pertinents se font dans un contexte réaliste, comprendre en dehors de la fantasy et de la science-fiction ? Il est certainement facile d’apposer un label infamant sur un jeu d’ordre belliqueux. Pourtant, l’idée d’exploiter le médium sous deux angles, à la fois cinématographique (construction en trois actes, rythme d’action frénétique géré par les nombreux scripts) et ludique (cinématiques à la première personne, FPS oblige) est particulièrement pertinente : elle permet au jeu de dévoiler la multiplicité des personnages jouables (donc des points de vue) avec un certain sens épique et un art consommé des actions en parallèle (voir l’utilisation dévastatrice d’un missile IEM), tout en dévoilant en filigrane la thématique du jeu, qui concerne la place de ceux qui fabriquent l’histoire avec un grand H, une notion exploitée jusque dans le musée qui apparaît dans le générique de fin. Probablement à l’opposé d’un FPS joyeusement antimilitariste comme BATTLEFIELD BAD COMPANY, MW2 a donc beaucoup de mérite pour un jeu dont le titre original se traduit par « L’appel du devoir ». Celui de jouer sur les contrastes des actions du joueur et de le confronter directement à la mort de ses victimes (voir également le regard du soldat ennemi quand il passe de vie à trépas dans la dernière mission) n’est pas des moindres.

Mais bon, puisqu’il faut impérativement une preuve que MW2 rend un peu neuneu (surtout quand on n’a pas l’âge requis) :

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TITRE ORIGINAL Call of Duty : Modern Warfare 2
GENRE FPS
ÉDITEUR Activision
DÉVELOPPEUR Infinity Ward
CONSOLE Xbox 360 / PS3 / PC
DATE DE SORTIE 10 novembre 2009

12 Commentaires

  1. David

    Salut Stéphane,
    Bon Blog, enfin une vision adulte du monde vidéoludique.

    Au sujet de MW2 maintenant, et de cette polémique en particulier, nous en avons déjà discuté sur Facebook, mais saches que je trouve toujours dommageable qu'Infinity Ward n'ait pas rendu cette scène plus ludique en terme de gameplay et d'implication du joueur. (Mais on est d’accord, cette scène a le mérite de questionner le joueur sur son rapport à la violence).
    … Afficher davantage
    Par ailleurs, tu as raison de rappeler qu'un âge requis est nécessaire pour y jouer (ici -18 ans). A partir de là, ce n'est plus de la responsabilité des studios de jeux vidéo si leurs produits se retrouvent dans les mains de gamins incapables de faire la part du réel et du virtuel.

    La vidéo que tu as jointe à ton article est éloquente !! Sans démagogie aucune, elle prouve qu'un jeu vidéo violent n'aura pas le même impact sur un gamin à la psyché fragile (pour ne pas dire sérieusement atteinte) que sur des adultes sensés comme toi et moi.

    Attention, je ne tire pas sur le jeu vidéo et je ne fais aucun amalgame, mais même si ce genre de cas reste mineur, la violence en général (cinéma, jeu vidéo, télé) reste un déclencheur de névroses chez des gamins fragiles. Encore une fois, c’est typiquement ce genre de cas qui retiendra l’attention des médias et du peuple qui boit aveuglément la soupe qu’on lui sert au JT (Souviens toi de l’arrestation du collégien qui voulait tuer ses profs avec le fusil de chasse de son père. Collégien dont on nous dit qu’il était addict aux jeux vidéo violents ….)

    Tout ça pour en arriver à mettre les parents, les médias, les politicards et la société de consommation en général devant leurs responsabilités.

    Soyons clairs, la société Française a 10 ans de retard dans sa relation avec le jeu vidéo. Pour le peuple, le jeu vidéo demeure un loisir pour les enfants. Logiquement donc, les jeux vidéo violents ne peuvent que pervertir la jeunesse !

    A l’inverse, la société Japonaise a depuis longtemps assimilé le fait que le jeu vidéo n’est pas uniquement destiné aux enfants, qu’il existe un marché du jeu vidéo pour adultes. Quand une société accepte cela, c’est la fin de la stigmatisation et le début de la tolérance. C’est cette faculté à comprendre ce monde vidéo ludique ou devrais-je dire à vouloir le comprendre, qui fait cruellement défaut chez nous….

    See you dude (à l’avant 1ère de la horde par exemple ^^)

  2. Fred

    Pour etre franc, cette scene est probablement celle qui m'a donné le plus de frissons, surtout qu'on débarque directement de l'ascenseur dans le feu de l'action. On apprend (rapidement) le drame qui est entrain de se jouer, nos 'coéquipiers' avancent implacablement avec un rythme lent et une arme lourde, genre chain-gun avec un maximum de munitions.

    Lors des premiers tirs, les civils se mettent accroupi, se couchent, puis finalement tentent de se disperser sans grand succès. Et inevitablement, on se laisse embarquer dans ce mauvais pas, et la boucherie commence. Dur mais tellement intense qu'on en redemande – tout cela n'est qu'un jeu.

  3. Stéphane Moïssakis

    N'empêche, le passage en question a été censuré de façon spécifique en Allemagne et au Japon (ou le traducteur a cru bon de changer le sens des dialogues d'ailleurs) : le joueur est ainsi pénalisé s'il tire sur un seul civil, comme c'est le cas dans les autres missions. Forcément, ça n'a absolument plus aucun intérêt, vu que ça rend la chose encore moins ludique, mais c'est en plus un contresens total avec ce que le jeu essaye de raconter. Ah, les grilles de lecture de la censure…

    Sinon, pour précision David, il y a une certaine ironie dans la phrase qui introduit la vidéo. Je n'ai pas posté le lien pour démontrer qu'un jeu ne doit pas être mis entre les mains des gens plus faibles que moi (surtout que le mec ne fait de mal à personne à part lui-même, jusqu'à preuve du contraire), mais parce que le mec en question me faisait marrer par son mélange de dépression absolument pas pudique et de hargne adolescente ridicule.

    Oui, je plaide coupable, mais je rigole beaucoup devant Les Beaux Gosses…

  4. The Guest

    Je pense comme david que le vrai problème tient plus au rapport enfantin que le français moyen accorde aux jeux vidéos.
    Et si ce jeu est bien interdit au moins de 18 ans, que les gamins arrivent à se le procurer sans difficulté est une réalité.
    Donc on en arrive à la question de savoir si un enfant est plus ou moins influencé par ses activités, chose que l'on pourrait éviter si les magasins faisaient leur boulot.

    Deuxièmement, le fait de pouvoir sauter la mission est juste ridicule et rejoint ce que je dis plus haut, ce passage est obligatoire pour la compréhension de l'histoire. Alors, le virer revient à dire qu'il pourrait ne pas convenir a certaines personnes. Le consommateur sait ce qui l'attend quand il se procure ce programme, sauf si cet achat n'est pas personnel, mais seulement pour ses gosses. Moi j'y vois surtout de l'hypocrisie.

    Ensuite, on arrive à la critique idéologique, cette mission nous fait endosser les habits d'un agent de la CIA infiltré dans un groupuscule terroriste. La seule façon de terminer la mission est de participer au massacre ou de laisser faire, donc l'idée c'est de dire que des pertes humaines peuvent être nécessaires pour sauver le plus grand nombre.

    En s'arrêtant là, on pourrait dire que tout cela pue grave, effectivement.
    Mais l'honneur est sauf puisque (SPOILER) le personnage qui planifie cette manoeuvre est en fait le gros pourri de l'histoire.

    Finalement, sur la question de la thématique que tu ressors de ton analyse, je ne crois pas que le jeu vidéo doit se contenter de copier le cinéma, sa spécificité est de placer le joueur en tant qu'acteur et non spectateur.
    Dans cette scène, on te place dans un contexte où tu n'as pas le choix, le but est de tuer, si tu ne le fais pas, tu ne joues pas, tu restes là, à te balader dans ce massacre au mépris du réalisme et de la cohérence.
    Et ce n'est pas la violence qui me gène, si je devais faire un jeu, j'irais même beaucoup plus loin, mais je donnerais une plus grande liberté dans les actions du gamer.

    Si dans un livre ou au ciné on subit l'histoire, cela ne doit pas être le cas dans un jeu, pousser le joueur à faire des choix, voir même le questionner sur sa moralité d'accord, mais pas le forcer en le limitant.

    Si les développeurs de COD ont vraiment voulu faire une critique de l'histoire "officiel", je ne crois pas qu'ils y soient parvenus.
    Justement tu abordes les différents points de vue, ils auraient pu montrer à quel point il était discordant dans la vision de chaque évènement (genre sur l'attentat, au lieu de le rendre jouable), mais non cela sert seulement à changer de lieu pour éviter la monotonie ou de Deux ex machina. Exemple, l'explosion nucléaire dans l'espace, qui permet d'admirer une jolie modélisation de la terre et aux forces US de se sortir d'une situation perdue d'avance.
    Je trouve ta première approche beaucoup plus juste, il s'agit surtout d'un gros blockbuster bas du front qui joue parfois sur la corde sensible pour faire un peu plus de buzz.

    De plus ils ont réussi à ramener le multijoueur sur pc 5 ans en arrière, mais ça c'est une autre histoire.

  5. Stéphane Moïssakis

    J'imagine que la réponse que je poste là ne va pas nous mettre d'accord "The Guest", mais cela aura le mérite de clarifier mon point de vue sur l'affaire pour les personnes susceptible de lire le texte par la suite…

    Je passe outre le débat sur l'influence sur les jeunes. Si tant est que cette influence existe, elle ne se quantifie pas de façon générale mais au cas par cas. Pour l’instant, personne n’a pris son flingue pour aller canarder quelqu’un après avoir joué à MW2, à ce que je sache. Et quand bien même ce serait le cas, il faudra bien se contorsionner dans tous les sens pour arriver à me démontrer par A+B que le jeu est le seul fautif dans l’affaire, ni même que le bonhomme ne serait pas passé à l’acte s’il préférait plutôt jouer avec des lapins roses qu’avec un jeu vidéo violent.

    En ce qui concerne le débat sur la mission en elle-même, je dirais pour commencer que le fait de la zapper est une précaution prise par les développeurs. Qui sait, il s’agit peut-être même d’une contrainte obligatoire de la part de l’éditeur, personnellement, je n’en sais rien. On peut le leur reprocher, mais si c’est le prix à payer pour que ce passage existe dans le jeu plutôt qu’il ne soit annulé, ça me va… Par ailleurs, le fait de ne pas jouer cette mission ne signifie pas que l’action ne s’est pas déroulée dans l’intrigue, et elle est d’ailleurs évoquée avant et après. De mon point de vue, il est plus intéressant de pouvoir la jouer, ce qui est relativement inédit dans le cadre d’un jeu vidéo, plutôt que de la regarder. C’est également pour ce genre de passage que la multiplication des points de vue prend tout son sens. Pour moi, il ne s’agit pas d’un gimmick pour varier les décors, à plus forte raison puisque les développeurs sont parfaitement capables de faire un jeu intense sans y avoir recours (seulement deux persos dans MW1 et ça fonctionne très bien aussi). Tout au plus peut-on y voir un sursaut de virtuosité, mais qui est parfaitement géré à mon sens, à plus forte raison puisque les grandes lignes du scénario, donc les « cinématiques » se font par le biais d’un point de vue à la première personne, pour faire directement vivre chaque rebondissement au joueur. J’adore les cinématiques classiques quand elles sont bien faîtes hein, mais c’est vraiment dans ces cas-là que le jeu vidéo cherche à singer le cinéma plutôt que de s’en inspirer…

    La suite plus bas…

  6. Stéphane Moïssakis

    Alors oui, les COD sont des jeux scriptés. Vu qu’il s’agit de la marque de fabrique de la licence, ça ne me viendrait pas à l’esprit d’avoir encore à le reprocher aux développeurs, surtout qu’ils font ça très bien à mes yeux (je parle d’Infinity Ward, pas de Treyarch évidemment). Attention, je ne prétends pas qu’il s’agit ici de la méthode idéale, mais nous sommes encore aux balbutiements du jeu vidéo, et ce sont des efforts de narration qui me passionnent, à plus forte raison parce que j’adore qu’on me raconte une histoire, et en l’occurrence dans ce médium, qu’on me la fasse vivre. A contrario, même si j’accorde un certain mérite à la démarche ouverte (et totalement à l’opposée) d’un FarCry 2 et aux volontés de casser certains codes de la part d’Ubi Montréal, il n’y a pas photo en matière d’intensité et d’immersion. Il en va de même pour les histoires incompréhensibles racontées par des messages téléphoniques dans des jeux comme FEAR, que j’apprécie également pour d’autres raisons. Et là, je ne cite évidemment que des FPS. Disons en tout cas que je préfère une identité forte, même si elle est un peu dirigiste, plutôt que des mondes ouverts avec rien dedans, « juste pour laisser le joueur se faire sa propre expérience ».

    Tout ça pour dire que je ne considère pas MW2 comme un blockbuster bas du front, et que même s’il s’agit évidemment d’une œuvre populaire, cela n’empêche pas la réflexion. Je ne crois pas avoir sublimé les exemples que je cite. Ils valent peut-être ce qu’ils valent dans le cadre défini de ce jeu, mais pour moi, ils ont le mérite d’être bien présents et de donner du sel à l’expérience, surtout que je maintiens que ce questionnement est voulu. Après, l’idéologie du jeu, je serais bien incapable de te dire si les gars qui ont fait le jeu sont démocrates, républicains, pro-guerre en Irak, anti-GW Bush ou je ne sais pas quoi. Et je serais même tenté de dire que je m’en fous hein, vu que nous sommes dans une œuvre de fiction… Enfin, quand je parle de thématique sur l’histoire, je ne prétends pas qu’ils aient cherché à faire une critique de notre histoire à proprement parler, mais plutôt à replacer les évènements extravagants et fictionnels du jeu dans un contexte crédible aux yeux des personnages principaux, ceux qu’on te « force à jouer » comme tu dis. Je comprends que tu refuses le principe dans l’absolu, mais je pense que cela fonctionne pour les joueurs qui acceptent le processus d’identification le temps du jeu, car cela donne plus de sens à leurs actions, et ça renforce le premier degré de la narration, une volonté de sérieux (ce qui ne veut pas forcément dire réaliste) qui n’est pas pour me déplaire. Je n’ai rien contre le second degré dans l’absolu, mais j’avoue que j’ai du mal à l’exiger à tout bout de champ, ce qui semble être un credo courant dans les envies d’une certaine frange de joueurs…

  7. The Guest

    Au moins je comprends mieux ton point de vue et si je n'étais pas d'accord sur la forme, je l'approuve sur le fond. D'après moi les développeurs de COD vont dans la bonne direction mais n'arrivent pas à se servir à fond de leur média.

    Disons que je préfère la fin d'un Metal Gear Solid 3, où on te pousse à tuer un personnage qui te tient à coeur, après la multitude d'heure passés à t'immerger dans cette histoire, au lieu de cet attentat qui ne laisse pas un sentiment profond chez l'utilisateur, enfin dans mon cas.

    Tout ce que je veux dire c'est que je ne les crois pas à la hauteur de leur ambition. Et je vais même jusqu'à insinuer que c'est juste pour se la péter.

    Si je devais questionner le joueur, j'aurais créé une scène à la Outrage où le personnage principal devrait commettre un viol. Je lui indiquerais les manoeuvres à réaliser à l'écran tout en lui cachant qu'il peut se retourner contre ses coéquipier à tout moment. Ce qui me ferait dire que les joueurs ayant commis cet acte n'ont pas cherché à l'empêcher.

    A part ça, je te suis totalement sur le procès des mondes ouverts désespérément vide, mais Farcry premier du nom est pas mal dans le genre ou en sortant des FPS, GTA.

    Et enfin, ça faisait tellement longtemps que j'attendais l'ouverture d'un site analysant le jeu vidéo sous un angle plus mature que je vous dis merci et bonne chance.

  8. Thomas Cappeau

    Merci à toi, The Guest, pour ton intervention et tes encouragements 🙂

  9. Stéphane Moïssakis

    Pour précision, ce que je trouve intéressant dans MW2, c'est le questionnement du joueur par rapport à son genre préféré (le FPS, shooter des PNJ, tout ça quoi…) ou par rapport au médium.

    Par exemple, faudrait trouver une sacré bonne justification scénaristique pour faire jouer un viol au joueur dans un COD ou un FPS. Mais nous sommes totalement d'accord sur le talent de Kojima et le rapport au joueur dans les MGS.

    Enfin, comme le dit déjà Thomas, merci pour tes interventions et tes encouragements !

  10. David B.

    Ouiiiiiinnnnn … Et moi on me remercie pas pour mes interventions et mes encouragements lol

    Par ailleurs, s'il fallait apporter un témoignage sur l'influence qu'ont les jeux vidéos violents sur les enfants, j'ai moi même été agressé par mon fils de 2 ans après l'avoir laissé suivre une partie de God of War …

    Résultat, il m'a sauté dessus et a essayé de m'arracher un oeil avec sa pelleteuse playmobil !

    Non vraiment le jeu vidéo c'est maaaaaaaaaaal ^^

  11. Rémi

    Je pense que toute cette polémique est absurde… un jeu reste un plaisir il faut pas croire qu’apres un simple niveau comme « pas de russe » dans modern warfare 2 des gamins ou autres se transforment en « machine a tuer et je sais quoi d’autres » , il faut juste etre une personne « normale » qui sait faire part a réalité et virtuel et qui ne passe pas sa vie sur le jeu vidéo …
    Je pense que dans notre société actuel le terrorisme est tellement pris au sérieux que meme dans un jeu ou un film ya une sorte de plan vigipirate ou on veut tout censuré …

  12. The Guest

    Je te suis totalement sur le thème de la censure, tout cela est ridicule.

    Ensuite sur l’influence potentiel d’une oeuvre, un gamin peut-il être conditionné ?

    En omettant volontairement le cas par cas, comme l’a dit Stéphane, pour me réorienter sur le groupe.

    J’aurais tendance à dire, oui, autant qu’avec une pub, mais ceci est tempéré par son interaction avec le jeu.
    N’étant pas passif, il sera surement plus alerte envers ses actes, les thèmes développés dans le programme et il ne deviendra pas du jour au lendemain un tueur psychopathe.

    A mon avis, le jeu vidéo est un divertissement plus sain que la télévision. Je préfère employer mon temps de cerveau disponible à cette première activité, je suppute que c’est une des raisons aux attaques systématiques lancer par les autres médias.

    Ou peut-être que nos dirigeants nous prennent pour des abrutis congénitaux, incapable d’avoir un raisonnement sensé.

    Dernière polémique en date, on peut jouer des talibans dans la partie multijoueur du prochain Médal of Honor, quelle horreur !

    http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/medal-of-honor-le-gouvernement-britannique-ne-veut-pas-jouer-aux-talibans-24-08-2010-1228087_47.php

    Moi ce que je trouve vraiment horrible, c’est d’avoir massacré cette licence dans une constante et inaltérable baisse de qualité, nous n’avons pas les mêmes valeurs. 😉

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