LE MEILLEUR DE NOUS-MÊMES

Difficile de mettre des mots sur une expérience aussi absolue que celle proposée par MAD MAX : FURY ROAD. Pourtant, au milieu des cascades démentes et des 17 money shots à la minute qui mettent la misère à toute la concurrence hollywoodienne, il existe une œuvre d’une densité et d’une richesse qui se révèle un peu plus à chaque nouvelle vision. MAD MAX : FURY ROAD, ou le film d’une vie pour George Miller !

Quelques jours avant la sortie de MAD MAX : FURY ROAD, une vieille rumeur qui date du siècle dernier a refait surface de ce grand « Wasteland » qu’est Internet, telle une légende urbaine qui aura attendu toutes ces années pour obtenir un semblant de crédibilité. Cela fait 17 ans que George Miller pense à cette suite mais à la vision du film qui débarque enfin sur nos écrans, il n’est pas vraiment étonnant de constater que l’intrigue qu’il avait en tête à l’époque est plus ou moins celle qu’il nous conte aujourd’hui, sous la forme la plus épurée possible. En effet, comme tous les grands conteurs, George Miller connaît la valeur d’une histoire et a toujours été soucieux de la retranscrire de la façon la plus vivace et la plus cinématographique qui soit. Mais surtout, et c’est une chose sur laquelle il faut insister, MAD MAX : FURY ROAD touche à une forme d’universalité qui n’est peut-être pas étonnante de la part de l’auteur de LORENZO et HAPPY FEET, mais qui peut surprendre les spectateurs ne connaissant cette franchise que pour sa violence exacerbée et ses crissements de pneus, synonymes de bruit et de fureur. En tant qu’œuvre-concept, MAD MAX : FURY ROAD propose évidemment une expérience physique très intense, de celles qui ne nous lâchent pas et nous donnent l’impression d’être constamment malmenés, pour notre plus grand bien. C’est bien simple : prenez l’immense, le grandiose, le surpuissant, le génial MAD MAX 2 et multipliez les sensations par 10 000 ! Mais là encore, user de la comparaison avec ce modèle n’est pas vraiment faire honneur à ce quatrième opus qui s’extirpe sans peine de l’ombre pourtant envahissante des films originaux, qui ont eu plus de trente ans pour marquer les esprits. Les relations avec le reste de la mythologie sont évidentes, et George Miller en joue d’ailleurs constamment de façon ludique, assurant une continuité dans l’esprit et la forme (ici poussée à l’extrême), plus que dans les rebondissements narratifs. Mais MAD MAX : FURY ROAD, comme tous les films de Miller, est une œuvre jusqu’au-boutiste, qui ne doit rien à aucune autre création et qui ne lâche aucun de ses concepts dans le but de les mener à terme, avec une maestria inégalable. Comme tous les autres chefs-d’œuvre de George Miller, c’est une œuvre unique et pourtant reconnaissable entre mille !

Dans toute expression artistique, il n’y a pas vraiment de secret : la méthodologie adoptée est toujours garante du résultat final. On peut évidemment se demander ce qu’aurait donné le MAD MAX : FURY ROAD que George Miller souhaitait tourner en 2003 avec Mel Gibson et Heath Ledger, mais il s’agissait probablement d’une œuvre différente, malgré les similarités constatées. En effet, les nombreuses années de conception, les innombrables planches de story-boards, les centaines de jours de tournage, les reshoots, les trois ans de post-production, mais aussi la sortie des deux HAPPY FEET, font de MAD MAX : FURY ROAD l’objet cinématographique total qu’il est aujourd’hui. Et oui, il y a des chances que le long détour de George Miller par le cinéma d’animation ait influé sur sa volonté de maîtriser une réalisation extrêmement travaillée, dont l’exécution parfaite ne se fait jamais au détriment de la matière organique qui lui insuffle cette énergie unique. Mais la différence entre un MAD MAX 2 et MAD MAX : FURY ROAD est finalement assez simple. Le premier des deux films a été fait par un jeune homme brillant de 35 ans qui avait toute sa vie et sa carrière devant lui, le second par un sage dispensant le savoir qu’il a accumulé au fil du temps, prenant en compte chaque élément constitutif de son film pour en extraire la substantifique moelle. Et de fait, au milieu du chaos total, il y a une forme de plénitude innée mais surprenante, dans le sens où elle tranche avec l’intensité absolue inhérente au projet.

Prenant la forme d’une longue course-poursuite émaillée de quelques pauses, MAD MAX : FURY ROAD a cependant été pensé en profondeur, avec un sens du détail qui ne pardonne aucun faux pas tant il favorise l’immersion du spectateur. Car même s’il est composé à 80% d’action, MAD MAX : FURY ROAD prend le pari de raconter son histoire de la manière la plus instinctive qui soit, employant régulièrement des symboles tellement marquants qu’ils ont plus de poids que n’importe quelle ligne de dialogue explicative. Et il suffit tout juste de quelques minutes pour intégrer cette narration en mouvement, d’autant plus intelligente qu’elle fait totalement confiance au spectateur pour suivre l’impulsivité du moment : dans un élan de caractérisation qui relie les deux protagonistes principaux du film en se passant totalement du moindre échange dialogué, mais en insistant sur la marque au fer rouge qui en fait les esclaves du patriarche et prophète Immortan Joe, George Miller parvient à tracer les personnalités de Max (il refuse cette marque et se débat pour y échapper) et de l’Impératrice Furiosa (elle la porte sur sa nuque et souhaite se démarquer de cette emprise) tout en signifiant pourquoi leur union va leur permettre de dépasser la condition initiale qui est la leur dans ce monde dévasté. Mais très régulièrement, le film construit ainsi ses personnages-clés dans l’action, par un rapport mythologique qui leur attribue des symboles élémentaires (dans le sens naturel du terme) pour mieux les définir dans l’univers du film, dans leur rapport aux spectateurs : Immortan Joe (qui recherche l’immortalité à travers une descendance « parfaite », comme indiqué par son nom) contrôle l’eau (donc les femmes, dont cet élément est le symbole mythologique) ; Max renaît en s’extirpant des méandres de la Terre, portant le feu en son sein (symbolisé par des flashes rapides de magma en fusion) et le clan des Vuvalani, ces femmes guerrières protectrices de la nature, tentent de faire pousser des graines dans une Terre totalement dévastée et stérile. Détail après détail, symbole après symbole, George Miller parvient à reconstruire cet univers familier et donner un sens universel à sa narration pour maintenir l’attention du spectateur et lui faire traverser les mêmes épreuves que les protagonistes du film. C’est le propre des plus grands films d’action que de soutenir en permanence l’importance des enjeux du combat et sur ce terrain-là, George Miller en remontre même aux plus grands cinéastes du genre.

Mais aussi satisfaisant et revigorant soit-il sur le plan de l’action non-stop et du rapport physique au spectateur, la très grande force de MAD MAX : FURY ROAD est de nourrir cette expérience radicale, bien longtemps après la fin de la projection. Dans la construction allégorique du film, certains ont vu une œuvre féministe, une idée probablement renforcée par la présence de l’auteur Eve Hansler (LES MONOLOGUES DU VAGIN) au générique, mais ce serait enfermer le film dans une case d’autant plus restrictive qu’elle est finalement très actuelle. Preuve en est que les différents groupes finissent par débattre dans le vide et appeler stupidement au boycott du film dans un énième mini-scandale de la semaine qui entache et contredit la thématique profonde de l’œuvre. Car bien évidemment, MAD MAX : FURY ROAD parle des femmes, puisqu’il parle aussi des hommes. Il parle du caractère inéluctable de l’existence et du temps, en évoquant le genre humain dans son ensemble, mais aussi dans le rapport à l’autre, dans l’union comme dans la séparation des genres. En cela, le personnage de Furiosa provoque évidemment l’empathie à travers la perte de ses propres croyances en cette terre fertile qui n’est qu’un mirage au milieu du désert, mais aussi dans sa connexion avec Max, une figure masculine proactive qui va l’aider à surmonter cette épreuve. Ce faisant, Max retrouve lui-même une forme d’humanité au contact de cette cellule familiale recomposée, puisque son but n’est plus simplement de « survivre » (comme précisé au début du film) mais surtout de préserver ceux qui doivent survivre justement, comme cela est d’ailleurs souligné par cette allégorie complètement dingue d’un Max recouvert de lait maternel lors du climax du film, mais aussi et surtout par cette transfusion sanguine, cette transmission d’ADN qui lui permet de conférer son statut héroïque et surtout mythologique à Furiosa.

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La belle Splendid – femme esclave et préférée d’Immortan Joe – pose la question : « Qui a tué le monde ? ». De manière assez intelligente, le film n’apporte jamais la réponse, mais construit justement sa mythologie sur une analyse anthropologique de la nature humaine et de son fonctionnement tribal à travers les âges, ici reproduit au sein du macrocosme que représente le « Wasteland », en pointant au final l’importance de l’unification et la symbiose des espèces pour assurer la pérennité de la vie. Il y aurait matière à digresser sur le sens profond de MAD MAX : FURY ROAD sur des pages entières sans jamais vraiment en faire le tour, ce qui est le propre des grands chefs-d’œuvre universels. Et en ces temps de famine cinématographique comparable à cet immense lac de sel aride et stérile que Furiosa s’apprête à traverser, autant suivre le conseil de Max le fou et retourner en arrière, pour voir et revoir MAD MAX : FURY ROAD. Après tout, qui sait quand arrivera le prochain choc sismique, d’une ampleur telle qu’elle repoussera encore un peu plus les capacités du médium cinématographique ?

TITRE ORIGINAL Mad Max Fury Road
RÉALISATION George Miller
SCÉNARIO Nick Lathouris, Brendan McCarthy & George Miller
CHEF OPÉRATEUR John Seale
MUSIQUE Junkie XL
PRODUCTION P.J. Voeten, Doug Mitchell & George Miller
AVEC Tom Hardy, Charlize Theron, Nicholas Hoult, Rosie Huntington-Whiteley, Zoë Kravitz, Nathan Jones, Hugh Keays-Byrne…
DURÉE 110 mn
DISTRIBUTEUR Warner Bros France
DATE DE SORTIE 14 mai 2015

23 Commentaires

  1. Zed

    « La belle Splendid – femme esclave et préférée d’Immortan Joe – pose la question : « Qui a tué le monde ? ». De manière assez intelligente, le film n’apporte jamais la réponse »

    Dans le storyboard, le film joue un peu plus autour de cette idée… et apporte une sorte de réponse !
    En voici un exemple (extrait du SB, c’est sous le biodôme où est gardé le harem)

    http://img15.hostingpics.net/pics/865245ourfathers.jpg

    • Stéphane MOÏSSAKIS

      Merci pour l’image Zed, je ne l’avais pas vue.

      Ceci dit, cette affirmation reste une interprétation des « Wives » dans le cadre de l’intrigue. Ce que j’entends par le manque de réponse, c’est que Miller lui-même – en tant que conteur du film – ne dit pas « c’est la société patriarcale qui a mené le monde à sa perte » contrairement à ce que peut en penser le personnage de Splendid.

      • Zed

        Une interprétation de Miss Giddy plutôt, étant donné que c’est elle qui sait lire et écrire… 😉

        • Stéphane MOÏSSAKIS

          Oui pardon, je ne l’ai vu que trois fois ^^

  2. Swordsman

    vu 2 fois en salles, et j’ai toujours du mal à le décrire, je l’ai savouré de manière la plus viscéral possible sans pouvoir l’analyser, juste avoir le sentiment d’être devant le plus grand film du monde.

  3. exarkun

    Amen !

  4. jackmarcheur

    Vu hier soir en 2D : une question : la 3D vaut elle vraiment le coup?

  5. Thibault

    Vu en 3D deux fois , c’est carrément immersif ( effet de profondeur )surtout que le décorum en impose ( falaises, montagne, canyon , déserts et véhicules en action).
    Je retournerai le voir une 3 ème fois , j’ai pensé la même chose que Monsieur Moissakis: tant que Fury Road est sur grand écran avec le son qui va avec et en 3D il faut le voir et revoir et revoir ( merci la carte illimitée je vais l’user avec Max!)

  6. jackmarcheur

    Oui mais non.

    Au risque de passer pour le rabat-joie de service, je n’ai pas aimé ce Fury Road (et je n’ai pas dit que c’était un mauvais film hein !). J’ai envie de crier à l’imposture, à la trahison, mais comme c’est Georges Miller lui même qui a écrit, réalisé le film, je me la ferme!

    Le problème c’est qu’on oublie un truc : tout le monde parle de Miller, et sa rage de filmer, mais Mad Max, c’est autant Georges Miller que Mel Gibson, bon on va dire 50/50.

    Mel Gibson EST Mad Max.

    Tom Hardy n’est PAS Mad Max, Tom Hardy est un ersatz de Mad Max.

    Evidemment je ne suis pas en train de dire qu’il eut fallu que Mel rempilasse pour ce 4eme opus (l’effet pitié d’Harrison Ford dans Indiana Jones 4, non merci), mais j’avoue que je ne suis pas rentré dans la folie du film en partie à cause de Hardy.

    J’ai beau chercher, je n’ai pas lu d’avis sur son interprétation, que j’ai trouvée … fade. Inexpressif. Froid. Bref à mille lieux du charisme de Mel Gibson.

    ATTENTION GROS SPOILERS A PARTIR DE MAINTENANT : ceux qui n’ont pas vu le film ne doivent pas lire ce qui suit !

    Ensuite, l’autre faute de goût de la part de Miller, c’est d’avoir fait ces flashs avec la mort de sa femme et l’enfant. C’est totalement hors sujet parce que Max Rockatanski n’a jamais eu de gamin de cet âge : son gamin est mort bébé.

    Ensuite, on a l’impression avec ces flashs, qu’il sombre dans la folie (le Mad de Max donc !), mais cette folie là n’était pas présente dans les 3 opus précédents.

    Ce qui ramène la question suivante : où se situe chronologiquement ce Fury Road dans la trilogie? Peut être à mi chemin entre le 1 et le 2 puisqu’il reste hanté par ce gamin? Fury Road = Mad Max 1,5 ?

    Un aspect vraiment chiant de Max ici, c’est son indestructibilité : il survit à TOUT, quasiment sans égratignure. On dirait un super héros, et les super héros me sortent actuellement par le trou de nez !

    Parlons de Furiosa : voir la belle Charlize Theron avec un bras en moins, c’est déjà pas crédible du tout, mais en plus à aucun moment, le film potentialise son bras bionique pour un quelconque retournement narratif !

    On ne sait d’ailleurs pas si son bras manquant est la conséquence d’une mutation ou d’une mutilation lors d’un combat et on s’en fout en fait puisqu’à part l’esthétique, ce détail n’a aucune importance dans le film.

    Et en parlant de mutations, j’ai trouvé cette accumulation de Freaks un peu too much, entre la population d’albinos (vraiment bizarre, en plein soleil c’est pas le pied d’être albinos!) qui se teinte la bouche en argent (pourquoi au fait ?) avant d’aller se suicider, et les êtres difformes qui dominent les peuples post apocaplyptiques, Immortan Joe en premier ! Le plus vilain a le pouvoir et les plus belles filles, euh… c’est un peu vrai dans la vie réelle de notre belle France aussi non ? Vous imaginez Joe aller féconder la belle immaculée enceinte ! Nan mais c’est du n’importe quoi !

    Après on peut dire que c’est avant tout l’histoire de Furiosa et non pas Max, au contraire des 3 opus précédents. Max n’est ici qu’un accessoire de plus pour l’histoire de Furiosa.

    Tout le monde vend Fury Road comme 2 h de course poursuite non stop, mais il y a quand même des temps morts assez mal gérés je trouve ! Sans compter que même si Miller dit bien que tout a été fait en vrai, j’ai quand même du mal à le croire : y’a du gros CGI (les foules) qui me sortent également par le trou de nez!

    Putain hier soir j’étais parti pour adorer Hardy et Furiosa, et j’en suis ressorti … dépité !

    Alors oui, je suis content que Georges Miller revienne parmi nous, il faut absolument aller voir Fury Road au cinéma pour faire péter le Box office, et permettre au réalisateur de faire d’autre films

    mais non, je n’ai vraiment pas aimé le film ! Désolé les gars !

    Ben et Thibault, merci pour votre retour sur la 3D . Pas sûr que j’irai tenter l’experience, prefère me revoir les Blu Ray de la trilogie fondatrice SANS CGI !

    Aie pas sur la tête les gars !

  7. jackmarcheur

    PS : montage trop cut aussi…
    ou alors je suis trop vieux (et trop con) pour apprécier la chose à sa juste valeur !

  8. jackmarcheur

    212 millions dollars Worldwide, pour 1 semaine, pas mal pour un budget à 150 millions.
    Il rentre dans ses frais.

    Cool.
    (source Boxofficemojo)

  9. Fest

    « Mel Gibson EST Mad Max.

    Tom Hardy n’est PAS Mad Max, Tom Hardy est un ersatz de Mad Max. »

    En même temps vu que le Max interprété par Gibson est différent dans les 3 films rien n’empêche Hardy d’en incarner une 4ème version.

  10. jackmarcheur

    Fest : honnêtement, il faut que je revois la trilogie pour t’en reparler. Ca tombe bien j’ai les BR, je vais peut être me faire un nuit Mad Max un de ces soirs…

    Toi tu as aimé ce nouvel opus ?

  11. Fest

    Ah moi j’ai adoré mais j’avoue volontiers mon incompétence à analyser le film après une seule vision. Trop de choses à l’écran, trop vite… Un véritable choc esthétique néanmoins.

    Sur Max il me semble clair cependant que Miller à réinventé son univers et son héros à chaque film.

  12. Poivre

    C’est clair que c’est pas évident d’analyser après une seule vision: t’as l’impression d’avoir vécu un truc rare, unique, mais tu ressors de la salle KO avec le souvenir flou de t’être pris des droites dans la gueule pendant 2h !

    Certainement un de mes meilleurs moments de cinéphile, mais il faut vraiment que je le revois pour comprendre pourquoi.

  13. DJ Fest

    On aura tout le temps de le voir et de le revoir pour ça.

    (je peux me planter mais je pense que dans 20 ans des gars écriront sur ce film)

  14. bennnn

    Une interview passionnante sur les choix de réalisation de Miller.

    http://www.hitfix.com/in-contention/how-mad-max-fury-road-lured-oscar-winner-john-seale-back-behind-the-camera/single-page

  15. ginger

    Le film fait 32 millions en deuxième semaine pour l’international après une première semaine à 133 (le box office total étant de 280 millions)

    Le film sera un succès mais c’est vraiment pas la fête du slip pour un film comme ça; je trouve ça limite désespérant…

  16. jackmarcheur

    Ginger: oui c’est pas la fête du slip, mais c’est déjà pas mal pour un film au scénario aussi mauvais !

    Ecoute, j’ai revu hier soir MAD MAX 3, supposé être le plus faible de la trilogie, eh bien non seulement je confirme ce que j’ai dit plus haut, à savoir que Tom Hardy n’arrive pas à la cheville, que dis-je au talon de Mel Gibson -putain quel charisme ce Mel!-, mais en plus, je peux dire que Georges Miller a totalement changé sa façon de monter le film :

    Aaaah ouiiii les plan- séquences magnifiques dans Mad Max 3 (bon c’est pas du Cuaron quand même, ni du Brian de PAlma, mais quand même le plan séquence d’entrée en scope magnifique sur le désert australien, j’adore!)

    BEURGHHAAGGHH le montage cut à la Michael Bay, avec les flash d’1/2 seconde
    REBEEUARRGH le scénario hyper prévisible, pas cool du tout…

    Surtout dans Mad Max 3, le monde de Tina Turner est crédible, il y a des moments d’humour vraiment funs, alors que dans Fury Road … Nada, Bof ! Nothing.

    Bref, encore un fois, ça n’en fait pas un mauvais film, ALLEZ VOIR le Fury Road, mais bon … Mel Forever !

    Signé: le vieux con (qui n’est pas un robot de merde)!

  17. Question à ceusses qui l’ont vu : faut-il impérativement le voir en 3D, ou la 2D ça passe bien aussi ? Je suis de plus en plus allergique à la 3D souvent pas utilisée à bon escient et qui en plus délave les couleurs à cause des lunettes alors si je peux éviter… Merci pour vos réponses.

  18. jackmarcheur

    Minsk : Thibault a déjà répondu un peu plus haut sur la 3D.

  19. J’avais pas vu, merci.

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