LE MAÎTRE DES ILLUSIONS

Sam Raimi à la tête d’un blockbuster Disney pour toute la famille ? C’était difficile à imaginer. Et pourtant, c’est aujourd’hui une réalité. Et surtout un véritable tour de force artistique puisque le génial réalisateur réussit à se glisser avec aisance dans ce costume un poil serré. Et ce sans même rentrer le ventre ! LE MONDE FANTASTIQUE D’OZ est bel et bien un film de Sam Raimi. À 200 %.

« Le style est l’homme même » disait Buffon. Cela n’a jamais été aussi vrai pour une personnalité comme celle de Sam Raimi. S’il a balayé le spectre intégral du cinéma hollywoodien au cours de sa carrière, de la petite production indépendante au gros blockbuster de studio, le réalisateur d’EVIL DEAD n’a jamais donné dans le film d’auteur au sens plein du terme. Il s’est toujours cantonné au domaine de la pure fiction et de l’imaginaire, évitant soigneusement de parler de lui à l’intérieur de ses films. Et finalement, comme tous les plus grands formalistes du cinéma de genre, c’est sans aucun doute son style inimitable qui évoque le mieux ce qu’il est. Avec ses travellings frénétiques, ses décadrages violents, sa caméra omnipotente et sa prédilection pour les effets visuels intégrés à la grammaire cinématographique, Raimi a plié le cinématographe à sa sensibilité à fleur de peau et à sa vision du monde terriblement empathique. Et pourtant, lorsque le nom de Sam Raimi fut annoncé à la tête du projet LE MONDE FANTASTIQUE D’OZ, préquelle du célèbre film de Victor Fleming où l’on nous raconte comment le magicien est arrivé au pays d’Oz, ses fans eurent du mal à imaginer ce qui pouvait passionner le cinéaste dans ce blockbuster ne devant son existence qu’au succès fracassant du ALICE AU PAYS DES MERVEILLES de Tim Burton (le producteur des deux films étant par ailleurs le même). Le réalisateur se posait d’ailleurs lui-même la question puisqu’il refusa le projet une première fois, après qu’on lui en ait parlé. Mais Raimi finira par accepter après lecture du scénario, voyant alors le film comme un challenge qui allait lui permettre de faire sien un spectacle tout public qui avait tout du produit formaté.

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Pour l’avoir rencontré à plusieurs reprises, on connaissait déjà l’humilité de Sam Raimi, personnage d’une gentillesse et d’une accessibilité peu communes dans le monde du cinéma hollywoodien. En particulier vis-à-vis de ses fans, à qui il ne refuse jamais une photo ou une dédicace. Il y a chez cet homme une véritable inquiétude quant à sa légitimité dans ce métier et quant à la fidélité qu’il doit témoigner à son public, le réalisateur de blockbusters s’échinant à ne pas oublier le fan qu’il a été. Lorsqu’il réalise JUSQU’EN ENFER juste après SPIDER-MAN 3 ou lorsqu’il annonce un quatrième EVIL DEAD juste après LE MONDE FANTASTIQUE D’OZ, il y a là une volonté de ne pas oublier ses racines et d’y revenir sans cesse, comme s’il avait l’impression de ne pas être à sa place dans le monde du blockbuster. À chaque fois, il précise qu’il le fait « pour les fans », ceux qui le soutiennent depuis ses débuts. On se souvient également des propos de Bob Murawski, le monteur du cinéaste, dans le copieux making of de SPIDER-MAN 2 : « Tous ceux qui ont pensé que Sam Raimi était un traître, qu’il avait trahi EVIL DEAD et tous les films où il a excellé et qui ont fait sa notoriété devront enfin la boucler car c’est du vrai Sam Raimi ». Des propos servant justement à introduire un extrait de l’opération du Docteur Octopus, une séquence en forme de pure « ride » horrifique qui fonctionnait comme une dédicace à l’adresse des fans d’EVIL DEAD. Et sans aucun doute les propos d’un collaborateur fidèle qui connaît bien son collègue et qui sait combien ce genre d’accusation peut le toucher en plein cœur. Sam Raimi considérait il y a encore peu que son passage par la saga SPIDER-MAN était un heureux accident dû à sa passion pour le personnage de l’Homme-Araignée et à son immense popularité. Comme pour s’excuser d’avoir connu par trois fois un succès faramineux. Pour qu’il accepte de revenir une nouvelle fois vers ce genre d’entreprise, qui plus est à l’intérieur d’un cadre aussi normé et contraignant que celui du blockbuster familial estampillé Disney, il lui fallait donc un projet très spécial. Et pour cela, son amour de jeunesse pour le film de Victor Fleming ne suffisait pas. Au contraire, cela avait même tendance à le paralyser. Il lui fallait donc une porte d’entrée pour pouvoir basculer de l’autre côté du miroir et s’imaginer raconter une telle histoire.

Certes, comme on l’a dit, le style intensément empathique du réalisateur lui a presque toujours permis de fusionner avec l’intériorité de ses personnages et d’y appliquer une part de son expérience émotionnelle. Mais cette fois-ci, le projet du MONDE FANTASTIQUE D’OZ lui amène un élément inédit : un personnage qui se projette en lui et non un personnage dans lequel il se projette. Comprendre un personnage qui contenait déjà en lui la matière susceptible d’intéresser le cinéaste. Passionné de magie et de cinéma dans sa jeunesse, Sam Raimi pratiquait alors ces deux activités avec un art consommé du système D, en compagnie d’une bande de copains. Il n’est donc pas anodin de voir aujourd’hui le cinéaste s’intéresser à un personnage qui débute le film en petit magicien de foire et qui le termine en véritable maître des illusions, organisateur d’un gigantesque spectacle pyrotechnique digne d’un blockbuster hollywoodien – spectacle qui par ailleurs recompose à l’écran le logo de Walt Disney (un feu d’artifices au-dessus d’un château). Mise en abyme évidente donc, à l’intérieur de laquelle le cinéaste nous parle de la signification de son film au regard de son propre parcours. Sans chercher à relier chaque aspect de la carrière du metteur en scène à l’histoire du film, on notera simplement que le magicien Oscar Diggs, parachuté dans le monde d’Oz, se sent tout d’abord illégitime et incompétent, tentant de cacher cela en se faisant passer pour un grand magicien auprès du peuple qui l’acclame. Mais de ce sentiment d’imposture, il va peu à peu glisser vers l’acceptation de ses propres qualités humaines, jusqu’ici refoulées, et accéder au statut de grand illusionniste capable de divertir une foule gigantesque. Ce morceau de bravoure final est d’ailleurs une véritable allégorie du cinéma, la machine construite par le magicien pour duper les méchants étant un perfectionnement évident du praxinoscope que l’on aperçoit au début du film, dans la loge de Diggs. Ladite machine possède même un système qui lui permet notamment de changer de focale pour, par exemple, grossir le visage gigantesque du magicien lorsque celui-ci veut paraître menaçant auprès de ses ennemis. Bref, de ses débuts de bricoleur jusqu’à son accession aux sommets du box-office, Sam Raimi semble bel et bien se retrouver dans le personnage du magicien d’Oz. Pourtant, ce rapprochement n’est pas une fin en soi. On est ici chez Sam Raimi, pas dans un film d’auteur gonflé de sa propre importance et prompt à faire de l’œil au critique en mal de sens. Muni de cette clé, le cinéaste va en fait pouvoir s’accaparer le grand spectacle familial qu’est le classique de Fleming et le faire sien de manière irréfutable.

À la vision du film, il est ainsi difficile de démêler l’intrication des influences et des références, ce qui était là depuis toujours dans l’œuvre du cinéaste et ce qui provient du film de 1939. On peut toutefois déceler trois strates dans ce rapport étroit qu’entretient le film de Raimi avec son illustre prédécesseur. Il y a tout d’abord quelques éléments essentiellement destinés à raccorder les deux films l’un à l’autre, comme ces clins d’œil discrets (un lion, des ferblantiers que l’on imagine capables de construire un homme de fer, des épouvantails servant à duper les méchants…) ou cette structure globale identique (avec ce héros venu d’un monde en noir et blanc qui atterrit dans un univers merveilleux et coloré). Viennent ensuite ces images ou ces thèmes directement hérités du film original mais qui renvoient tout aussi directement à des éléments frappants de la filmographie de Raimi : l’ultime incarnation de la Méchante Sorcière de l’Est qui évoque les nombreux démons femelles peuplant la trilogie EVIL DEAD ou la terrible Madame Ganush de JUSQU’EN ENFER ; le survol de Munchkiland par la Méchante Sorcière de l’Ouest perchée sur son balai, scène qui était déjà présente dans le film de Fleming mais qui semble également décalquée de l’attaque du Bouffon Vert sur Times Square dans le premier SPIDER-MAN (les deux protagonistes étant d’ailleurs similaires par bien des points, que ce soit la couleur verte qui les caractérise, les boules explosives qui leur servent d’armes ou bien leur ambivalence morale les rendant tour à tour démoniaques ou pathétiques) ; le personnage de Glinda, la Bonne Sorcière du Sud, transposition de la Bonne Sorcière du Nord présente dans LE MAGICIEN D’OZ (et elle aussi baptisée Glinda), qui cherche à venger l’honneur bafoué de son père de même que la cowgirl Ellen campée par Sharon Stone dans MORT OU VIF, etc. Enfin, last but not least, LE MONDE FANTASTIQUE D’OZ finit par s’imposer comme le remake inavoué d’un film bien particulier de Sam Raimi : L’ARMÉE DES TÉNÈBRES, troisième volet de la saga EVIL DEAD. En effet, dans les deux films, le héros est littéralement parachuté dans un monde qui n’est pas le sien, où il utilise des objets banals (les feux d’artifice ou un tube de colle pour le Magicien, une tronçonneuse ou une voiture pour Ash) qui vont le faire passer pour un être surnaturel auprès des gens du coin ; dans les deux films, le héros est confronté à une belle jeune femme qu’il séduit avant de la voir se transformer en une horrible sorcière ; et dans les deux films, le héros est un tocard qui s’avère finalement capable de fédérer tous les gentils pour affronter les Forces du Mal lors d’un final en forme de feu d’artifice pétaradant. Sans compter certaines images qui résonnent d’un film à l’autre, comme ces effrayants babouins volants emportant Glinda tel le démon ailé kidnappant la belle Sheila dans L’ARMÉE DES TÉNÈBRES.

Si LE MONDE FANTASTIQUE D’OZ s’accapare avec intelligence l’imagerie et l’arsenal narratif popularisé par le film de Fleming, c’est donc bien pour s’intégrer avec bonheur dans l’univers d’un cinéaste totalement à part. Ainsi, de même que Ash, Darkman ou Spider-Man, Oscar Diggs, suite à un événement qui ébranle son univers, va basculer dans un autre monde. La tornade qui emmène le magicien au pays d’Oz fait inévitablement penser au vortex temporel qui aspire Ash et l’emmène à l’époque médiévale où prendra place l’intrigue de L’ARMÉE DES TÉNÈBRES, ou encore au tourbillon d’eau de pluie dans lequel se noie le regard du Darkman lors des prémices de sa nouvelle vie. Et même si les retombées de ce bouleversement n’entraîneront pas un déchirement de sa psyché irréversible (on est dans un film familial, rappelons-le), elles permettront néanmoins au héros de s’améliorer et d’inverser la charge négative du trauma fondateur qui est le sien. De même que l’héroïne de MORT OU VIF devient une justicière à la gâchette redoutable après avoir été contrainte d’abattre son père dans sa petite enfance, de même que Peter Parker devient un super héros après avoir provoqué indirectement la mort de son oncle, la fuite en avant d’Oscar Diggs, poursuivi par les effets de sa duplicité, va le propulser dans un monde qui va l’aider à se révéler à lui-même. Et comme souvent chez Sam Raimi, ce nouveau monde est une émanation de la psyché du héros, une réinterprétation fantasmagorique de son expérience personnelle. Ici, profitant du gimmick hérité du MAGICIEN D’OZ, Raimi fait revivre dans le monde d’Oz les personnages croisés dans la réalité en noir et blanc. Mais il y a une différence de taille entre les deux films. Dans le film original, la méchante voisine devient la méchante sorcière et les gentils employés de la ferme, les gentils compagnons de l’héroïne (l’épouvantail, l’homme de fer blanc et le lion peureux). Il s’agit juste d’un décalque, les personnages gardant la même fonction. Dans le film de Raimi, ils fonctionnent comme un révélateur du changement moral du personnage principal et changent du coup radicalement d’une dimension à l’autre. L’assistant du magicien, sorte de faire-valoir ployant sous l’égocentrisme démesuré de son patron, devient ainsi un petit singe chargé d’apprendre la valeur de l’amitié à Oscar, tandis que la petite fille en chaise roulante servant à mettre à jour le charlatanisme de Diggs deviendra une poupée de porcelaine qui lui inculquera la notion de responsabilité (notamment lors d’une scène bouleversante dans laquelle le magicien répare les jambes brisées de la poupée avec de la glue, bref exactement ce qu’il s’avérait impuissant à faire dans la réalité). Quant à Annie, la brave fille dont Oscar manipule les sentiments avec le cynisme d’un séducteur de pacotille, elle prendra l’identité de Glinda la Bonne sorcière, véritable moteur de la transfiguration morale d’Oscar. Chez Sam Raimi, que l’on progresse vers sa gloire ou vers sa perte, il n’y a pas de retour en arrière possible. D’où l’énergie narrative folle qui caractérise souvent ses films.

Une énergie physique redoutable également, inspirée directement de l’humour slapstick, (celui des Trois Stooges ou des cartoons de Chuck Jones), des comics qu’il dévorait dans son enfance, mais aussi des expérimentations folles du cinéma muet de Murnau et des formalistes russes. De l’ombre portée d’une sorcière en pleine mutation au plan éloigné à contre-jour du magicien en train de battre des bras au bord d’une falaise à pic pour ne pas basculer dans le vide en passant par les fameux décadrages qui accompagnent la découverte déstabilisante du monde d’Oz par le magicien, il n’y a aucun doute : on est bien ici dans l’univers cinématographique de Sam Raimi. Une dimension où la caméra sert directement de lien entre ce qu’elle montre et la vision du spectateur. C’est dire si, rien que pour ça, on attendait avec impatience de voir Sam Raimi se frotter à la stéréoscopie. Et, là aussi, le spectacle est total. Jonglant avec maestria entre le relief de projection et le relief de profondeur, le réalisateur aborde cette technologie avec une générosité et une intelligence rares, s’en servant comme d’un véritable outil narratif. L’exemple le plus parlant étant à ce titre la césure formelle entre le prologue en noir et blanc et le reste du film. Lorsque Oscar Diggs arrive au pays d’Oz, le format passe du 1.33 au Cinémascope et surtout, en plus du surgissement de la couleur, Sam Raimi pousse à fond les manettes du relief, décuplant la profondeur de champ de manière impressionnante. S’il utilise la 3D lors du prologue, il la cantonne à quelques effets de projection excédant les limites du cadre mais se garde bien d’aller plus loin, concevant des arrière-plans très pauvres de manière à écraser la perspective. Du coup, l’arrivée à Oz, avec ses explosions de couleur et ses panoramas s’étendant à l’infini, fait l’effet d’un shoot d’adrénaline au spectateur. Et si le film ne manquera pas d’être comparé, à tort, avec le ALICE de Tim Burton, il s’en éloigne radicalement par sa façon de faire exister de manière à la fois physique et sensitive l’univers qu’il représente. Et ce notamment par le choix d’une direction artistique qui, loin du quasi tout numérique à la ALICE, préfère bâtir en dur bon nombre de ses décors. Un choix qui a sans doute fait grimper le budget du film mais qui a surtout permis au metteur en scène d’avoir un référent bien réel sur le plateau pour mieux caler son filmage en relief et incarner ainsi pleinement l’univers d’Oz. Nous ayant habitués, dans ses précédents films, à faire tracer sa caméra à toute berzingue dans un décor ou à la faire plonger dans les méandres d’un système nerveux en feu, Sam Raimi franchit donc le cap de la troisième dimension avec une aisance remarquable et s’en sert comme le prolongement logique du cinéma qu’il a toujours pratiqué. Et tout son film est bien à l’image de cette démarche : à la fois entièrement fidèle à ce qu’est et à ce que fait le cinéaste depuis ses débuts, et en même temps totalement nouveau. Car la plus belle gageure qu’aura su relever Sam Raimi avec LE MONDE FANTASTIQUE D’OZ, c’est bien de réussir totalement son entrée dans le genre du film familial Disney, sans jamais se renier et en signant sans doute l’œuvre dans laquelle il se sera le plus livré. Évidemment, malgré le démarrage sur les chapeaux de roue de son film, le cinéaste a d’ores et déjà annoncé qu’il n’en réaliserait pas la suite. Estimant sans doute qu’il avait dit ce qu’il avait à dire en un seul film, le magicien de la caméra a préféré se retirer de la franchise pour se consacrer, une fois de plus, à ses fans. En planchant donc sur un quatrième EVIL DEAD, qui devrait d’ailleurs être une suite directe de L’ARMÉE DES TÉNÈBRES. Logique, non ?

TITRE ORIGINAL Oz, The Great and Powerful
RÉALISATION Sam Raimi
SCÉNARIO Mitchell Kapner et David Lindsay-Abaire, d’après le livre de L. Frank Baum
CHEF OPÉRATEUR Peter Deming
MUSIQUE Danny Elfman
PRODUCTION Joe Roth
AVEC James Franco, Mila Kunis, Rachel Weisz, Michelle Williams, Zach Braff, Bill Cobbs…
DURÉE 127 mn
DISTRIBUTEUR The Walt Disney Company France
DATE DE SORTIE 13 mars 2013

 

8 Commentaires

  1. Malastrana

    Excellent texte, vraiment. Je suis en accord sur quasiment tous les points (en particulier sur la 3D, vraiment magique !), malheureusement je suis très loin d’avoir apprécié l’oeuvre pour autant, la faute à un humour qui ne fonctionne pas, à un rythme bizarre, à des acteurs mauvais, et à une absence de surprise (d’autant plus que tout est surligné, défaut des inhérents des productions familiales). C’est un pur Sam Raimi, aucun doute là-dessus, mais c’est un mauvais Sam Raimi… Vais plutôt me revoir Army of Darkness.

  2. LordGalean

    « Il n’est donc pas anodin de voir aujourd’hui le cinéaste s’intéresser à un personnage qui débute le film en petit magicien de foire et qui le termine en véritable maître des illusions, organisateur d’un gigantesque spectacle pyrotechnique digne d’un blockbuster hollywoodien – spectacle qui par ailleurs recompose à l’écran le logo de Walt Disney (un feu d’artifices au-dessus d’un château). Mise en abyme évidente donc, à l’intérieur de laquelle le cinéaste nous parle de la signification de son film au regard de son propre parcours » 🙂 ouf, je ne suis pas le seul barjo à avoir vu ça dans le film 😉

  3. Bonne critique =) Toutefois, je suis étonné que vous ne parliez pas plus des effets spéciaux (qui représentent quand même presque tout le film, même si certains décors ont été construits). Perso c’est le point qui m’a le plus dérangé. J’ai aimé le film, je ne m’attendais pas à plus, et pour ce qui est de la 3D je suis d’accord avec vous. Mais les effets spéciaux m’ont vraiment semblé inégaux. Parfois sublime et parfois fait un peu plus à l’arrache, sans oublier aussi la colorimétrie qui était je trouve parfois d’assez mauvais gout (des plans sursaturés composés à 80% de rouge, aie aie aie les yeux).

  4. LordGalean

    j’ai beaucoup aimé le parallèle Oz-Osc ;); mais alors sinon, *Evadora et Theodora représente qui (ou quoi) dans la vie de Oscar ?

  5. Zhibou

    Il est tard, le film n’est plus d’actualité alors pourquoi un commentaire maintenant?
    Parce que je tenais à dire à tout Capture Mag, que je suis bien content de vous avoir trouvé, au hasard d’un tweet (comme quoi, les réseaux sociaux), il y a quelques jours de cela.
    Voyez-vous, j’étais orphelin culturel depuis peu, puisque je viens de perdre Mad Movies. Du moins je ne reconnais plus le mag qui a partagé avec moi de nombreuses années de cinéphilie. Le mag qui m’a converti à sa cause avec la critique et le dossier monstre consacré à Spider-man 2. Le papier sur Oz dans un Mad récent a été l’écart de trop. J’ai donc dit stop.
    Et c’est donc encore Sam Raimi qui va me guider, avec son dernier film, vers un magazine passionné (et passionnant).
    Comme je l’ai déjà dit, je suis tombé sur Caputre par pure hasard. J’ai « feuilletter » quelques pages du site avant de tomber sur cette critique, que je ne pouvais pas espérer plus juste pour exprimer mon ressenti sur le métrage. J’ai eu, à ce moment là, comme l’impression de retrouver un vieil ami perdu de vue.
    J’ai donc passé par la suite, une grosse soirée à lire le maximum d’articles possibles avant que mes yeux refusent d’absorber le moindre caractère supplémentaire. C’était certain, j’étais en terrain connu, celui de l’amour sans retenu du cinéma de genre. Bon sang de bois! Que ça m’avait manqué…
    Et donc maintenant, je peux vous dire que je fais parti désormais de vos lecteurs assidu.
    Longue vie à Capture Mag.

    • Stéphane MOÏSSAKIS

      Merci pour ton message Zhibou, il fait chaud au cœur !

    • Julien DUPUY

      Merci beaucoup Zhibou ! Continue de propager la bonne parole mec !

  6. Arnaud BORDAS

    Oui merci Zhibou, ça fait plaisir ! 🙂

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