LE FEU ET LA PASSION

Dix ans après le formidable CALVAIRE, Fabrice Du Welz retrouve enfin la même liberté de ton avec ALLÉLUIA, une œuvre jumelle certes, mais qui n’a pourtant pas grand chose à voir avec son premier film !

De son propre aveu, Fabrice Du Welz reconnaît que l’expérience de COLT 45 aurait pu le briser. Fort heureusement, l’homme n’est pas du genre à se laisser abattre et enchaîne rapidement avec ALLÉLUIA, une relecture très personnelle d’un fait divers également relayé dans le classique de Leonard Castle, LES TUEURS DE LA LUNE DE MIEL, et le film mexicain CARMIN PROFOND (qui a montré à Du Welz qu’il était possible de transposer le fait divers dans un autre contexte). Comme on peut le constater, le réalisateur ne cède pas à la facilité et aurait même pu se voir paralysé par le poids de la référence cinéphilique. C’est exactement le contraire qui se produit, étant donné qu’ALLÉLUIA ne ressemble à rien d’autre dans la carrière du jeune cinéaste, ni même à ce que vous pourrez voir en salles cette année. Certes, le film partage ici et là des connivences stylistiques avec CALVAIRE et VINYAN, ainsi que cette capacité de coller de manière organique aux sentiments de ses protagonistes, pour mieux communiquer leurs sensations aux spectateurs. Mais il y a fort à parier que c’est l’expérience douloureuse de COLT 45 qui a nourri la liberté de ton adoptée par Fabrice Du Welz sur ALLÉLUIA, et notamment cette passion incroyable et hypnotique qui explose littéralement à travers l’écran.

Comme CALVAIRE et VINYAN, la mort est évidemment omniprésente dans ALLÉLUIA. Le couple formé par Laurent Lucas et Lola Duenas sème les cadavres sur son passage, toujours dans un élan de crime passionnel, mais ce n’est pas tellement ce que Fabrice Du Welz retient de leur relation totalement dysfonctionnelle et dépendante. Si le cinéaste prenait soin de retranscrire une ambiance mortifère dans CALVAIRE et surtout VINYAN, il célèbre ici l’union des deux personnages principaux, qui se sont trouvés dans leur solitude et leurs névroses, qu’ils ont transformés en folie passionnelle. Comme à son habitude, la caméra de Fabrice Du Welz colle au plus près des comédiens, pour retranscrire les émotions de leurs personnages avec un parti pris différent et de plus en plus osé à chaque nouvel émoi. Et cette fois, le parti pris est payant, car le cinéaste contrôle son œuvre de bout en bout. Rien ne peut arrêter le maelstrom émotionnel que représente ALLÉLUIA, car au cœur même du projet, cette approche à la fois naturaliste et esthétique, ainsi que le jeu brut de Laurent Lucas et Lola Duenas permettent de rendre les personnages totalement cohérents et crédibles. À partir de là, Fabrice Du Welz peut se permettre toutes les ruptures de tons nécessaires, puisque chaque effet de mise en scène qu’il entreprend – aussi couillu soit-il – semble répondre directement aux émotions de ses protagonistes. Mieux encore, il semble évident que telle ou telle séquence ne pouvait pas être racontée différemment, alors qu’elle semble totalement unique. On pense évidemment à ce passage sous forme de comédie musicale, qui aurait pu larguer les spectateurs de façon irrémédiable, mais qui consolide au contraire l’empathie envers le personnage de Gloria.

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ALLÉLUIA est un film d’horreur qui n’en est pas vraiment un, une comédie noire qui n’est pas forcément féroce… On l’aura compris, ALLÉLUIA est une œuvre inclassable et unique. Et malgré tout totalement cohérente et homogène, puisqu’en son cœur, il s’agit avant tout d’une véritable romance. Malgré les crimes, malgré la violence, malgré sa crudité apparente, ALLÉLUIA est peut-être même l’une des plus belles et l’une des plus émouvantes histoires d’amour que vous pourrez voir cette année. Celle de Gloria et Michel évidemment, imparfaite, complexe, faite de passion, de jalousie et de dépendance. Mais aussi celle de Fabrice Du Welz pour son médium de prédilection, avec un feu qu’il a tout fait pour raviver de plus belle, en espérant qu’il trouvera désormais les bons projets pour le maintenir allumé le plus longtemps possible. Rien que pour cette renaissance inespérée qui porte particulièrement bien son titre, il faut aller donc voir ALLÉLUIA !

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Notre critique de COLT 45

TITRE ORIGINAL Alleluia
RÉALISATION Fabrice Du Welz
SCÉNARIO Fabrice Du Welz & Vincent Tavier
CHEF OPÉRATEUR Manuel Dacosse
MUSIQUE Vincent Cahay
PRODUCTION Clément Miserez, Vincent Tavier & Matthieu Warter
AVEC Laurent Lucas, Lola Duenas, Edith Le Merdy, Anne-Marie Loop, Héléna Noguerra…
DURÉE 90 mn
DISTRIBUTEUR Carlotta Films
DATE DE SORTIE 26 novembre 2014

17 Commentaires

  1. The X Phil

    « il faut aller donc voir ALLÉLUIA ! »
    Joué dans un cinéma sur Paris, ça va pas forcément être évident !

  2. Moonchild

    Vu il y a deux mois lors d’une avant-première à Toulouse (Festival du film grolandais) et c’est du bon boulot en effet ; le film doit pas mal à la prestation de Laurent Lucas.

    Pour sa sortie nationale, Alléluia est projeté dans un cinéma toulousain « Art et essai » (L’Utopia, qui avait déjà montré Calvaire en son temps) et le démarrage est plus que timide ; que voulez-vous, les gens préfèrent aller voir des produits formatés sans intérêt (Annabelle) ou bien des franchises à bout de souffle (Rec 4), qui eux ont droit aux Multiplex.

    Après, rien de neuf en ce bas monde, la médiocrité continue et continuera à régner …

    PS : sinon, Allez voir Night call, c’est bon aussi, avec un J. Gyllenhaal au sommet de son art ; par contre, Secret d’Etat, c’est un film  » dossiers de l’écran  » d’une grande pauvreté et sans intérêt (où es-tu passé Michael Cuesta ?).

  3. Moonchild

    Petit oubli et donc petit ajout par rapport à la critique assez juste de S. Moïssakis (tu vois, je peux être positif et constructif …) : on voit poindre dans le film des allusions à des croyances animistes, occultes, notamment quand Laurent Lucas évoque les  » élémentaux  » ou  » élémentaires  » (je ne me souviens plus exactement du terme précis) ou lors de la scène de quasi sabbat autour du feu.

    Certes, dans Vinyan, il y avait déjà un rapport à des forces occultes, à des esprits, mais on retrouve rarement cela dans le cinoch français ou francophone (de genre) ; les Anglais en sont plus coutumiers, on peut se rappeler de l’excellent The wicker man (l’original of course) et de Kill list ou A field in England, de ce trop méconnu et pourtant très bon Ben Wheatley.

  4. jackmarcheur

    non non et non et non , je ne regarderai jamais ce film.
    Bon déjà la bande annonce, ça me donne envie de fuir !
    Le gars qui filme la moitié des tronches d’acteurs – cf à 42 à 52 secondes de la BA (comme le gars de Bourne 2 et 3), déjà ça je peux pas.

    Ensuite le sujet… ‘l’histoire d’amour choc des tueurs de la lune de miel ».

    J’arrive plus à comprendre pourquoi des realisateurs s’interessent tant à des tueurs, meme les plus grands réalisateurs comme David Fincher avec son Zodiac par exemple,
    Déjà je ne regarde plus les informations à la télé , car entre la politique en berne faite par des marioles, les tueries du djihad, ou autres pays en guerre, et les psychopathes de je ne sais où, j’ai pas envie EN PLUS d’aller me taper une toile pour voir des faits divers pendant 1 h30 ou 2h.

    Apres je respecte Du Weltz, il fait ce qu’il veut, mais là non, merci, sans façon.
    Je prefére me retaper Natural Born Killers encore, qui est un peu fun, meme si le sujet s’en rapproche.

    Chais pas, je suis devenu un vieux con, mais je me souviens d’une femme qui avait écrit à Premiere à l »époque de la sortie de Roberto Succo, cette femme disait que c’était une honte de tourner un tel film et de placarder des affiches géantes de ce tueur dans toutes les villes, car personne ne pensaient aux victimes et aux familles des victimes (je crois qu’elle était de la famille d’une des victimes de Roberto Succo).

    On est dans une société qui a tendance à mettre en avant les personnages mauvais, MEME quand ils sont rééls (biopics) et ça, ça me dérange de plus en plus.
    C’est probablement l’héritage de Scarface ?

    L’autre fois j’ai amené mes gamins voir Bouboule, en pensant me marrer un bon coup, comme avec Ducobu ou Boule et Bill : HORREUR ! Y’avait pleins de gamins jeunes ! Horreur ! le film est clairement une vision très pessimiste de l’adolescence délaissée à elle même, pauvreté sentimentale, pas de repère des parents… Famille éclatée, l’adolescente qui veut se suicider, anorexique qui se fait vomir, et encore on ma raconté la suite et la fin … quelle misere, comment defendre ce film ? … je suis sorti de la salle avec mes gosses au bout d’une demi heure !

    Non franchement le cinéma français actuel, c’est à pleurer, d’un coté les comédies totalement connes (j’ai vu Case départ en Blu ray , la lie de la comédie française quand meme), de l’autre des films hyper pessimistes d’horreur psychologique genre Bouboule, …

    Tu parles d’une cinématographie ! Moi je veux des films funs qui respirent la vie, pas la mort !

    Je veux du film comme les Farrely, j’ai vu My Movie Project, oui là ça oui c’est fun !

    Merde quoi, cinéma français!

    • ginger

      « J’ai vu « My Movie project », oui là ça oui c’est fun ! »

      Tu en parleras aux comédiens dont les trois-quarts ont renié le film ou se sont indigné d’avoir tourné dans un truc dont on ne leurs avait pas signifié la teneur (surtout Hugh Jackman) et qui se sont retrouvé dans des scènes compromettantes contre leurs avis…

      Moi, ces films qui exploitent l’homme, je laisse ça aux autres T_T’

      (nan sérieux, on peut se marrer mais c’est quand même naze; à ce compte, pour la connerie, autant aller vers « Jackass » ^^)

    • Florian

      J’ai un peu de mal à te comprendre ?

      On a pas le droit de faire des films de genre ou des films pessimistes car tu n’as pas envie de les voir ?

      On est obligé de faire que des comédies (de qualité j’entends) mais il est interdit de faire un film sur un tueur en série, sur la shoah, ou sur tout sujet triste, déprimant, etc…

      Nan, vraiment c’est le genre de choses que je ne peux pas comprendre… si t’as pas envie de voir un film tu ne vas pas le voir, mais de là à reprocher aux réalisateurs de faire des films qui ne soient pas fun, c’est vraiment n’importe quoi.

      • jackmarcheur

        Florian, je me suis relu et à aucun moment je dis qu »on n’a pas le droit de faire des films de genre » comme tu dis. Je ne cherche pas à interdire quoi que ce soit, je suis bien mal placé pour ça.

        Chacun fait ce qu’il veut, je pose simplement une question : dans le climat merdique et deprimant actuel, pour le spectateur, c’est quoi l’intérêt d’aller voir un film sur un tueur en série ?
        Et pour le réalisateur, c’est quoi l’intérêt de passer 2 ans sur un film déprimant ? Parce que ça engage quand même une équipe, du fric,… pour un résultat qui, personnellement, me fait fuir.

        J’avais déjà posé la question sur le post ici sur La Belle et La Bête de Christophe Gans, en disant que les projets de Gans étaient pourris à mon sens (bien évidemment ce n’est que mon avis), mais pour le coup, je préfère me taper La Belle et La Bête qu’un Du Weltz.

        Je suis intimement persuadé de l’influence énorme des médias sur le spectateur. Ca touche tous les âges, ma grand mère me dit souvent : ah oui je l’ai vu à la télé, ou dans le journal, sous entendu : donc c’est vrai.

        Alors je suis de la génération de Mad Movies à l’époque où Jean Pierre Putters dégueulait sur les medias qui disaient : oui un tel a tué tant de personnes et s’est suicidé, et on a retrouvé la cassette de Freddy Krueger, donc c’est l’influence néfaste des films d’horreur.
        A l’époque, années 80, on rigolait, je rigolais, ouais ces journalistes débiles.
        De nos jours, quand je vois le gars qui a tué les gens dans la salle de cinéma à la Premiere de Batman Rises, habillé en Joker, ou alors tous ces ados qui se suicident par telephone… je me dis que ces journalistes en question n’étaient pas si débiles que ça.

        Je ne dis pas que les films sont responsables de ce qui se passe, mais peut être que c’est l »élement qui va faire passer à l’acte?

        Tu vois bien que depuis URGENCES la série, ou Dr House, il y a plus de jeunes qui veulent faire Médecine, Infirmiere… (enfian j’ai lu ça quelque part , je ne sais pas si c’est vrai), NCIS entraine des vocations de policiers et enqueteurs.
        Donc il y a vraiment une influence du média sur le spectateur.

        Pourquoi Hannibal ou Dexter n’entraineraient pas plus de vocation de psychopathes?
        Pourquoi Bouboule le film n’entrainerait pas plus de suicides , de vol, tellement c’est montré cool ?

        Finalement, je me dis qu’en tant que réalisateur, il faut quand même avoir une réflexion sur ce qu’on va montrer au public actuel (qui est à mille lieux du public des années 80) et qu’il faut quand même être responsable de ce qu’on veut raconter, et non pas dire que sous prétexte que c’est de l’art, on peut montrer tout et n’importe quoi sans réflechir aux conséquences, en se déresponsabilisant.

        Mont(r)er un film comme Bouboule et le vendre sur une affiche marrante, c’est carrément scandaleux, je trouve.

        Mont(r)er un film comme les tueurs de la lune de miel et en faire l’apologie du cool … Je n’ai pas vu le film donc je suis mal placé pour en parler, mais le sujet même me dérange franchement.

        Mon avis n’empêchera personne de faire des films d’horreur psychologique, mais la question de la responsabilité de ce qu’on montre mérite quand même une bonne réflexion,

        J’aimerais bien avoir l’avis de Du Weltz là dessus : pourquoi il s’interesse à un sujet aussi horrible durant autant d’année?
        Faudrait que je lise ses interviews.

        Oui je reproche aux réalisateurs de ne pas me proposer autre chose que ces films qui ne m’intéressent pas ! J’ai pas beaucoup de temps pour regarder les films, je les choisis avec soins, mais quand tu n’as pas de choix comme avec la cinématographie française actuelle, c’est chiant !

        J’espere avoir éludé mon point de vue Florian.
        Et ce n’est encore une fois, que mon avis perso hein!

        • Florian

          Mon problème avec ce que tu dis c’est que tu le fais sans avoir vu le film de Du Welz. Pour avoir vu Calvaire, Du Welz n’est pas du genre à montrer de la violence et la faire passer pour cool. Et c’est le cas de Alleluia d’après cette critique.

          D’autre part tu poses une question plus large, sur l’art en général et sur ce qu’il montre.

          L’Art est un moyen d’expression et je ne vois pas en quoi un artiste devrait se brider sur la base de l’éventuel impact de son film sur ceux qui le verront.

          C’est à la limite le travail du journaliste et du spectateur de faire la part des choses. L’impact sur les spectateurs c’est la « censure » qui s’en charge avec les interdictions moins de 12-18 etc …

          Et puis bon le mec qui tire sur tout le monde dans un ciné déguisé en joker, s’il l’avait fait dans une librairie déguisé en soldtat viet-cong on aurait du interdire la publication des livres sur le vietnam…

          Je comprend ta réaction mais si on y réfléchit un peu, on se rend vite compte qu’on ne peut pas répondre à la connerie ou à la maladie mentale par des soi-disant réflection sur ce que l’on diffuse et l’on montre…

          Pour kick ass le phénomène existait largement avant la sortie du film et notamment sur la base des super-héros genre spiderman. La sortie de kick ass a juste mis en lumière ce phénomène vis à vis du grand public notamment en France.

          Le « changement de mentalité des jeunes » c’est surtout une question de point de vue, quand tu avais 14 ans les adultes de l’époque pensait la même chose.

          C’est surtout le traitement de l’information, son instantanéité et sa masse qui ont changé.

          Ie y a 20 ans dans mon lycée un jeune a poignarder un prof, il se prenait pour gandalf ou je ne sais plus quel personnage du seigneur des anneaux et assimilait le prof à Sauron…

          Le constat que tu fais manque singulièrement de mise en perspective, à mon sens.

          • jackmarcheur

            Florian :

            « je ne vois pas en quoi un artiste devrait se brider sur la base de l’éventuel impact de son film sur ceux qui le verront. »

            Eh bien tu vois, là je ne suis pas mais alors pas du tout d’accord avec toi !
            Je ne suis pas réalisateur de film, mais si je l’étais c’est quand même la première question que je me poserais : pas dans le sens : est ce qu’il vont aimer , est-ce que ça va me rapporter gros (encore que), mais dans le sens : est-ce que ça risque de rendre les gens plus agressifs, en prenant en compte le fait que le média influe sur le comportement des spectateurs (ce que tu ne sembles pas contester).

            Faire ce que tu as envie de faire, et attendre que la censure vienne t’interdire de le faire, c’est un peu se déresponsabiliser je trouve, et c’est actuellement l’ambiance qui prédomine (je pense par exemple à nos politicars de m…..)

            Attention, je ne parle pas de tous les films hein, j’ai vu Zombieland ou Tucker and Dale, qui sont des films funs, ce que je dis ne s’applique pas à ce genre de film.

            Revenons à Alleluia : regarde l’affiche : 2 personnes à poil (un peu raccoleur quand même), affiche couleur rouge sang, le feu derriere, l’un des personnages en train de hurler, l’accroche les Tueurs de la Lune de miel , donc un fait divers REEL

            Ensuite, Stephane Moissakis conclue sa chronique en disant :  » Malgré les crimes, malgré la violence, malgré sa crudité apparente, ALLÉLUIA est peut-être même l’une des plus belles et l’une des plus émouvantes histoires d’amour que vous pourrez voir cette année. »

            Ca veut dire quoi ? que toi spectateur, tu es bon pour une bonne dose d’empathie pour ces tueurs, que tu vas les aimer ces tueurs, que tu vas comprendre pourquoi ils tuent.
            Bin tu vois ça ça me gène énormément.

            « on ne peut pas répondre à la connerie ou à la maladie mentale par des soi-disant réflexions sur ce que l’on diffuse et l’on montre… »

            D’accord avec toi mais je pense plutôt aux personnes borderlines, qui n’attendent que le declic pour passer à l’acte. Les gens qui vont voir Alleluia et qui vont trouver , comme Stephane Moissakis, trouver ça émouvant…

            Je rappelle que c’est un fait divers REEL.

            Y’a un autre point qui me gène, c’est que c’est encore une sorte de 3eme remake : les gars (je parle aux réalisateurs français) vous n’en avez pas marre des remakes?

            Enfin je te pose la question Florian, toi qu’est ce qui t’attire dans ce film et t’incite à aller le voir? (j’ai cru comprendre que tu ne l’as pas encore vu) ? T’attends quoi de ce film finalement ?

      • jackmarcheur

        PS : je me souviens aussi lors de la sortie de Kick Ass, une bande de jeunes s’étaient déguisés aux Etats Unis pour aider la Police, comme dans les films.
        A l’époque de Spiderman des années 80, personne n’aurait fait ça. Bin maintenant si !

        L’influence de Jackass probablement et des téléréalités!
        Mais surtout le changement de mentalité des jeunes !

  5. jackmarcheur

    Ginger, oui j’ai lu ça rapidement, que Richard Gere avait tout fait pour empêcher le film de sortir ou un truc comme ça.
    Mais j’ai quand même du mal à croire que la pléiade de stars qui joue dans le film ait été roulée à l’insu de leur plein gré, c’est dur avaler quand même. C’est du marketing tu ne crois pas ?

    Toujours est il que le segment avec Hugh Jackman est succulent, celui avec Richard Gere vraiment fun et celui avec Chloe Moretz, trop fun ! Sans compter Dennis Quaid totalement habité et Greg Kinnear qui dit des gros mots …. ok ok tout n’est pas top, mais rien que ceux là, ça vaut le coup !

    Je n’ai jamais vu un seul Jackass, peut etre que tu me donnes envie, mais les Farrelys, c’est une autre trempe quand meme ! Il n’ont pas fait que My Movie project quand meme! Bon à tirer est succulent par exemple !

  6. Florian

    Désolé je peux pas répondre sur le post directement !

    J’attends du film une expérience cinématographique et artistique, qu’il me fasse ressentier des choses… JE ne sais pas trop quoi te répondre car si tu dois anticiper ce que tu ressentiras en voyant une oeuvre alors à quoi bon le ressentir !

    Si je te suis bien, alors Tobe Hooper n’aurait jamais du faire massacre à la tronçonneuse (chef d’œuvre unanimement salué aujourd’hui mais qui avait l’objet d’un certain rejet à son époque notamment par la censure…) ? Et des exemples comme ça il y en aurait à la pelle !

    Donc non, non et non je ne te suis pas. si on devait toujours se poser la question du genre si je fais un film violent alors tous les psychopathes vont s’en inspirer alors on ne ferait plus rien !

    Si certains trouve normal d’aller casser la gueule à des pauvres gens innocents, de tuer leur voisin, ils trouveront largement une autre source d’excuse que le cinema…

    Après on peut trouver certains films discutables, malsains, etc … Mais faire un procès d’intention à un film car il parle d’un couple de serial killer ou qu’ils l’ethétisent, ca non je ne te suivrai jamais.

    Je sais pas si tu as vu the devils rejects, mais d’après ton raisonnement, ce film ne devrait pas exister… (et oui il rend presque sympathique des tueurs psychopathes, et nous fait même verser une larmichette à la fin !) pourtant c’est pour moi un chef d’œuvre.

    • jackmarcheur

      Bon tu défends bien ton bifteak Florian !

      Massacre à la Tronconneuse était à l’époque censuré dans le monde entier, durant plusieurs années (source Wiki :

      « Il est célèbre pour avoir été longtemps censuré, pour son tournage épique, mais également pour son incroyable réalisation, audacieuse et encore rarement égalée dans le genre. Ce film a obtenu le prix de la critique au Festival international du film fantastique d’Avoriaz 1976. Censuré, le film est sorti en Finlande en novembre 1996 ainsi qu’au Royaume-Uni en avril 1999. La commission de contrôle interdit aussi la sortie de ce film en France après une semaine d’exploitation en salle en 1974 et ce n’est qu’en mai 1982 que l’interdiction fut levée, le film est sorti dans sa version intégrale huit ans après sa réalisation avec une interdiction aux moins de 18 ans, accompagnée d’un avertissement. Les Britanniques auront attendu près d’un quart de siècle avant de pouvoir regarder Massacre à la tronçonneuse sur grand écran. Rejeté par la censure en 1975, ce classique de l’horreur est sorti le 9 avril 1999 dans les cinémas du Royaume-Uni. Le British Board of Film Classification a finalement autorisé la diffusion du film, qui reste interdit aux moins de 18 ans. »

      De nos jours, il n’est plus interdit aux moins de 18 ans je crois.

      Mad Max, lui a été interdit durant 3 ans en France.

      Ces films sont considérés comme des classiques maintenant, mais surtout, le spectateur d’aujourd’hui rigole en regardant ces films, il trouverait ça mal foutu, il est blasé : Saw est 100 fois plus violent, est sorti avec interdiction de moins de 16 ans, et mon neveu de 14 ans m’a dit que c’etait marrant à regarder.

      A ma connaissance, Alleluia n’a pas d’interdiction. Tu aurais 10 ans, tu pourrais voir le film sans probleme.

      Je cherche à te demontrer quoi ? Que les films sont de plus en plus violents (et je n’ai pas vu Devils reject, mais je pense qu’il doit être sacrément violent), et que les spectateurs sont de plus en plus habitués à la violence. Ils trouvent ça normal maintenant.

      Alors je t’entends dire :  » mais on vit dans un monde violent ! »

      Bin j’ai envie de dire « pas la peine d’en rajouter ».

      Vois donc Alleluia et revient nous donner ton avis par ici !

      • Florian

        Alleluia : interdit au moins de 16 ans

        Massacre à la tronconneuse : toujours interdit au moins de 16 ans

        Peut être qu’alleluia sera considéré comme un classique dans 10 ou 20 ans.

        Saw est pas forcément très violent, et surtout beaucoup moins gore demonstratif que ses suites. et c’est un thriller, et surtout un film commercial (même si petit budget).

        Le monde a toujours été violent, pas plus aujourd’hui qu’hier, c’es seulement la manière qui change. Tu veux que je te rappelle 39-45, la guerre de cent ans… Toutes les époques sont violentes, c’est dans la nature humlaine.

        Mais l’homme est censé être intelligent.

        Pas la peine d’en rajouter, alors je reviens )à mes précédents arguments, comment les classiques que j’ai cité aurait pu émerger s’il ne fallait pas en rajouter…

        Les films gore/violent d’exploitation ont toujours existé, et perso il m’arrive de me marrer en voyant certain, d’autres moins… Mais on ne peut pas présumer de la qualité ou préjugés d’un film sous prétexte qu’il va être violent.

        Je pourrai pas voir Alleluia, même si j’en ai très envie… j’attendrai la sortie video ou vod car je n’ai vraiment pas le temps en ce moment et avec les fêtes (quoique faudra que je vois si j’arrive à caler ça dans mon planning, mais y’a le hobbit 3 avant en HFR 3D bien sur !).

        Mais je reviendrai avec plaisir donner mon avis !

        A+ le Marcheur !

        • jackmarcheur

          « Saw est pas forcément très violent » ??? moi je l’ai trouvé d’une violence inouie ! mais bon plus je vieillis, et plus je deviens sensible !

          Merci pour l’info sur les interdictions.

          non mais non, je parle pas quand on est en temps de guerre, lorsque les gens deviennent totalement tarés fous ! (j’ai fait l’armée, j’ai eu la formation sur les façons de tuer les gens, couteau, fusil, arme chimique… j’ai bien compris que la guerre est une saloperie)

          Content d’avoir pu echanger le point de vue avec toi.

          A + sur ce post ou un autre post, et moi je te dis mon Florian, regarde de BONS films ! mouahahhahahaha ! ^^

  7. Florian

    Ah oui et pou repréciser le fait divers n’est pas réel mais inspiré d’un fait divers…

    Comme énromément de films de serial killer, psychose ou massacre à la tronçonneuse (tout deux inspiré du cas Ed Gein si je ne me trompe)

    • jackmarcheur

      salut Florian,
      finalement, je te conseille un livre qui s’intitule TV lobotomie, écrit par une neurophysicien Michel Desmurget, paru en poche, qui décrit un peu les méfaits de la violence sur le spectateur, mais attention, d’un point de vue scientifique, études à la clé.

      Mais il ne parle pas que de la violence, mais aussi de l’influence néfaste du trop pleins d’images, et surtout de télé. Je l’avais lu il y a quelques mois, mais pas completement, cette fois j’ai lu quasiment en entier, je te conseille vivement sa lecture, et de revenir par là me donner ton point de vue.

      A plus !
      et Bonne année et bonne santé au fait à toute l’équipe et tous les lescteurs et trices !

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