LA RIPOSTE DE L’HOMME ARAIGNÉE

Le jeu vidéo THE AMAZING SPIDER-MAN est la suite directe du triste film de Marc Webb. Mais malgré la filiation, ses développeurs tablent sur le retour du monde ouvert et ses diverses missions secondaires… qui semblent s’inspirer d’une autre trilogie, pas si ancienne que ça. On ne va pas s’en plaindre !

L’intrigue du jeu THE AMAZING SPIDER-MAN reprend donc après l’arrestation du docteur Connors, et se poursuit dans les laboratoires d’Oscorp, ou le nouveau directeur Alistair Smythe met en place une série de robots susceptibles de traquer et éliminer les créatures « inter-espèces » que Connors a (paraît-il) créées dans le film. Cette mise en place est donc un prétexte pour exploiter la batterie de super-vilains habituels (Rhino, Vermine ou encore la Chatte Noire), et créer les quelques combats de boss variés et attendus par les amateurs de la licence, non sans avoir passé quelques niveaux qui demandent au Tisseur d’infiltrer des égouts, des laboratoires secrets et autres passages fermés et toujours aussi redondants. Cela fait quelques temps que les adaptations vidéoludiques Spider-Man ont décidé de sortir la carte des jeux de couloirs et de l’action linéaire, et si on s’en tient strictement à l’intrigue de THE AMAZING SPIDER-MAN, rien ne semble avoir tellement changé. Bien sûr, ici et là, les combats semblent un peu plus fluides (ils empruntent au système défensif de BATMAN : ARKHAM ASYLUM) et le personnage est un peu mieux écrit qu’à l’accoutumé, mais est-ce vraiment suffisant pour justifier un nouveau jeu, surtout s’il est calqué sur les précédents ratages ? Évidemment que non, et c’est là où l’éditeur Activision décide de sortir son joker en remettant en place la logique de monde ouvert qui a conditionné la plupart des précédentes aventures du personnage. Comment faire du neuf avec du vieux, en somme.

Mais pour une fois, le monde ouvert et sa logique de missions secondaires vont pousser les développeurs à se poser des questions sous un angle artistique. Le jeu propose donc de parcourir la ville de toiles en toiles pour accéder aux diverses tâches à accomplir, avec des mouvements de caméras qui collent de près au personnage et rappellent sciemment ceux mis en place par Sam Raimi (et repris par Marc Webb, certes) dans sa trilogie originale. La fluidité du déplacement, couplée à un système de projection du personnage baptisé « web rush », permet pour la première fois de prendre part aux virées aériennes du personnage de manière plus viscérale, d’autant que ce type de « money shots » est généralement repris dans certains combats aériens, garantissant l’impact de l’action en cours. Les développeurs auraient pu s’arrêter là, mais ils semblent pourtant déclamer leur amour pour la trilogie de Raimi, multipliant ici et là les références évidentes, que ce soit par des poursuites en voiture qui se finissent dans des toiles (avec le mouvement de caméra adéquate), la présence d’un personnage irritant qui met régulièrement Spidey en difficulté (Bruce Campbell au doublage, who else ?) ou encore le caméo vocal de Stan Lee, assez bien trouvé. Une mission avec La Chatte Noire se déroule même dans un décor identique à celui de la banque de SPIDER-MAN 2, qui abrite le combat entre le Tisseur et le Docteur Octopus. C’est dire si l’ombre de « Sam The Man » plane sur cet AMAZING SPIDER-MAN un peu plus sympathique que les précédentes itérations du personnage, et une fois n’est pas coutume, ce sont les missions secondaires qui font tout le sel de l’aventure, malgré une certaine répétition. De fait, il reste encore un grand jeu de la trempe de BATMAN : ARKHAM CITY à faire avec le personnage de la Marvel, et THE AMAZING SPIDER-MAN en est encore loin. Mais pour ceux qui se sont arrachés les cheveux sur le reboot de Marc Webb, il y a des petites intentions qui sont difficiles à refuser.

2 Commentaires

  1. Ugh, Stéphane! (;o=>))

    Ah ben crotte. Je croyais que c’était un article sur le téléfilm de 1979! Raaah… Tant pis. Ce jeu a l’air sympa néanmoins. Ça tourne sur quelle machine?

    Tu sais, quand j’ai vu le Spider-Man de Webb, je voulais me convaincre que ce serait bon, voire peut-être (allez!), meilleur que ceux de Raimi (à part le 3 bien sûr; cf à ce titre, le chouette fanedit « Spider-Man 3, The Darkness Within » qui ressert l’intrigue et élague le côté campy-crappy qui désamorçait la dramaturgie du flim! )!
    A part quelques scènes sympas, ça manque de fun & de moments purement comics. De plus les séquences « Spidey » sont largement supérieures à celles « Petey », alors que Marc Webb l’a bien fait ailleurs.
    Comprends pô.

    Keep up the good work, my friend.
    Ici à Rennes, il fait beau.

  2. Euh… Je n’arrive pas à m’enregistrer dans le Capture Mag Club. Que fais-je?

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