INJUSTE CAUSE

Si le lynchage médiatique de BATMAN V SUPERMAN : L’AUBE DE LA JUSTICE peut sembler démesuré en comparaison à la bienveillance généralement de mise pour certains des pires blockbusters de ces dernières années, c’est peut-être bien parce que les enjeux du film de Zack Snyder dépassent le simple duel raté entre deux super-héros iconiques et révérés. Derrière cette adaptation nonsensique de THE DARK KNIGHT RETURNS se cache le film censé poser les véritables bases de l’équivalent DC Comics du Marvel Cinematic Universe. Et même en évitant le moindre jugement sur les capacités de mise en scène et les qualités esthétiques de Zack Snyder, il convient d’expliquer en quoi ce ratage cataclysmique met en péril l’intégrité thématique de l’univers cinématographique de DC, et le futur JUSTICE LEAGUE en tête.

En deux films, Zack Snyder et ses scénaristes (David S. Goyer sur MAN OF STEEL, le même avec Chris Terrio sur BATMAN V SUPERMAN) ont donc eu la charge de réinterpréter et d’adapter des icônes de la culture populaire vieilles de presque 80 ans. Dans un contexte inflationniste de l’industrie du blockbuster, où chaque film doit être plus impressionnant, coûter plus d’argent, en rapporter plus que le précédent, on ne saurait à priori blâmer le réalisateur et ses scénaristes d’avoir voulu proposer une version modernisée des personnages DC, une version qui ne satisfasse pas seulement le public déjà fan de comic-books mais qui séduise également une nouvelle audience. On ne saurait donc a priori leur reprocher d’introduire une rupture dans la représentation de personnages qui en ont déjà connu tellement par le passé. La principale question qu’il faut donc se poser, c’est « qui sont donc ces nouveaux héros ? » Commençons par Superman, puisque celui-ci a bénéficié de deux films pour être introduit au public. Au-delà de l’habituelle origin story du dernier fils de Krypton, la façon dont Snyder définit son Superman tout au long des deux films est empreinte de références divines, et plus spécifiquement christiques. Dans MAN OF STEEL, l’hologramme de son père le charge d’être à la fois humain et kryptonien, d’être un exemple pour l’humanité, une aspiration à se dépasser. On retrouve dans ce monologue aussi bien la métaphore christique du berger que la dualité de la nature du Christ, à la fois homme et Dieu. Cette référence sera par ailleurs illustrée par des images pas forcément subtiles d’un Superman glissant dans l’espace les bras en croix. Dans BATMAN V SUPERMAN : L’AUBE DE LA JUSTICE, cette même comparaison sera par ailleurs omniprésente, via des analyses télévisuelles du personnage sous l’angle messianique ou par l’accueil que lui réservent des mexicains catholiques. On peut même voir dans l’utilisation de la kryptonite au travers d’une arme aussi archaïque qu’une lance un renvoi à la lance ayant servi à percer le flan du Christ. La métaphore christique devient d’ailleurs l’un des enjeux du film puisque la raison pour laquelle Lex Luthor cherche à éliminer Superman semble être que ce dernier incarne la possibilité d’un être bienveillant et omnipotent, idée que Luthor rejette depuis la maltraitance qu’il a subi dans son enfance.

Sur le principe, l’idée d’un Superman christique n’est pas forcément hors de propos. Elle fonctionnerait même plutôt bien avec l’histoire, tant « canonique » qu’éditoriale, du personnage. Néanmoins, la façon dont les deux films mettent cette idée en application n’en est pas moins problématique. Bien que les dialogues et les images fassent sans cesse référence au Christ, on est bien en peine de comprendre quel serait le message de ce Superman-Christ. Jamais le Superman de Zack Snyder n’a la possibilité de délivrer ce qui serait son sermon sur la montagne. Ses seuls faits de gloire semblent être de sauver sporadiquement des gens. On a dès lors du mal à comprendre ce que l’humanité des deux films peut bien voir de messianique dans cette figure de Christ muet. Et même en admettant que ce sont les circonstances qui empêchent à ce Superman de délivrer sa doctrine – dans MAN OF STEEL, le Général Zod arrive sur Terre juste après que Jor-El ait donné sa mission à son fils, dans BATMAN V SUPERMAN, Lex Luthor fait exploser le Sénat au moment où Superman avait une chance de s’exprimer sur son ethos – il est difficile d’appréhender le personnage lui-même, tant celui-ci ne semble jamais prendre la mesure de la tâche qui lui a été confiée. Dans MAN OF STEEL, juste après le monologue de Jor-El, Clark Kent enfile le costume de Superman et s’en va voler autour du monde, comme exalté par ses propres pouvoirs. Sans forcément demander un plan à la Richard Donner où Superman contemplerait de l’espace cette Terre et ses habitants dont il a désormais la responsabilité, on aurait attendu un moment d’introspection, ou même l’expression d’un doute sur la bonne façon d’accomplir son rôle de guide. Au lieu de ça, MAN OF STEEL enchaîne directement avec le combat contre les autres kryptoniens. Dans BATMAN V SUPERMAN, le personnage ne semble pas s’encombrer des moindres doutes vis-à-vis des morts en Afrique. Tout ce qui semble lui importer est d’avoir sauvé Loïs Lane. De la même façon, il semble révolté par le fait que Batman agisse à l’encontre de l’état de droit mais se révèle également très réticent à se plier à ce même état de droit. Le plus aberrant reste que ce Superman puisse être considéré comme une figure christique sans jamais avoir manifesté le moindre remord ou le moindre regret après les scènes de destruction de Metropolis. On peine à comprendre comment un extraterrestre dont le mutisme confine à l’arrogance et dont les actes de bienveillance semblent totalement arbitraires pourrait être crédible en Messie venu de l’espace. En considérant que ce décalage entre ce que le spectateur perçoit du personnage et la façon dont la population le voit provient notamment de la décision des auteurs de ne pas laisser à Superman le temps de s’exprimer lors de son audition au Sénat, on en arrive à se demander si cette caractérisation incohérente et désastreuse est vraiment le résultat d’une incompétence manifeste ou un sabotage délibéré de la figure de Superman.

Ne symbolisant rien, n’étant porteur d’aucun message, réduit soit à une sorte de « super-sauveteur » soit à celui de combattant lorsque vient le moment de tatanner le méchant, ce Superman n’est jamais la figure christique que Zack Snyder essaie de nous vendre. Dès lors, les dialogues et les images censées illustrer cette idée s’apparentent plutôt à du décorum maladroit, pour ne pas dire à de l’esbroufe malhonnête, tant les films ne semblent à aucun moment se poser de question sur le sens des symboles qu’ils invoquent. Ni révérence sincère à la figure christique, ni même déconstruction respectueuse de celle-ci (1), la version « Snyderienne » de Superman n’est jamais à la hauteur de ses prétentions intellectuelles. Le personnage de Lois Lane pâtit d’ailleurs des mêmes limitations : réduite à sa seule fonction de journaliste, quand ce n’est pas de demoiselle en détresse, on peine à comprendre ce qui fait d’elle la si brillante reporter dont tous les personnages vantent les mérites. À aucun moment, MAN OF STEEL ou BATMAN V SUPERMAN ne parviennent à faire illusion pour cacher le manque d’écriture concernant le personnage. Au final, ce décalage constant entre ce à quoi le film prétend et ce qu’il montre en réalité ruine la vérisimilitude du projet, tout en l’empêchant de retrouver la naïveté et la fraîcheur des versions les plus anciennes et les moins cérébrales des personnages. Un tel Superman aurait pourtant été en meilleure adéquation avec les capacités du réalisateur. De fait, derrière l’imagerie et les discours grandiloquents, le Superman de Snyder peine à se montrer plus évolué et plus recherché que celui des premiers Action Comics.

Dès lors, l’idée de baser en grande partie BATMAN V SUPERMAN sur le célèbre THE DARK KNIGHT RETURNS de Frank Miller apparaît comme une double incongruité. Premièrement, parce que l’affrontement entre Batman et Superman dans TDKR appartient à un contexte très particulier où les deux personnages correspondent à des incarnations très particulières… notamment Superman qui n’a, dans la BD de Miller, rien à voir ni avec le Superman christique que Snyder entend créer ni avec le Superman purement spectaculaire qu’il met véritablement en scène. Deuxièmement, parce que l’affrontement entre Batman et Superman représente chez Frank Miller la conclusion inéluctable d’un antagonisme idéologique larvé entre les deux personnages. Mais même Miller ne se permet pas de mettre en scène le combat entre Batman et Superman sans avoir méthodiquement amené ses personnages vers cette conclusion. Avec TDKR, Miller procédait à une déconstruction de la figure de Batman. Dans la première partie de l’histoire, Miller effectuait un parallèle entre Batman/Bruce Wayne et la personnalité schizophrénique de Double Face. Ce parallèle se concluait sur la révélation que, bien que le visage de Double Face ait été réparé par la chirurgie esthétique, sa personnalité criminelle avait définitivement pris le dessus. Logiquement, il en était alors de même pour Batman. À partir de ce tournant du récit, la personnalité entière de Bruce Wayne est dominée par Batman et sa croisade contre le crime. Dès lors, Miller n’avait aucun mal à introduire l’idée qu’un tel Batman, détaché des besoins et des scrupules de Bruce Wayne, ne saurait accepter de compromis ou d’alliance avec les autorités. Ne répondant qu’à son propre code moral (avec pour interdit ultime celui de ne pas tuer), ce Batman ne pouvait comprendre les compromissions de Superman avec le gouvernement américain que dans la mesure où l’obéissance du Fils de Krypton permettait d’éviter une guerre nucléaire avec l’URSS. Lorsque celui-ci ne parvient plus à empêcher le recours à l’arme atomique mais seulement à limiter les dégâts de l’explosion, les deux personnages ne pouvaient plus trouver le moindre terrain d’entente et étaient destinés à s’affronter.

On mesure dès lors à quel point il est maladroit de s’inspirer d’une histoire aussi emblématique et aussi complexe pour la ramener au cliché du « they meet, they fight, they’re friends » et introduire par ce biais le personnage de Batman dans la version cinématographique de l’univers DC. Quitte à sacrifier à un tel cliché narratif, il était tout à fait possible de le faire sans en référer à THE DARK KNIGHT RETURNS. Non seulement les deux héros se sont déjà affrontés par le passé (dans la saga HUSH, Batman s’opposait à un Superman contrôlé par Poison Ivy) mais il aurait été plus judicieux pour le réalisateur et ses scénaristes de s’approprier pleinement le personnage et d’en donner leur propre version… même au vu des résultats plus que mitigés d’une telle démarche avec le personnage de Superman. Au lieu de ça, BATMAN V SUPERMAN multiplie les renvois à l’œuvre de Frank Miller, en les prenant presque constamment à rebours. Ce sont parfois des références textuelles : si le film reprend telle quelle la remarque acide d’Alfred sur la consommation alcoolique de Bruce Wayne (« J’espère que la prochaine génération des Wayne n’aura pas à découvrir un cellier vide. Bien qu’au vu de votre calendrier mondain ces temps-ci, l’éventualité qu’il y ait une prochaine génération… »), il en ignore le contexte, où Bruce Wayne vit presque comme un reclus, ayant précisément abandonné les mondanités. À l’inverse, le Bruce Wayne du film est toujours un playboy gothamite et, dans la scène précédant la remarque d’Alfred, on remarque une présence féminine dans son lit. De la même façon, Snyder reprend le dialogue entre Batman et un criminel (« Approche pas, mec… je vais tuer le gosse… crois-moi, mec, je vais le faire… crois-moi… ») en inversant l’issue de la situation. Dans TDKR, Batman tire un coup de semonce à côté du criminel, le lecteur discerne clairement l’impact de la balle dans le mur et celui-ci est clairement choqué mais indemne. Dans BATMAN V SUPERMAN, Batman fait tout bonnement exploser le malfrat. Il n’est pas nécessaire d’entrer dans une discussion pour savoir si Batman doit tuer ou non (après tout, il tue dans les films de Tim Burton et ceux-ci n’en restent pas moins très appréciables) pour pointer le fait que ces références permanentes à la bande dessinée de Frank Miller parasitent le film pour quiconque connaît un tant soit peu l’œuvre originale. Parmi les autres emprunts, on peut citer l’armure de Batman, son utilisation d’une arme sonique et de gaz à la kryptonite lors du combat contre Superman, l’arme du tueur pris dans le collier de perle de Martha Wayne, le duo flic expérimenté/rookie lors de la première apparition de Batman, la référence à la mort des parents de Bruce Wayne durant le combat, le manoir Wayne calciné qui renvoie à la destruction de celui-ci à la fin de la BD, l’armure du Robin mort exposée dans la Batcave, les débats télévisuels sur la légitimité des super-héros ou encore Superman pris dans une explosion atomique. Dans le meilleur des cas, ces emprunts apparaissent seulement opportunistes et ne traduisent qu’un manque évident de vision personnelle du personnage (tout comme les séquences de poursuite en Batmobile ou le sauvetage de Martha Kent, directement décalquées de la série de jeux vidéo initiée par BATMAN ARKHAM ASYLUM) et une incapacité pour le réalisateur à être à la hauteur de l’œuvre qu’il pille. Pour s’en rendre compte, il suffit de comparer la séquence où Superman se remet de l’impact atomique. Dans la BD de Frank Miller, Superman est sur le point de mourir et trouve son salut dans l’énergie solaire stockée par la nature autour de lui, la scène étant l’occasion d’une véritable déclaration d’amour du Fils de Krypton à sa planète adoptive. Dans le film, la régénération de Superman sous l’effet des rayons du soleil donne lieu à des images un tant soit peu iconiques mais dont la portée émotionnelle et narrative ne peut jamais rivaliser avec celles de l’original. On retrouve ce même manque d’envergure dans le climax du film où le sacrifice de Superman est loin d’être à la mesure de son modèle, à savoir la conclusion de l’arc THE DEATH OF SUPERMAN dans lequel Superman est prêt à se battre jusqu’à la mort pour permettre aux habitants de Metropolis d’évacuer la ville, sans jamais être sûr de pouvoir tuer Doomsday.

Dans le pire des cas, les références à l’œuvre de Miller nuisent carrément à la cohérence interne du film. En transposant les débats télévisuels sur la légitimité des super-héros pour les appliquer non plus à Batman comme dans TDKR mais à Superman, Snyder efface les traces de la controverse concernant les actions de la Chauve-Souris. Seul Clark Kent semble se soucier de la légalité des actions de Batman. Le film lui fait même dire que les autorités de Gotham sont ouvertement complaisantes avec le justicier. Il faut donc interpréter le fait que le plus jeune des deux policiers lui tire dessus lors de sa première apparition comme une conséquence de l’inexpérience du rookie (idée renforcée par le fait qu’il tire également sur son partenaire) et non comme une illustration des rapports conflictuels entre Batman et la police. Là où une scène similaire introduisait chez Miller la controverse autour des actions de Batman (le vieux policier tolérant parfaitement l’action du héros alors que le plus jeune n’y voyait rien d’autre qu’une agression illégitime et donc criminelle), celle de BATMAN V SUPERMAN ne fait que renforcer la confusion concernant le statut de Batman par rapport aux institutions. En fait, le Batman de Snyder souffre du même problème que son Superman, à savoir l’incapacité du réalisateur à illustrer par l’action les problématiques évoquées dans les dialogues. Batman a beau se targuer d’être fondamentalement un criminel (au travers d’un dialogue lui aussi emprunté à Frank Miller), il ne se trouve jamais dans une position où il devrait affronter directement des policiers. Même en imaginant qu’il le fasse hors-champ, on en arrive à se demander pourquoi les sénateurs américains préfèrent tenir des auditions à propos de l’action globalement bénéfique d’un Superman plutôt que s’en prendre à un Batman qui défie ouvertement la loi. C’est probablement là le plus gros problème du travail de Snyder. Que le réalisateur ait échoué à proposer une adaptation de THE DARK KNIGHT RETURNS à la hauteur du matériau originel passe encore. Mais en s’entêtant pour des raisons qui dépassent le sens commun à faire de cette histoire le socle de son film, il sabote aussi bien ses initiatives personnelles – l’idée du marquage au fer rouge ou de la résolution de l’affrontement entre les deux héros autour du prénom Martha semblent bien dérisoires à côté des éléments provenant de Frank Miller – que les fondements de la Justice League en gestation. Non seulement Zack Snyder n’a pas su, en deux films, créer une incarnation tangible de son Superman mais on peine à imaginer sur quelles bases morales l’alliance des héros évoqués dans le film va pouvoir se construire. Les valeurs défendues par Superman sont toujours aussi vagues. Batman n’a aucune raison de changer ses méthodes d’action, même lorsque celles-ci impliquent de mitrailler à balles réelles dans Gotham City (2). Quant à Wonder Woman, elle n’est finalement caractérisée que par son amour du combat et son sens de l’honneur. Le fait que son personnage soit à la fois le mieux défini et le moins élaboré confirme l’idée que la complexité psychologique n’est pas une caractéristique que Zack Snyder a les moyens d’atteindre. Toujours est-il qu’on se demande bien quelle curieuse notion de la justice va bien pouvoir guider cette fameuse JUSTICE LEAGUE

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Il en va in fine de même pour tout l’univers que le réalisateur avait la charge de mettre en place. En optant pour une approche grim’n’gritty, expression souvent traduite en français par « sombre et adulte » (sombre par l’aspect psychologique, adulte par le recours à la dimension sexuelle), Zack Snyder s’est senti obligé d’introduire dans son film un commentaire politique et social qui accompagne presque toujours cette esthétique. De fait, dans les plus belles réussites du genre (THE DARK KNIGHT RETURNS en est une), la violence physique et psychologique et la dimension sexuelle du récit sont nécessaires pour mener la réflexion théorique à son terme. Malheureusement, l’incapacité de Snyder à développer ses thématiques au-delà de quelques discours épars et creux sur le pouvoir politique, sur la légitimité de l’action individuelle ou sur le problème de la théodicée (3) range BATMAN V SUPERMAN dans la catégorie des pires exemples du grim’n’gritty, ceux où les maigres pistes de réflexion ne sont que de mauvais alibis à un déploiement complaisant et infantile de violence et de destruction. Paraphrasant l’Epitre aux Corinthiens, l’écrivain chrétien anglican CS Lewis a écrit : « Lorsque je suis devenu homme, j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant, y compris la peur des enfantillages et le désir d’être un adulte ». C’est précisément cette compréhension qui fait défaut à l’entreprise de Snyder. Voulant à tout prix se distinguer des licences Marvel par une approche prétendument « adulte », il tombe dans le travers décrit par Lewis : « s’inquiéter du fait d’être un adulte, admirer les adultes parce qu’ils sont adultes, rougir à l’idée d’être infantile; tout cela est la marque de l’enfance et de l’adolescence. Les choses jeunes devraient vouloir grandir. Mais garder dans l’âge mûr ou même dans les premiers temps de la virilité cette inquiétude d’être adulte est la marque d’un arrêt du développement ». Au terme de ses deux films, Zack Snyder laisse donc le futur « DC Cinematic Universe » en bien mauvaise posture. Ayant échoué à offrir une vision véritablement adulte des héros DC et ayant par la même occasion sacrifié la possibilité d’en proposer une version plus candide, on peut craindre que le réalisateur ait durablement miné les fondations de l’édifice dont il est censé être l’architecte.

(1) Pour cela, on cherchera plutôt du côté de la trilogie MATRIX et de son Néo / Superman qui, en préférant Trinity / Loïs Lane à la survie de Sion, dépassera les principes christiques abstraits (l’amour de l’humanité dans son ensemble) et trouvera le véritable chemin du salut.
(2) Snyder n’ayant manifestement pas compris que ce qui est acceptable dans le jeu BATMAN ARKHAM KNIGHT par la grâce de la dissonance ludo-narrative ne l’est pas forcément dans un film.
(3) Le problème de la réconciliation de l’existence du mal avec l’existence d’un Dieu bienveillant et omnipotent.

TITRE ORIGINAL Batman V Superman : Dawn of Justice
RÉALISATION Zack Snyder
SCÉNARIO Chris Terrio & David S. Goyer
CHEF OPÉRATEUR Larry Fong
MUSIQUE Hans Zimmer & Junkie XL
PRODUCTION Deborah Snyder & Charles Roven
AVEC Ben Affleck, Henry Cavill, Amy Adams, Jesse Eisenberg, Diane Lane, Laurence Fishburne, Jeremy Irons, Holly Hunter, Gal Gadot…
DURÉE 151 min
DISTRIBUTEUR Warner Bros France
DATE DE SORTIE 23 mars 2016

20 Commentaires

  1. maxx

    wow c’est de loin le meilleur papier que j’ai pu lire sur le film, et je trouve tres agreable que malgres le mepris connu de l’equipe de capture pour snyder l’analyse soit si bien developpee!

  2. Je suis d ‘ accord , d ‘ un strict point de vu geek , le soucis est que Snyder et ces scénaristes , bien piochant dans TDKR et DoS on du élargir leur propos pour la génération Kev Adams – Hanouna , qui n’ a pour abrégé : rien à foutre des comic – books et veux de la baston .
    Le film est bien entendu en dessous des ouvrages sus cité , voir même des OAV de TDKR . Nous approchons un corollaire des comics book movie : la simplification du propos , on va encore le voir pour Civil War , comme on la vu pour Day of the futur past qui enlève carrément le génocide des méta humains et termine bien trop gentillement .

  3. Mr. Mxyzptlk

    « De la même façon, Snyder reprend le dialogue entre Batman et un criminel (« Approche pas, mec… je vais tuer le gosse… crois-moi, mec, je vais le faire… crois-moi… ») en inversant l’issue de la situation. »

    A ce titre, la justification de Zack Snyder pour cette scène vaut son pesant de cacahuètes.

    « (…) I would say that in the Frank Miller comic book that I reference, he kills all the time. (sic)

    There’s a scene from [The Dark Knight Returns] where he busts through a wall, takes the guy’s machine gun (…) and at the end of that, he shoots the guy right between the eyes with the machine gun. One shot.

    Of course, I went to the gas tank, and all of the guys I work with were like, ‘You’ve gotta shoot him in the head’ because they’re all comic book dorks, and I was like, ‘I’m not gonna be the guy that does that!’ »

    Bon, après tout, quand on repense à « Watchmen », il n’en est plus à un contresens près.

  4. Guillaume Dalaise

    Interressante critique constructive ( ce qui change sur ce film actuellement.

    Concernant Superman je ne partage pas votre analyse : vous voulez aller trop vite en voulant le voir agir tel un Dieu de suite. Man of Steel montre assez bien justement le décallage entre sa mission de changer le monde ( dont lui parle son père Kent et également sa mission de tous les sauver évoqué par son père Jor El ) et lui , ce jeune du Kansas qui se cherche depuis son enfance. C’est pour moi très bien vu de ne pas en faire de suite, lorsqu’il sait enfin qui il est, un héro parfait qui sait quelles décisions prendre. Vous reprochez à la fois à Superman d’être trop lisse mais aussi de ne pas sauver chaque humain lorsqu’il se bat avec Zod ou de ne pensez qu’à Lois en Afrique. Paradoxale. J’y vois moi son apprentissage, ses erreurs normales pour un américain du Kansas de 33 ans qui est en fait un extraterrreste capable de tout. Posez vous la question suivante : Si cela arrivait réellement , comment réagirait le monde et comment réagirait ce Clark Kent ??? et là, dans ces 2 films la version mise en place est pour moi très judicieuse et bien écrite.

    Concernant Lois , presque totalement d’accord avec vous, j’ai déja du mal avec l’actrice dont je trouve le jeu mauvais et l’écriture de son personnage trop grossière. Par contre on voit quand même dans Man Of steel ses talents de reporter dans sa quête pour retrouver celui qui l’a sauvé devant le vaisseau au Canada.

    Je partage totalement votre critique sur le manque d’émotions de scènes propices à cela, Snider a le don de m’agacer pour cela, passer à coté de choses évidentes , soit concernant les émotions, ou des erreurs qui sautent aux yeux et auraient pu être éviter facilement ; deux exemples : Au début du film Wayne fonce dans un Métropolis en train d’exploser de partout et depuis un bon moment , il appelle ses gars dans la tour Wayne pour leur dire de sortir de la tour et eux disent  » OK , la patron a dit de sortir, on sort  » . Absurde, n’importe qui de censé serait sorti depuis de nombreuses minutes. Une phrase du gars type  » nous sommes coincés au 32 étages  » et c’était bon. Autre exemple plus grave : Superman lors du combat avec Batman l’appelle de suite Bruce . Comment sait il qui il est ? est ce grace à sa vision ? au fait qu’il ait entendu les messages chez Luthor ? on ne sait pas trop. Cette révélation aurait dut être mise en avant.

    Bref là où Nolan excelle, dans sa manière de transmettre des émotions et d’être très précis, Snider passe à coté de choses évidentes, comme un premier film. Très étonnant.

    Par contre je ne vois à redire de ce que j’appelle des clins d’oeil piqués aux oeuvres antérieurs. Chaque film tiré d’un livre agace lorsque l’on a lu le livre. Là on parle d’un film d’héros iconique depuis 80 ans qui puise parmis des 10aines d’oeuvres visitées et revisitées. Que faire ? Inventer une histoire à partir d’une page vierge pour que les fans hurlent car leur héro n’agirait jamais comme ça et que ça ne ressemble à aucune histoire ? Ou faire un copier coller d’un TDKR image par image ? Très bien vu pour moi de déplacer le débat sur Superman et non plus sur Batman, après Man Of steel et les dégats causés, le débat doit être sur lui et non sur Batman qui grille des méchants. Ca se tient et c’est même très bien trouvé comme twist.
    Ce film est loin d’être parfait car le cahier des charges imposé était trop important et du coup dans la structure on s’y perd, ça manque de lien entre les scènes mais ce film est très beau et prend de vrais risques : le parti pris de passer plus d’une heure sans être dans un film de super héro, ses rêves qui proposent de magnifiques images, la beautés de plan comme la montée du jeune Wayne qui tourne sur lui même quand les chauves souris tournent dans l’autre sens…. tout ça on ne le verra jamais dans les films Disney Marvel …

    Oui il y a plein de choses à dire sur ce film, ( nos mamans ont le même nom, t’es plus mon ennemi mais t’es mon copain .. au secours ) mais j’aime cette approche de Superman. Attendez , dans le Superman de Donner, il arrive et de suite c’est un héro et c’est tout, pensez vous encore une fois que les humains pourraient réagir ainsi ? Le superman de Snyder est beaucoup plus pensé que tout ceux d’avant.
    Ce Batman est énorme : il bouge comme on ne l’a jamais vu, le combat entre les 2 qui sur la papier est plus désiquilibré que si Barcelone affrontait Créteil au foot est là très crédible et très bien fait.
    Affleck que je n’aimais pas trop est incroyable en Bruce Wayne.

    Je pense sincèrement qu’avec le temps , nous oublierons les erreurs et verrons de plus en plus un film magnifique, ambitieux et très très réussi

    • NonooStar

      « Ce Batman est énorme : il bouge comme on ne l’a jamais vu, le combat entre les 2 qui sur la papier est plus désiquilibré que si Barcelone affrontait Créteil au foot est là très crédible et très bien fait. »

      Il bouge comme dans les jeux vidéos Arkham et le combat singe celui de The Dark Knight Returns, sans en reproduire l’enjeu émotionnel et en y introduisant des moments franchements ridicules comme le coup de lavabo. Je suis peut-être pisse-froid mais je peine à y trouver de quoi célébrer le travail du réalisateur.

      « Là on parle d’un film d’héros iconique depuis 80 ans qui puise parmis des 10aines d’oeuvres visitées et revisitées. Que faire ? Inventer une histoire à partir d’une page vierge pour que les fans hurlent car leur héro n’agirait jamais comme ça et que ça ne ressemble à aucune histoire ? »

      Par exemple… c’est ce que font régulièrement les auteurs de comics qui bossent sur le personnage… et les fans n’y trouvent bien souvent rien à redire.

      « Ou faire un copier coller d’un TDKR image par image ? »

      Certainement pas. Comme je le dis dans l’article, s’inspirer de TDKR pour débuter la relation entre Batman et Superman était une idée vouée à l’échec.

      « Ce film est loin d’être parfait car le cahier des charges imposé était trop important et du coup dans la structure on s’y perd »

      Je ne suis pas dans le secret des réunions Warner… mais j’ai tendance à penser que le cahier des charges était « faire un film qui pose les bases de la future Justice League, qui plaise au public et, si possible, qui ne ressemble pas trop à du Marvel ». Ça laisse quand même beaucoup de marge de manoeuvre. J’ai beaucoup de mal à croire que ce soient les cadres de Warner qui aient insisté pour que le film s’inspire de TDKR… et c’est Snyder lui-même qui a voulu s’inspirer de The Death of Superman, contre les conseils de Nolan. Donc je vois mal comment on peut rejeter la charge sur un quelconque cahier des charges.

      « vous voulez aller trop vite en voulant le voir agir tel un Dieu de suite »

      Pas du tout. Comme je le dis dans l’article, l’idée d’un Superman faillible, un Superman qui apprend de ses erreurs, est une idée intéressante. Le problème, c’est qu’un parcours d’apprentissage implique des moments de doute et des moments de résolution de ses doutes et de dépassement de ses limites. Les premiers sont à peine esquissés et les seconds sont carrément inexistants dans les deux films. Le seul domaine dans lequel le Superman de Snyder semble s’améliorer, c’est la bagarre.

      « Attendez , dans le Superman de Donner, il arrive et de suite c’est un héro et c’est tout, pensez vous encore une fois que les humains pourraient réagir ainsi ? Le superman de Snyder est beaucoup plus pensé que tout ceux d’avant. »

      Non, il n’est pas pensé. Un auteur qui aurait pensé Superman se serait certes posé la contrainte de voir Superman rejeté par le public mais se serait également obligé à imaginer une solution à cette situation, à la faire évoluer.

      Snyder se contente de faire dire à Perry White qu’on est plus en 1938. Merci, j’avais remarqué. Je n’ai pas besoin d’un artiste pour me rendre compte de ce que je sais déjà. Ce que j’attends d’un artiste, c’est qu’il me propose quelque chose d’inédit, d’innovant, d’imaginatif. Le Superman de Snyder, c’est le degré zéro de l’imagination. Il ne dépasse jamais le stade du constat « pas facile d’être Superman en 2016 ».

      « Je pense sincèrement qu’avec le temps , nous oublierons les erreurs et verrons de plus en plus un film magnifique, ambitieux et très très réussi »

      Je pense sincèrement le contraire. Comme le dit le Sandman de Neil Gaiman, toutes les grandes histoires reviennent à leur vérité. Superman reviendra tôt ou tard à l’icône vertueuse qu’il est depuis presque 80 ans, et le film de Zack Snyder sera probablement considéré comme une aberration.

    • « Attendez , dans le Superman de Donner, il arrive et de suite c’est un héro et c’est tout, pensez vous encore une fois que les humains pourraient réagir ainsi ? »

      Non pas « de suite » il y a pourtant une scène clé (reprise dans moult film de Robocop à Spider-man) qui montre Superman faire ce que tout super-héros fait : sauver des gens. Il sauve Loïs devant une foule immense et les caméras, il arrête des malfrats, il récupère un chat sur un arbre etc etc.

      Il agit en héros, forcément les gens l’accepte comme tel.

      • Guillaume Dalaise

        Tout comme le Superman de Man Of Steel qui lui aussi agit en héro en se livrant à Zod pour ne pas que ce dernier execute sa menace envers la Terre.
        Ce que je voulais dire est que de suite les humains voient cet alien en héro et ne se pose aucune question.

        Ma pensée était d’essayer d’imaginer si cela arrivait vraiment : un alien , un extraterreste arrive sur Terre, peut voler, tout détruire en 1 seconde etc … comment réagiront les milliards de terriens ?
        Dans Man of Steel et BvS, on aborde pour la première fois cette question et d’une manière judicieuse en divisant en gros ceux qui le voient comme un Dieu et d’autres comme une menace.
        Ta comparaison avec Robocop est interressante car là il ne s’agit pas d’un mi homme mi robot fabriqué par l’homme , donc sur la papier non maitrisable.

        • Sauf que justement, les humains décident d’icôniser superman, bon gré, mal gré dés le départ dans le film de Snyder. On se retrouve avec donc des gens qui croient en lui, parce qu’il a démoli métropolis pour dégommer Zod… Et une autre partie des gens qui ne croient pas en lui…

          Et le film de Donner a UNE scène, très importante, très très importante, où Superman se fait interviewer par Loïs et livre son message, où il explique posément ce qu’il est et pourquoi il est là. Dans MoS c’est expédié en « it’s an S » qui n’a aucun sens.

          Cela étant, je pointerai aussi, en terme d’incohérence sur la conception, le fait que pour Snyder retirer le « slip rouge » de superman était le must de l’évolution, et qu’il ne parvient pas (à la différence de Donner) à donner de l’ampleur à Clark Kent, en se foutant littéralement de la gueule de son concept vu que Loïs, et pire encore Luthor, arrivent à deviner son identité secrète…. D’ailleurs Luthor c’est jamais expliqué pourquoi (et n’expliquez pas qu’il faut attendre la version longue, un film n’a pas à refuser d’admettre ses erreurs pour les corriger sous le tapis après coup)

  5. Totoduschnock, le seul et unique

    J’y vais de mon post qu’il-est-vachement-constructif, mais ce papier est énorme… il faut dire que le film est tellement détestable dans ses intentions initiales et ouvertement malhonnêtes de piquer des vignettes et punchlines à TDKR qu’on n’a même pas envie de le démonter méthodiquement et qu’on se retrouver à chier sur la (lamentable, il faut le dire) personne du réalisateur dans les forums des fanboys de Snyder… ça doit alimenter la ligne de défense ‘z’argumentez pas, z’êtes des haters’ du service marketing de la Warner, j’imagine.

    Merci d’avoir pris le temps de développer. Bravo également pour la référence à CJ Lewis… est-il possible d’en connaitre la source ?

  6. lordgalean

    « , la façon dont Snyder définit son Superman tout au long des deux films est empreinte de références divines, et plus spécifiquement christiques »

    euh pour info, c’est aussi le cas du Comics, créé par deux juifs cathos, et des films de Donner et de Singer, donc c’est pas la façon de Snyder, c’est inhérent au personnage d’être une figure christique (mais Snyder accentue pas mal l’idée du Dieu fait homme pour souffrir avec sa créature, donc les bases de la religion catholique).

    • Aurelien NOYER

      Inhérent au personnage, oui et non. C’est effectivement une approche régulière du personnage. Mais certains auteurs parviennent à s’en éloigner avec beaucoup de succès. Typiquement, le All-Star Superman de Grant Morrison présente un aspect beaucoup plus païen. La dualité terrien/kryptonien de Superman s’y exprime moins sous l’angle de la dualité christique que du demi-dieu Hercule. On retrouve les 12 Travaux et le personnage finit par littéralement devenir le soleil.

      Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres mais il montre bien que Snyder n’était pas non plus obligé de recourir à la métaphore christique.

      • lordgalean

        J’avoue que j’ai pas lu le Grant Morrison, donc c’est intéressant de découvrir une nouvelle mouture du personnage, merci pour l’info. Après, païen, peut rester Messianique comme parcous, mais il ne sera plus Christique c’est sûr.

        Ok, donc le même trajet que le messie Neo dans Revolutions alors ? 🙂

    • Le Superman de Shuster et Siegel bien que nourri de la religion dans laquelle baigne leurs auteurs est une figure autrement plus varié que la simple image christique. C’est la figure de Moïse qui échappe au cataclysme, c’est le golem, c’est la figure du migrant qui vient s’installer et vivre en terre américaine, c’est le M Muscle du cirque, c’est un défenseur social contre les patrons véreux etc etc.

      Si la figure christique est présente elle n’est pas inhérente au personnage (allez donc la trouver dans la production des années 50 et sous la plume de Curt Swan), elle n’est qu’une parmi d’autre et voir un auteur la mettre en avant peut faire s’interroger sur ce choix

  7. q-tip66

    Snyder , le mec qui veut faire des films « adultes » mais qui a 15ans dans sa tête , donc y’a une dichotomie entre la « forme » qui se veut sombre (mais qui n’est qu’artifiicelle) et le fond complétement éludé de toute thématiques un temps soit peu traités sérieusement . Dans Man of steel il t’humanise Superman pour ensuite en faire un pseudo demi Dieu . Non je pense que Snyder est très limité intellectuellement .

  8. Sirdius

    Jérome T soulève une facette fondamentale du personnage de Superman : l’influence de l’ancien testament sur Siegel et Shuster.

    On retrouvait aussi la figure christique dans le Superman Returns de Bryan Singer. Là où Singer nous dépeint les stations du Christ avec parcimonie, Snyder y va au tractopelle avec un Supes âgé de trente-trois ans qui mime un crucifix pour aller sauver Loïs de sa chute. Singer ne s’arrêtait pas qu’au nouveau testament en comparant son Supes à Atlas ou Prométhée.

  9. LeTurc

    Pas encore vu le film.

    Et merde Capture Mag l’a pas descendu en flèche. Je risque d’être déçu.

    Si si un bon révélateur capture mag de la qualité des films de Snyder.

    Allez sans vous offenser dans vos croyance : au chiottes le respect des références et la substance quand on va voir un remake de TDKR sur grand écran : Vous avez entendu Batman VS SUPERMAN SUR GRAND ÉCRAN boordel de nouille ! Qu’est ce qu’il vous faut encore de plus, faites pas les difficiles

    • Aurelien NOYER

      « Batman VS SUPERMAN SUR GRAND ÉCRAN »

      Le problème, c’est que, quelle que soit la taille de l’écran, le film de Snyder paraît beaucoup plus petit que les cases de Miller.

    • Cottle

      Cet argument peut être (et a été) utilisé pour défendre absolument n’importe quoi. Le dernier Snyder en est le résultat.

  10. Jerome M.

    Je ne paraphraserai pas ce qui a déjà été écrit (et bien écrit) mais je me permets d’ajouter 2 éléments à des choses développées plus haut:

    – Que Snyder veulent opposer Batman à Superman. Très bien. On le sait, les 2 persos n’ont pas la même vision de la justice et de son application et en gros, c’est un peu la droite et la gauche…sauf que dans le film, aucun des 2 n’a l’occasion d’exprimer sa façon de voir les choses et pire, de « débattre » avec l’autre. Que Batman en veuille à Superman d’avoir contribué à détruire Metropolis et tué plein d’innocents, c’est une bonne raison de vouloir le cogner, mais il suffit aux 2 bonhommes d’un petit point commun (le prénom Martha, donc) pour passer l’éponge sur TOUS leurs griefs? Comme il s’agit quand même là du fondement même du scénario, on se dit que l’édifice repose sur une base franchement légère….

    – 2ème chose: Superman en tant que figure Christique. Pas nouveau en effet même si ok, ça n’est pas systématique chez tous les auteurs. En tout cas, dans le Superman de Donner, ça l’était CLAIREMENT et Krypton avait un petit air de Royaume des Cieux avec ses décors blancs comme les nuages. Ensuite, évidemment, on insiste bien sur le rôle de Sauveur du personnage, sa descente sur Terre et son père qui l’a fait Homme, etc… pour finir sur cette scène édifiante ou Superman remplace physiquement un des moteurs d’Air Force One – ou comment rappeler que la Foi est un des piliers du pouvoir Américain. Voilà, c’était juste pour dire… (-:

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