DE L’AUTRE CÔTÉ DU MIROIR

Ça y est. Après plusieurs années d’attente, le nouveau blockbuster de science-fiction d’Andy et Lana Wachowski, JUPITER, LE DESTIN DE L’UNIVERS, est enfin sur les écrans. L’attente est récompensée par un film une fois de plus hors-norme, qui, malgré quelques parasites, s’impose comme la vision idéale d’une manière de faire du cinéma populaire tendant hélas à disparaître de nos jours.

Il y a une évidence qui s’impose lorsqu’on se retourne sur la filmographie de Lana et Andy Wachowski au cours des quinze dernières années : les deux cinéastes représentent indéniablement l’honneur du cinéma produit par les studios hollywoodiens actuels. Tandis que l’industrie s’uniformise de plus en plus et ne tend quasiment plus que vers la production de méga-franchises répétant ad nauseam les mêmes poncifs formatés, le duo continue d’enquiller des blockbusters d’une ambition vertigineuse. Après deux suites dont la narration retournait comme un gant leur premier gros succès et déjouaient toutes les attentes de leurs spectateurs, un film pour enfants qui fonctionnait comme un tourbillon formel susceptible d’exploser toutes les règles en vigueur (notamment à travers un montage expérimental d’une sensitivité effarante) et un conte tricéphale – co-réalisé avec Tom Tykwer – qui envoyait valser la grammaire du « storytelling » classique pour mieux redéfinir une approche musicale de la narration cinématographique, après tout cela donc, les deux géniaux artistes étaient inévitablement attendus au tournant. Avec JUPITER, LE DESTIN DE L’UNIVERS, la Warner voulait clairement mettre sur pied une nouvelle grosse franchise de science-fiction wachowskienne, une nouvelle trilogie MATRIX en quelque sorte. C’est pour cela qu’elle est revenue chercher la géniale fratrie, après le hiatus CLOUD ATLAS, sur lequel le studio s’était contenté d’être distributeur. Problème : pour la première fois dans l’histoire de la collaboration entre Warner et les Wachowski, ces derniers auront été lâchés par leur employeur en cours de production (sans doute suite au départ du boss Jeff Robinov, l’homme qui les avait soutenus au sein de la major company et qui avait initié le projet JUPITER, LE DESTIN DE L’UNIVERS). Nous reviendrons en temps et en heure sur les raisons de cette déconvenue et sur leurs répercussions catastrophiques sur la promotion du film mais en attendant voyons ce que nous réserve le dernier opus de deux cinéastes parmi les plus stimulants de leur génération.

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L’histoire que nous raconte les Wachowski est celle d’un conte futuriste narrant le destin hors du commun de Jupiter Jones. Fille d’une citoyenne russe d’origine extraterrestre et d’un astronome américain, cette dernière, aidée par Caine – un ancien soldat dont les gènes ont été croisés avec ceux d’un loup, va se retrouver au centre d’une guerre opposant les trois membres de la fratrie extraterrestre royale des Abrasax (deux frères, Balem et Titus, et une sœur, Kalique). Un conflit dont elle est l’enjeu principal puisque ses gènes aristocratiques lui permettent de revendiquer le trône de reine de la Terre. Jupiter est donc un personnage littéralement hybride : à la fois humaine enfantée dans un pays – la Russie – à cheval sur l’Occident et l’Orient, née sur un bateau à mi-chemin de la Russie et des États-Unis et donc dénuée de tout sol natal lui attribuant une patrie, elle grandit à Chicago, dans le pays du capitalisme, au sein d’une famille d’immigrés russes pauvres et travailleurs. À partir de là, le film va s’employer à lui faire prendre connaissance de son statut de souveraine interstellaire et à accepter sa nature de métisse humano-extraterrestre, ce que fera son personnage sans toutefois jamais renier sa famille humaine et sa condition terrienne de femme de ménage. Voici donc ce que raconte JUPITER, LE DESTIN DE L’UNIVERS : le chemin d’un personnage, des bas-fonds de Chicago jusqu’aux tempêtes cyclopéennes qui secouent l’atmosphère de Jupiter, et la révélation de ce même personnage à lui-même. L’ascension de Jupiter mentionnée par le titre original du film (bien mal traduit en français, il faut le dire) évoque donc le cheminement du personnage principal mais agit également sur un plan symbolique hautement signifiant puisqu’il décrit aussi la trajectoire d’un astre appelé à s’extraire de son orbite naturelle pour entamer une révolution verticale. En astrologie, Jupiter libère justement l’âme de la matière. Tout du long de son intrigue, le film des Wachowski tentera ainsi de réconcilier ce qui s’oppose : l’Orient et l’Occident, la raison et l’imagination, le féminin et le masculin, l’infiniment petit (les abeilles) et l’infiniment grand (le cosmos), la science et l’astrologie (jusque dans son générique final où s’entremêlent brins d’ADN et symboles astrologiques), etc.

L’écrin idéal de ces thématiques, comme d’habitude avec Lana et Andy Wachowski, est une approche baroque de la science-fiction. On pense souvent à Terry Gilliam (qui apparaît d’ailleurs dans une savoureuse scène à la BRAZIL) et surtout au Alejandro Jodorowsky de L’INCAL en voyant JUPITER, LE DESTIN DE L’UNIVERS, avec ces personnages de mercenaires interstellaires mi-humains, mi-animaux perdus dans des décors gargantuesques et placés au centre d’une intrigue à la symbolique alchimique indéniable. L’alchimie justement, cette discipline dont le courant baroque est finalement le cousin artistique et qui consiste là aussi à concilier les contraires, à rapprocher le pur de l’impur, le physique du métaphysique, la noblesse du trivial. À partir de là, le film des Wachowski opère un renversement des valeurs puisque c’est la noblesse qui est pourrie (la fratrie royale à trois têtes) et c’est de l’élément d’extraction populaire que va venir le salut. On peut voir là une profession de foi cinématographique des deux réalisateurs (qui n’auront jamais cessé de développer leur propre univers à l’intérieur du cadre d’un cinéma éminemment populaire), mais il est sans doute davantage ici question de la transformation de l’individu à l’œuvre dans le parcours symbolique de l’héroïne. Une héroïne appelée à assumer sa nouvelle nature, par ailleurs déjà présente en elle depuis sa naissance eu égard à la filiation dont elle était porteuse sans le savoir. Une fois cela posé, il devient quasiment impossible de ne pas mettre en parallèle ce que raconte JUPITER, LE DESTIN DE L’UNIVERS et le changement d’identité sexuelle qu’a vécu Lana Wachowski ces dernières années. Évidemment, le film sait éviter le piège du pensum militant et revendicateur qui l’aurait destiné à faire la une de nos grands journaux progressistes et à être projeté dans les écoles lors de débats sur le thème du droit à la différence, mais force est de constater que nous sommes bel et bien en présence d’un blockbuster hollywoodien dans lequel ses auteurs se sont intimement impliqués. Loin de tout repli identitaire réducteur mais au contraire en se souciant continuellement d’un universalisme qui n’exclue aucun de ses spectateurs potentiels.

Et pour porter ce récit initiatique, les Wachowski ont envisagé une structure narrative ô combien universelle : celle du conte de fée. La figure de la jeune fille arrachée à son ennuyeuse vie quotidienne pour être projetée dans un monde merveilleux ou celle de la princesse qui s’ignore après laquelle court le prince charmant renvoient évidemment au MAGICIEN D’OZ, à ALICE AU PAYS DES MERVEILLES ou à CENDRILLON, des œuvres que les auteurs revendiquent par ailleurs ouvertement et qui étaient pour certaines déjà présentes dans le tissu de références qui innervait la trilogie MATRIX (on pense notamment au lapin blanc que Néo devait suivre tel Alice à la poursuite du Lièvre de Mars). En cours de film, on songe également au PETIT CHAPERON ROUGE ou aux TROIS PETITS COCHONS (notamment lors de ces passages où l’homme-loup joué par Channing Tatum doit par trois fois forcer la demeure des trois antagonistes retenant Jupiter prisonnière), des références qui tirent incontestablement le film vers les rives d’un univers à la fois enfantin et féminin. De l’étourdissante scène de poursuite dans les rues de Chicago, qui prend des allures de ballet volant centré sur un couple défiant les lois de la pesanteur, jusqu’à ces séquences de sauvetage où le vaisseau de Channing Tatum tente à plusieurs reprises de pénétrer les champs de force le séparant de sa dulcinée, les images sexuelles pullulent dans JUPITER, LE DESTIN DE L’UNIVERS. Mais ici encore, ce genre de symbolique sert totalement le projet du film : on notera ainsi que les trois séquences de sauvetage en question, dans lesquelles Caine intervient, s’articulent autour d’événements symbolisant les étapes d’ouverture à l’autre que contient le schéma existentiel d’une femme : la meilleure amie (Kalique), le mariage (Titus) et la séparation d’avec la famille (Balem). Dans la Bible, Caïn est maudit pour avoir tué son frère et se voit condamné par Dieu à errer sur Terre sans plus jamais pouvoir exercer son métier de paysan. Chasseur de primes renégat ayant cessé de travailler pour la famille Abrasax, qui moissonne – c’est le terme employé – l’énergie des êtres vivants habitant les planètes leur appartenant, Cain rompt l’ordre ancien auquel il appartenait pour guider Jupiter dans son ascension vers elle-même, les deux personnages formant alors un duo idéal qui va apprendre à fonctionner en harmonie. On est donc ici bien loin d’une fantasmagorie à l’eau de rose type TWILIGHT (référence dont les détracteurs du film n’auront pas manqué d’user et d’abuser) mais plutôt dans un conte initiatique féminin profondément enraciné dans notre culture judéo-chrétienne et aussi dans une charge typique des Wachowski contre le caractère asservissant du système capitaliste.

L’uniformisation induite par la globalisation de notre mode de société et le rôle dominant qu’y occupent les puissances de la finance est évidemment un thème de prédilection pour les auteurs de SPEED RACER (film pour enfants dont, rappelons-le, le méchant était un magnat de l’industrie automobile). Leur dernier film ne fait pas exception à la règle, qui décrit les agissements d’une aristocratie interstellaire utilisant les ressources du système solaire, et notamment l’énergie vitale du peuple terrien, pour se régénérer biologiquement et reculer ainsi le surgissement de la mort. Pour ce faire, l’humanité est maintenue dans une réalité illusoire, un quotidien plutôt morne dégagé de tout indice surnaturel qui pourrait orienter les hommes vers leur ennemi caché. Pendant que les humains vaquent à leurs occupations, régulièrement, les forces ennemies viennent les « moissonner », emportant les meilleurs d’entre eux pour les entraver dans d’énormes couveuses où on les prive de leur énergie vitale. Les dégâts collatéraux provoqués par ces moissons et les signes éventuels laissés par le passage des hommes de main des Abrasax sur Terre sont rapidement effacés de la mémoire des humains qui en ont été témoins. Et si certains individus passent entre les mailles du filet de cette reprogrammation, ils seront vus par leurs semblables comme des complotistes ou des ufologues gentiment allumés, voyant des petits hommes gris et des « crop circles » partout. Une vision du monde issue certes des classiques de la science-fiction paranoïaque mais aussi du gnosticisme, courant de pensée établie au IIe siècle et dans lequel l’humanité est emprisonnée dans un monde matériel créée par un dieu mauvais. Dieu mauvais qui porte donc ici le nom d’Abrasax, variation à peine déguisée du terme gnostique Abraxas désignant une émanation divine qui deviendra ensuite dans la mystique chrétienne un synonyme de démon. Tout cela rappelle évidemment le premier MATRIX, dont JUPITER, LE DESTIN DE L’UNIVERS s’avère finalement être le pendant féminin, les deux films décrivant la quête d’un(e) élu(e) qui va s’extraire de l’illusion dans laquelle on le/la maintient pour accéder à un stade supérieur et atteindre ainsi sa vérité intime. Entre les deux films, les deux hommes qui ont écrit et réalisé le premier seront devenus un homme et une femme, qui signent cette fois-ci « The Wachowskis », comme s’ils cherchaient à recomposer l’androgyne primordial évoqué par Aristophane dans LE BANQUET de Platon.

Un œuvre d’une telle densité narrative et imaginative frappe forcément par son caractère peu commun dans le domaine du blockbuster actuel. La beauté grandiose du « production design », mis en valeur par la profondeur de la 3D, parvient à rendre palpable cet univers complètement déjanté, d’autant plus que, revendiquant une fois de plus l’hybridation comme une valeur positive, le film ne cesse de mêler effets spéciaux numériques et physiques, comme c’est le cas dans certains décors extraterrestres monumentaux ou dans la poursuite volante à Chicago – pour laquelle les Wachowski ont évité au maximum les doublures numériques des acteurs afin d’y préserver le ressenti de la notion de pesanteur. Bref, le spectacle est là, vivant et total. Et pourtant, il manque quelque chose, comme si les Wachowski n’avaient pu aller jusqu’au bout de leur ambitions, comme si ils avaient dû se résoudre à laisser de côté un certain nombre d’éléments (on parle d’un scénario de base de près de 600 pages). Le personnage de Stinger (ancien compagnon d’armes de Caine interprété par Sean Bean et pensé comme une sorte de Han Solo) devient singulièrement transparent dans la deuxième partie du film ; d’autres personnages comme la fille de Stinger ou les trois chasseurs de primes qui pourchassent Jupiter à Chicago disparaissent purement et simplement de l’intrigue ; certains lieux sont difficiles à situer d’un point de vue géographique, comme c’est le cas des repaires de Titus et de Kalique ; le thème de la fausse réalité dans laquelle les Abrasax entretiennent les Terriens semble sous-traité ; enfin, des ellipses de montage assez grossières apparaissent ici et là auxquelles les Wachwoski ne nous avaient pas habitués, comme cette scène où Caine, dérivant dans l’espace à l’intérieur d’un scaphandre à autonomie limitée, réintègre un vaisseau presque par l’opération du Saint-Esprit. Il manque également cette fameuse figure visuelle inédite comparable au « bullet time » de MATRIX qu’avaient annoncé les réalisateurs en amont du tournage et qui leur aurait permis d’accomplir un nouvel exploit narratif. Enfin, la séquence finale, qui reconduit le motif visuel et thématique de la conclusion du premier MATRIX, semble annoncer une suite qui hélas ne viendra sans doute pas si l’on en croît la non-promotion du film par Warner ainsi que les déclarations récentes des Wachowski.

Interviewée par le Wall Street Journal ces jours-ci, Lana Wachowski a déclaré : « Nous avons été chanceux. Les gens des studios ont été réceptifs à notre marque de fabrique folle, étrange et complexe. Et nous avons été autorisés à la faire fructifier. Est-ce que cela va continuer ? Probablement pas ». Et Andy Wachowski de renchérir : « Mais on en aura bien profité ». Nous allons voir dans les jours qui viennent comment démarre le film au box-office, mais il semble d’ores et déjà acquis que, dans un proche avenir, Hollywood n’offrira plus aux Wachowski les mêmes moyens dispendieux leur permettant de concrétiser leurs ambitions démesurées. Des ambitions sans cesse renouvelées qui leur auront permis de ne jamais se reposer sur leurs lauriers, s’aliénant ainsi à mesure qu’ils progressaient une partie de leur public, de plus en plus déroutée par un sens de la narration et de l’imagerie abolissant toutes les frontières. Une ère s’achève donc, qui voit la Mecque du cinéma se débarrasser de ses enfants les plus talentueux au moment où LES GARDIENS DE LA GALAXIE est vendu (et reçu) comme le pinacle de l’entertainment subversif. Mais heureusement, nos yeux se tournent désormais vers la télévision et plus précisément vers SENSE 8, la série que préparent actuellement les Wacho pour Netflix. Et qui s’annonce déjà, selon les rumeurs, comme un gigantesque morceau de science-fiction. Go Lana et Andy, go !

TITRE ORIGINAL Jupiter Ascending
RÉALISATION Lana et Andy Wachowski
SCÉNARIO Lana et Andy Wachowski
CHEF OPÉRATEUR John Toll
MUSIQUE Michael Giacchino
PRODUCTION Grant Hill, Lana et Andy Wachowski
AVEC Mila Kunis, Channing Tatum, Eddie Redmayne, Sean Bean, James d’Arcy, Douglas Booth…
DURÉE 127 mn
DISTRIBUTEUR Warner Bros. France
DATE DE SORTIE 6 février 2015

31 Commentaires

  1. Yann L.

    Merci Arnaud pour cette excellente critique !! J’ai vu le film hier soir, j’en suis sortie heureux. Votre approche me pousse à le revoir une seconde fois pour y trouver tous ses symboles dont vous parlez. Et ça fait plaisir de voir les deux réalisateurs défendus, quand on entend encore le terme « nanar » en ce qui concerne leur cinéma.

  2. maxxx

    j’aime beaucoup la difference entre le nombre de caractere utilise pour cet article et tous les autres… Il y a de la passion cest beau. Sinon ca donne envie, hate de la voir.

  3. Morgan Marin

    Hier soir, fin de projection, sensation d’avoir assisté à un film assez moyen mais défendable ; aujourd’hui, avec un peu de recul, le moyen se mue en assez médiocre et beaucoup moins défendable ; en tout cas, une chose reste intacte, un léger goût amer dans la bouche synonyme d’une belle déception, je m’explique.

    Le film présente des qualité indéniables, son inventivité visuelle d’abord, gadgets futuristes, engins volants de toutes sortes, créatures, décors, planètes et mondes de l’espace, les Wachowski ont des idées, ce sont des « imagineurs » pour citer un terme cher à Clive Barker (à défaut d’être les plus grands filmeurs et directeurs d’acteurs de leur génération) ; en revanche, la palette numérique ne rend pas forcément hommage aux univers créés (criarde, kitch et plutôt moche).

    Le choix de jouer la carte soap opéra (à défaut de nous livrer un véritable space opéra) ne me dérange pas forcément, c’est plutôt osé et original, enfin pendant une heure, car l’écriture des personnages et des situations ne tient pas la route et le film s’enlise vite dans une mécanique répétitive, inepte, ennuyeuse et avec des enjeux sentimentaux bien minces (on est très loin de Galilée, chef-d’oeuvre littéraire du même Clive Barker, qui lui-aussi en son temps nous avait proposé un soap opéra fantastique, peut-être son oeuvre la plus accomplie).

    Passons maintenant au sujet qui fâche, le manque d’ampleur, d’intensité (à l’instar du fade Les gardiens de la galaxie), on n’est jamais transporté, happé par le récit, par l’univers visuel, quelle déception venant de ces cinéastes ; les scènes d’affrontements spatiaux sont étonnement brouillonnes et peu lisibles (et encore une 3D en bois) ; je passerai rapidement sur le casting assez décevant où personne ne tire véritablement son épingle du jeu (au fait, Terry Gilliam est-il vraiment présent dans le film, le visage correspond mais pas la voix, en tout cas je ne l’ai pas vu crédité au générique, peut-être l’ai-je loupé, si quelqu’un a des certitudes ?).

    Pour finir, je ne souhaite pas crucifier le film (comme d’autres l’ont fait) ; on ne peut nier que c’est une oeuvre intègre, assez personnelle, les thèmes chers aux Wachowski sont là, la famille, le temps, la figure de l’élue qui est à même de sauver la Terre, l’Univers, ainsi que ces puissances supérieures (ici extra-terrestres) qui ont créé l’Humanité et qui gouvernent à sa destinée sans que cette dernière en soit consciente (à ce propos, puisque Arnaud Bordas évoque le gnosticisme, il faut préciser que ce courant de pensée, cette croyance ne met pas en avant un Dieu forcément mauvais, mais plutôt un Dieu imparfait, commettant des erreurs, et donc plus en phase avec la figure humaine).

    Pour finir vraiment, une déception que ce film, à mon sens le plus faible des Wachowski, cinéastes que je continue pour autant à porter dans mon coeur, soyons attentifs à la suite de leur carrière … enfin ce film vaut toujours mieux que 50 Amazing Spider-man ou Thor réunis …

    PS : petit hors-sujet (quoi que ?) qui me tient à coeur, courez voir It follows, qu’est-ce que ça fait plaisir de voir une oeuvre « fantastico-horrifique » de ce niveau-là, quelle mise en scène ! Et puis de vrais moments de tension, de flippe comme on en voit plus (il est vrai qu’aujourd’hui la plupart des films d’horreur (ricains) prennent les gens pour des cons et sont destinés aux enfants de 7 ans). D’ailleurs, est-ce que quelqu’un aurait vu le premier film de David Robert Mitchell, à savoir The myth of the american sleepover ?

    • bruttenholm

      (au fait, Terry Gilliam est-il vraiment présent dans le film, le visage correspond mais pas la voix, en tout cas je ne l’ai pas vu crédité au générique, peut-être l’ai-je loupé, si quelqu’un a des certitudes ?).

      Oui, Gilliam a confirmé lui-même sa participation à plusieurs reprises sur facebook.

  4. Moonchild

    Merci Bruttenholm pour l’info, je dois avouer que je ne suis pas trop les infos, previews autour des films, je préfère tout découvrir en salle.

    Au fait, vu que je retourne sur la Lune, je reprends mon nom de scène, Moonchild (une erreur de manip et l’utilisation d’un autre navigateur m’ont conduit à mentionner mon vrai patronyme, oups je suis découvert …).

  5. Bengal

    Très bonne critique, c’est effectivement le genre de spectacle que j’aimerais voir plus souvent, mais en voie de disparition. Ça rend la fin d’autant plus frustrante si la suite n’aura jamais lieu.

    Quant aux légers défauts, ils ont déjà été cités, mais le film aurait gagné à être un peu plus long pour exploiter pleinement l’univers.

    Pour le titre (affligeante, la traduction), « ascending » veut plutôt dire ascendant et non ascension. Après je m’y connais pas trop en astrologie…

  6. john nada

    Tu l’as vu rhe myth of the american sleepover ? T’as aimé ?
    Je vais voir it follows ce soir et j’ai bon espoir de chavirer.
    J’avais vu the myth… y a un petit moment et ça m’avait pas vraiment convaincu, j’avais vite décroché. J’hésite à le revoir vu les retours d’it follows.

  7. Très bonne chronique, représentative du travail fantastique accompli par le duo. Malgré ses défauts, le film est d’une telle richesse qu’on lui pardonne.

    J’avais été déçu au premier visionnage car j’avais du mal avec le rythme très soutenu et l’apparente richesse du film que je n’arrivais pas à déceler, mais au final je l’ai revu il y a deux heures, et tout m’est apparu très clairement. Du pur plaisir.

  8. Moonchild

    Non, je n’ai pas vu The myth of the american sleepover mais étant donné le niveau d’It follows, ça me titille (mais bon ça veut rien dire). Bonne séance pour ce soir et n’hésite pas à faire part de tes impressions (il y un article qui vient de tomber sur le site).

  9. Jack

    Je sors juste d’une séance avec d’une part l’impression qu’il manque une heure de film, et d’autre part qu’il manque aux W. soit de la bouteille, soit un mentor/producteur (au hasard Del Toro ou Jackson, on a le droit de rêver) pour les aider à insuffler de l’émotion dans leurs films. Ce que j’acceptais volontiers pour Matrix à cause de son propos, ou pour Speed Racer à cause de sa tonalité, je ne peux guère faire l’impasse sur la froideur de JA quand il s’agit ici d’un conte. La jubilation que j’ai ressentie devant leurs premières oeuvres n’est plus là.
    La critique ici présente sur laquelle je me suis précipitée après visionnage confirme ce que je pensais, difficile d’aborder autrement le film que sous l’angle de l’intellectualisation et du relativisme (oui, c’est mieux que les Gardiens, qui en aurait douté?).
    Je ne peux décemment pas dire que c’est un film raté, mais je n’ai malheureusement pas ressenti quoi que ce soit pendant ces deux heures. Je ressors déçu par ceux qui m’ont offert ma trilogie préférée.
    Et je crois savoir pourquoi. Il me semble avoir entendu quelqu’un, dans le numéro de BITS « Il était une fois », qu’il était extrêmement difficile d’inventer un conte de toute pièce.
    Je rajouterai que c’est d’autant plus difficile quand on est intelligent et cultivé, et les W. sont très intelligents et très cultivés 🙂

  10. Le Veilleur

    J’ai pleuré dès la scène d’ouverture de Jupiter Ascending et j’ai chialé comme un perdu dans Speed Racer et Cloud Atlas, c’est grave docteur Jack ? 🙂

    • Jack

      Il y a des choses qui sont difficilement discutables: l’émotion ressentie devant un film, sa capacité à générer la suspension d’incrédulité, l’ennui, l’immersion etc
      Je cite: « Et pourtant, il manque quelque chose, comme si les Wachowski n’avaient pu aller jusqu’au bout de leur ambitions, comme si ils avaient dû se résoudre à laisser de côté un certain nombre d’éléments (on parle d’un scénario de base de près de 600 pages) »
      Subjectivement, ça et d’autres choses (casting, direction d’acteur, direction artistique…) n’ont pas facilité mon immersion, c’est tout. Je ne poste pas souvent mais je tenais à apporter une nuance à la dithyrambe, tellement ma déception fut grande. Mais ça ira mieux au prochain visionnage.

      • Moonchild

        Ou ce sera pire Jack, j’ai le sentiment, pour ma part que plusieurs visionnages de Jupiter ne devraient pas jouer en sa faveur et plutôt mettre au jour ses grosses lacunes, d’ici 10, 20 ans on le regardera peut-être comme un gentil nanar ; plus j’y pense, plus ce film me fait penser à un croisement entre Les gardiens de la galaxie (pour sa fadeur, son manque d’ampleur et de consistance) et le dernier Gilliam, Zero Theorem, pour son côté rococo cheap et sa romance à 2 francs 6 sous …

        • Jack

          On apprécie une oeuvre qu’à l’aune de nos attentes, j’en ai aucune pour le peu de marvel que je regarde, j’attendais, à défaut d’être emporté par la fiction (je ne suis guère amateur de space opera) de l’être au moins par le montage et j’avais Speed Racer en tête quand j’ai acheté mon ticket. Plus je regarde les Matrix et Speed Racer, plus je les apprécie. C’est ce que provoque amha les metteurs en scène obsessionnels et perfectionnistes (je pense à Michael Mann dont j’attends le Black Hat avec impatience). N’ayant pas un oeil très exercé, il me faut plusieurs visionnages pour apprécier la grammaire singulière de mes metteurs en scène préférés (en gros la plupart de ceux qui sont plébiscités ici).
          Bref, je le reverrai en me connectant à mon côté yin 🙂 ça devrait sûrement mieux fonctionner! 😀
          Là où je te rejoins Moonchild, ce n’est clairement pas la DA qui facilitera mon immersion. Mais ils avaient fait tellement fort avec Speed Racer que j’ai l’impression que les W. ont freiné leurs ardeurs, ou qu’ils ont été freinés… Et je répète, en ce qui me concerne avec les W., l’argument comme quoi « JA, c’est mieux que le reste » ne me suffit clairement pas.

  11. Grosse déception, j’avais pas aimé mais je crois que je préfère LES GARDIENS DE LA GALAXIE, au moins on rigole un peu, là c’est un gros nanar inepte écrit par des gamins de 14 ans, je retourne voir SPEED RACER….

  12. Les Wachowskis sont fatigués et désabusés. Du moins c’est l’impression qu’ils donnent.
    Déjà sur la forme, la mise en scène confonds clairement agitation et action. Triste de voir ceux qui avaient mis tant de passion à soigner les cadrages de leurs Matrix, faire du « téléfilm de luxe ». Il n’y à qu’à voir la mise en image de la scène introduisant la famille alien de l’héroïne : des champs contre champs en gros plan, un plan large lambda de temps en temps. Merci au revoir.
    D’après le célèbre youtubeur Durandal dont j’apprécie généralement le travail, ce film à été conçu pour donner un coup de pied au cul à la génération Y (celle née du début des années 80 à fin 90), pour leur dire « eh les gars, revoyez vos ambitions à la baisse sinon vous serez toujours malheureux. Vous voulez toujours plus ? OK, on va vous en mettre plein la gueule, et vous ressortirez lessivés parce que la quantité ne rime pas toujours avec qualité ».
    OK, cela serait visé juste si au moins Jupiter Ascending en mettait effectivement plein la vue. Mais ce n’est pas le cas. Pas un un seul instant, je n’ai poussé de « wow » durant le métrage. C’est joli, mais jamais réellement mis en valeur par une mise en image plate, abrutie par une écriture paresseuse et surtout TRÈS répétitive ! les 4 plus grosses scènes d’action du film sont basées sur le même schéma : Jupiter est capturée tour à tour par les 3 membres de sa famille, et à chaque fois, son beau héro va la délivrer. Et comme les réalisateurs n’ont plus la foi pour insuffler un tant soit peu d’épique dans leur clip vidéo, à chaque scène, ils mettent des explosions de plus en plus grosses. J’avoue que ça commence à faire illusion à la scène finale…

    Quand au fond, il est d’une bêtise rare, se résumant à un simple : « Les pauvres sont concons, mais gentils, alors que les riches sont très méchants » Le summum étant atteint par la scène de fin qui délivre ce message malsain : « Eh toi le pauvre, tu veux devenir riche ? Mais nous aussi les riches on à des soucis, tu sais ? Alors laisse tomber, ça te plaira pas. Quoi, t’es dans la merde ? Eh bien sois heureux ! Y’en à qui n’ont même pas de merde dans laquelle patauger ! »
    Consternant, désabusé, blasé… Si les Washowski ont effectivement voulu donner une leçon à la génération Y, ils n’ont transmis surtout que leurs fatigue, leurs désillusions, leurs aigreur…
    C’est triste.

  13. Arkaron

    Juste pour signaler que je trouvais le montage du sauvetage de Caine parfait : la pénurie d’oxygène lui fait perdre connaissance, et la coupure nous emmène tout logiquement au moment où il se réveille, à l’intérieur du vaisseau. Voir chaque seconde de son sauvetage n’aurait mené à rien de narrativement enrichissant, à mon avis.

  14. Fest

    Vu (en 3D) et j’étais comme un fou dans une salle hélas aux deux tiers vides.

    C’est complètement barré, une espèce de festin visuel décomplexé et hyper-généreux, avec une scène de poursuite dans Chicago qui m’a donné envie d’applaudir en pleine séance, des SFX et un score monstrueux et un romantisme premier degré qui fait du bien.

    Go Caine, go !

  15. ginger

    Je voulais dire quelque chose mais quelqu’un à cité Durendal comme atautorité critique, du coup ça m’as coupé dans mon élan de cabri bondissant :p

  16. ginger

    *autorité critique*

    (pardon)

  17. Et si tout ceci n’était qu’un rêve ? Un conte de fée fantasmée où Cendrillon s’est mue en Emma Bovary ascendant Lewis Carroll … Du sceptre au ballet à chiotte – et réciproquement – il n’y a qu’un pas : le rêve ! L’avant dernière-scène corrobore cette idée. La dernière étant une ultime réminiscence onirique et fantasmatique.

    • Merci!

      Merci!!! J’ai parcouru plusieurs sites internet pour tenter de confirmer mon hypothèse, et ouf je vous ai enfin trouvé! Tel l’élu si cher au Wachoski! 😛 Vous êtes la seule personne à parler de rêve que j’ai pu croiser sur le net!

      Bien que je trouvais ce film poétique et visuellement soigné, je ne pouvais me résoudre à penser que les Wachoski aient créé un film au scénario si « basique ». Et donc pour ma part il n’y aurait qu’une explication possible: une mise en abyme du scénario. Où les membres de la famille d’Abrasax sont en fait les différentes facettes de la personnalité et des pensées enfouies de Jupiter. Jupiter qui rêverait des différentes possibilités s’offrant à elle et de leurs conséquences. (bien que je n’arrive pas à les cerner distinctement du fais que je n’ai visionné le film qu’une fois) Avec une belle métaphore sur la fin du genre « Si tu acceptes ta condition, peu importe ton niveau social ou ce que tu fais dans la vie. Alors tu deviens en quelque sorte le maître du monde, de ton monde. »

      Bref je n’arrive pas à cerner exactement à partir de quel moment Jupiter commence à rêver. Mais je suis persuadé que le film est plus profond que ce qu’il laisse entrevoir au premier degré de lecture. On parle quand même des réalisateurs de Matrix et de Cloud atlas!

      Des bisous!

      • [SPOILER]
        Ce serait une possibilité intéressante si on n’avait pas cette fin où l’on voit l’héroïne se faire une balade en bottes volantes, accompagnée par son « ange ».
        Le film se serait arrêté au moment où celle-ci se réveille, fait le ménage, prépare le café, etc… là oui, cela aurait été troublant car on se serait dit : « eh mais où sont tous les personnages qu’on à croisés jusqu’ici ? »
        Seulement, cette scène de voltige corrobore le fait que non, c’est bien réel.

        Et quand bien même le film serait un rêve, un chemin initiatique que celui-ci délivrerait toujours son malsain message qui est de se contenter de la merde dans laquelle certaines personnes vivent…

        Non.

        • Merci!

          [SPOILER]
          Le rêve ne s’arrête peut-être pas à la fin du film. Ou alors elle a pu peut-être s’imaginer la scène de fin, qui serait encore une sorte de métaphore. Tout lui serait devenu possible par l’imagination suite à ce rêve. Elle aurait même rencontrer sa seconde moitié en elle, celle qu’elle percevait comme sombre et trop éloignée de ce qu’elle pensait être.
          De plus des éléments restent à expliquer. Il me semble qu’elle garde « sa marque magique » sur le poignée, le fait qu’elle s’envole avec les bottes et que le lycanthe s’expose au grand jour. Tout ça n’est pas vraiment discret et plutôt risqué, personne ne viendra effacer les mémoires des témoins. Et pourtant Jupiter a l’air de vouloir garder son histoire secrète.

          Bref ton argumentation ne tient pas la route pour réfuter totalement mon hypothèse. De mon côté j’admets me demander quand elle aurait commencé à rêver. Et qu’au final je pourrais interpréter le scénario pendant 100 ans je ne saurais jamais ce que les Wachoski avaient réellement derrière la tête au moment de l’élaboration du scénario. Une autre possibilité c’est que le scénario était bien plus creusé au départ puis que sous une restriction budgétaire ils n’aient pas pu aboutir. Cf la phrase de Caine, qui serait un possible clin d’oeil, quand il tente son explication et que la tablette-hologramme tombe en panne: « Fichue restriction budgétaire! ». Rajouter à cela le fait que le script faisait 600 pages, ce qui est plutôt gros. Du coup je décide quand même de prendre leur parti en me disant que de tels génies ne se serait pas contenter de si peu pour le scénario.

          Quand au message malsain, à chacun sa vision des choses. Dans le cas de Jupiter je ne sais pas si on peut parler d’une vie si merdique que ça. Elle n’a pas trop d’argent, et certes un travail plutôt ingrat. Mais une famille unique, aimante et très soudée. La famille n’a pas l’air riche et pourtant ils se cotisent tous pour lui offrir un télescope à 4000$! De mon point de vue, ça vaut tous les jobs et l’argent du monde une famille comme ça!

          • Avec des si on peut aller très loin…
            Moi je dis que la scène de Rambo II, eh bin Rambo il l’à rêvé quand il est évanoui dans son hélicoptère écrasé sut le lit du fleuve. Et quand il rentre avec ses copains chez nous en Amérique (^0^), et qu’il pète sa gueule au mauvais américain, bin en fait c’est une métaphore du Paradis avant que son âme soit en paix.
            C’est complètement con ce que je viens de dire ?
            Bin désolé, mais pas plus que « et si » que tu as énumérés.
            J’apprécie un film pour ce qu’il est, pas pour ce qu’il est censé être. Et surtout, quand on fait dans la symbolique, il faut que ce soit un minimum évident. Trop facile de dire « eh mais c’est normal que t’ai rien vu, t’as pas le niveau, gars ! » alors qu’en fait, la présentation du message à la base est foireuse… (attention je parle en général, je ne parle pas de ton exemple en particulier)

            Je te laisse tout de même le bénéfice du doute, car effectivement les infos que l’on à eu sur le film laissait présager quelque chose de plus complexe et surtout profond. Un director’s cut à prévoir ?

            Quand à la famille aimante ? Dans le genre bras cassés qui exploitent leur gamine, j’ai rarement vu plus « Causette » dans le genre. Le cousin qui force l’héroïne à vendre ses ovules ? Super le bon esprit. Et ils se cotisent tous APRES le sauvetage, genre « on te remercie mais sinon, tu pouvais t’avoir dessus ».
            Non, pas déconner non plus…

  18. Fongsaiyuk

    Merci Kara…..Je partage assez bien ton avis sur le film. J’ai l’impression qu’il manque une heure de film, aucun personnage n’est correctement caractérisé, les scènes ce suivent parfois sans logique, certains design sont ridicule et certaine scènes donnent envie de rire (les abeilles….).
    Je vais me faire lyncher mais moi j’ai aimé les gardiens de la galaxie, bien mieux réalisé, plus drôle (la scène de bureaucratie dans Jupiter…..asterix la faite il y a trente ans….) et surtout n’essayer pas de péter plus haut que son cul, c’est du divertissement, certes calibré et imparfait mais ca n’essaie pas de devenir un trip SF imbitable et pompeux…..Je suis les fangins depuis Bound et j’ai toujours aimé leur films mais la je me suis pris une déception de premier plan…..Pour moi c’est Next….

    • Si ça peut te rassurer, nous sommes des millions à avoir aimés Les Gardiens de La Galaxie ^^

  19. Il y a un truc dans la critique que je ne comprends pas, sur le système économique des Abrasax : « Pendant que les humains vaquent à leurs occupations, régulièrement, les forces ennemies viennent les « moissonner », emportant les meilleurs d’entre eux pour les entraver dans d’énormes couveuses où on les prive de leur énergie vitale. »

    C’est expliqué quand ça ? Je me souviens plutôt qu’une planète est moissonnée quand sa population arrive à la taille maximale que les ressources de la planète permettent de nourrir. Et j’ai pas vu les couveuses en question dans le film, c’est à quel moment ?

    • Barbu_deluxe

      Tout à fait, d’ailleurs que sont les cristaux bleus sur le sol de la première planete ? Je pensais que c’était des sortes de cendres de la population détruite ou desséchée ? Mais en fait non.
      Les couveuses, ce n’est pas ces trucs en verre dans lesquels flottent des gens qui sont perforés par des aiguilles ?

      Même si j’ai eu du mal à entrer dans le film j’ai finalement été happé par cet univers dont la richesse est comme étriquée dans le film.

  20. Poivre

    Vu hier soir et j’ai adoré. J’ai ressenti la même chose que devant Pacific Rim: un film à mes yeux bourré de défauts mais que je ne peux m’empêcher d’admirer.

    Pas mal de scènes m’ont bien scotché: la poursuite en apesanteur entre les grattes ciels à Chicago, les différents sauvetages de Jupiter, la baston avec la gargouille.
    On sent derrière un univers vraiment foisonnant mais qui, malheureusement, a toutes les chances de rester inexploité. Il est assez évident au vu du résultat qu’on a forcé les Wachowski a effectué des coupes dans le script et/ou dans le montage. Il en résulte ce côté elliptique dont parle Arnaud dans sa critique et qui empêche au long métrage de totalement déployer ses ailes pour prendre son envol…

    Et pourtant malgré tout, ça reste à mon avis plus attachant que bon nombre de blockbusters actuels. C’est vraiment ça leur cinéma: clivant, imparfait mais diablement hypnotique et fascinant.

  21. youli

    Même si j’ai été très déçu par le film, cette critique est vraiment excellente, et donne envie de se replonger dedans malgré tout.
    J’ai juste un peu de mal avec « le schéma existentiel d’une femme : la meilleure amie (Kalique), le mariage (Titus) et la séparation d’avec la famille (Balem) » qui je n’ai l’impression n’est remis en cause ni dans le texte ni dans le film…

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