ALLÔ MAMAN BOBO !

SKYFALL est sorti en salles depuis vendredi dernier, mais cela ne nous empêche pas de revenir sur cet opus majeur de la franchise, histoire de vérifier si l’engouement critique quasi-unanime pour le film de Sam Mendes est bel et bien mérité.

J’enfonce une porte ouverte : la dictature du goût a cela de fascinant qu’elle précède tout jugement sur pièce et se légitimise a posteriori sur la base de ses propres fantasmes. Plus que toute autre franchise, celle de James Bond cristallise cette réalité, suscitant à chacun de ses opus une attente telle qu’elle interdit la nuance, la mise en perspective, le questionnement, voire, faut quand même pas déconner, l’argumentation critique. Combien de temps a-t-il fallu attendre pour qu’on se foute de la gueule de Roger Moore en combi kitchosse se dandinant dans l’espace avec un jet-pack tout pourri ? 20, 30 ans ? Et encore… Malgré ses  50 balais au compteur, célébrés comme il se doit, James Bond ne souffre toujours aucune défiance à son endroit, sinon sur le choix, ô combien fondamental, de l’acteur censé incarner le célèbre espion britannique, et continue de fasciner jusqu’à l’aveuglement. On peut feindre l’émoi devant les comparaisons absurdes lues ou entendues ici et là, mais en réalité elles sont symptomatiques d’une amnésie culturelle matinée de soumission aux sirènes du marketing. Déjà considéré, dans un emballement médiatique qui serait drôle s’il n’était aussi prévisible, comme « le meilleur James Bond », ou pour être plus mesuré, comme le « meilleur film de l’année depuis THE DARK KNIGHT RISES » (sic), SKYFALL partait gagnant avant même d’être sorti, interdisant de facto la moindre remise en cause.

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Je défonce une autre porte ouverte : James Bond est devenu une marque fantasmatique (une brand, une IP comme on dit dans les grosses boîtes), au même titre qu’Apple, ou CALL OF DUTY pour les jeux vidéo. Et n’importe quel cravaté du marketing sait qu’au-delà d’un certain stade, le phénomène d’identification massive à une marque, plus qu’à ce qu’elle vend, rend tout jugement de valeur absolument obsolète. Quiconque proposera mieux sur le même segment souffrira sinon de l’éternelle comparaison en tout cas de la vampirisation de la marque reine. Et cette même marque pourra vendre la plus nauséabonde des bouses (QUANTUM OF SOLACE), elle fera malgré tout carton plein.

Cela étant dit, ces considérations seront d’autant plus aisément balayées en ce qui concerne SKYFALL, que cet énième opus, loin (très loin) d’être le meilleur James Bond, a malgré tout  du cinéma à revendre, et peut se targuer d’une fabrication élégante qui faisait cruellement défaut aux deux (douze ?) épisodes précédents. L’atout majeur, peut-être même le seul qui mérite d’être souligné, est sans conteste la photo hallucinante de Roger Deakins, chef op’ de génie et fidèle des frères Coen, qui nous offre ici une des plus somptueuses lumières qu’on ait vue dans un blockbuster depuis longtemps, tous genres confondus. Les scènes à Shanghai et Macao ne seraient pas aussi envoûtantes sans son travail d’orfèvre, où la composition du cadre, les contrastes et l’hommage flamboyant aux films noirs les plus graphiques, font toujours sens. On touche même au sublime avec la dernière scène du film, à l’ambiance « CHIENS DE PAILLE » assumée, dont la majeure partie est tournée aux premières lueurs de l’aube. La délicatesse avec laquelle les silhouettes des personnages sont suggérées, dans un brouillard oppressant aux contours à peine définis, offre un gigantesque moment de cinéma qu’aucune conversion en Blu-ray ne sera sans doute capable de reproduire.

S’ajoute à cet énorme atout une mise en scène qui assume sa dimension artisanale, et qui dénote avec la plupart des derniers James Bond. Dans une volonté claire de renouer avec l’image fantasmatique du film d’espionnage old school, Mendes prend parfois la pose mais signe avant tout une réal qui réfute la plupart des effets de mode actuels. Pas de montage syncopé, peu de caméra à l’épaule ou de shutter abusif, mais des plans fluides qui prennent leur temps, qui assument leur rythme suranné, privilégiant l’atmosphère des scènes au développement narratif qu’elles sont censées apporter.

Mais à la limite, c’est le minimum que l’on pouvait attendre d’un Sam Mendes, réalisateur roublard dont les talents formels évidents le disputent toujours à un point de vue crypto-subversif sur des personnages tout droit sortis du « manuel bienpensant pour flatter les élites bobos ». Et la limite, c’est bien évidemment ce point de vue apporté aux personnages de SKYFALL, qui trouveraient davantage leur place dans un pensum masturbatoire à la Steve McQueen (SHAME) que dans n’importe quel actioner d’espionnage. On pourra toujours ergoter sur la responsabilité de tel ou tel sur le script (John Logan, Mendes, la famille Broccoli ?), la réalité est que le récit minimaliste et pseudo-freudien du film est un gigantesque paradoxe à travers lequel s’entrechoquent les influences contradictoires du metteur en scène, des scénaristes et surtout des producteurs.

Il est toujours détestable de résumer un film à un plan, sauf peut-être quand celui-ci introduit l’œuvre comme une note d’intention assénée à coups de massue, sans que l’on soit réellement capable de savoir si elle relève du cynisme, de l’ironie ou d’une croyance absolue en son pouvoir d’évocation. Or, cette image fondamentale que nous offre SKYFALL a ceci de particulier qu’elle interroge d’entrée, peut-être malgré elle, les velléités et les errances d’une franchise (qui, depuis longtemps désormais, patine, en partant dans toutes les directions possibles et imaginables) sur la viabilité, la modernité, et l’identité même de son icône principale.

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Un long couloir flou, superbement éclairé, et une silhouette interlope qui s’immisce brutalement au fond du cadre, accompagnée du mythique jingle old school popularisé par les années Sean Connery. Gag nostalgique. La moitié de la salle se marre. Puis la silhouette avance lentement, toujours floue,  jusqu’à révéler le regard angoissé de Daniel Craig. Et il est assez génial de voir cette incarnation vaporeuse, partie d’un jingle métonymique, nous chercher du regard, comme paumée face à la posture qu’elle doit adopter. En un plan, très beau au demeurant, on ne sait plus vraiment si l’on doit s’attacher au clin d’œil nostalgique, à la quête d’identité du personnage, à la tension de la scène ou à l’effet de style visuel, dont la fonction est justement de brouiller les pistes. Or SKYFALL tout entier repose sur cette confusion, cette perte de repères, cette sempiternelle recherche de ce qui définirait James Bond aujourd’hui.

En l’état, le rôle joué par Daniel Craig est un maelström d’incohérences, masqué par le fantasme qu’il suscite. A la fois tueur sans état d’âme, espion fragile, métrosexuel gay friendly, wannabe Sean Connery mais héros malgré lui empêtré dans les traumas de son enfance. Un peu tout et n’importe quoi, qui navigue dans un récit qui se voudrait épuré (peu de personnages, structure frontale, méchant « intime ») mais qui est tiraillé de tous côtés par des choix, des désirs ou des dogmes contradictoires. Sur CASINO ROYALE déjà, on nous vendait Craig en bourrin badass, façon « retour aux sources », avant de le voir glousser comme une dinde dans un mauvais vaudeville avec sa minette de passage. Dans les précédents, on nous assurait que Bond était un anachronisme, un dinosaure qui ne s’était pas remis de la guerre froide, et voilà que SKYFALL passe son temps à vénérer la figure de Sean Connery, syndrome du « c’était mieux avant » que l’on nous balance dans quasiment tous les dialogues, gadgets pourris et vieille Aston Martin en sus. D’un côté, le cinquantième anniversaire impose pour les Broccoli un droit d’inventaire comme un retour aux sources en forme d’hommage à la figure unilatérale de Bond, et de l’autre Mendes nous impose un héros blessé au drame œdipien qui trouve dans sa Némésis un alter ego freudien, censé mettre en perspective ses propres questionnements identitaires.

Car ne nous y trompons pas, et c’est d’ailleurs probablement ce qui suscite une admiration toute contemporaine pour le film, le scénar’ minimaliste de SKYFALL ne sert qu’à une chose : fragiliser et donc humaniser son héros par le prisme d’une psycho de comptoir (c’est moderne coco) tout en faisant tout pour nous persuader qu’il est redevenu le Bond des origines. Euh… Mission impossible ? Au moins Brad Bird, lui, réinventait son héros d’espionnage sans le dire. Dans SKYFALL, tous les dialogues revendiquent un héritage fantasmé, comme une auto persuasion fallacieuse, alors que le parcours des personnages ne cesse de les contredire.

Quant à cette fameuse psychologie, mise en avant avec l’impérieuse distance de celui qui ramène un univers-monde à ses petites préoccupations existentielles, elle n’est que l’approfondissement, très léger je vous rassure, d’un élément posé en filigrane depuis CASINO ROYALE : Bond voit dans M la maman qu’il n’a jamais eue, le pauvre. Traumatisé par sa trahison, il boude pendant 20 minutes, puis revient lui demander pourquoi elle n’a pas été gentille avec lui avant de la sauver de son demi-frère psycho lui aussi en quête d’amour, de reconnaissance et probablement de tétines d’allaitement, le tout dans la maison où Bond a passé sa jeunesse. Une profondeur digne d’un « Que sais-je ? » spécial traumas de l’enfance, à faire pâlir Aronofsky et Nolan réunis…. Mais était-il nécessaire de créer une Némésis sur le même mode que Bond pour faire comprendre ce qui n’était déjà pas très subtil dans les deux opus précédents ? Etait-il nécessaire, pour distinguer le héros tourmenté du psychopathe névrosé, de faire ressembler ce dernier à un rejeton cocaïné de Michou ? Dans ce face-à-face désormais culte, où le bougre est tout émoustillé devant l’ambiguïté sexuelle affichée par Bond, est-ce l’icône 007 en übersexuel moderne prêt à toutes les expériences que l’on cherche à inventer, ou est-ce simplement  une nouvelle interprétation du flegme britannique ? Plus important encore : était-il nécessaire de psychanalyser un héros mythique (parce que monolithique et unilatéral) et donc d’amoindrir sa puissance évocatrice pour revitaliser une franchise, sinon à croire soi-même qu’elle est obsolète ?

Vastes questions qui ne trouveront jamais de réponses cohérentes tant SKYFALL, aussi agréable soit-il à regarder, n’assume jamais ce qu’il est ou ce qu’il voudrait être. Une fois les problèmes œdipiens de nos personnages résolus dans de grandes scènes lacrymales à faire chialer Jacques Pradel, Bond revient peinard à Londres et retrouve ses marques dans un bureau old school de MI6, comme si rien n’avait changé depuis 50 ans (ou presque). Encore une fois, on raccroche les wagons comme on peut, de façon certes capillotractée, mais en même temps, depuis l’ÉPISODE III de STAR WARS, on peut visiblement tout se permettre.

Si vous n’aimez pas trop l’action, si vous trouvez les films d’espionnage casse-burnes, si les héros macho qui se tapent des bimbos en claquant des doigts représentent pour vous l’incarnation de la beaufitude, et si un beau drame lacanien à base de boxeur à la retraite qui cherche désespérément l’amour de sa mère a plus de faveur à vos yeux, courrez voir THE WRESTLER… pardon, SKYFALL. Un beau film qui aurait sans doute gagné à ne pas être un James Bond !

RÉALISATION Sam Mendes
SCÉNARIO 
Neal Purvis, Robert Wade & John Logan
CHEF OPÉRATEUR 
Roger Deakins
MUSIQUE 
Thomas Newman
PRODUCTION 
Michael G. Wilson & Barbara Broccoli
AVEC 
Daniel Craig, Judi Dench, Javier Bardem, Naomie Harris, Bérénice Marlohe…
DURÉE 
143 mn
DISTRIBUTEUR 
Sony Pictures Releasing France
DATE DE SORTIE 
26 octobre 2012.

11 Commentaires

  1. Fest

    Ah ! Ca fait plaisir de lire enfin quelque chose de sensé sur ce film, surtout si c’est sous la plume de Yannick Dahan !

    Le dernier paragraphe est un excellent résumé du problème… De jolis plans, mais au service d’un psychologisme balourd qui n’a rien à foutre là. Et en plus on s’emmerde.

  2. koff koff père et fils

    Excellent article, au plaisir de vous lire cher monsssieeurre.
    Cela dit zêtes un peu dur avec le flim, qui certes a le cul entre deux chaises, mais se regarde très, très bien. Le final est notamment assez beau. Et puis merde, Roger Deakins a du talent, mais Sam Mendes a fait un beau travail général.
    Les décors, notamment, sont exceptionnels.

  3. Corenaïr

    Très plaisir de lire un article de toi Yannick. En fait je ne me rappelle pas t’avoir lu depuis l’époque de Mad Movies!

  4. Reda

    Ca fait zizir ; et le Dahan, et cet article passionnant

  5. Nikolai

    Dahan pointe bien objectivement ses qualités et ses défauts, mais insiste pas assez sur ses qualités qui selon moi balayent les défauts.
    Il faut le dire voir un blockbuster aussi beau visuellement, aussi travaillé esthétiquement dans les ambiances proposées, j’avais pas vu ça dans un blockbuster ricain depuis des années…!
    Il y a des superbes idées de plan constamment, le reste à savoir le côté psychologisant un peu balourd est pour moi accessoire, car le film oui comme le dit Dahan est gorgé de Cinéma tout le temps.

    Les James bond ont toujours surfé sur les modes de l’époque, cette fois on surfe sur les codes institués par Batman à la fois pour le meilleur et pour le pire, mais là c’est surtout pour le meilleur.
    Même scénaristiquement c’est beaucoup mieux qu’un Dark knight rises (pas dur), le film reste toujours d’une belle fluidité, bien rythmé (même si on peut peut-être reprocher un manque d’action parfois malgré tout) c’est pas toujours très subtil, mais ça fonctionne, la relation Bond/M/Vargas centre névralgique des enjeux du film est plutôt bien construite et intéressante. C’est suffisamment efficace avec quelques dialogues percutants et un humour plutôt bien senti qui évite justement trop le sérieux débile d’un DKN par exemple.
    J’en fais pas des folies mais quand à côté on m’offre des séquences à Shanghai à couper le souffle, un plan iconique à tomber quand Vargas descend de l’ascenseur avec son monologue, je me dis que le duo Mendes/Deakins se sont bien éclatés à le faire ce James bond. Un vrai plaisir s’en dégage, un vrai plaisir à proposer des choses à leur échelle de la plus belle des manières. Le film est éclatant de beauté, de classe, de détails qui font de ce Skyfall un vrai plaisir de cinéphile. Pas un chef d’oeuvre évidemment mais un excellent film quand même qui ravive la flamme d’un cinéma populaire de qualité à la fabrication hors pair qui se perd de plus en plus.
    Puis Bond avec un fusil de chasse en Ecosse ! Quand même ! C’est vraiment plaisant.
    Bref moi j’ai adhéré et je comprends pas qu’on puisse faire dans le fond la fine bouche .

  6. Pastis

    Dahan si on l’écoute tout les films c’est de la merde lol mais je suis d’accord avec lui des fois notamment pour le dernier Batman. Cocnernant Expendables 2 quand il apprendre que ce n’est pas Simon West ( qui s’est fait viré comme une merde) qui a supervisé le montage, il reverra son jugement

  7. Marie E

    Je comprends cette critique cinglante et je partage certains des griefs mais je voudrais apporter une autre lecture quand même parce que des trucs me semblent faux: « SKYFALL passe son temps à vénérer la figure de Sean Connery, syndrome du « c’était mieux avant » que l’on nous balance dans quasiment tous les dialogues, gadgets pourris et vieille Aston Martin en sus. »
    Je ne suis pas d’accord, je crois que c’est tout le contraire : dans ce film, on nous dit que tous les trucs des vieux James Bond, c’est du passé, un passé dont il faut se débarrasser. L’Aston Martin est pulvérisée et le jeune Q annonce que les gadgets genre styplo qui explose c’est has been. Le film tout entier consiste à faire table rase du passé : tous les attributs du personnages sont détruits un par un (y compris une certaine virilité en effet), Le MI6 explose, les traces de ses origines s’envolent en fumée, M (et vieux Q) disparaissent, ce qui fait qu’à la fin il est un nouveau James Bond débarrassé de toutes ses breloques. Je ne dis pas que c’est bien, mais c’est ça le parti pris et soit on l’accepte soit ça énerve. Mais je pense que ce qu’ils ont essayé de faire avec parfois des gros sabots et des gros symboles, c’est ça, c’est la thématique de tout le film qui ne se passe que dans des ruines, des catacombes, un musée, des endroits à l’abandon. Dès le début il arrive dans un endoit où tout le monde est mort et il ne parvient à sauver personne durant tout le film. Le personnage avance de chute en chute au travers de l’histoire qui n’est qu’une histoire de survie (il essaie de prouver qu’il n’est pas complètement à mettre à la casse, qu’il est encore capable d’être un espion et de sauver quelque chose). Le générique lui-même, c’est clairement le monde le la mort. Ce film vise sans doute à être crépusculaire comme l’étaient les westerns de Leone ou d’Eastwood, de Peckinpah ou d’Altman, qui démistifaient le western classique en brisant les statues. Un monde est mort ou à l’agonie, c’est ce que ça raconte. Le monde de Sean Connery et de Roger Moore à l’évidence. Le méchant dailleurs n’a d’autre but que de précipiter la fin de ce monde. C’est un parti pris radical et assumé, contrairement aux deux premiers opus des Craig qui essayait de faire des changements sans trop que ça se voit, notamment en dévirilisant le personnage. Le problème c’est que le film s’empètre peut-être en effet dans trop de fils dramatiques qui ne se tissent pas bien. Tantôt le personnage a une problématique adolescente, tantôt une problématique de vieux. La présence de M en James Bond girl maternelle est ce qui fausse un peu le truc, je pense, car elle doublonne la problématique de Bond : on veut la mettre à la casse aussi et puis le méchant doublonne aussi un peu lourdement: il a lui aussi été trahi par sa maman et est lui aussi passé par la case « mort », alors il se venge du fils préféré et de la mère qui l’a abandonné, c’est un peu ce qui fait qu’on en vient à se focaliser sur une lecture freudienne un peu trop envahissante alors que ce n’est pas le sujet. Car je ne crois pas vraiment que le film soit là pour psychanalyser le héros. Le retour à la maison natale, c’est un truc de narration certes symbolique pour dire qu’il renaît là et recommence à zéro à travers la destruction de tout le passé, car cette fois, il ne reste pas planqué terrorisé dans un souterrain (comme il l’a fait enfant) mais sort du caveau. C’est pas si débile que ça comme idée narrative, juste peut-être un peu épais et pathos. En réalité, je pense que Sam Mendes a juste décidé de ne pas être le technicien d’un énieme épisode en essayant de faire des scène d’actions encore plus balèses, mais qu’il a fait un film plus personnel en y mettant ses thématiques propres. Il a fait son James Bond avec sa patte, et c’est un destructeur de mondes. Alors ça plaît pas si on aimait les James Bond funs, décontractés, virils, action movie, et sans chichis, ok, mais si on voit ça comme juste un film de Sam Mendes sur cet univers bondien c’est pas si inintéressant à mon sens et la fin, c’est juste pour dire: « Faites-en ce que vous voulez pour la suite, j’ai remis les compteurs à zéro ».

  8. koff koff cousinades

    Tout à fait d’accord avec Marie E.
    Très pertinent tout ça.
    Et les débats autour du film prouve qu’ils ont bossé, parce que le film pose des questions sur la représentation de Bond, ce qui n’était pas arrivé depuis quelque temps. C’est le signe d’un bon film, a priori…

  9. Ce Bond ne me donne pas du tout envie, mais bon, moi je ne me suis jamais remis des bons vieux Bond avec Sean Connery.

  10. BJS

    Opération Frisson du 9 mai 2009, lors de la critique de Quantum of Solace.
    Je cite :
    « Voix off : Dans le troisième, James Bond devient gay si on suit la logique.
    Y. D. : […] je pense que c’est ça qui va se passer. »

  11. Miranuche

    vous dites nimporte quoi, c est vrai que les deux précédents James Bond ne faisait pas très bond mais justement, c est bien que Skyfall remette le compteur à zèro pour qu’il y ait d’autres super James Bond qui sortent.
    C’est la meilleur saga de tou les temps!!

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