UNE CARTE À JOUER

Les jeux CALL OF DUTY se suivent et se ressemblent, et le pauvre rédacteur finit par ne plus savoir comment introduire ses textes sans se répéter. Inutile donc de faire des fioritures : telle l’hirondelle au printemps, CALL OF DUTY effectue son retour annuel et offre une première bande-annonce à nos petits yeux blasés.

Car si l’hégémonie de la licence sur le monde des FPS multis ne se dément toujours pas, les pieds d’argile du colosse commencent sérieusement à s’effriter. CALL OF DUTY : GHOSTS n’a en effet pas convaincu grand monde et si les scores de vente restaient élevés, ils affichaient néanmoins un net recul pour la série, dont les parts de marché se font grignoter par la concurrence. Et c’est sans compter sur le fait que pour la première fois dans l’histoire de la licence, le multi du précédent jeu (CALL OF DUTY : BLACK OPS 2) n’a pas encore été détrôné en termes d’affluence, même six mois après la sortie de la nouvelle itération. Le besoin de nouveauté se fait donc sentir. Dans le cas de ce CALL OF DUTY : ADVANCED WARFARE qui nous concerne aujourd’hui, elle sera plutôt à chercher en coulisses : nous étions habitués jusqu’ici à l’alternance entre Infinity Ward (bientôt fusionné avec Neversoft) et Treyarch, mais c’est le studio Sledgehammer Games (formé par des anciens de Visceral Games, responsables de DEAD SPACE) qui préside cette fois à la destinée du titre, dont le cycle de développement est de trois ans, au lieu des deux ans habituels.

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Si ces petits nouveaux devront apporter la preuve qu’ils peuvent injecter du sang neuf à la série, ils débarquent en tout cas avec un allié de poids dans leur bagage, puisque Kevin Spacey se joint au générique du jeu : revenu sur le devant de la scène grâce à la série HOUSE OF CARDS, le comédien de SE7EN et USUAL SUSPECTS interprète le grand méchant du jeu, dont le discours et l’attitude se rapprochent de Frank Underwood, son personnage dans la série sus-mentionnée. Une manière pour Activision de s’offrir une caution artistique à peu de frais ? Ça y ressemble un peu, même si Kevin Spacey semble s’être investi dans le rôle. La bande-annonce laisse en tout cas entrevoir un jeu qui bouffe littéralement à tous les râteliers puisqu’on y découvre en vrac un univers où la guerre se fait désormais à coup de sociétés militaires privées à la façon de METAL GEAR SOLID 4, des exosquelettes qui boostent les capacités physiques des soldats comme dans ELYSIUM et même des méchas, histoire de zieuter sur la copie du voisin. À défaut de présager d’une œuvre originale, on peut penser que ces éléments sont à même de dynamiser un minimum le gameplay vieillot de la licence, en rajoutant une approche verticale qui n’est pas sans rappeler l’approche de TITANFALL. Fixée une fois encore au mois de Novembre, la sortie se fera sur toutes les plate-formes, ancienne et nouvelle génération confondues, exceptée la WiiU. On n’attendra donc pas de grandes prouesses techniques, malgré la promesse réitérée d’un moteur tout nouveau tout chaud. De plus, Activision semble avoir décidé de concentrer tous ses efforts sur sa prochaine licence multijoueur, en investissant la somme de 500 millions de dollars (un chiffre sans précédent dans l’industrie) pour assurer la sortie et surtout le succès de DESTINY en septembre prochain. Difficile de savoir ce que cela implique pour la licence CALL OF DUTY sur le moyen/long terme, mais pour la première fois depuis bien longtemps, CALL OF DUTY : ADVANCED WARFARE nous fait lever un sourcil, donc il se pourrait bien qu’on y jette un coup d’œil en fin d’année.

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