LA SOMME DE TOUTES LES PEURS

Propulsé par le duel que se livraient Sony et Microsoft par le biais de leurs nouvelles machines respectives, l’E3 2013 avait été un cru particulièrement mémorable. En l’absence de circonstances similaires, le salon de cette année ne pouvait espérer délivrer la même intensité, mais il y avait tout de même de quoi beaucoup en attendre.

En effet, le premier E3 après le lancement d’une nouvelle génération de consoles a ceci de particulier qu’il donne bien généralement le « la » sur la direction vers laquelle l’industrie va tendre à plus ou  moins long terme. En 2007 par exemple, les présentations de titres comme CALL OF DUTY : MODERN WARFARE ou ROCK BAND avaient enthousiasmé en donnant un premier réel aperçu des nouvelles possibilités de gameplay et du potentiel visuel des machines de l’époque, offrant alors du jamais-vu et des expériences neuves. Le cru de cette année n’a pas vraiment dérogé à la règle mais les tendances qui s’en dégagent pour ce qui est des jeux AAA ne sont pas forcément aussi réjouissantes qu’à l’époque. La première constatation est qu’il faudra de toute évidence attendre 2015 pour connaître le véritable début des hostilités de cette génération, tant la quantité de titres prévus pour une sortie dans cette période est astronomique. Beaucoup de titres n’étaient tout bonnement pas prêts pour cette année, à en juger par l’avalanche de reports récents et le nombre de jeux dont la présentation se résumait à une cinématique en CGI. Le nadir ayant été atteint par la conférence d’Electronic Arts, composée aux ¾ de « prototypes conceptuels » qui ne montraient rien ou presque et ne servaient qu’à faire office de note d’intention et de preview pour la conférence de l’an prochain (on pense notamment à MIRROR’S EDGE 2, dont le prototype ressemble à une version épurée des premiers niveaux du précédent jeu !) L’autre tendance majeure est celle d’une certaine stagnation créative. Outre le fait que l’on a eu droit à très peu de nouvelles IP (alors que le changement de génération est propice à la nouveauté) on aura aussi et surtout eu le sentiment que l’ambition des éditeurs sur cette génération se résumait à nous faire jouer aux mêmes jeux qu’avant, mais en plus joli et sur des terrains de jeux encore plus grands. Pour des idées neuves, prière de se tourner plutôt vers la scène indépendante (nous y reviendrons rapidement). Une tendance qui se manifeste aussi d’ailleurs dans la place de plus en plus importante prise par les remakes et remasterisations. Certains d’entre eux peuvent se justifier dans une logique de pérennisation et de préservation du patrimoine du jeu vidéo, comme dans le cas de la HALO MASTER CHIEF COLLECTION (qui regroupe les quatre aventures du Master Chief, dont une version améliorée du 2 embarquant le multi – pas de HALO REACH donc) et surtout de GRIM FANDANGO, une des meilleures surprises du salon (qui laisse espérer un traitement similaire pour d’autres classiques de chez feu LucasArts). Mais voir débarquer aussi vite des jeux récents comme THE LAST OF US ou GRAND THEFT AUTO V sur PS4 et XBOX One se justifie difficilement autrement que comme un moyen pratique de combler un manque dans le planning (encore que dans le cas de GTA V, le passage aux consoles next-gen est cohérent si GTA ONLINE compte s’étendre avec le temps). Et même les quelques nouvelles IP présentées semblent pensées pour évoquer des jeux pré-existants ! S’il en était encore besoin, cet E3 aura bien démontré à quel point les budgets énormes désormais engagés dans le développement de gros jeux s’avère être un frein à toute prise de risques.

Au vu de tout ceci, difficile de reprocher à Sony et Microsoft d’avoir déroulé deux conférences très similaires dans le fond, d’où ne se dégage aucun vainqueur clair comme cela avait pu être le cas l’an dernier. Nintendo pour sa part aura continué de faire cavalier seul avec une présentation pré-enregistrée mais, contrairement à celle de 2013, le ton plus assuré et décontracté, l’emphase mise sur des développeurs venus expliquer la philosophie derrière chaque titre et une poignée de jeux frappés du sceau de la « Nintendo difference » ont permis au constructeur de faire bien meilleure figure. Pas sûr que cela suffise à renverser les fortunes de la Wii U (là aussi, beaucoup de jeux n’arriveront pas avant 2015 au mieux et le soutien des éditeurs tiers est toujours défaillant), mais il y a de quoi mettre un peu de baume au cœur pour ceux qui avaient peur de voir « Big N » sombrer dans la médiocrité. On se souviendra qu’éditeurs et développeurs appelaient de concert au passage vers une nouvelle génération de machines, afin de repousser les limitations techniques de plus en plus contraignantes. Mais cet E3 a démontré que si ces limites étaient créatives, cette transition n’a pas encore permis de les faire sauter. Espérons que ce sera le cas d’ici le prochain salon, qui s’annonce d’ores et déjà dantesque. Et en attendant, voici un large florilège de ce qui aura retenu notre attention, en bien comme en mal.

METAL GEAR SOLID V : THE PHANTOM PAIN

Impossible pour nous de ne pas débuter ce passage en revue par le trailer qui nous aura le plus marqué. Hideo Kojima l’a promis, et cette bande-annonce l’illustre pleinement, METAL GEAR SOLID V : THE PHANTOM PAIN représentera une véritable descente aux enfers pour Big Boss. Appuyées par une lancinante ballade de Mike Oldfield, les images nous montrent un Snake engagé dans une spirale de violence dans laquelle il finira par perdre son âme, puisqu’il est désormais clair que cet épisode bouclera la boucle et raccordera chronologiquement avec les débuts de la franchise. La dernière séquence du trailer paraît particulièrement significative, en ce qu’elle montre le protagoniste commettre un acte de violence dans une cinématique, chose que Kojima s’était toujours interdit, et particulièrement depuis l’introduction d’option de gameplay non létale. Voilà qui laisse sous entendre une nouvelle approche du rapport entre le joueur et la violence, déjà l’un des piliers de METAL GEAR SOLID III : SNAKE EATER. Inutile, donc, de souligner que notre impatience grandit encore d’un cran et qu’on aimerait bien avoir une date de sortie moins cryptique que celle qui conclut ce trailer. Espérons que la démo de 20 minutes présentée durant le salon sera bientôt disponible sur le net, car elle a apparemment fait tournebouler la tête de tous les veinards qui ont pu y assister.

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BLOODBORNE

Amis masochistes, voilà un jeu pensé pour vous ! Il s’agit en effet de la nouvelle œuvre de Hidetaka Miyazaki, le père de DEMON’S SOULS et DARK SOULS, récemment promu à la tête de From Software. Fruit d’une collaboration entre Sony et le studio de développement (c’est une exclue PS4), BLOODBORNE devrait être une sorte de suite spirituelle aux deux jeux phares de leur concepteur, comprendre donc qu’il s’agira d’un jeu d’action difficile à souhait prenant place dans un univers gothique rempli de créatures monstrueuses. D’après les quelques informations dont on dispose, l’emphase sera ici mise plus sur l’attaque et la magie sera remplacée par des gadgets. Si on aurait aimé voir autre chose qu’une cinématique en CGI (d’autant que des bouts de gameplay avaient fuité sur le net avant l’E3), BLOODBORNE représente un atout majeur de Sony pour se mettre les hardcore gamers dans la poche.

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SCALEBOUND

En début d’année, un leak massif venu de chez Microsoft avait dévoilé l’existence d’une exclusivité Xbox One de la part de Platinum Games. La conférence de cette année l’a confirmé avec ce SCALEBOUND aux manettes duquel on retrouve le génial Hideki Kamiya. On fait confiance au créateur de BAYONETTA pour nous livrer un autre jeu d’action renversant dont il a le secret, même si le trailer ne laisse pas entrevoir grand chose du jeu en lui-même, si ce n’est la présence d’un proto-Dante comme protagoniste doté d’un dragon comme sidekick, un possible système de transformation façon « Devil Trigger » dans DEVIL MAY CRY et des affrontements évidemment dantesques avec des monstres géants. On signe de suite, mais il va falloir se montrer patient puisque, toujours selon le leak, le jeu ne devrait pas voir le jour avant 2016.

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BATMAN : ARKHAM KNIGHT

Récemment repoussé sans date précise à 2015, BATMAN : ARKHAM KNIGHT a levé un peu plus le voile sur son gameplay au cours de la conférence Sony. Sans surprise, c’est évidemment la Batmobile qui aura été mise à l’honneur et justice a visiblement été rendue à ce véhicule ô combien iconique, les sensations attendues semblant répondre à l’appel. La fluidité des transitions entre les phases à pied et les phases de conduite sont impressionnantes, tout comme c’est le cas avec la recréation d’un Gotham encore plus vaste. De plus, le système de combat a l’air de bénéficier de nouveautés intéressantes comme le « Fear Takedown » et Rocksteady ne semble pas avoir perdu son goût pour le game design créatif, comme en témoigne l’irruption finale de l’Épouvantail ici doublé par John « Denethor » Noble. Bref, aucune raison de ne pas continuer à attendre avec enthousiasme une des premières grosses mandales potentielles de cette génération.

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UNCHARTED 4 : A THIEF’S END

Depuis son annonce officielle au moment du lancement de la PS4, le prochain opus des aventures de Nathan Drake aura surtout fait parler de lui pour ce qui se passe dans ses coulisses. Coup sur coup, Amy Hennig, la scénariste emblématique de la série, et le game director Justin Richmond auront en effet quitté Naughty Dog, générant avec leur départ des rumeurs de développement difficile. Ce sont désormais Bruce Straley et Neil Druckmann, les prodiges de THE LAST OF US (et déjà en poste sur UNCHARTED 2) qui sont à la tête du projet. Mais si l’on se doute que l’évidente maîtrise technique du studio fera des miracles avec la puissance mise à sa disposition, on attendra d’avoir un peu plus à se mettre sous la dent que ce teaser pour s’emballer : certes, il est splendide mais ne confirme finalement rien d’autre que l’approche de cette suite, perçue comme un ultime baroud d’honneur pour son héros. Sachant que Naughty Dog change en général d’IP à chaque nouvelle génération, on souhaite que les adieux soient à la hauteur.

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MORTAL KOMBAT X

Relancé par le reboot de 2011, le jeu de combat le plus beauf de la création effectue un nouveau retour en force. Sans trop de surprises, ce nouvel opus devrait proposer peu ou prou le même cocktail que les précédents, de sorte que l’on n’a même pas vraiment besoin d’en voir une image pour savoir ce que l’on achète. Notons toutefois que, une fois n’est pas coutume, l’ensemble à l’air bien animé (adieu les mouvements rigides dont la série est coutumière) et que quantité de petits détails de gameplay semblent avoir été ajoutés pour rendre les joutes plus dynamiques, et notamment une utilisation accrue des éléments du décors. Mais ne nous voilons pas la face, si on y jouera c’est surtout parce que les os cassés en rayons X et les fatalités bien dégueulbifs en HD, ça nous fait rigoler comme des gorets.

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RISE OF THE TOMB RAIDER

Malgré des ventes jugées décevantes au regard des attentes déraisonnables de Square Enix, le reboot de 2013 aura remis Lara Croft sur le devant de la scène et la récente version PS4/XBOX One aura enfoncé le clou. Prévue pour l’automne 2015, cette suite se devra de confirmer ce retour en grâce. Crystal Dynamics reste aux manettes et à en croire le trailer, on poursuivra l’exploration psychologique du personnage tout en ramenant la franchise vers ses fondamentaux, basés sur l’exploration d’environnements énormes. Une sorte de réconciliation des anciens et des modernes, en somme. À juger sur pièce, mais on pose déjà un énorme bémol sur le titre crétin et incohérent avec la construction narrative (un peu comme si BATMAN BEGINS avait été le titre du deuxième film).

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À noter aussi l’arrivée future de LARA CROFT & THE TEMPLE OF OSIRIS, successeur de l’excellent LARA CROFT & THE GUARDIAN OF LIGHT et jouable à quatre cette fois.

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HALO GUARDIANS

La compilation MASTER CHIEF COLLECTION, la mini-série live NIGHTFALL produite par Ridley Scott, la future série TV produite par Steven Spielberg : au cas où vous ne l’auriez pas compris, Microsoft fait de HALO la clé de voûte de la marque Xbox en l’envisageant comme une énorme franchise transmedia. La pièce maîtresse de l’édifice sera de fait ce cinquième volet que tous les fans attendent sans aucun doute en trépignant. On avait appris avant l’E3 que le jeu bénéficierait d’un nouveau moteur et que le passage sur la XBOX One permettrait d’étendre le scope du jeu. Et bien il faudra se contenter de ces minces informations, puisque le trailer présenté durant la conférence Microsoft se contente de jouer la carte du fan service, ne révélant rien de pertinent sur le jeu en lui-même. Tout au plus aura-t-on appris que les acheteurs de la compilation susnommée pourront bénéficier d’un accès à la beta qui commencera en décembre. Rendez-vous donc l’année prochaine, pour vérifier si HALO GUARDIANS est à même de supporter le poids des ambitions que lui fait endosser Microsoft.

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THE LEGEND OF ZELDA

Voilà sans doute LE jeu qui risque de faire chavirer pas mal de cœurs du côté de la Wii U. Certes, peu de choses ont été dévoilées, si ce n’est une superbe image fixe et une séquence de gameplay trop brève et trop scriptée pour être honnête. Mais à entendre Eiji Aonuma évoquer le passage de la franchise en monde ouvert et sa volonté de créer un Zelda dans lequel le joueur serait libre de vivre l’aventure et d’explorer l’univers à son rythme, on se prend à entrevoir la solution idéale au problème d’une franchise enfermée depuis longtemps dans une structure rigide à base d’enchaînements de donjons. La sortie de ce ZELDA sur Wii U est probablement encore lointaine (l’absence de titre est assez révélatrice à ce niveau) mais pour tout fan de la série, et surtout ceux qui s’en étaient éloignés,  sa simple perspective suffit à déclencher une impatience incontrôlable.

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THE WITCHER 3 : WILD HUNT

Dernier volet des aventures de Geralt de Rivia, le RPG des Polonais farouchement indépendants de CD Projekt Red a de quoi être un des gros morceaux de l’année 2015. Réputés pour leur maîtrise de la narration et leur capacité à créer un univers cohérent, les développeurs étendent ici leur terrain de jeu en passant au monde ouvert, annoncé comme plus grand que n’importe lequel jamais vu dans un RPG. Sur ce point, la vidéo de gameplay est convaincante.

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On ne saura en tout cas pas leur reprocher de ne pas savoir donner envie tant la bande-annonce parvient à nous vendre sans trop de souci un récit épique mêlant fantasy débridée et intrigues de cours, le tout dans un enrobage technique d’apparence irréprochable. THE WITCHER 3 : WILD HUNT a toutes les chances de s’imposer comme le premier grand jeu de 2015 au moment de sa sortie, prévue en février.

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BATTLEFIELD : HARDLINE

Si vous rêvez encore de jouer aux gendarmes et aux voleurs, EA et Visceral ont pensé à vous avec ce spin-off de BATTLEFIELD. Les factions militaires y sont remplacées par des flics et des voyous, même si l’esthétique générale ne change pas forcément des masses, de même que le matériel mis à la disposition des joueurs (ou alors on a raté les fréquents braquages en tank aux infos). Si l’orientation principale penche toujours vers le multijoueur, un mode solo scénarisé répondra à l’appel et on nous promet une intrigue tortueuse inspirée des fleurons récents du genre policier, qu’ils soient cinématographiques ou télévisuels (HEAT ou THE SHIELD en tête). Au vu des modes solos des derniers BATTLEFIELD, la comparaison peut prêter à rire mais la présence de Visceral pourrait faire la différence. N’empêche que de mon temps, on appelait ça un mod et on vendait ça à prix modique ou en shareware. Tout fout le camp ma bonne dame…

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DYING LIGHT

Annoncé l’an dernier peu de temps avant l’E3, DYING LIGHT fait partie de cette charrette de titres ayant vu leur sortie repoussée à 2015. Pas forcément un mal dans le cas présent, surtout quand on connaît la finition technique défaillante des précédentes œuvres du développeur Techland. Rappelons qu’il s’agit d’un monde ouvert zombiesque qui met l’accent sur la traversée et notamment l’utilisation du parkour et fait usage d’un cycle jour/nuit, les créatures étant plus agressives après les dernières lumières du jour. Au vu de la bande-annonce, on pourrait bien se trouver en face d’un FPS brutal et nerveux capable de créer la surprise, mais le souvenir de DEAD ISLAND incite à la méfiance.

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HOMEFRONT : THE REVOLUTION

Le premier HOMEFRONT n’est pas vraiment resté dans les mémoires, si ce n’est qu’il a été écrit par John Milius et que le jeu n’a pas réussi à endiguer la faillite de THQ. Mandaté par l’éditeur pour mettre en œuvre une suite après la fermeture du développeur original Kaos, Crytek hérite de la licence et confie le jeu à sa branche anglaise formée des anciens de Free Radical (TIMESPLITTERS). Toujours situé dans une dystopie où la Corée du Nord a pris le contrôle des USA, cette suite prend la forme d’un titre en monde ouvert qui mettra l’accent sur les méthodes de guérilla, laissant le joueur libre de remplir ses missions comme il l’entend.

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On demande à voir et il faudra pour s’imposer que le développeur surmonte un obstacle d’envergure, à savoir vendre une suite peu attendue.

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KIRBY AND THE RAINBOW CURSE

Les possesseurs de DS se souviennent sans doute de KIRBY : LE PINCEAU DU POUVOIR, un des premiers titres à avoir démontré le potentiel du combo touchscreen + stylet. KIRBY & THE RAINBOW CURSE se présente comme une suite conceptuelle sur Wii U, dans laquelle le joueur ne contrôlera pas la petite boule rose de manière directe, mais en traçant ses trajets au stylet sur l’écran du gamepad. Plus que ce gameplay qui a fait ses preuves, on sera surtout séduit par le choix esthétique adopté, qui consiste à modéliser tous les personnages et les environnements sous la forme de pâte à modeler. De quoi faire frissonner de bonheur tous les nostalgiques du Play-Doh et un titre solide de plus à rajouter au catalogue d’une Wii U qui en a bien besoin.

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CRACKDOWN

Dans sa tentative de séduire à nouveau les joueurs, Microsoft va puiser dans les titres historiques de son catalogue et c’est donc ce nouveau CRACKDOWN qui aura eu les honneurs de clore la conférence du constructeur. Les fans gardent encore un souvenir cuisant d’un deuxième volet unanimement détesté, mais tout est fait pour les rassurer puisque la licence retrouve Dave Jones, le créateur du premier opus (mais aussi de GRAND THEFT AUTO) à la tête de Cloudgine, le nouveau studio de développement en charge de cet opus. Le retour à la formule d’origine est donc de mise, comme l’illustre ce trailer (en CGI pour ne pas changer) qui met l’accent sur le coop à quatre et les multiples options qui s’offriront au joueur dans leur quête visant à abattre les seigneurs du crime. Là encore, on en saura plus l’an prochain pour pouvoir vraiment juger de l’intérêt de cette suite, même si l’aperçu rassurera sans doute ceux à qui le jeu s’adresse en priorité.

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DEVIL’S THIRD

Nous étions sans nouvelles ou presque du prochain jeu de Tomonobu Itagaki, le créateur de NINJA GAIDEN et DEAD OR ALIVE, depuis sa première annonce voici déjà 4 ans. À la surprise générale, le voilà qui refait surface sous la forme d’une exclusivité Wii U. Pas de quoi s’enthousiasmer ceci dit à la vue du produit tant le titre porte d’évidence les stigmates d’un développement difficile. Ayant subi un redesign complet qui le dote d’une direction artistique aux fraises, DEVIL’S THIRD mélange maladroitement FPS et jeu d’action à la troisième personne dans un enrobage technique au rabais qui évoque pléthore de jeux d’action de seconde zone de la génération PS2, type RISE TO HONOUR ou TOTAL OVERDOSE.

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La perte de THQ, éditeur initial du jeu, a clairement posé problème mais Itagaki lui-même semble avoir perdu de sa superbe suite à son licenciement de chez Tecmo, et la comparaison avec BAYONETTA 2 sur la même machine ne tournera sans doute pas à son avantage.

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LITTLE BIG PLANET 3

Sackboy est de retour, c’est le patron qui va être content ! Désormais confiée aux bons soins de Sumo Digital pendant que Media Molecule travaille sur du neuf, la mascotte de Sony effectue ses premiers pas sur PS4, et il est venu accompagné. La principale nouveauté de ce troisième volet sera en effet l’introduction de trois nouveaux personnages jouables, chacun doté de ses propres capacités.

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Un tel ajout devrait, on s’en doute, mettre davantage l’emphase sur le jeu coopératif à quatre, mais il promet surtout une plus grande complexité dans le level design, et donc autant de possibilités créatrices pour l’éditeur de niveaux. À ce sujet, on nous annonce d’ailleurs que tous les niveaux créés par les utilisateurs pour les deux précédents volets seront disponibles et ce dès le lancement, prévu pour le mois de novembre. Le chef a déjà posé sa pré-commande !

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HUNT : HORRORS OF THE GILDED AGE 

Un peu de sang frais du côté de chez Crytek avec cette nouvelle IP annoncée sans tambours ni trompettes, juste avant le début du salon. Nouvelle IP certes, mais formule éprouvée puisqu’il devrait s’agir d’un jeu d’action jouable à quatre mettant les joueurs face à des nuées de monstres. La différence pourrait venir de la présence de niveaux et d’un bestiaire générés de manière aléatoire, ainsi que de l’utilisation du Far West de la fin du 19ème siècle comme contexte historique. Connaissant Crytek, on se doute qu’un soin particulier sera apporté à la technique, reste maintenant à voir ce que tout cela donnera en mouvement et manette en main.

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DEAD ISLAND 2

Tout le monde a encore en tête le sublime trailer du premier DEAD ISLAND, autant que son absence totale de rapport avec le jeu en lui-même. Celui de cette suite en prend le contrepied total en jouant plutôt la carte de la gaudriole, dans un geste sans doute plus représentatif du produit fini. La formule ne devrait pas changer puisqu’on sera à nouveau face à un FPS en monde ouvert (ici la Californie) jouable en co-op et mettant l’accent sur le corps à corps contre des zombies. La surprise vient du fait que le développement est désormais assuré par Yager, les responsables de SPEC OPS : THE LINE, on peut donc raisonnablement espérer une meilleure finition technique et même quelques petites surprises sur le plan narratif.

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LET IT DIE

Vous vous rappelez de LILY BERGAMO, l’exclu PS4 signée Suda 51 ? Si oui, sachez qu’elle a évolué en ce LET IT DIE. Le changement d’esthétique est pour le moins radical puisque l’on passe d’un animé à un mode de représentation glauque et réaliste, une première pour Suda. On aimerait pouvoir en dire plus mais la bande-annonce ne donne pas vraiment d’indication sur le contexte et le genre du projet. Il faut se rabattre sur des interviews de Suda pour apprendre qu’il s’agira d’un jeu en free to play et qu’une fois encore, le créateur n’occupera qu’un poste d’executive director, comprendre donc que son implication ne sera pas totale. Pas dit donc qu’on tienne-là le prochain grand jeu d’un créateur qui semble se reposer de plus en plus sur ses lauriers.

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EVOLVE

Passé quelque peu sous notre radar, la nouvelle production de Turtle Rock Studios semble pourtant mériter qu’on s’y attarde. Calquée sur le modèle d’un LEFT 4 DEAD, il s’agit d’un shoot coopératif mettant quatre joueurs face à une créature massive. Le twist étant que dans le cas présent, la créature est elle aussi contrôlée par un joueur humain et peut évoluer, d’où le titre. Si l’on aura accès à plusieurs classes pour les humains ce sera aussi le cas pour les monstres, dont une magnifique créature « lovecraftienne » surnommée Kraken. En bon fans de PREDATOR que nous sommes, pareil programme est forcément alléchant et il se pourrait bien que nous ayons-là affaire à une bonne surprise. Réponse en octobre prochain.

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SPLATOON

Seigneur, une nouvelle IP chez Nintendo ! Voilà le genre de choses qu’on n’attendait pour ainsi dire plus, et la surprise est d’autant plus grande que le jeu représente pour l’éditeur une sortie claire et nette de sa zone de confort. En effet, SPLATOON est autre un shoot multijoueur, un genre de jeu auquel Nintendo ne s’est jamais frotté auparavant. Évidemment, l’éditeur ne pouvait rien faire comme la concurrence et le jeu prend une forme non violente, puisqu’on se mettra dessus uniquement à grand coups de jet d’encre. Autre twist dans la formule, les personnages jouables sont des sortes de calamar humanoïdes et sont capables de nager dans les surfaces recouvertes de l’encre de la couleur qui leur est associée. Une mécanique pour le moins originale et qui promet un surcroît de dynamisme et de stratégie dans les matchs. SPLATOON prend un genre familier et lui apporte coloration et sang neuf, soit précisément le genre de démarche que l’on attend de la part de son géniteur. À surveiller de près !

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1 Commentaire

  1. Le seul Jeu vidéo que j’attends de pied ferme dans l’annnée qui vient s’appelle SOMA, par Frictional Games, les créateurs d’Amnesia.
    L’un des seuls studio qui a compris son support et qui opère réellement une réflexion de fond visant à créer une narration innovante basée sur le gameplay : c’est à dire un jeu vidéo qui parle de notre rapport au virtuel.

    http://www.somagame.com/

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