TWO THUMBS UP !

DEAD SPACE continue de s’imposer comme une franchise de premier plan avec une version Iphone/Ipad qui, sans être une réussite époustouflante, se révèle être parfaitement fréquentable, avec en prime quelques bonus surprenants et très prometteurs.

Malgré les ventes juste correctes du premier volet, DEAD SPACE continue à être décliné à toutes les sauces : après le rail shooter EXTRACTION, les mini games IGNITION et la séquelle DEAD SPACE 2 (test prévu sur ce même site dans sept mois et trois jours exactement, notez-le sur vos agendas !), c’est au tour de l’Iphone et de l’Ipad d’être envahis par les Necromorphs grâce aux bons soins d’IronMonkey, studio australien racheté par EA et qui, depuis sa création en 2003, s’est spécialisé dans les adaptations sur ces supports de gros titres telles que NEED FOR SPEED, MEDAL OF HONOR ou MIRROR’S EDGE. Une expérience extrêmement profitable puisque non seulement le jeu s’avère être graphiquement à la hauteur du titre, mais de plus, sur un espace minuscule (le test a été effectué sur un Iphone 4), l’habitué retrouvera la quasi totalité des commandes de la version console, à quelques exceptions regrettables près. Il faut bien admettre ainsi qu’il est préjudiciable au sentiment d’urgence et de peur, que la récupération des points de santé ne s’effectue pas grâce à l’utilisation d’un item, mais automatiquement après un laps de temps passé sans se faire toucher. Tant et si bien que lors de certaines séquences particulièrement périlleuses, il suffit de gambader en évitant de se faire croquer les miches, pour revenir tout ragaillardi désosser les mutants à coups de cutter plasma. Fatalement, ladite séquence devient rapidement plus ennuyeuse que stressante. À l’inverse, certaines fonctions mal intégrées auraient été parfaitement dispensables. On pense en particulier au second mode de tir des armes, déclenché ici par une brève secousse de l’appareil, un choix pas très judicieux, puisqu’il est pénible à activer dans les instants critiques, alors qu’il se débloque trop souvent accidentellement à des moments inopportuns.

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Malgré tout, il faut bien admettre que le contrat est rempli à ce niveau, et qu’il y a un vrai plaisir, voir même un surplus d’immersion, dans la possibilité d’activer du bout des doigts les tirs de Stase en appuyant sur l’armure de Vandal (votre personnage dans cette version), ou d’écraser avec hargne du bout du pouce certaines bestioles. Ces quelques éléments bienvenus, soutenus par un univers sonore de très haute tenue et quelques trouvailles de mise en scène efficaces, parviennent à provoquer l’impensable sur de tels supports : car, oui, à quelques reprises, DEAD SPACE parvient presque à foutre les chocottes (ou alors je suis un gros trouillard, ce qui est aussi une possibilité) ! Néanmoins, cette fidélité au titre matriciel est à la fois le principal atout de DEAD SPACE et sa grosse limite. Si l’on est étonné de ce qu’IronMonkey est parvenu à tirer d’un support aussi restreint, on a encore plus souvent l’impression d’assister à un bête portage du jeu. Un sentiment frustrant, puisque devant les réussites accomplies, il semble évident que le jeu aurait tout à gagner à repenser entièrement son gameplay, au lieu de s’échiner à singer les versions consoles pour un combat de toute façon perdu d’avance.

Le plaisir prédomine pourtant, et l’amateur de la licence aurait d’autant plus tort de se passer de cette déclinaison que non seulement l’achat est rentable (environ cinq heures de jeu, sans compter les modes débloqués au final), mais de plus, si le scénario écrit par un transfuge de Visceral Game ne brille ni par son originalité, ni par la clarté de ses enjeux (sans parler de l’ultime twist peut-être rigolo, mais qui ne fait jamais sens), il réserve quelques très belles surprises avec des séquences de visions cauchemardesques inventives, (très) décalées et particulièrement payantes. Rien que pour ces quelques minutes de cauchemar glacial et inspiré, bien loin du bourinage gore dans lequel la franchise sombre un peu trop souvent, les amateurs de « survival horror » devraient risquer une petite escapade en compagnie de Vandal.

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