LES LENDEMAINS QUI CHANTENT

Les plus âgés d’entre vous se souviennent peut-être de cette rubrique qui, dans un temps lointain, ambitionnait de compléter les suppléments proposés sur les Blu-ray et DVD de films chers à notre cœur. Après deux ans et demi d’un silence inquiétant et tandis que toute l’énergie de Disney est monopolisée par ses méga franchises, nous avons choisi pour le grand retour de Bonus + de célébrer l’un des meilleurs films de 2015, À LA POURSUITE DE DEMAIN.

Si le dernier bijou de Brad Bird nous semblait totalement pertinent pour un nouveau Bonus +, c’est avant tout parce que, comme JOHN CARTER, À LA POURSUITE DE DEMAIN est un film qui se fait une haute idée de ce que doit être un grand spectacle hollywoodien. Ambitieuse et innovante, l’équipe du film, qui réunit les cadors d’Hollywood (Claudio Miranda, Walter Murch, Gary Rydstrom, Michael Giacchino, etc.), s’est donnée le temps de bien faire les choses, avec une cession de retakes d’une semaine et une longue postproduction. Or, les suppléments proposés sur le DVD/Blu-ray sont loin d’être dignes de ces efforts : ils se résument à une toute petite heure de documentaires promotionnels qui parviennent même à se répéter (au moins 5 minutes de doc sont présentées à deux reprises) ! Ces maigres suppléments sont pourtant très loin d’être mauvais, ce qui rend ce travail éditorial d’autant plus frustrant. Car l’implication totale de l’équipe saute au yeux au cours du visionnage : Giacchino ou Brad Bird ont par exemple ouvert leurs archives personnelles, et les chefs de postes, quand ont leur donne la parole, sont passionnants. Reste le meilleur supplément du disque : trois petites scènes coupées présentées par Brad Bird, mais qui, là encore, semblent omettre des séquences abandonnées au montage. Mais ne nous lamentons pas sur notre sort et, à l’image de la volontaire Casey, tentons de construire un monde meilleur, dans lequel À LA POURSUITE DE DEMAIN aurait le traitement éditorial qu’il mérite.

L’ATTRACTION

C’est incroyable, mais les bonus ne parlent que très, très peu de l’attraction à l’origine du film ! Alors – hop ! – une vidéo brève, mais complète et instructive avec l’Imagineer Bob Gurr qui nous explique ce que représenta ce fameux Tomorrowland pour Disney, avec plein d’images vintage charmantes.

PRÉPRODUCTION

3La prévisualisation, conçue chez Halon, a duré 14 mois. Mais la compagnie, impliquée jusqu’au terme de la post-production, a travaillé un peu plus de trois ans sur À LA POURSUITE DE DEMAIN. Si cet article ne propose pas de vidéo de leur travail, en revanche il est illustré de nombreuses images. Et surtout, il s’agit de l’un des entretiens les plus passionnants de tout ce Bonus +, puisqu’il couvre la totalité de la conception du film. Il est notamment très surprenant de découvrir que Brad Bird s’est servi de Google Earth et de la prévisualisation pour faire des repérages virtuels. Vous pourrez lire également que Brad Bird s’investit physiquement dans la confection de ses films, demandant aux animateurs de le filmer alors qu’il mime certaines actions pour obtenir l’effet recherché. Nous verrons par la suite que le cinéaste est un homme manifestement très physique.

SCÉNARIO ET RÉALISATION

Parmi les bonnes interviews écrites de Brad Bird, celle du L.A. Times revient sur les prémisses du film, et se termine sur une conclusion de Bird qui, a posteriori, fait mal au cœur concernant les mauvaises prédictions sur les résultats au box office du film : « Les gens de Wall Street ne cessaient de dire devant les films Pixar comme LÀ-HAUT, WALL-E ou RATATOUILLE : «Ce sera leur premier échec plaqué or», parce qu’il s’agissait de choses qu’ils ne connaissaient pas. Et à chaque fois, nous leur prouvions qu’ils avaient tort… » Pour le coup, les argentiers ont eu raison concernant À LA POURSUITE DE DEMAIN.

Dans cet entretien on apprend que dans une scène story-boardée, mais jamais tournée, le jeune Franck devait assister à la projection de TO THE MOON AND BEYOND dans la scène d’ouverture. Au bout de quelques instants, le spectateur aurait alors découvert que Franck est assis à côté de Stanley Kubrick, en pleine extase devant ce film qui l’amènera à mettre en scène 2001, L’ODYSSÉE DE L’ESPACE.

Vous en reprendrez bien une heure ? GROS entretien avec Brad Bird pour le Talks at Google qui nous avait déjà offert l’un des meilleurs entretiens avec Andrew Stanton pour JOHN CARTER. Ici, Brad Bird et Damon Lindelof reviennent sur la façon dont ils ont convaincu Disney de leur donner le feu vert, et sur leur volonté de créer un film totalement original. Au passage, on sent bien le mépris de Brad Bird pour Michael Eisner. Et même si vous n’avez pas le temps de tout voir, regardez absolument la vidéo vers 18 minutes pour découvrir l’une des meilleures imitations de l’Amiral Akbar EVER !

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DIRECTION ARTISTIQUE

8C’est la pièce de résistance de ce Bonus +, pour notre plus grand bonheur d’ailleurs, même si l’on aurait souhaité qu’un vrai art-of du film soit édité. D’ailleurs, sachez qu’un fan frustré par l’absence de produits dérivés sur ce film univers, s’est fabriqué un Concept Art Book virtuel que vous pouvez consulter ici. Nous nous sommes permis d’y ajouter pas mal de compléments.

Une petite note avant de commencer : plusieurs membres de l’équipe design, comme Ryan Church, James Clyne ou Ben Procter (tous des gros cadors), n’ont pas encore posté leur travail sur À LA POURSUITE DE DEMAIN. Cette série de liens est donc amenée à s’étoffer dans les mois qui viennent.

Galerie clinquante de Victor Martinez, constituée exclusivement d’objets conçus en 3D.

Cet excellent magazine à destination des décorateurs a offert une tribune au responsable du design du titre et surtout du badge qui est au cœur du film. On y sent l’énorme respect envers l’héritage Disney, et en particulier les fameux Nine Old Men, animateurs légendaires qui ont posé les fondations de l’esprit artistique de l’entreprise. On vous laisse découvrir tout ça dans ce magazine accessible gratuitement en ligne.

Travail souvent ingrat, la conception des graphiques apparaissant sur les différents écrans ou en hologrammes, est signée Rudy Vessup qui en propose quelques exemples sur son site avec de chouettes GIF permettant d’admirer son travail en mouvement.

Il y a énormément d’idées coupées au scénario sur l’énorme galerie de Tex Kadonaga. Ne loupez pas ses concepts, en mouvement, pour un immeuble se transformant en amphithéâtre ou pour la métamorphose de la Tour Eiffel en rampe de lancement !

C’est au sein de Pixar que fut conçu le court-métrage d’animation THE ORIGINS OF PLUS ULTRA qui aurait dû être au cœur d’une scène finalement coupée et qui fut utilisé pour la promo du film. Lou Romano, vieux complice de Brad Bird, et pilier de la compagnie d’Emeryville, s’est chargé d’en concevoir le look et le color board que vous pouvez admirer sur son blog.

Après ELYSIUM, À LA POURSUITE DE DEMAIN est le second film à sortir le grand Syd Mead de sa semi retraite. Contrairement à ELYSIUM, Mead n’a été impliqué que tardivement sur le film pour concevoir l’un des premiers visuels promotionnels dédicacé au NY ComiCon. Nous nous sommes d’ailleurs servis de sa peinture comme image de la bannière de ce dossier. Mead parle de ce film et de la relation avec l’exposition universelle de 1964 à laquelle il avait participé dans cet article qui donne également la parole au chef décorateur Scott Chambliss. Les propos de ce dernier sur la conception de cette utopie sont passionnants. La topographie et l’architecture de la cité sont ainsi liés au fonctionnement social de ce monde (presque) idéal.

9Tim Flattery avait déjà signé les armes chromées des MEN IN BLACK ou l’armée de pingouins de BATMAN, LE DÉFI. Sur le film de Brad Bird il a principalement conçu le jet pack, le robot, mais aussi les armes pour lesquelles Brad Bird lui avait demandé d’imaginer des déflagrations atypiques et très Pulp. Son boulot est consultable ici.

Et si vous voulez voir ce que donnent les designs de Flattery dans la réalité, l’un des peintres d’accessoires a posté deux photos de flingues sur Instagram. On aimerait bien en avoir plus des comme ça.

COSTUMES

Dans cette interview le chef costumier Jeffrey Kurland explique le processus de design de l’étonnante veste de Nix et révèle que la visière de la casquette de Casey a été conçue sur mesure, pour ne pas trop cacher le visage de la jeune actrice. D’ailleurs, avez-vous repéré le subtil hommage à L’ÉTOFFE DES HÉROS qui se cache dans le film de Brad Bird ?

Mais on préfère cet entretien, qui permet de suivre la merveilleuse évolution du personnage d’Athena (meilleur personnage féminin de l’année avec Furiosa si vous voulez mon avis). Aviez-vous remarqué que l’impression sur sa robe reprenait le tracé du nombre d’or ?

Et parce que tout ça manque d’image de coulisses, on vous renvoie vers le site de Phillip Boutte Jr., l’un des créateurs de costumes les plus courus d’Hollywood. C’est à lui que l’on doit la superbe robe année 50 d’Athena. C’est ici que ça se passe.

DÉCORS

Petit papier sur les décors avec un entretien du chef décorateur Scott Chambliss, qui ne tarit pas d’éloges pour le sens visuel du cinéaste mais qui nous apprend aussi que l’équipe de décoration est restée active jusqu’en post-production, pour que les extensions numériques des plateaux restent cohérentes : « Souvent, les studios restent bloqués sur la façon dont on faisait les films par le passé, et refusent que l’équipe décoration continue d’être impliquée une fois que les caméras ont fini de tourner. Ce qui, de nos jours, avec l’importance des extensions numériques, est une absurdité. »

Et si te habla espanol, il y a cette vidéo de l’équipe ibérique qui cause du tournage du film à Valencia, une ville qui possède un quartier très futuriste ayant servi de base à Tomorrowland. On ne comprend pas tout, mais on a l’impression que ça s’est bien passé.

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Et d’ailleurs, si vous voulez quelques infos sur Valencia, c’est ici que ça se passe.

Et l’on termine logiquement avec le site officiel de Scott Chambliss, qui se montre extrêmement généreux en illustrations, avec même des photos de tournage que nous n’avons pas vues ailleurs.

TOURNAGE

Déjà, sachez que le B-roll, images de tournage brutes fournies aux chaînes de TV, est disponible sur le Net. Un document fort sympathique :

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Vous voulez une preuve que le film a été vendu n’importe comment ? Et bien comptez les gens qui, autour de vous, savent que À LA POURSUITE DE DEMAIN inaugure le Dolby Vision, système qui permet de bénéficier du HDR, l’imagerie à grande gamme dynamique (si vous prenez des photos avec un iPhone, vous savez forcément de quoi il retourne). Dans cet article, vous trouverez quelques infos sur ce système d’avenir, qui accentue le niveau de détails et de précisions dans les couleurs et les contrastes (c’est spécialement frappant dans les noirs). Sachez également que si le grand public n’a pas été suffisamment informé de cette avancée, en revanche À LA POURSUITE DE DEMAIN est utilisé chez les pros pour vanter les vertus de ce nouveau système, comme le prouve cette projection réservée aux techniciens.

Excellent article sur Claudio Miranda, dans lequel on apprend  que Brad Bird souhaitait tourner son film en 70 mm IMAX, mais s’est résigné à filmer en numérique, surtout à cause des scènes de nuit qui auraient demandé une quantité d’éclairage absolument délirante. Beaucoup d’infos également sur les effets spéciaux, et notamment sur le choix d’ILM comme fournisseur principal des plans truqués qui ont quasi tous été conçus en 4K. Miranda y parle également d’un processus peu couvert par les médias : le gonflage des films en IMAX, avec une remarque intéressante sur le numérique en fin d’article.

On trouve facilement quelques entretiens vidéo de Claudio Miranda, la plupart pas franchement passionnants comme celui-ci :

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On préfère se focaliser sur cette conférence (plus de 50 minutes !), avec  les membres clefs de l’équipe technique, illustrée de pleins de photos de tournage. Bird revient sur le choix d’employer Claudio Miranda (un « agnostique du film » comme le décrit le cinéaste), des caméras (avec une excellente imitation du bruit des caméras par le réalisateur). On apprend également que la référence majeure concernant la structure du scénario était RENCONTRE DU TROISIÈME TYPE (ce qui est, quand on y pense deux secondes, d’une logique imparable).

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Énorme morceau avec ce magazine en PDF proposant plus de soixante pages d’entretiens avec les principaux membres de l’équipe et des tas d’images, dont certaines exclusives (pour autant que l’on sache) à ce document. L’entretien de Brad Bird s’apparente presque à une interview carrière, avec des tonnes de déclarations fascinantes sur les distinctions entre animation et live. Niveau effets visuels, quelques exemples concrets permettent de comprendre la complexité du calcul des images en 4K.

Un article extrêmement technique, qui fournira à tous les techno geeks qui sont dans le coin des infos complètes sur les caméras, les moniteurs et les objectifs employés. Et si vous en voulez une autre rasade, vous pourrez trouver des compléments ici. En prime, une jolie photo de tournage avec Claudio, dont vous pouvez lire une interview sur Capture ici.

EFFETS SPÉCIAUX VISUELS

6Même si deux ans et demi de travail ont été consacrés aux effets spéciaux du film, les suppléments du DVD/Blu-ray n’y font pas référence une seule fois ! On vous a trouvé de quoi vous consoler parce qu’on est des mecs gentils.

À tout seigneur, tout honneur : voici déjà un entretien avec Craig Hammack, superviseur FX pour ILM. Sur ce document, proposé généreusement par le formidable site Art of VFX, on apprend qu’ILM a copieusement ralenti ou accéléré le rythme de l’action dans nombre de plans : « Brad voit les choses en terme d’images, et peut déceler les soucis sur un seul photogramme, des défauts que personne d’autre dans la pièce ne pourrait repérer. C’est très impressionnant ». On apprend d’ailleurs dans cet article que des miniatures ont été utilisées pour la scène d’inondation, et comme chez Capture on aime bien les photos de miniatures, on vous en a trouvés sur le site de la société 32Ten (PACIFIC RIM, LONE RANGER).

Malheureusement dénué de toute illustration, cet article sur les effets spéciaux de Rodeo FX reste passionnant. On y découvre que la séquence de la maison du personnage de Clooney a également nécessité l’utilisation de modèles réduits (on veut des photos maintenant les gars). En complément, quelques petits plans avant/après sont disponibles sur le site de Rodeo FX, avec un communiqué de presse en français dans le texte.

Nous n’avons malheureusement pas trouvé de vidéo making of sur les trucages, mais on peut se rabattre sur cette excellente vidéo de Wired qui donne la parole à François Lambert d’ILM. Ce technicien québécois revient sur l’hallucinant plan séquence qui permet à Casey Newton de découvrir Tomorrowland. Un plan constitué de quatre prises raccordées numériquement, un trucage qui aura demandé à lui seul dix mois de travail.

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Un article très factuel sur le travail de Whiskytree, mais qui comporte quelques images de conception des effets visuels. Troisième société à avoir conçu les merveilleux effets spéciaux du film, Whiskytree est fréquemment sous-traitante d’ILM, grâce à sa proximité géographique avec l’ancienne compagnie de George Lucas.

Comme souvent, FX Guide livre un dossier très complet sur les effets spéciaux, avec un papier revenant sur les grands défis techniques du film séquence par séquence. Bien entendu, l’article consacre un paragraphe au Dolby Vision, dont les performances étaient telles, que même un classique ciel étoilé pouvait poser des soucis de conception.

Signalons enfin que, à notre connaissance, il n’existe aucune info sur les effets spéciaux de maquillage et surtout les incroyables effets spéciaux mécaniques.

MONTAGE

7Pas évident d’avoir des informations sur le montage du film, puisqu’il semble que Walter Murch ait été licencié en cours de post-production. Si l’on en croit ce légendaire monteur (APOCALYPSE NOW, CONVERSATION SECRÈTE), son départ l’aurait grandement soulagé : lors d’une masterclass, Murch aurait publiquement déclaré avoir souffert des pressions exercées par la production. Ici, vous trouverez quelques détails sans grand intérêt sur l’organisation du montage au Skywalker Ranch avant le départ de Murch. Et vous pourrez avoir un petit historique de la rumeur de son licenciement ici.

Au-delà des scènes coupées présentées dans le disque, on sait que le film en comportait au moins une autre, non terminée, qui reste invisible en France : elle employait le court-métrage d’animation THE ORIGINS OF PLUS ULTRA, et survenait lors de la première séquence du film, pendant le ride du jeune Frank. Le court était alors intégré à l’attraction, en étant projeté sur des rideaux de fumée ou d’eau. Apparemment, la scène est proposée sur le service américain de Disney Anywhere, une vilaine habitude de la compagnie qui avait déjà, pour JOHN CARTER, proposé des suppléments exclusivement aux usagers de ce service.

Et pour conclure, Brad Bird livre quelques infos supplémentaires sur le pourquoi du comment de certaines scènes coupées ici.

GÉNÉRIQUE

1Vous pouvez revoir ici le superbe générique de fin signé Yuco + Co (à qui l’on doit les magnifiques génériques du MONDE FANTASTIQUE D’OZ et WATCHMEN – LES GARDIENS), avec un petit texte revenant sur le processus créatif de ce design.

Mais si vous voulez en savoir plus, c’est ici que ça se passe, avec un court mais instructif papier révélant que les JETSONS et Fritz Lang faisaient partie des sources d’inspiration primordiales de l’équipe du film.

BANDE SON

Excellente vidéo sur la création sonore du film, signée des équipes de Skywalker Sound. Gary Rydstrom (c’est lui qui devait mettre en scène NEWT pour Pixar et qui surtout a créé le son du T-1000 de TERMINATOR 2 – LE JUGEMENT DERNIER) et Kyrsten Mate y prennent la parole pour évoquer la recréation du son de l’attraction ronge-tête It’s A Small Small World. Mais on appréciera surtout leurs déclarations concernant la musicalité des appareils de Tomorrowland ou encore les déclarations sur l’utilité du Dolby Atmos. Rappelons, pour mémoire, que ce nouveau format sonore avait été vendu dans des démonstrations utilisant deux films de Brad Bird : MISSION IMPOSSIBLE : PROTOCOLE FANTÔME et LES INDESTRUCTIBLES.

MUSIQUE

Le supplément consacré à Michael Giacchino sur le DVD/Blu-ray est court mais très sympathique. On vous a tout de même trouvé cette interview qui semble confirmer que la post-production a connu quelques ratées (l’enregistrement de la musique a été décalé de cinq mois !).

Et puis, nous vous proposons cet entretien croisé entre le compositeur et Brad Bird, une vidéo pas très longue mais franchement chouette, notamment sur le premier contact de Giacchino avec le film.

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Et puis, permettez-nous de nous citer, puisque vous retrouverez quelque infos sur son travail dans cette sympathique émission à partir de dix minutes environ.

MERCHANDISING

2Cela semble énorme par rapport au vide intersidéral des produits dérivés liés à JOHN CARTER, mais ça reste très peu : pour les vrais fans, quelques figurines et l’indispensable pins ont été créés. Ces derniers ont d’ailleurs été épuisés dès leur mise en vente et font l’objet d’une quête frénétique de la part des fans américains. Ce qui nous donne la preuve, s’il en fallait, que Disney n’a pas franchement cherché à exploiter le potentiel commercial d’À LA POURSUITE DE DEMAIN.

Même topo pour la poupée Athena, en illustration ci-contre et retirée de toutes les boutiques de vente en ligne du Disney Store.

Vous pouvez également vous procurer cette jolie affiche signée Joe Dunn.

Et enfin, il existe un petit jeu gratuit pour Smart Phone et Watch, pas fameux, mais aussi peu cher que gratuit.

À SUIVRE…

Pour poursuivre vos recherches, on ne saurait trop vous conseiller de fréquenter le site Tomorrowland Times, ainsi que leur compte Twitter. D’ailleurs, comme les fans de JOHN CARTER, les tenanciers de ce site ne cachent pas leur mécontentement devant les décisions absurdes du marketing de Disney, dont ils discutent dans cet entretien avec Brad Bird très pointu et très différent de la plupart des interviews disponibles.

Si vous êtes un familier de précédents Bonus + (sur JOHN CARTER L’ÎLE DU DR MOREAU et CLOUD ATLAS), vous connaissez le principe : cette liste n’est aucunement exhaustive. Nous vous invitons donc, dans les commentaires, à nous faire part de vos trouvailles pour étayer ce Bonus + dédié à À LA POURSUITE DE DEMAIN.

À lire aussi, la critique du film par Rafik Djoumi.

5 Commentaires

  1. Fest

    Merci pour le cadeau Julien, le film le mérite bien.

  2. David Nix

    Merci pour cette superbe rubrique Julien.
    A propos du merchandising, je suis tombé par hasard (même en cherchant je ne l’aurais pas trouvé) dans une des nombreuses boutiques de Disneyland Paris sur le pin’s Tomorrowland. Mais aucune trace des figurines ReAction et Pop! alors que les produits dérivés de Star Wars débordaient des étagères…
    D’ailleurs, il n’y a vraiment eu aucun merchandising pour John Carter??

  3. Zhibou

    Merci infiniment pour avoir fourni ce travail conséquent pour un film qui le mérite largement. J’aime à croire qu’il aura droit un cult following dans les années à venir.

    En produit dérivé, il y a aussi le livre qui fait figure de préquel au film: Before Tomorrowland (À la poursuite de demain – Les Origines)
    http://www.amazon.fr/dp/2013931255

  4. Bengal

    Ça faisait une éternité que j’attendais le retour de cette rubrique, merci infiniment. Une bonne consolation sur ce bide immérité.

  5. runningman

    je ne peux que m’associer à ces remerciments et ce gros travail de rassemblement d’infos sur le film.

    Grand Merci à toi Julien.

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