LE ROYAUME INTERDIT

MAN OF STEEL n’est pas une finalité en soi. Il est effectivement possible de traiter Superman avec une certaine modernité, sans forcément renoncer aux fondamentaux du personnage, installés depuis 75 ans maintenant. KINGDOM COME de Mark Waid et Alex Ross en est la preuve !

La sortie de MAN OF STEEL a donné lieu à énormément de louanges, de critiques, de débats et de controverse. Parmi les critiques récurrentes, on retrouve celle d’un Superman pas vraiment héroïque, trop sombre, pas assez solaire. Mark Waid, scénariste de certains des meilleurs comics de Superman, dont la saga BIRTHRIGHT a même inspiré certains éléments de ce MAN OF STEEL, s’est également fendu d’une longue critique analysant divers aspects du film. Sa conclusion ? « Utterly joyless ». À ces critiques, les amateurs du film lui opposent les nécessités de l’époque : en 2013, il serait impossible de faire de Superman un boy-scout qui porte son slip par-dessus son pantalon, car les spectateurs ne pourraient pas s’identifier à lui. Il faut donc que ce nouveau film mette en scène un conflit intérieur, des ambiguïtés morales. Que le héros ne soit pas un simple super-héros, mais une figure controversée.

Soit.

Mais c’est oublier un peu vite que ce n’est pas la première fois que Superman se retrouve dans la position d’être « trop gentil pour l’époque » : au cours des années 90, les super-héros ont évolué pour devenir plus sombres, plus violents et plus ambigus. Alors que l’éditeur Image Comics connaissaient un succès colossal avec des séries comme SPAWN, YOUNGBLOOD, WILDC.A.T.S, WITCHBLADE ou encore THE DARKNESS, dont les héros n’hésitaient pas à mentir, à manipuler, à tuer pour parvenir à leurs fins, les éditeurs historiques ont dû s’adapter. Tout naturellement, des héros comme Wolverine ou Batman (dont la saga THE DARK KNIGHT RETURNS par Frank Miller avait déjà initié cette évolution « grim’n’gritty ») se sont retrouvés sur le devant de la scène, de par le potentiel « sombre et adulte » de leurs protagonistes. D’autres héros ont dû changer tant bien que mal pour suivre la tendance à grand renfort de ret-con (1), d’autres ont quasiment disparu de la circulation. Mais que faire de Superman ? Comme il était impossible de changer un personnage qui est censé représenter une incarnation toute-puissante du Bien, DC a eu l’idée de le faire mourir. Entre octobre 1992 et octobre 1993, les sagas THE DEATH OF SUPERMAN, FUNERAL FOR A FRIEND et REIGN OF THE SUPERMEN mettent en scène la mort et le retour de Superman. L’idée était astucieuse : puisqu’il était impossible de représenter une version plus sombre du super-héros, autant en représenter une version faillible. L’idée se révéla également très lucrative, preuve que cette démarche éditoriale s’inscrivait parfaitement dans les attentes du public.

Néanmoins, ce choix n’était pas anodin et impliquait des questions importantes concernant le personnage de Superman. Quelle est la place d’une série comme Superman vis-à-vis d’un lectorat qui demande des héros de plus en plus violents ? Superman peut-il à la fois rester fidèle à son personnage de boy-scout et trouver un écho auprès du public de Spawn ?

C’est cette gageure qu’essaie de résoudre KINGDOM COME de Mark Waid et Alex Ross. Œuvre épique et méta-textuelle parue en 1996, KINGDOM COME s’inspire du contexte éditorial des années 90 pour confronter les super-héros classiques de DC (Flash, Green Lantern, Wonder Woman, Batman et, en première ligne, Superman) aux héros violents et amoraux qui leur ont succédés.

La saga se passe dans l’univers de DC, mais des dizaines d’années après les histoires racontées dans la continuité classique. Alors que les personnages iconiques de DC se désintéressent des affaires humaines ou limitent leurs actions à des zones limitées, la Terre est aux mains d’une nouvelle génération de super-héros désignés sous le terme de méta-humains, qui ne partagent absolument pas les idéaux de leurs prédécesseurs. Sous prétexte d’avoir éliminé les menaces qui pesaient sur l’humanité (super vilains, extra-terrestres, etc.), ces super-héros se considèrent comme supérieurs aux humains et ne se soucient pas des dommages collatéraux de leurs querelles. Bien évidemment, le parallèle entre ce postulat scénaristique et la ligne éditoriale « grim’n’gritty » des comics des années 90 n’est pas fortuite. Comme point de départ à ce renversement de paradigme, il y a le désaveu de Superman. Alors que les nouveaux méta-humains commençaient à apparaître, l’un d’entre eux, Magog, s’est distingué en commettant l’impensable et en abattant de sang froid le Joker, après que celui-ci ait été arrêté pour le meurtre de Lois Lane. Lors du procès de Magog, Superman plaidera pour que celui-ci soit jugé coupable et considéré comme un criminel ordinaire, insistant bien sur l’interdit moral qui doit empêcher un héros de prendre une vie, fût-elle celle de l’un des plus grands meurtriers psychopathes. Au final, Magog sera acquitté, avec l’assentiment d’une grande majorité de l’opinion publique le considérant comme plus à même de protéger l’humanité que Superman. Piqué au vif, Superman décide alors de laisser l’humanité aux mains des héros qu’elle réclame et se retire dans sa ferme du Kansas. La plupart des autres super-héros classiques suivront son exemple.

KC02La saga débute donc des années après le départ de Superman, alors qu’une erreur gravissime de Magog provoque la destruction et l’irradiation d’une grande partie du Kansas et convainc Supes de sortir de son exil. Au même moment, Norman McKay, un pasteur hanté par des visions d’apocalypse, reçoit la visite d’un spectre qui lui demande de l’accompagner et de faire office de témoin pour les évènements qu’il va lui montrer. C’est donc au travers des yeux d’un Norman McKay invisible pour la plupart des protagonistes que le lecteur va suivre l’histoire.

Avec l’aide de ses anciens camarades, Superman tente de ramener les nouveaux méta-humains dans le droit chemin, recrutant ceux qui acceptent de le suivre, emprisonnant les autres pour les neutraliser en espérant qu’ils comprennent leur erreur. Alors qu’il se pose déjà la question de la légitimité de ces arrestations arbitraires, il doit faire face au complot de Lex Luthor qui, sous le nom fallacieux de Front de Libération de l’Humanité, regroupe des méta-humains opposés à Superman dans le but d’attiser les tensions et de faire exploser la prison construite par Superman. Pour cela, il dispose d’une arme secrète : il a réussi à faire subir un lavage de cerveau au seul super-héros dont la puissance égale celle de Superman : Captain Marvel. (2)

Lorsque Captain Marvel – agissant sous l’influence de Luthor – libère les prisonniers du goulag (surnom donné à la prison où sont enfermés les méta-humains non-repentis) et affronte Superman, une guerre cataclysmique éclate entre les deux camps de méta-humains, menaçant la survie de l’humanité. Consciente du danger, l’ONU décide alors de lâcher deux bombes nucléaires sur les méta-humains pour les anéantir définitivement. L’une d’entre d’elle est neutralisée par Wonder Woman et Batman, mais la seconde est armée et prête à massacrer les méta-humains. Superman, qui a réussi à neutraliser Captain Marvel, lui présente alors un choix. Superman va intercepter la bombe et il appartient à Captain Marvel, en tant qu’entité à la fois humaine (Billy Batson) et méta-humaine (Captain Marvel) de l’en empêcher ou non. Dans le premier cas, il laisse les méta-humains se faire massacrer. Dans le second, il condamne potentiellement l’humanité à souffrir de la guerre entre méta-humains. Finalement, Billy Batson / Captain Marvel choisira une troisième solution en retenant Superman et en se sacrifiant pour limiter les dommages provoqués par la bombe : si une grande partie des méta-humains meurent dans l’explosion, il en reste un certain nombre. Enragé par le nombre de morts, Superman vole jusqu’à l’ONU pour se venger et il faudra l’intervention de Norman McCay, de nouveau visible, pour le ramener à la raison. Une fois calmé, Superman déclare à l’ONU que les méta-humains agiront désormais en guides, et non pas en dirigeants envers l’humanité. L’histoire se conclue sur l’avènement d’un nouvel équilibre et d’un dialogue entre l’humanité et les méta-humains.

Dès le départ, le fait de plonger Superman dans le chaos d’un monde peuplé de méta-humains irresponsables et corrompus est un moyen d’explorer les limites du personnages, de voir comment le boy-scout peut douter de ses propres principes, surtout lorsque ses alliés (comme la guerrière Wonder Woman) le poussent à se radicaliser. Et à ce niveau, il convient de saluer la conclusion trouvée par Mark Waid, avec le climax impliquant la bombe nucléaire (3). Confronté à un dilemme qu’il ne peut pas résoudre, parce qu’il estime ne pas en avoir la légitimité, il trouve la solution la plus morale en se soumettant au choix de quelqu’un de plus légitime que lui. Et si, ivre de rage, Superman s’égare momentanément du droit chemin, il retrouve tout aussi rapidement ses principes et sa ligne de conduite.

Rien que le fait que le scénario oppose frontalement les héros classiques de DC à des nouveaux méta-humains « grim’n’gritty » constitue évidemment un commentaire méta-textuel sur la place de Superman dans le contexte de l’édition de comics au début des années 90, et réaffirme la pertinence du personnage dans ce contexte. Mais l’aspect méta-textuel de KINGDOM COME est renforcé par son procédé narratif. Contrairement à la plupart des comics, il n’y a pas de cases extérieures décrivant l’action, pas de narrateur objectif. Tout est vu et ressenti par l’intermédiaire de Norman McCay. Or si, au sein de l’histoire, celui-ci est présenté comme un témoin, son rôle au niveau méta-textuel est celui de lecteur. Le fait qu’il soit pasteur permet évidemment d’amplifier la thématique apocalyptique mais cela implique une certaine relation aux livres et en l’occurrence, au Livre. Au début, on le voit lire la Bible à son ami mourant, mais aussi à sa congrégation. Il se rend alors compte qu’il a perdu la foi, qu’il ne trouve plus de sens ou de réconfort dans un livre qu’il lit machinalement, sans plus y croire. Juste avant que le Spectre ne vienne le visiter, il en vient même à déchirer des pages entières. Et plus tard, face à un Superman hésitant à partir en guerre contre les autres méta-humains, il ne trouvera rien d’autre à faire que de citer un passage du Livre de l’Apocalypse.

Le fait de raconter l’histoire au travers de Norman McCay, de ce lecteur, n’est donc pas anodin. McCay est censé représenter le lecteur de comics… et quand on connait l’obsession de certains fans pour les comics, l’aspect religieux du personnage semble parfaitement opportun. Le lecteur, comme McCay, est donc perdu. Alors que son Livre lui promettait un moyen de distinguer clairement le bien du mal, de séparer les héros et les vilains, il se trouve entouré dans un monde de confusion totale où plus aucun des héros n’est véritablement héroïque. Et il sera le témoin de l’impasse à laquelle aboutit cette situation. À force d’ambigüité morale, la notion de super-héros perd donc son sens, au risque de disparaître. Le fait que Norman McCay récite à Superman un passage de l’Apocalypse doit être lu littéralement comme une tentative du pasteur de prévenir le héros du risque d’un désastre colossal. Mais dans la logique de l’analogie entre la Bible de Norman McCay et les comics du lecteur réel, l’Apocalypse étant le dernier livre de la Bible, celui après lequel plus rien ne peut être rajouté, cette citation peut être vu comme l’avertissement que cette démarche de héros « grim’n’gritty » pourrait signifier la fin des comics. Si une telle hypothèse peut aujourd’hui paraître extrême, il faut néanmoins rappeler qu’en 1996, Marvel a dû se déclarer en faillite.

Et si les comics de super-héros n’ont pas disparu, une telle prophétie s’intégrait néanmoins dans son époque. Depuis quelques années, les années 90 ont gagné leur surnom officiel au sein de l’histoire des comics. Les années 40 étaient le « Golden Age », les années 60 étaient le « Silver Age », les années 90 ont donc hérité du nom de « Dark Age ». Ce nom fait référence évidemment à la noirceur qui caractérise les personnages et les histoires de cette période, mais également au terme anglo-saxon pour désigner le Moyen-Âge, « The Dark Ages », un moment de l’histoire où la peur de l’Apocalypse était récurrente.

Pour autant, Mark Waid ne réfute pas en bloc l’idée d’introduire une part d’ambigüité dans les comics, de considérer la palette de gris qui sépare la lumière de l’obscurité. Dans son épilogue, on voit Superman et Wonder Woman donner rendez-vous à Bruce Wayne dans un restaurant qui a pour thème les super-héros, justement. Même si Norman McCay n’est plus là pour faire office de témoin (il est néanmoins présent en arrière-plan), l’aspect méta-textuel est clairement annoncé. Ainsi, en enquêteur hors pair, Bruce Wayne comprend que Wonder Woman est enceinte. Mais tout comme elle, il est surpris que Superman lui demande d’être le parrain de leur enfant. Le raisonnement de l’homme de fer est pourtant simple : il serait trop dangereux qu’un être aussi puissant que l’enfant né de l’union de Superman et Wonder Woman grandisse sans avoir d’autres références que les notions absolues du bien et du mal.

Même au niveau méta-textuel, Mark Waid refuse les jugements trop simplistes : si Norman McCay représente le lecteur, il faut en déduire que le Spectre qui l’accompagne et lui montre tel ou tel évènement en fonction de critères connus de lui seul tient alors le rôle de l’auteur. Que le Spectre symbolise un auteur abstrait ou Mark Waid lui-même importe peu, ce qui est essentiel ici, c’est que le Spectre est un agent de Dieu, chargé de déterminer les fautes de chacun au moment du Jugement Dernier. C’est dans ce but qu’il recrute Norman McCay, craignant de n’être plus à même de rendre un jugement clair et impartial. Au final, c’est donc le Spectre et McCay, l’auteur et le lecteur, qui rendront conjointement leur verdict : personne n’est particulièrement fautif, ni les méta-humains, ni l’humanité. Les choses ont évolué comme elles le devaient et le sacrifice de Captain Marvel était effectivement la conclusion la plus éthique à cette situation.

L’épilogue évoque alors une piste possible après l’âge sombre des comics. On y voit Superman aider à refaire du Kansas une région agricole (renouant avec le métier de son père adoptif Jonathan Kent), Batman transforme le manoir Wayne en hôpital (pour honorer la profession de médecin de son père), Wonder Woman redevient une ambassadrice des Amazones auprès de l’humanité, annonçant un nouveau dialogue entre celle-ci et les méta-humains. Et on en arrive ainsi à une situation duale : les super-héros deviennent à la fois des modèles qui assument un rôle politique et guident l’humanité là où elle veut aller, et des références culturelles triviales au point d’inspirer des fast-foods bas de gamme.

Alors que les sorties de la trilogie BATMAN par Christopher Nolan et de MAN OF STEEL par Zack Snyder renvoient par leur esthétique et leurs choix scénaristiques à l’âge sombre des comics (sans compter que THE DARK KNIGHT RISES emprunte pas mal d’éléments aux sagas BATMAN : NO MAN’S LAND et BATMAN : KNIGHTFALL), KINGDOM COME montre qu’il existe une alternative à des héros toujours plus sombres, torturés par leurs démons intérieurs. La preuve étant que l’œuvre de Mark Waid est suffisamment bien écrite pour caractériser ses personnages et expliquer leurs motivations sans recourir à ce cliché scénaristique qu’est le trauma des origines.

Par ses mises en abyme successives, KINGDOM COME se révèle à la fois un tour de force scénaristique et une profonde réflexion sur le statut de super-héros, aussi bien en tant que personnage au sein d’une histoire qu’en tant qu’icône culturelle. Ce faisant, il est la preuve la plus éclatante que les comics (et sans doute les adaptations de comics) n’ont pas grand chose à gagner à se limiter à une vision à court terme en appliquant sans aucun recul les desiderata d’un hypothétique public.

(1) Pratique éditoriale assez courante dans l’édition de comics consistant à altérer le passé d’un personnage pour justifier des choix éditoriaux comme, par exemple, le retour d’un personnage mort, tout en gardant un univers en apparence cohérent.

(2) Super-héros de l’âge d’or. Il est l’alter-ego de Billy Batson, un enfant auquel un magicien à donner le pouvoir de se transformer en être surpuissant lorsqu’il prononce le mot Shazam.

(3) Il n’est d’ailleurs pas improbable que ce climax ait inspiré celui d’un film reprenant des thématiques similaires et mettant en scène indirectement Superman, à savoir LE GÉANT DE FER de Brad Bird.

8 Commentaires

  1. Fred W.

    Superbe texte, pour un superbe bouquin. Passionnant comme tout, cette analyse, même s’il manque quelques mots sur les magnifiques peintures d’Alex Ross.

  2. Zhibou

    Un très bon papier sur ce qui est sans doute l’un des meilleurs récit super héroïque porté sur papier.
    Je suis également fasciné par la dimension religieuse de l’histoire porté par le témoignage de McCay.

    Pour revenir à Man of Steel, j’ai l’impression de ne rentrer dans aucunes cases. Car « j’ose » dire que j’ai vraiment aimé le film, mais là où j’y trouve satisfaction, ne repose pas sur le coté « grim’n’gritty ».

  3. jerome

    Est-ce que Kingdom Come est disponible en VF et cette version est-elle recommandable au niveau de la traduction ?

  4. jerome

    Merci pour les conseils.

  5. Alain Ravioli

    Oui, le comics existe en version française. Il vaut mieux acheté l’intégral en grand format, plutôt que l’édition Pocket, en deux tomes, qui compresse le fabuleux travail de Ross quand celui-ci a besoin de remplir l’espace.

  6. Caïus

    Il y avait un épisode de Spawn assez bizarre où Dave Sim imaginait un passage de relais entre Superman et Spawn :
    http://www.comicoo.com/spawn/Spawn010/html/image11.htm

  7. Excellent article!

    L’approche de Kingdom Come me semble tres proche du traitement de Earth X illustré aussi par Alex Ross.
    Des super héros vieillissant ,confronté a une humanité avec des pouvoirs remettant en cause leurs existences.
    Le point de vue de l’observateur aussi, un robot, X-51, observant le spectacle avec Uatu le gardien.
    Beaucoup de tragédie et de héros mort, mais aussi un Captain America érant et desabusé, un Thor devenu femme et même Red Richards devenu… 😀

    Ragnarok quoi…

    Je pense que nous sommes à l’aube du film de super-heros, les nouvelles tentatives d’approches tel que Avengers, « Superman vs Batman » et plus pertinemment (j’espère) Days of futur past vont permettre d’ouvrir des voies sur des relectures différentes, futur alternatif, monde parallèle etc…
    Redonnant un sens au héros et permettant d’éviter l’évolution a la DBZ « contre des méchants de plus en plus en plus fort » qui ne mènera a que dalle…

    Enfin j’espere…

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