LE CINÉASTE AUX MILLE ET UN VISAGES

Cinéaste australien d’origine grecque, George Miller (né George Miliotis en 1945) va-t-il enfin goûter à la reconnaissance qu’il mérite avec MAD MAX : FURY ROAD, en revenant ainsi à la mythologie qui l’a révélé voici maintenant plus de 35 ans ? On l’espère, même si l’approche individuelle du cinéaste laisse entendre que ce n’est clairement pas ce qu’il recherche en premier lieu !

« From Mastermind George Miller ». Cette accroche est sur les affiches et les bandes-annonces américaines de MAD MAX : FURY ROAD depuis un an maintenant, et si l’on en croit le consensus critique, il semblerait effectivement que le talent de l’immense cinéaste de LORENZO ou HAPPY FEET soit enfin reconnu à sa juste valeur. Toujours est-il que pour arriver à cette consécration dont on ne connaît pas encore les retombées exactes sur sa carrière, George Miller a dû revenir au personnage et à la franchise qui l’ont révélé aux cinéphages du monde entier voici maintenant plus de 35 ans. On ne s’en plaint pas : chaque plan, chaque image, chaque idée de MAD MAX : FURY ROAD semble renvoyer à cette notion d’absolu qu’on peut se faire du cinéma. Et de toute évidence, cette science du cadre, de la mise en scène et du spectacle total fait des émules, créant une attente difficile à contenir même (et surtout ?) pour les spectateurs sevrés par les dizaines de blockbusters uniformes de ces dernières années. Cette radicalité évidente, ce jusqu’au-boutisme cinématographique qui a semblé prendre les spectateurs à la gorge dès que les premières images de MAD MAX : FURY ROAD ont été dévoilées, a toujours été au cœur de l’art de George Miller, et ce depuis son premier long-métrage. Pourtant, même s’il a clairement redéfini les bases du cinéma d’action moderne et créé de grandes œuvres dont l’influence se ressent encore aujourd’hui, George Miller n’a pas encore récolté les véritables mérites de son travail. En 1979, ce médecin généraliste de 34 ans, devenu réalisateur sur son temps libre, démontre de solides bases cinématographiques avec MAD MAX, une œuvre réputée pour sa violence et ses excès de tôle froissée, interdite de sortie en France pendant trois ans. Cette étude de la vengeance révèle un jeune Mel Gibson déjà charismatique en diable, et fait émerger le pouvoir d’attraction du cinéma australien sur le marché mondial.

Image de prévisualisation YouTube

Déjà conscient d’avoir créé une icône susceptible de traverser les frontières et dont l’ADN évoque les anti-héros des cultures du monde entier (américains et japonais peuvent retrouver l’évocation d’un cowboy ou d’un samouraï dans le personnage de Max), George Miller transcende son propre matériau avec une inévitable suite, qui fait voler son modèle en éclat dans un maelstrom de fureur et d’aventure épique. C’est avec MAD MAX 2 que George Miller crée le prototype du film d’action hyperbolique, annonciateur d’une nouvelle façon de filmer le mouvement physique. Dans le même temps, le film redéfinit totalement un sous-genre en vogue dans les années 70, le film de science-fiction post-apocalyptique. Véritable film-univers immersif et identifiable en un fragment de seconde, MAD MAX 2 donne lieu à un nombre incalculable d’ersatz qui vont finir par tirer son excellence vers le bas, du moins au niveau de la perception du public dans un premier temps. En effet, il est possible d’apprécier à leur juste valeur des petits films artisanaux comme LES NOUVEAUX BARBARES d’Enzo G. Castellari, 2019 APRÈS LA CHUTE DE NEW YORK de Sergio Martino (qui pille également le NEW YORK 1997 de John Carpenter) ou encore CYBORG d’Albert Pyun tout en reconnaissant que ces plaisirs coupables n’arrivent en rien à la cheville du chef d’œuvre de George Miller, voire même que leurs qualités toutes relatives ont fini par avoir raison du sous-genre illustré, et ce même s’il a partiellement été ressuscité par une vague de films à la nostalgie presque réactionnaire, de DOOMSDAY à JE SUIS UNE LÉGENDE, en passant par TERMINATOR RENAISSANCE.

Malgré son aspect résolument novateur et toujours moderne (le film n’a pas pris une ride en 33 ans), MAD MAX 2 n’est donc toujours pas rentré dans l’histoire du cinéma avec un grand H et depuis ce coup de maître, le parcours de George Miller semble égal à celui de son anti-héros en titre, errant sur le bas-côté de la route et laissant le pétrole à ceux qui savent le raffiner, s’employant juste à demander les quelques galons d’essence qui vont suffire à le mener à sa prochaine destination. À titre d’exemple, une œuvre maîtresse et influente comme BLADE RUNNER, elle-même toisée à sa sortie (en 1982, comme MAD MAX 2), a depuis trouvé la place qui lui était due, intégrant même la prestigieuse liste des cent plus grands films recensés par l’American Film Institute. Un statut tardif mais mérité qui déteint sur l’aura de son réalisateur Ridley Scott et lui permet notamment de tourner aujourd’hui avec une certaine régularité, en recevant généralement les louanges de la critique et des cinéphiles. Ce n’est pas le cas de George Miller, quand bien même son influence est revendiquée par des maîtres d’aujourd’hui, parfois de manière directe quand Guillermo Del Toro et Alfonso Cuarón le traitent de génie en direct à la télévision sur le tapis rouge des Oscars en 2007, mais aussi et surtout de manière indirecte puisqu’il semble évident que sans MAD MAX, il n’y aurait pas eu de TERMINATOR pour James Cameron (du moins sous cette forme) ni de FILS DE L’HOMME pour le même Alfonso Cuarón. On pourrait débattre pendant des heures sur l’aura de George Miller et reconnaître que son nom et son travail ont traversé les époques au point de justifier la production actuelle de MAD MAX : FURY ROAD, dont les rumeurs annoncent tout de même un budget de 200 millions de dollars. Certes, mais il suffit de s’appuyer sur des faits distincts et parsemés tout au long de sa carrière pour constater que le statut que les autorités cinéphiles veulent bien lui accorder n’est définitivement pas à la mesure de son immense talent.

Ainsi en 1986, George Miller doit combattre les exécutifs de la Warner sur le tournage du film LES SORCIÈRES D’EASTWICK – sa première expérience américaine – car chacune de ses demandes est volontairement minimisée par la production. Refusant de tourner dans ces conditions, Miller parvient à finir le film grâce au soutien de Jack Nicholson, qui menace de quitter le projet si le réalisateur est remplacé. En 1993, son grand chef d’œuvre méconnu LORENZO est nommé aux Oscars dans deux catégories (meilleur scénario et meilleure actrice pour Susan Sarandon) et repart totalement bredouille au moment même où des cinéastes insignifiants comme Martin Brest peuvent concourir pour la statuette du meilleur film et du meilleur réalisateur (en l’occurrence, sur LE TEMPS D’UN WEEK-END). Au début des années 90, George Miller doit réaliser CONTACT pour le compte de la Warner, et travaille pendant une année entière aux côtés de Carl Sagan, astronome de renom et auteur du roman dont s’inspire le film. Warner refuse cependant de financer cette version du film, et confie le projet à Robert Zemeckis quelques années plus tard, juste après le succès colossal de FORREST GUMP. Récemment interrogé sur le sujet, George Miller confie ne jamais avoir vu le film de Zemeckis, même s’il en a lu le scénario. Selon lui, le studio a préféré produire une version plus balisée, car « il n’a pas eu suffisamment confiance en la réception du public ». En 2007, George Miller gagne peut-être l’Oscar du meilleur film d’animation et connaît son plus grand succès avec le génial HAPPY FEET, mais cela n’empêche absolument pas Warner d’annuler son projet d’adaptation de JUSTICE LEAGUE, dont la facture s’élève à 220 millions de dollars – ce qui semble être une broutille si on les compare aux 300 millions de dollars de budget du SPIDER-MAN 3 de Sam Raimi, sorti la même année. En 2011, les spectateurs français qui attendent HAPPY FEET 2 doivent mettre en place une pétition pour permettre au film de sortir en version originale sous-titrée, alors que le circuit ne prévoit qu’une VF avant tout destinée au jeune public. Enfin, en 2013, George Miller doit fermer Dr. D Studios, la société transmédia qu’il a établie à Sydney, car le bide critique et public d’HAPPY FEET 2 et la post-production à rallonge de MAD MAX : FURY ROAD ne lui permettent plus de payer les factures. Dans le même temps, la plupart de ses films sont certes diffusés en DVD et Blu-Ray, mais dans des éditions qui ne reflètent absolument pas leur importance cinématographique : ainsi LES SORCIÈRES D’EASTWICK est couplé en double programme avec le nanar LES ENSORCELEUSES de Griffin Dunne (!!), la trilogie MAD MAX débarque sur le tard (après que les deux premiers films aient connu des éditions assez pauvres en bonus) et les deux HAPPY FEET sont considérés comme des simples films pour enfants, et sont donc traités de manière égale en termes éditoriaux (avec des jeux interactifs et un module pour apprendre à dessiner des pingouins). Quant à MAD MAX : FURY ROAD, George Miller portera le projet à bout de bras pendant 17 ans. Il manque d’abord de le réaliser en 2003, avant que la guerre en Irak ne fasse dévaluer le dollar australien et lui fasse perdre une partie conséquente de son budget initial. Puis il relance une nouvelle fois la production du film en 2006, quand une catastrophe naturelle l’empêche de tourner sur le continent africain pendant plusieurs mois. Dans le même temps, Miller tente d’adapter cette suite en jeu vidéo avec l’aide de Cory Barlog, un autre féru de mythologie et transfuge du jeu GOD OF WAR 2, sans succès.

D’un point de vue extérieur, la carrière de George Miller est pour le moins chaotique et le fait que le cinéaste semble totalement insaisissable – puisqu’il travaille dans une multitude de genres différents – n’arrange pas forcément sa reconnaissance, quand bien même son œuvre générale devrait parler pour lui. Capable de passer de façon égale d’une violente trilogie d’anticipation mythologique au drame médical cautionné par la mention « tiré d’une histoire vraie » comme LORENZO, ou encore de la comédie de mœurs chargée en symbolisme fantastique (LES SORCIÈRES D’EASTWICK) aux contes pour enfants qui prennent les enfants pour… des enfants justement, comme c’est le cas de BABE : LE COCHON DANS LA VILLE et les deux HAPPY FEET, George Miller pâtit probablement de l’aspect radicalement versatile de sa carrière. Après tout, comment vendre une véritable tragédie médico-familiale sur le nom du réalisateur de MAD MAX ? Pire encore, certains fans de la première heure tournent le dos à ses autres films, considérant que le cinéaste s’est assagi sur la base des thèmes qu’il a choisi d’aborder. Pourtant, Miller entreprend finalement tous ses autres projets avec la même approche jusqu’au-boutiste, faisant ainsi de LORENZO une œuvre extrêmement empathique et éprouvante pour les nerfs, de la même manière que le premier HAPPY FEET inquiète les ligues parentales devant la noirceur du parcours de Mumble, le pingouin qui se met à dos sa communauté à cause de sa différence. Il suffit de décortiquer des œuvres aussi différentes, au premier abord, que les trois premiers MAD MAX, LES SORCIÈRES D’EASTWICK, LORENZO ou encore HAPPY FEET pour prendre conscience de la cohérence du cinéaste, qui soulève les mêmes thématiques un film après l’autre, questionnant la place de ses personnages au sein de leur propre univers, mais aussi de l’univers au sens le plus large du terme. Cette approche cosmogonique de la nature humaine prend d’ailleurs de plus en plus de place dans ses œuvres les plus récentes, d’autant que certaines d’entre elles n’hésitent jamais à faire côtoyer l’infiniment grand avec l’infiniment petit.

Image de prévisualisation YouTube

MAD MAX (surtout le troisième film), LES SORCIÈRES D’EASTWICK ou encore HAPPY FEET 2 analysent le besoin de spiritualité et de croyance en de fausses idoles avec une approche rationnelle, en prenant le parti d’un personnage individualiste ou d’un petit groupe uni, qui affirme le besoin de s’extirper d’une certaine condition sociale pour révéler sa véritable nature. C’est le cas de Max Rockatansky, ce flic qui dépasse le cadre de la loi pour venger la mort de sa famille, comme c’est également celui des trois « sorcières » célibataires rejetées par les habitants de la petite ville d’Eastwick, ou encore celui du jeune Lorenzo Odone, condamné par un corps de médecine incapable de soigner cette maladie rare et dégénérative qui le ronge. C’est même le cas du pingouin Mumble, dont la différence (il ne sait pas chanter pour s’accoupler et utilise sa patte folle pour exprimer sa passion) le mène au bord du gouffre et de la folie. Tous ces personnages sont des exclus en quête de réponse, dont George Miller va s’enticher au point de leur offrir un parcours dont l’accomplissement se fait à travers une souffrance obligatoire : physique pour Max et Lorenzo, sentimentale pour les « sorcières » ou encore psychologique dans le cas de Mumble. Le meilleur exemple de la façon dont George Miller s’empare de ces parcours initiatiques pour les faire vivre de manière intense aux spectateurs reste dans le superbe segment CAUCHEMAR À 20 000 PIEDS de l’anthologie cinématographique LA QUATRIÈME DIMENSION. Reprenant un épisode de la série originale à son compte, le cinéaste profite du format court pour tenter un exercice de style unique et favoriser le processus d’identification du spectateur afin de lui faire subir les mêmes outrages que le personnage de John Valentine (interprété par John Lithgow), le seul passager à voir la monstrueuse menace qui plane sur son vol. Le résultat est imparable et pourrait presque résumer à lui seul la carrière d’un cinéaste capable d’aborder autant de sujets différents avec la même intensité physique et viscérale.

Lui-même rescapé du système hollywoodien, George Miller n’a eu de cesse d’évoluer d’un genre à l’autre pour remettre en question son œuvre, et d’une certaine manière ses propres croyances. BABE (qu’il a produit et écrit) et HAPPY FEET sont les deux autres gros succès de sa carrière, et pourtant les suites radicalement différentes qu’il en a tiré ont été des échecs monumentaux qui ont sérieusement remis sa position en jeu. Cela signifie que, même au sein des projets en terrain conquis, George Miller favorise sa différence pour constamment remettre son statut en jeu et retrouver sa place dans l’univers cinématographique dans lequel il évolue. Et la reconnaissance incontestable n’est peut-être pas encore arrivée car justement, chaque film doit parler de lui-même. Après tout, quand on lui demande si MAD MAX : FURY ROAD est le meilleur des quatre films, sa réponse est imparable : « J’espère bien, sinon cela veut dire que je n’ai rien appris depuis les précédents films ». Réponse dès aujourd’hui, dans nos salles obscures !

11 Commentaires

  1. Je vois que l’on peut toujours compter sur la team Capture pour réhabiliter le talent de cinéastes qui ont compté dans l’histoire du cinéma.
    C’est d’autant plus triste de voir que ce type n’a pas pu mettre en chantier des projets comme Contact ou Justice League. Film qui aurait sûrement fait un bien à la hype supre-héros du moment. D’ailleurs, je pose le lien de Courte-focale pour plus d’informations http://www.courte-focale.fr/cinema/dossiers/justice-league-mortal/

    Merci encore pour l’article.

  2. Bengal

    Super article pour un grand cinéaste à réhabiliter d’urgence (vous êtes sérieux pour la pétition avec Happy Feet 2 ?). J’espère que vous avez pu faire une interview.

    Bizarre qu’il soit peu connu du grand public alors qu’il a eu quelques grands succès et qu’il n’a jamais fait un seul mauvais film. Comme quoi, le succès et l’intégrité, c’est pas une garantie de renommée. Espérons que Mad Max 4 répare ce problème.

  3. runningman

    Pour moi la réponse est plus que positive, j’ai envie de dire même qu’elle tutoie le chef-d’oeuvre…..

  4. Graindesable

    Texte intéressant, chapeau bas !
    Est-ce qu’on ne pourrait pas rajouter Calme blanc à cette filmo ?

  5. Thibault

    Je sors de Mad Max : chef d’œuvre , claque qui met KO des la première image et nous laisse émerveillé pendant deux heures d’action non stop, le film réinvente le cinéma , dorénavant les fast ans furious font parti du passé ,Fury Road balaye tous les blockbusters ricains comme le son à balayé le muet. Salle presque complète à 16h30 pas un commentaire, pas un ricanement , pas une mouche qui vole, jamais les rétines des spectateurs non autant été sollicitées avec autant de plaisir , j’ai l’impression d’être un gamin découvrant massacre à la tronçonneuse à 12 ans , VHS sorti d’un carton interdit, sauf que la c’est sur grand ecran, en 3D avec du son partout et deux heures de voyage avec ces fous!! J’y retourne dans une semaine . Merci Monsieur Miller.

  6. Will

    Que dire à part un immense merci à Geroges Miller. Je ne voulais plus quitter mon siège pendant le générique, sous le choc apres 2h d’actions épiques non stop. La réalisation et la direction artistique sont à tomber par terre : c’est nerveux, c’est beau putain!!!! On est happé du début à la fin! A l’instar de Thibault, je risque d’y retourner aussi!

  7. jackmarcheur

    Pas étonnant que George Miller n’ait pas été soutenu par les studios durant tout ce temps : les directeurs ne raisonnent que par le fric : Mad MAx 2 a rapporté 23 millions dollars à l’époque,
    le 3 : 32 millions (source Boxofficemojo),
    et Les sorcieres d’Eastwick 63 millions

    Donc surement pas le niveau des blockbusters.

    Comparer Blade Runner à Mad MAx est un peu déplacé je trouve. Et puis qu’est ce qu’on en a faire du classement de l’AFI ? Je veux dire par là que ce n’est pas parce qu’un film n’est pas classé qu’il ne compte pas dans la vie et le coeur du spectateur.

    Finalement , ce n’est pas plus mal que Miller ait eu du mal à monter ce 4eme épisode,car ça lui a donné faim de Cinéma, sinon, il serait comme tous les grands d’aujourd’hui comme James Cameroun ou Peter Jackson, à faire encore et encore la même chose (chiante) depuis 15 ans…

    Et heureusement que Miller n’a pas realisé Justice League, car il y serait encore je pense, et nous : pas de Mad MAx.

    J’espere que Fury Road sera un succes commercial qui redonnera la liberté ARTISTIQUE à Miller, mais j’espere surtout qu’il ne va pas faire comme les sus cités et faire MAd MAx encore 15 ans !

    Je termine sur Zemeckis et Contact, qui est loin d’être un mauvais film, ceci dit j’attends The Walk (du grand et génial Bob) , de pied ferme, parait que l’aspect visuel 3D est … vertigineux !

  8. Lyes

    Attention Jack j’ai l’impression que tu donnes les chiffres en dollars de l’époque et non en dollars ajustés. De tête je crois que ces sommes sont très convenables pour l’époque mais je me trompe peut-être.
    Sinon comme tout le monde j’ai encore le crane retourné et un moteur de 2000ch qui résonne dedans. Non mais on avait presque oublié c’est quoi les couleurs vu les blockbusters précédent! Et meme à venir ( oui zack snyder je te regarde).
    En tout cas vivement le podcast les 2 films que je attend le plus cette année en moins d’1 semaine c’est pas rien

  9. Mazz

    Ce MAD MAX est réellement fou.
    Je trouve que ce qui marque le plus au final (au delà des cascades « bigger than life » bien entendu) c’est la richesse visuelle de cet univers qui fourmillent de détails qui, sans avoir le besoin ni même l’envie d’expliquer quoi que ce soit, impose un background original et hyper cohérent qu’on nous laisse fantasmer en imaginant tout ce qui a pu précéder l’histoire.
    Miller assure une continuité tout en réinventant sa propre mythologie, j’en reste pantois.

  10. jackmarcheur

    @Lyes : oui ce sont les chiffres Boxofficemojo en dollars non ajustés, mais si tu regardes Wikipédia sur le boxoffice de l’époque pour Mad MAx 2 et Mad Max 3 :
    tu verras qu’ils ne sont pas de gros blockbusters qui rapportent.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Box-office_1981_au_Canada_et_aux_%C3%89tats-Unis

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Box-office_1985_au_Canada_et_aux_%C3%89tats-Unis

    Pour les sorcières d’Eastwick, oui, ça a été une bonne reussite financière,

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Box-office_1987_au_Canada_et_aux_%C3%89tats-Unis

    Mais après Lorenzo et Babe 2 se sont carrément plantés au box office.

    Happy Feet a bien marché; mais Happy Feet 2 pas tellement.

    Va confier un Mad Max à un gars qui fait du dessin animé et un film sur un cochon qui parle ! Jamais les technocrates de studio feraient ça !

    Comme le dit Miller, heureusement que Mad Max est hargneux et qu’il est toujours revenu dans la tête de Georges ! yeah !

    Finalement avec ces recherches pour commenter ce post, je viens de réaliser que Mad MAx Trilogy n’a pas été le succès que je croyais au boxoffice,
    alors que j’ai toujours eu l’impression que tout le monde connaissait cette trilogie et cet univers justement parce que tout le monde l’avait vu – je pense que c’était plutôt en VHS en fait !

    Bon sang j’ai ENVIE d’aller voir ce Fury Road !

    au fait , la 3D vaut le coup ou pas ???

  11. Mat

    Le nouveau Mad Max est vraiment super pour un produit de recyclage.
    Par contre, il n’est vraiment pas assez violent.
    Je regrette vraiment son aspect tout public.
    Pour moi le cinema des annees 80, c’est du sang des tripes et du cul.
    Ici, on ne trouve rien de tout cela.
    Dommage, mais excellent film ceci-dit.

Laissez un commentaire